Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 15 mars 2014

LA COMTESSE

LA COMTESSE
(La Comtesse)

Réalisateur : Julie Delpy
Année : 2009
Scénariste :  Julie Delpy
Pays : Etats-Unis, France, Allemagne
Genre : Drame historique
Interdiction : /
Avec :  Julie Delpy, Daniel Brühl, William Hurt, Anamaria Marinca, Sebastian Blomberg...


L'HISTOIRE : A la mort de son mari, la comtesse Erzebet Bathory se trouve à la tête d’un vaste domaine et d’une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Erzebet étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie du 17ème siècle – dictant ses conditions jusqu’au roi lui-même. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse mais celui-ci l’abandonne. Certaine d’avoir été délaissée car elle n’était plus assez jeune et belle. Sombrant progressivement dans la folie, Erzebet, à la suite d’un accident, se persuade que le sang de jeunes vierges lui procure jeunesse et beauté. Elle commence à prendre des bains dans le sang des jeunes filles du château puis de la région. Débute alors une série d’actes sanglants et diaboliques…

MON AVIS : Julie Delpy réalisatrice, scénariste, actrice et compositrice d'un film sur la célèbre Comtesse sanglante, Erzebet Bathory, pendant féminin du non moins célèbre Comte Dracula ! Etonnant au premier abord mais au final, le résultat est plus que réussi. Drame historique en costume, La Comtesse parvient avec grâce et subtilité à nous plonger dans l'âme de cette puissance comtesse hongroise, née le 7 août 1560 et décédée le 21 août 1614, et dont les sanglants méfaits ont été porté de nombreuses fois à l'écran (Les Lèvres Rouges, Comtesse Dracula, Contes Immoraux, Stay Alive, Bathory...) mais jamais avec autant d'émotions et de passion, les films sus-cités préférant mettre l'accent sur l'aspect horrifique et non sur l'aspect historique. Le groupe de black-métal Cradle of Filth lui a même offert un album entier en 1998, Cruelty and the beast, dont elle est le personnage principal. Julie Delpy a donc choisi ce personnage historique pour son troisième film en tant que réalisatrice. Elle interprète d'ailleurs le rôle-titre avec beaucoup de talent et nous présente le destin de la plus grande meurtrière hongroise en mettant l'accent sur sa relation avec la vieillesse ainsi qu'avec l'amour. Car oui, c'est bien l'amour qui est la cause de la folie sanguinaire d'Erzebet Bathory. Cette femme, a qui on n'a pas épargné la violence dès son plus jeune âge, mère de trois enfants qui ne voyait jamais son mari (un illustre chef de guerre luttant contre l'invasion turc), subissant l'influence néfaste d'Anna Darvulia, prétendue sorcière qui l'aimait, est retombée amoureuse d'un jeune homme de 21 ans après la mort de son époux. Leur différence d'âge d'une vingtaine d'année allait sceller le destin tragique de la Comtesse Bathory. Pourtant éperdument amoureux, le jeune homme du refuser cet amour à cause de son père sans pouvoir donner d'explication à sa dulcinée vieillissante. Cette dernière mis cette déception amoureuse sur le compte de la vieillesse justement. L'affiche du film proclame "est-ce un crime de vouloir rester jeune" ? Lors d'une altercation avec une servante, Erzebet gifle cette dernière et du sang vient lui éclabousser le visage. Dans le miroir, le reflet de son visage ridé s'estompe pour laisser apparaître une peau plus jeune, plus ferme. Etait-ce du à un reflet du soleil sur le miroir, personne ne le saura jamais. Mais cette vision qui ne prit forme que dans l'esprit malade de la comtesse allait faire évoluer sa vie dans le massacre d'innocentes vierges, aidée en celà par ses deux servantes et son amant d'alors, un pervers libertin adepte de la violence physique. Le film reste assez sobre en ce qui concerne tous les méfaits qu'aurait commis Erzebet Bathory (ses déclarations, d'après des historiens, ont été arrachées grâce à la torture, ce qui met un bémol à leur authenticité), avec néanmoins l'utilisation d'un vierge de fer dans laquelle elle enfermait ses pauvres victimes pour qu'elles soient saignées à blanc. On aurait également aimé voir la comtesse prendre un bain de sang. Mais cette retenue concernant la violence graphique confère au film un certain éclat et une touche "authentique", que la très bonne reconstitution d'époque, les costumes, l'ambiance générale et un casting bien en place ne font que renforcer. La Comtesse est un beau film historique, qui met en avant ce que les autres films traitant du personnage n'ont jamais esquissé. Pour qui est intéressé par le sujet, le film de Julie Delpy est à se procurer séance tenante. 

NOTE : 4/6


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