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LA FORCE

 

LA FORCE
(The Power)

Réalisateur Stephen Carpenter, Jeffrey Obrow
Année : 1984
Scénariste Stephen Carpenter, Jeffrey Obrow
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Suzy Stokey, Warren Lincoln, Lisa Erickson, Chad Cowgill, Ben Gilbert...


L'HISTOIRE : Le jeune Tommy se retrouve en possession d'une petite idole aztèque représentant la divinité Destacatyl,, qui possède le pouvoir de libérer le côté obscur des individus qui convoitent sa force. Après avoir été témoin d'une manifestation surnaturelle dans sa chambre, il se rend avec ses amis Julie et Matt auprès de Sandy, une journaliste, qui ne peut leur venir en aide. L'ex-petit ami de Sandy, Jerry, se passionne pour cette histoire et entre en possession de l'idole. Rapidement, son comportement commence à devenir de plus en plus agressif...

MON AVIS : La Force a été réalisé par un duo, à savoir Stephen Carpenter et Jeffrey Obrow. Les deux hommes ont coopérer à trois reprises dans les années 80. En 1982, on leur doit La Maison de sang, en 84 La Force et en 1987 The Kindred, qui est peut être leur fait de gloire le plus connu. Par la suite, leur chemin se sont séparés, Stephen Carpenter a réalisé Soul Survivors en 2001 quand Jeffrey Obrow a mis en scène 5 autres films dans les années 90 et 2000, dont Legend of the Mummy en 1998 entre autres. N'ayant jamais eu de gros budget, les deux hommes sont également scénaristes, producteurs, monteurs ou directeur photo. Avec La Force, ils nous livrent un film de possession et tentent de donner le meilleur d'eux-mêmes et ce, avec leur faible moyen financier. Un petit budget 80's donc, qui ne comporte aucun acteur ou actrice réellement connus au générique mais qui se dote toutefois d'un certain Christopher Young en tant que compositeur. Le futur créateur de la musique de La Revanche de Freddy, de Hellraiser 1 et 2, de La Mouche 2, de La Mutante, de Spiderman 3 ou de Sinister fait déjà preuve de talent ici et offre à La Force une partition de qualité qui le plonge dans une ambiance souvent angoissante. L'objet qui va posseder les personnages du film est donc une petite idole aztèque incarnant la divinité Destacatyl. Une idole qui va passer de main en main et qu'on découvre dans la scène introductive dans la malette d'un professeur d'université. Ce dernier l'utilise pour se venger d'un élève un peu trop perturbateur et le spectateur prend conscience que ce petit bout de bois n'est en rien anodin. Le professeur est abordé par un autre homme qui semble connaître le pouvoir de l'idole, s'ensuivra une première scène à effet spéciaux assez réussie, avec lévitation et empalement au programme. Une entrée en matière efficace, qui se poursuit agréablement avec ce second personnage qui se rend dans le désert, toujours à la quête de l'idole. Celle-ci est désormais aux mains d'un vieux prêtre qui nous explique son pouvoir, qui est de corrompre l'âme humaine et de faire surgir la noirceur de cette dernière chez ceux qui convoite sa puissance. Une puissance qui n'agit que sur les adultes, la jeunesse étant épargnée car ne cherchant pas la convoitise. On a donc à nouveau une petite démonstration de la force de la statuette corruptrice, et là, changement radical de décor, on se retrouve à l'université, dans une ambiance qui nous fait penser à celle d'un slasher 80's, même si La Force n'en est pas un, avec trois étudiants qui passent leur temps ensemble, dont Julie, qui est passionnée par le surnaturel. On découvre que Tommy, l'un de nos trois héros, est en possession de Destacatyl, cadeau offert par ses parents lors d'un voyage. On se doute que les ennuis vont commencer et ce sera le cas puisque la bande d'amis va se rendre dans un cimetière pour faire une partie de Ouija, ce qui entraînera la mort brutale du gardien des lieux, lors d'une séquence bien foutue où sa tête est écrasée par un bloc de béton. Tommy sera ensuite victime d'une manifestation de Destacatyl, voyant sa chambre être mise sans dessus dessous par la force, comme la chambre de Regan dans L'Exorciste, film auquel on ne peut s'empêcher de penser lors de cette séquence. A partir de là, La Force va perdre un peu de son début prometteur puisque le film va traîner un peu en longueur, avec l'apparition des personnages de Sandy et de Jerry. Sandy est journaliste, Jerry est son ex-petit ami qui aimerait bien relancer leur relation. Après avoir entendu les trois ados raconter l'histoire de la chambre de Tommy à Sandy, Jerry va s'intéresser de près à l'idode aztèque et va devenir le nouveau réceptacle de Destacatyl. Jerry c'est l'acteur Warren Lincoln et vous verrez, il a une sacrée coupe de cheveux. Petit à petit, il va subir la mauvaise influence de l'idole aztèque et devenir de plus en plus agressif et ténébreux. On comprend bien sûr qu'il est possédé par Destacatyl, qui l'oblige à agir de manière néfaste. Reste que cette partie n'est pas très nerveuse comme déjà dit et on s'y ennuie un peu. On a tout de même une scène dans laquelle, pour montrer sa puissance, la divinité aztèque l'oblige à s'entailler l'avant-bras devant Sandy. La possession ira jusqu'à la transformation physique de Jerry, et notamment de son visage, déformé avec des bladders façon Amityville 2 ou Les Entrailles de l'Enfer, le tout sous la direction de l'artiste Matthew Mungle. Un maquilleur qui a débuté sur des films à petit budget avant de décoller sur des titres prestigieux, récoltant même l'Oscar des meilleurs maquillages pour le Dracula de Coppola en 1992. Honnêtement, ses créations sur La Force sont de qualité et dynamisent les 20 dernières minutes du film, qui là, pour le coup, devient plus nerveux et intéressant, avec plus d'effets spéciaux, une bonne ambiance et des éclairages soignés qui rendent le spectacle agréable à défaut d'être renversant. 

* Disponible en BR chez L'ETAGE DU DESSOUS



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