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DEATHSTALKER 3 - WILFRIED LE CHASSEUR

 

DEATHSTALKER 3 - WILFRIED LE CHASSEUR
(Deathstalker and the Warriors from Hell)

Réalisateur : Alfonso Corona
Année : 1988
Scénariste : Howard R. Cohen
Pays : Etats-Unis, Mexique
Genre : Heroic-fantasy
Interdiction : /
Avec : John Allen Nelson, Carla Herd, Terri Treas, Thom Christopher, Aarón Hernán...


L'HISTOIRE : Le tyran Toxartes recherche une pierre magique pour l'associer à celle qu'il possède, ce qui lui donnera des pouvoirs incommensurables. Persuadé que c'est le sorcier Nicias qui la possède, il envoie sa cruelle armée tenter de la récupérer. Nicias donne une représentation dans un petit village et il est approché par la princesse Carissa, qui possède la seconde pierre. Lors de l'attaque de la horde de Toxartes, Nicias parvient à se téléporter et laisse son ami Deathstalker prendre part au combat. Celui-ci ne parvient pas à sauver la princesse Carissa, qui lui remet la pierre magique avant de mourir et lui fait promettre de prendre la pierre à Toxartes. Le Deathstalker commence alors sa quête et fera la connaissance d'Elizena, la soeur jumelle de Carissa, mais aussi de Marinda, une fougueuse jeune fille qui tombe sous son charme. L'aventure sera loin de tout repos, Toxartes utilisant sa magie pour contrer l'avancée de Deathstalker...

MON AVIS : Troisième aventure du Deathstalker, qui change encore une fois d'acteur pour l'incarner. On s'amusera à noter qu'à chaque nouveau film, la carrure et la musculature du Deathstalker est revu à la baisse ! Ici, c'est John Allen Nelson qui endosse le rôle et il semble bien chétif, surtout si on le compare au guerrier ultra-musclé de l'affiche originale ! Ça ne l'empêchera pas de se démener pour arriver à réussir sa mission, protéger de jolies filles et combattre les forces obscures emmenées par le méchant Toxartes, interprété par Thom Christopher. Un méchant assez ridicule il faut bien l'avouer. Clairement, on est dans le domaine du nanar d'héroic-fantasy ici, avec un budget avoisinant certainement le néant. Les costumes sont assez quelconques mais j'ai apprécié le casque du commandant de l'armée de Toxartes, avec ses deux ailes de chauve-souris en métal fixées dessus et qui lui donne un aspect sympa. Les combats font très théâtraux et sont assez mou du genou mais au final, l'ensemble reste divertissant et si vous aimez ce type de petite série B fauchée, vous pourrez (peut-être) y trouver votre compte. Encore que. Grosse déception pour la gent masculine qui avez apprécié les deux premiers films, niveau filles dénudées, ce troisième épisode de la saga est le plus prude ! Rassurez-vous, il y a tout de même une petite dose d'érotisme gentillet. Il en va de même pour la violence, revu largement à la baisse, avec quasiment aucun effets sanglants. On a l'impression que le but du réalisateur Alfonso Corona était de faire dans le spectacle familial avant tout et qu'il a tailladé dans ce qui fait le charme de ces sous-Conan. Dommage. On aura tout de même droit à une petite séance de torture sur notre héros (pas bien méchante) et surtout à une bande de soldats morts-vivants ramenés à la vie grâce à la magie de Toxartes. Des zombis médiévaux, qui parlent normalement et sont sous la coupe de leur maître qui contrôlent leurs âmes. Pourquoi pas. Ils vont même demander de l'aide au Deathstalker pour pouvoir retrouver leur liberté ! Ils ont mis le paquet sur le scénario non ? Euh...non. Bref. Niveau péripéties, rien de bien transcendant et on attend patiemment le combat final entre le héros et le méchant, combat qui ne provoquera pas beaucoup de remous non plus. Sorti sous le titre de Deathstalker - Wilfried le Chasseur en VHS en France, le film d'Alfonso Corona risque de décevoir les amateurs des deux premiers opus et même les fans d'héroic-fantasy à faible budget. Espérons que le quatrième et dernier film de cette saga se montre un peu plus généreux en matière d'action, de héros musclé, d'érotisme et de monstres à combattre...



DEATHSTALKER 2

 

DEATHSTALKER 2
(Deathstalker 2)

Réalisateur : Jim Wynorski
Année : 1987
Scénariste : Jim Wynorski, Neil Ruttenberg, R.J. Robertson 
Pays : Etats-Unis, Argentine
Genre : Héroïc-fantasy
Interdiction : /
Avec : John Terlersky, Monique Gabrielle, John Lazar, Toni Naples, Maria Socas...


L'HISTOIRE : Le guerrier Deathstalker est sollicité par Reena, une mendiante douée de dons de voyance, pour se rendre au château de Jarek, un vil sorcier qui maîtrise le clonage humain. Ce que Deathstalker ignore, c'est que Reena est en réalité la princesse Evie. Cette dernière a été remplacée sur le trône par son clone maléfique créé par Jarek. Une aventure pleine d'embûches attendent Deathstalker et Evie...

MON AVIS : Quatre ans après le premier Deathstalker, réalisé en 1983 par James Sbardellati, le producteur Roger Corman, toujours associé avec l'Argentine, décide de donner une suite aux aventure de son héros musclé. Exit l'acteur Rick Hill, qui était la star du film de 83 et place à John Terlesky, qui reprend donc le rôle du Deathstalker dans... Deathstalker 2 ! Ce qu'on perd en muscles et masse corporelle, on le gagne en expression de visage, John Terlesky étant bien plus expressif que Rick Hill. Par contre, le graphiste qui a conçu la superbe affiche du film a quand même abusé parce qu'on est loin d'être en présence d'un aussi bel athlète à l'écran ! Pas grave, on a l'habitude de se faire arnaquer par les affiches vendeuses de rêve. Niveau réalisation, exit James Sbardellati et place à Jim Wynorski, qui signe ici son troisième film, après The Lost Empire (1984) et le très sympa Shopping (1986). Pour accompagner le Deathstalker dans ses péripéties, on trouve la charmante Monique Gabrielle, qui sera également la star d'Emmanuelle 5 la même année. Dans Deathstalker 2, la jolie blondinette aux seins volcaniques se paie le luxe d'avoir un double-rôle : celui de la princesse Evie et celui de son clone diabolique. Logique. Dans le rôle du méchant sorcier adepte du clonage, on a John Lazar, qui veut absolument retrouver Evie pour la faire disparaître afin de l'empêcher de revendiquer son trône. Il sera aidé dans sa mission par une autre actrice aux atouts attractifs, Toni Naples, qui joue donc Sultana la guerrière et qui veut se venger de Deathstalker. Bien, bien, bien. Tout ce petit monde se retrouve donc embarqué dans une aventure assez dynamique il faut bien le reconnaître et surtout bourré d'humour. Je ne sais pas quel était l'intention de Jim Wynorski avec ce film mais on est pas loin de la parodie parfois, comme lorsque Evie dit à Deathstalker qu'elle veut qu'il entre dans la légende, "juste après Conan !" Les dialogues sont souvent tournés vers l'humour, je pense par exemple à la scène dans laquelle le clone d'Evie palpe l'entrejambe du héros et que celui-ci déclame un truc du style "je vois que tu prends les choses en main" ! Impayable. S'il la part de magie est moins prononcé que dans le premier film, avec absence d'épée magique entre autres, Deathstalker 2 ne lésine pas sur les bagarres et affrontements divers, et ce, dans une bonne humeur communicative. La séquence de catch entre le héros et une amazone bien charpentée, jouée par Dee Booher et qui répond au surnom de Queen Kong au générique (!!), m'a fait penser à Rocky 3, si, si ! Généreux en diable, Jim Wynorski ne s'interdit rien et balance une scène dans un cimetière avec des zombies, un supplice utilisant le fameux pendule d'Edgar Poe, un mur blindé de pointes qui avance pour écraser le héros, un clone vampire qui aspire la vitalité de ses victimes et colle leur visage rabougri au mur derrière son lit et même une sexe de sexe avec effet stroboscopique ! Niveau érotisme, ça reste dans la bonne lignée du premier film, avec nos actrices qui se dénudent assez facilement et ne sont pas avares de leur charme. Mention A+ pour Monique Gabrielle ! Beaucoup moins de gore par contre, voire quasi pas. Dommage. Sinon, ça reste un petit budget tout à fait acceptable, que la plupart rangeront dans la catégorie nanar sympathique et ce serait en effet justifié. Mais franchement, je me suis bien amusé et ce sous-sous-sous-Conan devrait aussi vous faire sourire si vous êtes réceptifs à ce type d'humour. Une comédie d'héroïc-fantasy en somme. Surprenant de prime abord mais maintenant que vous êtes prévenus... et puis il y a le thème musical composé par Chuck Cirino qui est excellent !

     

DEATHSTALKER

 

DEATHSTALKER
(Deathstalker)

Réalisateur : James Sbardellati
Année : 1983
Scénariste : Howard R. Cohen
Pays : Etats-Unis, Argentine
Genre : Heroïc-fantasy
Interdiction : /
Avec : Rick Hill, Barbi Benton, Richard Brooker, Lana Clarkson, Bernard Erhard...


L'HISTOIRE :  Afin d'empêcher le roi et sorcier Munkar d'obtenir le pouvoir absolu, un guerrier solitaire, nommé Deathstalker, est envoyé en mission par une sorcière pour trouver une épée magique, troisième objet sacré qu'il faut réunir avec un médaillon et un calice pour obtenir ce fameux pouvoir. Le calice et le médaillon sont déjà en possession de Munkar. La quête du Deathstalker va l'amener à croiser moult ennemis sur sa route et à faire connaissance avec le guerrier Oghris et la belle aventurière Kaira...

MON AVIS : Le succès de Conan le Barbare en 1982 a bien évidemment donné des envies à divers producteurs, qui se sont alors engouffrés dans le genre de l'héroïc-fantasy et de la sword & sorcery, avec plus ou moins de réussite. A cette époque, Roger Corman signe un contrat avec l'Argentine pour coproduire dix films avec les USA. Parmi ses dix films, on trouve de nombreux films d'héroïc-fantasy, dont les deux premiers films de la saga Deathstalker, qui en comptera quatre, mais aussi Kaine le mercenaire (1984), Les Magiciens du Royaume Perdu (1985), Barbarian Queen (1985), Amazons (1986) ou Stormquest (1987). Comme souvent dans ce genre de films, les affichistes nous vendent du rêve et le visuel de Deathstalker en est la preuve flagrante. Il donne diablement envie de visionner le film de James Sbardellati et on a déjà hâte de voir cet affrontement entre le héros musclé et ce gros monstre tenant une masse d'arme à pointes. Inutile de vous dire qu'on aura pas vraiment ça à l'identique dans le film. Le héros musclé, parlons-en, c'est l'acteur Rick Hill qui l'interprète et on ne peut pas vraiment dire que c'est une bonne prestation. Bon, déjà, sa coupe de cheveux est plutôt ridicule et ça lui donne un air un peu bovin, à la Red Brown pour les connaisseurs. Niveau musculature, c'est correct et dans la bonne lignée du genre. On est très loin de Schwarzenegger mais c'est pas mal quand même. Qui dit heroïc-fantasy dit généralement aventure, péripéties, combats, créatures étranges, magie et jolies filles. Avouons qu'à ce niveau, Deathstalker coche toutes ces cases, c'est juste le budget qui ne suit pas trop. Mais on a de l'action, de nombreuses bagarres et combats à l'épée - qui semblent filmés au ralenti mais qui sont présents quand même - de la magie avec même la transformation d'un homme en femme, des monstres caoutchouteux dont un guerrier homme-sanglier, un méchant roi qui est aussi un sorcier, un peu de gore avec têtes et bras tranchées et même un déchirement de corps à la fin, cette dernier étant attaché aux quatre membres par quatre chevaux. Cerise sur le gâteau, les actrices, nombreuses, se dénudent régulièrement et ne sont pas avares de leur charme. L'héroïne, interprétée par Lana Clarkson, risque bien de faire tourner des têtes vu ses attributs mammaires qui auraient donné envie à Russ Meyer de l'engager dans un de ses films. C'est d'ailleurs grâce à ce film qu'elle fit carrière dans le cinéma bis, avant d'être retrouvée morte dans l'appartement de Phil Spector le 3 février 2003. L'élément érotique est assez présent dans Deathstalker, le réalisateur a été plutôt généreux sur ce point. Maintenant il est impossible de nier que Deathstalker peine à se hisser à un niveau correct, la faute à un flagrant manque d'argent. Décors en carton-pâte, maquillages qui se voient comme le nez au milieu de la figure, mise en scène anémique, séquences d'action mollassonnes et héros sexiste qui n'hésite pas à se taper toutes les filles qui passent à sa portée sans demander leur consentement, nous sommes bien dans l'univers du kitsch assumé. Après, ce n'est pas déplaisant et si votre niveau de tolérance est assez élevé, vous vous amuserez bien devant ce Deathstalker quand d'autres trouveront le film navrant au possible. En tout cas, ça m'a donné tout de même envie de visionner les trois autres suites !

    

DAR L'INVINCIBLE

DAR L'INVINCIBLE
(The Beastmaster)


Réalisateur : Don Coscarelli
Année : 1982
Scénariste : Don Coscarelli, Paul Pepperman
Pays : Etats-Unis
Genre : Heroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Marc Singer, Tanya Roberts, Rip Torn, John Amos, Josh Milrad, Rod Loomis


L'HISTOIRE : Le Roi Zed banni de son royaume le sorcier Maax, un fanatique adepte du sacrifice d'enfants. Pour se venger, Maax envoie une de ses sorcières extraire l'enfant que la femme du Roi porte en elle pour l'offrir en sacrifice. Un paysan, témoin de la scène, parvient à la tuer et à sauver le nouveau né, qu'il adopte et baptise Dar. Il lui apprendra le maniement des armes, les techniques de combats et découvrira que son fils adoptif possède le pouvoir de communiquer avec les animaux. Devenu adulte, Dar échappe de justesse au massacre de tous les habitants de son village par les Juns, une race de guerriers barbares. Décidé à venger son peuple, Dar se lance dans un long voyage pour aller anéantir ses ennemis. En chemin, il ralliera à sa cause divers animaux, tel un aigle, deux mangoustes et un somptueux tigre noir, qui deviendront ses yeux, sa ruse et sa force. Il fera également la connaissance de la jolie Kiri. Voulant la libérer de sa condition d'esclave,  Dar devra faire face à Maax et affrontera de multiples dangers avant de se retrouver enfin face aux Juns...

MON AVIS :  Revoir plus de quarante ans après l'un des tous premiers films vus au cinéma (j'avais 8 ans à l'époque) fait toujours son petit effet, mélange d'excitation mais aussi de peur, car les beaux souvenirs que l'on peut avoir d'un film vu enfant peuvent vite s'estomper pour laisser la place à une vraie désillusion en constatant que l'oeuvre qui nous avait marqué s'avère être en fait un mauvais nanar. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de Dar L'invincible ! Issu de la vague des films surfant sur le succès de Conan le Barbare, le film de Don Coscarelli, réalisateur qui nous avait donné l'excellent Phantasm en 79, s'avère être l'une des meilleures copies du classique de John Milius. Même si Marc Singer n'a pas la carrure d'Arnold Schwarzenegger, son corps athlétique lui suffit à imposer son personnage, malgré des expressions du visage un peu limité. Mais ne boudons pas notre plaisir puisque de biens belles surprises nous attendent dans cette grande aventure. On a pèle-mêle et sans exhaustivité : un méchant sorcier qui n'hésite pas à lancer des jeunes enfants dans un brasier, la superbe Tanya Roberts avec ses yeux bleus turquoise à tomber, des sables mouvants, des hommes chauve-souris qui ingurgitent leurs victimes dans leurs ailes, une bague qui s'ouvre pour laisser apparaître un œil permettant au sorcier de localiser Dar et ses amis, des hommes transformés en machine à tuer grâce à un étrange liquide vert qui leur ronge le cerveau et annihile les peurs, des combats à n'en plus finir, de superbes décors, de la magie, des animaux que Dar peut contrôler (mangoustes, aigle, tigre noir entre autres), de l'héroïsme, de l'amour et un combat final explosif ! Bon, ok, j'avoue qu'il y'a quelques petites longueurs parfois et le film aurait peut-être gagné à être raccourci d'un bon quart d'heure. Mais dans l'ensemble, c'est un vrai spectacle de divertissement, de l'Héroïc-Fantasy de qualité et quand on voit des nanars comme Conan le Destructeur ou Yor le chasseur du futur, on se dit que Dar L'invincible se classe largement dans le haut du panier de ce genre de film. Vraiment pas déçu de l'avoir revu !





LE GÉANT DE LA STEPPE

 

LE GÉANT DE LA STEPPE
(Ilya Muromets)

Réalisateur : Alexandre Ptouchko
Année : 1956
Scénariste : Mikhail Kochnev
Pays : Russie
Genre : Aventure, Heroic Fantasy
Interdiction : /
Avec : Boris Andreyev, Shukur Burkhanov, Andrei Abrikosov, Ninel Myshkova...


L'HISTOIRE : Avant de s’endormir pour toujours, le géant Svyatogor remet son épée à des pèlerins, leur ordonnant de la donner au preux qui sera digne de défendre sa terre. Alors que les Tougars pillent la région, les pèlerins remettent l’épée à Ilya, un paysan vivant à Mourom qui a les jambes paralysées. Grâce à une potion magique, Ilya retrouve ses forces et s’en va se battre contre l’envahisseur qui a enlevé son épouse Vassilissa. Il devra affronter mille dangers pour devenir le preux qui mérite gloire et immortalité...

MON AVIS : Fort de ses succès en tant que réalisateur (La Fleur de Pierre en 1946, Le Tour du Monde de Sadko en 1953 entre autres), Alexandre Ptouchko, spécialiste des effets-spéciaux et de l'animation, surnommé le Walt Disney russe, se voit attribuer un budget plus que conséquent pour son nouveau film, qui mettra en scène un héros qui a réellement existé, Ilya Muromets. Un héros qui est devenu le centre d'intérêt de nombreux contes et légendes par la suite et qui s'est même vu canonisé ! Comme à son habitude, Ptouchko nous offre un véritable enchantement visuel, un maelström de couleurs et de tableaux picturaux dont il a le secret avec Le Géant de la Steppe. Un film aux allures de super-production, puisqu'il est fait mention de la présence de plus de 106000 figurants et plus de 11000 chevaux ! Des chiffres à vérifier puisque notre magicien des images connaît les techniques pour multiplier les figurants à l'écran et ce, sans l'aide d'un ordinateur ! C'est également le premier film russe a bénéficié d'un format cinémascope et d'une bande sonore stéréo quatre voies ! Véritable épopée entièrement dédiée à la grandeur de la Russie, Le Géant de la Steppe mélange aventure et héroic fantasy, avec de la magie, des créatures fantastiques (on a par exemple un être qui, en soufflant, provoque un véritable ouragan, une nappe qui fait apparaître de la nourriture ou la présence d'un dragon à trois têtes...), une héroïne en danger, des complots au sein de la cour du prince, des méchants peu commodes (les vils Tougars, représentant le peuple ennemi désirant conquérir Kiev) et de nombreuses scènes de batailles. Spectacle familial avant tout, Le Géant de la Steppe évoque vraiment un conte féerique, avec des numéros musicaux et quelques touches d'humour. La glorification de la Russie est omniprésente mais ce n'est en rien gênant ici. Outre les effets-spéciaux que l'on regarde avec tendresse et nostalgie, c'est bien le travail sur les couleurs, la lumière, qui émerveille, à juste titre. Le cinéma fantastique russe possède un univers et une façon de faire qui lui est propre et mérite qu'on s'y attarde. Maintenant, j'avoue que même si je suis sensible à ce type de féerie, je n'ai pu m'empêcher de lui trouver quelques longueurs et autres menus défauts qui m'ont parfois fait regarder le compteur du lecteur blu-ray. Le Géant de la Steppe reste tout de même un très joli film, que j'aurai sûrement d'avantage apprécié enfant. Il reste à découvrir en tout cas pour qui s'intéresse au cinéma fantastique atypique et dépaysant.

* Disponible en combo DVD + BR chez -> ARTUS FILMS <-    
Superbe mediabook proposant le film en VF et VOSTF.
- Présentation par Christian Lucas et Stéphane Dederian
- Diaporama d’affiches et photos
- Film-annonce original
- Pour aller plus loin : livret 64 pages par Nicolas Bonnal


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 1 - LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 1 - LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU
(The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring)

- Visionné en version longue -

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2001
Scénariste : Peter Jackson, Philippa Boyens, Fran Walsh
Pays : Nouvelle-Zélande
Genre : Aventure, Fantastique, Heroic Fantasy
Interdiction : /
Avec : Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Sean Bean...


L'HISTOIRE : Un jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau. Bien loin d'être une simple babiole, il s'agit de l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Communauté constituée de Hobbits, d'Hommes, d'un Magicien, d'un Nain et d'un Elfe, ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Un tel périple signifie s'aventurer très loin en Mordor, les terres du Seigneur des ténèbres, où est rassemblée son armée d'Orques maléfiques. La Communauté doit non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les dissensions internes et l'influence corruptrice qu'exerce l'Anneau lui-même. L'issue de l'histoire à venir est intimement liée au sort de la Communauté de l'Anneau...

MON AVIS : S'attaquer à l'oeuvre monumentale de Tolkien relevait du quasi fantasme. En 1978, le réalisateur Ralph Bakshi s'y frotte avec un film d'animation mêlant dessin animé et prises de vue réelle rotoscopées, qui adapte la première moitié du livre La Communauté de l'Anneau ainsi qu'une petite partie du livre suivant, Les Deux Tours, pour un résultat évidemment en demi-teinte et qui ne réussit pas à convaincre les producteurs de financer la suite, ce qui laissa les fans sur leur faim. Il faudra attendre 2001 et l'annonce de Peter Jackson pour que la communauté des fans de Tolkien rêve à nouveau de voir leur univers préféré sur grand écran, adapté le plus fidèlement possible, tant est que cela soit possible. C'est donc à partir du 19 décembre 2001 que le monde entier a pu découvrir La Communauté de l'Anneau, premier film d'une trilogie qui s'annonce phénoménale sur le papier. Et le résultat à l'écran dépasse les attentes les plus folles. On imagine bien que faire ce film sans les progrès dans le domaine des effets-spéciaux numériques n'aurait pas été concevable. L'univers recréé par Peter Jackson est proprement incroyable de réalisme et il nous emmène dans un voyage fabuleux, à la rencontre des fameux Hobbits, des Elfes, des Nains, des Orcs et du terrifiant Sauron, seigneur des ténèbres sur le retour qui compte bien récupérer son Anneau Unique et asservir le monde. Bien évidemment, une telle fresque se doit de prendre son temps pour présenter au public qui ne connaît pas le formidable univers de Tolkien les personnages principaux et secondaires, les différents lieux et l'histoire en elle-même. La Communauté de l'Anneau y parvient très bien et plus encore dans sa version longue, qui, comme son nom l'indique, est plus longue que la version cinéma et se permet de développer plus de choses sur les personnages et leur personnalité entre autres. Le monde créé par Tolkien est extrêmement riche et il y a énormément à raconter, à présenter aux spectateurs afin de ne pas les perdre en cours de route. Ce premier film prend donc son temps et ne mise pas sur une surenchère de scènes d'action, même si elles sont bien présentes. Mais c'est avant tout un film d'exposition, conçu pour nous immerger dans le monde de la Comté et de ses divers protagonistes. Avec un réel souci du détail, Peter Jackson a amplement réussi le pari et les splendides décors naturels de Nouvelle-Zélande, associés aux images de synthèses de grande qualité pur l'époque, nous emporte littéralement en Terre du Milieu. Alors oui, La Communauté de l'Anneau est un film très bavard, très descriptif, et qui le revendique. Jackson n'a pas traité par dessus l'épaule cette longue introduction de la quête de l'Anneau Unique et ceux qui s'attendent à voir péripéties sur péripéties, scènes d'action sur scènes d'action vont peut-être se montrer un peu déçu à ce niveau. Pourtant, les images proposées sont magnifiques, les apparitions des spectres noirs incroyables, le casting fabuleux (Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Sean BeanChristopher LeeLiv TylerCate Blanchett et j'en passe sont tous parfaits dans leur rôle respectif), les décors grandioses et c'est vraiment une Aventure avec un grand A auquel nous invite le réalisateur et son équipe, nous laissant entrevoir tout le potentiel sur ce qui nous attend dans les deux suites, qui, elles, seront forcément plus épiques et plus dynamiques. En tout cas, c'est une belle entrée en matière qui nous est proposé avec La Communauté de l'Anneau et cette oeuvre ô combien ambitieuse est un petit tour de force qui force le respect.



GAME OF THRONES SAISON 8

GAME OF THRONES SAISON 8
(Games of Thrones season 8)

Réalisateur : David Nutter, Miguel Sapochnik, David Benioff, D.B. Weiss
Année : 2019
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : La lutte pour le trône de fer touche à sa fin alors que le Roi de la Nuit et les marcheurs blancs ont franchi le mur et pénétré dans Westeros. La bataille de La Longue Nuit sera-t-elle gagné et si oui, se posera alors LA question : qui finira sur le trône de fer et régnera sur le Royaume des Sept Couronnes ?

MON AVIS : Dans le dernier épisode de cette saga mythique, Tyrion Lannister lance à Jon Snow une phrase lourde de sens : Personne ne sera content, ce qui semble un bon compromis, non ? Cette sentence résume parfaitement la réaction des fans à la fin de la saison 8 de Game of Thrones.et on se dit que les deux créateurs de la saga, David Benioff et D.B. Weiss, s'y attendaient et que le fait d'avoir fait prononcer à Tyrion une telle phrase n'est certainement pas anodin. A bien y réfléchir, comment aurait-il pu en être autrement de toute façon ? A moins de faire mourir tout le monde pour que chacun y trouve son compte, on se doutait avant même de la regarder que cette saison finale allait décevoir. Enfin, décevoir est un bien grand mot tant les six épisodes qui la composent sont de purs bijoux. Car oui, la saison 8 est une pure tuerie en fait, peut-être même la meilleure saison de toute la saga, que ce soit sur le plan visuel, avec des images à couper le souffle, que ce soit sur le plan de l'action, avec, entre autres, un épisode 3 phénoménal (quand on le regarde dans de bonnes conditions, c'est à dire via le Blu-ray et sur un écran de belle taille, l'image est effectivement bien moins sombre que lors de sa diffusion télévisée), ou que ce soit sur le plan de l'émotion, avec des scènes absolument sublimes, magnifiées une nouvelle fois par la musique parfaite de Ramin Djawadi. En fait, la déception vient seulement du fait que "la fin" ne correspond pas à ce qu'on s'en était fait dans notre esprit. La Team Targaryen voulait évidemment que la belle Daenerys accède au Trône de Fer et ne succombe pas à ses pulsions "Fire & Blood", que ses conseillers tentent de refréner depuis tant d'épisodes. Après tous les drames qu'elle a vécu, le comportement de Cercei a atomisé tous les espoirs et la mort de Missandei restera l'élément déclencheur de son comportement meurtrier lors de la prise de Port-Real. "Dracarys" est le dernier mot prononcé par Missandei avant sa mort. Daenerys a respecté les dernières paroles de sa seule amie. Qui plus est, la Mère des Dragons, malgré tous les sacrifices qu'elle a fait pour sauver le Nord, a bien compris que les habitants de cette région ne l'accueilleraient jamais comme une reine. Il ne s'agit pas ici de rejeter la faute sur les autres pour expliquer le comportement de Daenerys mais si on étudie son parcours depuis le premier épisode en 2011, on ne peut pas dire qu'elle a été épargné par les épreuves. La Team Stark voulait que Jon Snow devienne le roi des Sept Couronnes, la Team Tyrion voulait que le nain le plus célèbre au monde accède au Trône de Fer et même la Team Cercei aurait souhaité que le personne le plus détestable peut-être de la saga remporte la bataille du jeu des trônes. Comment faire plaisir à tout le monde ? C'est une mission évidemment impossible et il a bien fallu que les scénaristes fassent des choix, quitte à se mettre tout le monde à dos. Il s'agit donc bien de ces choix scénaristiques dont on parle quand on critique cette saison 8, en aucun cas sa mise en scène grandiose, ses morceaux de bravoure permanents qui renvoient plus bas que terre la quasi totalité des films de cinéma dans ce domaine et j'en passe. Pourtant, une fois qu'on a digéré la première vision de cette saison finale, qu'on a ruminé et pesté durant des semaines sur les choix scénaristiques justement, il semble bon de se poser un peu, de laisser retomber la sauce et de réfléchir tranquillement à ce qu'on nous a proposé. L'auteure Marianne Chaillan l'a d'ailleurs fait et a même écrit un livre passionnant, dans lequel elle analyse cette saison 8, le parcours des personnages depuis le début et elle en arrive à cette conclusion, alors qu'elle a ragé autant que nous devant son écran : cette saison 8 et les choix de scénarios sont en fait d'une logique implacable et il ne pouvait en être autrement. Je vous invite donc à lire Game of Thrones : une fin sombre et pleine de terreur, qui vous donnera de nombreuses clés de compréhension sur les actions de vos personnages favoris et vous éclairera dans le bon sens. Et une fois lu, je vous invite donc à revisionner la saison 8 (ou toute la saga, comme je viens de le faire), nourri de votre lecture du livre de Marianne Chaillan. Vous regarderez les six épisodes avec un œil neuf et vous réaliserez combien cette saison 8 est magistrale et somme toute... logique dans ses choix. Lors de cette seconde vision, dans des conditions plus calmes que lors de sa diffusion télévisée, j'ai effectivement apprécié tout ce que j'ai vu, sauf la mort de Daenerys bien sûr. Mais alors que j'avais trouvé la fin de Cercei très "fade", cette nouvelle vision m'a totalement transcendé et j'ai trouvé magnifique les retrouvailles, façon Romeo et Juliette, entre Cercei et Jaime par exemple. Je pense que lors de sa diffusion télévisée, quand on se levait à 5h du matin pour regarder les épisodes et être sûr qu'on n'allait pas être spolié, les conditions n'étaient pas bonnes, on attendait des choses qu'on pensait acquises en fonction des personnages qu'on soutenait et qui ne sont pas arrivées. Pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence : cette saison 8 est réellement EPOUSTOUFLANTE. Redonnez-lui sa chance ! 

LES ÉPISODES :

S08E01 - Winterfell

Accompagné par Daenerys Targaryen, Jon Snow est de retour à Winterfell. Des retrouvailles émouvantes l'y attendent. Sansa peine à montrer son allégeance à cette Reine étrangère. Et elle ne croit pas en une alliance avec Cersei Lannister...

S08E02 - A Knight of the Seven Kingdoms

Jaime Lannister est arrivé à Winterfell. Face à la menace des marcheurs blancs, il a choisi de rallier le camp de Jon Snow et de son frère Tyrion Lannister. Mais Daenerys se retrouve face à celui qui a tué son père et cela ne la laisse pas de marbre. Dehors, les morts se rapprochent...

S08E03 - The Long Night

Alors que l'armée du Roi de la Nuit est aux portes de Winterfell, la tension monte dans les rangs. Tout le monde attend le coup d'envoi d'affrontements qui s'anoncent terribles. Le Nord fera-t-il le poids conte les marcheurs blancs ?

S08E04 - The Last of the Starks

Après la bataille de Winterfell, les survivants pansent leurs plaies et honorent leurs morts. Daenerys pense déjà au prochain affrontement contre Cersei. A Port-Real, la reine Lannister est également déterminée à l'emporter, avec Euron à ses côtés...

S08E05 - The Bells

Trahie et endeuillée, Daenarys doit se ressaisir pour le nouveau combat qui l'attend. Aura-t-elle sa revanche ? Aux portes de Port-Réal, un terrible siège se prépare. Cersei compte sur la flotte d'Euron, la compagnie Dorée et les remparts de la ville pour stopper sa rivale et son dragon...

S08E06 - The Iron Throne

Alors que Daenerys appelle ses hommes à livrer bataille, Arya, Jon et Tyrion sont dépités par le spectacle qui s'offre à eux. Déçue par sa trahison, quel sort la Khaleesi va-t-elle réserver à sa Main ?









GAME OF THRONES SAISON 7

GAME OF THRONES SAISON 7
(Games of Thrones season 7)

Réalisateur : Jeremy Podeswa, Mark Mylod, Matt Shakman, Alan Taylor...
Année : 2017
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : Après un été qui a duré près de dix ans, l’hiver est arrivé. Daenerys Targaryen, accompagnée de son armée et de ses dragons, se dirige vers Westeros à la recherche de nouveaux alliés. De son côté, Jon Snow cherche à unifier les maisons du nord ainsi que les Sauvageons pour affronter l’armée des Marcheurs Blancs qui approche. A Port-Réal, Cersei Lannister, plus isolée que jamais, a repris le trône de fer et s’efforce de conserver le pouvoir. Pour s’opposer à la menace de l’armée des morts menée par le Roi de la Nuit, des alliances inattendues seront nécessaires...

MON AVIS : L'annonce est tombée peu de temps après la diffusion de la saison 6 : il ne restera plus que deux saisons pour clore cette magnifique et épique saga qu'est Game of Thrones ! Arghh l'étau se resserre ! Puis une seconde nouvelle : la saison 7 ne comportera seulement que 7 épisodes au lieu des 10 habituels ! Hein ??!! c'est quoi ce délire !! On se rassure en apprenant que l'épisode 7 aura une durée de 80 minutes mais bon, quand même. Bref, il n'y a plus de temps à perdre pour les showrunners de la série et c'est précisément ce qui explique ce dont les fans ont le plus reproché à cette saison : les anomalies de temps. Avant, dans les six saisons précédentes, pour aller d'un lieu à un autre, les personnages mettaient souvent plusieurs épisodes avant d'atteindre leur but. Sauf qu'on n'a plus le temps pour ça. Les fans connaissent la carte des Sept Couronnes par cœur désormais, ca fait soixante épisodes que leurs personnages favoris la parcourent en long et en travers. Ce qui semble alors être une anomalie devient en réalité une obligation qui répond à une réelle logique : il faut avancer et vite et tant pis pour les grincheux. Tout comme certaines saisons, certains épisodes, prenaient leur temps de mettre en place les intrigues, cette saison 7 a un objectif clairement différent : miser sur l'action, le rythme. Il n'y a que sept épisodes rappelez-vous ! Énergique et épique, voici les deux maître-mots des sept épisodes proposés et quels épisodes ! C'est bien simple, cette saison 7 est spectaculaire et ce, à plus d'un titre. Après un premier épisode qui pose les bases, chaque épisode suivant nous donne l'impression d'assister à un final season et nous offre un spectacle grandiose, majestueux, d'une puissance phénoménal, tout en conservant de l'émotion bien évidemment. On ne compte plus les morceaux de bravoure qui parsèment cette saison 7 : l'arrivée de Daenerys (qui n'a jamais été aussi belle), à Peyredragon ; l'attaque de sa flotte par la flotte d'Euron Greyjoy, nouveau méchant de la saga ; l'attaque de l'armée Lannister par Daenerys et ses dragons, qui bénéficient d'une modélisation 3D hallucinante de réalisme ; le fabuleux épisode 6 qui voit un groupe de personnages s'aventurer au-delà du mur  et affronter l'armée du Roi de la Nuit, épisode proprement dantesque et qui nous assène un dernier uppercut avec son twist sensationnel et j'en passe. Cette saison 7 est également marqué par le rapprochement des principaux protagonistes, tel Jon Snow allant à la rencontre de Daenerys (le feu et la glace) ou Arya retrouvant Sansa et Bran à Winterfell entre autres. Et que dire de l'épisode 7 et de cette réunion au sommet, dans un magnifique décor antique, des deux prétendantes au trône de fer, chacune entourée de leurs alliés ? Un passage mémorable, qui renoue avec les joutes verbales et donne l'occasion à Tyrion de s'imposer une nouvelle fois dans une séquence forte en émotion. Tout aussi mémorable sera l'attaque du mur par le Roi de la Nuit, disposant dorénavant d'un allié de taille et qui offre à nos yeux des images d'une beauté visuelle marquante. L'arrivée de Samwell Tarly à Winterfell et son discours face à Bran confirme ce qu'on avait évoqué dans la saison précédente et augmente encore l'intérêt de cette saison, d'une qualité exceptionnelle et ce, à tous les niveaux.

LES ÉPISODES

S07E01 - Peyredragon
L'hiver est bel et bien là. Inquiet, Jon Snow appelle le Nord au rassemblement pour faire face à l'arrivée prochaine des Marcheurs blancs et du Roi de la Nuit. Hommes, femmes et enfants doivent se préparer à combattre. Sansa prévient son frère qu'il ne doit pas négliger pour autant la menace que représente Cersei Lannister. La Reine autoproclamée du Royaume des Sept Couronnes espère d'ailleurs nouer de nouvelles alliances qui lui permettraient d'anéantir ses ennemis. A la Citadelle, Sam brûle d'envie d'accéder à la bibliothèque et à son précieux savoir...

S07E02 - Née du Typhon

Daenerys reçoit une visite inattendue. A Peyredragon, l'heure est à la politique et aux stratégies. La Khaleesi doit s'assurer le soutien de ses alliés. Jon Snow en fera-t-il partie ? Jurera-t-il allégeance à la Reine légitime comme elle le souhaite ? Dans le Nord, tout le monde s'oppose à ce rapprochement...

S07E03 - La Justice de la Reine

Jon Snow et Davos se rendent en terre ennemie où ils doivent rencontrer Daenerys Targaryen. Le face-à-face entre le Roi du Nord et la Reine légitime des Sept Couronnes promet d'être tendu... Euron est de retour à Port-Réal avec un cadeau pour Cersei. Quant à Jaime, il tire enfin enseignement de ses erreurs...

S07E04 - Les Butins de Guerre

L'émotion est à l'ordre du jour chez les Stark avec le retour d'Arya à Winterfell. Avec l'aval de Daenerys, Jon Snow entreprend d'extraire le verredragon qui permettra de combattre les Marcheurs Blancs. Furieuse des échecs successifs essuyés face à ses ennemis, la Khaleesi décide de riposter et passer à l'action. Quant à Jaime, il va devoir faire face à une situation inattendue...

S07E05 - Fort-Levant

L'armée de Jaime essuie une cuisante défaite face aux dothrakis et au dragon. Daenerys demande au prisonniers de choisir entre la mort ou lui juger loyauté. A la Citadelle, les mestres ont du mal à croire aux élucubrations de Bran Stark. au sujet des Marcheurs Blancs. Jon Snow, pour sa part, prend l'information très au sérieux. Il sait mieux que personne le danger que représente cette armée de morts.

S07E06 - Au-delà du Mur

Parti s'aventurer au-delà du Mur en compagnie du Limier, de Jorah Mormont ou encore du sauvageon Tormund, Jon Snow doit affronter la rudesse de l'hiver dans l'espoir de capturer un Marcheur Blanc. Cette preuve tangible serait en effet le seul moyen de convaincre Cersei de s'allier avec ses ennemis pour contrer la redoutable menace qui les attend... Du côté de Winterfell, Arya confronte sa soeur après sa récente découverte...

S07E07 - Le Dragon et le Loup

Après l'effroyable bataille face aux Marcheurs Blancs au-delà du Mur, Daenerys, Jon Snow et leurs alliés partent à la rencontre des Lannister dans l'espoir de négocier une trêve. Trouveront-ils les bons arguments ? La menace de l'armée des morts suffira-t-elle à motiver Cersei à trouver un terrain d'entente avec la Mère des Dragons et le Roi du Nord ? Plus que jamais, Tyrion va devoir se montrer convaincant face à une soeur qui ne veut qu'une chose : le voir mort ! Du côté de Winterfell, Littlefinger complote toujours pour monter les soeurs Stark l'une contre l'autre...










GAME OF THRONES SAISON 6

GAME OF THRONES SAISON 6
(Games of Thrones season 6)

Réalisateur : Jeremy Podeswa, Daniel Sackheim, Jack Bender, Miguel Sapochnik...
Année : 2016
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : Après avoir été publiquement humiliée, Cersei Lannister cherche à se venger de ses ennemis et à reprendre le pouvoir. Alors que Sansa Stark et Theon Greyjoy sont en fuite, Arya Stark essaie tant bien que mal de survivre, et poursuit son entraînement pour devenir une Sans-Visage. A Meereen, Tyrion Lannister tente par tous les moyens d’éviter une guerre en l’absence de Daenerys. Pendant ce temps, à Châteaunoir, Alliser Thorne prend le commandement de la Garde de Nuit, tandis que Tormund s’efforce de libérer les derniers partisans de Jon Snow. De son côté, Bran Stark continue d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs avec la Corneille à trois yeux, mais ses visions du passé pourraient avoir de lourdes conséquences tant sur le présent que sur le futur...

MON AVIS : George R.R.Martin est très en retard sur l'écriture de sa monstrueuse saga littéraire et c'est avec la saison 6 que débute les épisodes qui ne sont plus des adaptations des romans. Cela va-t-il nuire à la série ? Pas du tout ! Et les dix épisodes de cette sixième saison sont encore là pour le prouver ! Après nous avoir laissé la bouche béante lors des divers cliffhangers de l'épisode 10 de la saison 5, c'est bien évidemment avec Jon Snow que la saison 6 débute. Et comme d'habitude, les créateurs de la saga télévisée vont nous réserver bien des surprises et poursuivre de manière intelligente le développement des différents arcs narratifs correspondant aux personnages principaux, dont certains vont finir par se télescoper, par s'imbriquer, afin de donner encore plus de cohérence à l'ensemble. Retrouvailles entre Jon et Sansa, puis Rickon par exemple, retour de Daenerys à Meereen et donc retrouvailles avec Tyrion, Ver-Gris et Missandei. Bien sûr, on est dans Game of Thrones et ces rapprochements de personnages ne se feront pas forcément dans la joie et l’allégresse. Si personnellement l'arc narratif de Bran Stark est celui qui m'intéresse "le moins", force est de reconnaître qu'il devient particulièrement intéressant dans cette saison 6, notamment par le fait que notre corneille à trois yeux va avoir des visions du passé, visions de l'époque où son tout jeune père, Ned Stark, allait batailler contre les Targaryen pour retrouver Lyanna Stark. Des visions qui se solderont sur une révélation choc qui va de nouveau redistribuer les cartes et laisser des tas de questions en suspens qui devait trouver réponse dans la saison 7, avec certainement perte et fracas, il serait difficile qu'il en soit autrement vu la "bombe" lancée par les scénaristes. L'arc de Bran Stark est également passionnant ici car il nous dévoile l'enfance d'Hodor et le pourquoi de son handicap verbal, lors d'une séquence particulièrement épique. Mais cette séquence va se trouver balayer d'un simple revers de la main avec le monumental épisode 9 et la Bataille des Bâtards, véritable prouesse, aussi bien en ce qui concerne la mise en scène que le visuel. C'est bien simple, on a l'impression de se retrouver dans l'introduction culte de Il Faut Sauver le Soldat Ryan mais dans l'univers de Game of Thrones ! Cette longue scène de bataille, pleine de bruit et de fureur, reste du jamais vu sur un petit écran et peut même se targuer de surpasser nombre de séquence similaire au cinéma ! Il faut dire que la saison 6 a bénéficié d'un budget faramineux, plus de 10 millions de dollars par épisodes, et ça se voit ! Techniquement, c'est du très haut de gamme, y'a rien à redire ! Les dragons de Daenerys sont absolument époustouflants de réalisme et les fans de la Mère des Dragons vont prendre leur pied comme jamais lors de la Bataille de Meereen ! Un véritable souffle épique se propage à travers cette saison 6, qui est franchement très dynamique et nous en met plein la vue. Niveau politique, de nouvelles alliances prennent vie et renforcent l'intérêt de l'histoire. Le fanatisme religieux, au centre de la saison 5, est toujours présent ici et le Grand Moineau poursuit sa conquête religieuse de Port-Réal, se trouvant un allié inattendu en la personne du Roi Tommen lui-même ! Le procès de Cercei se rapproche à grand pas, tout comme celui de Ser Loras Tyrell. Le fabuleux épisode 10, magnifié par les compositions de Ramin Djawadi, notamment avec le sublime thème Light of the Seven, est à ce titre d'une puissance émotionnelle assourdissante. Franchement, on n'est jamais déçu avec Game of Thrones et cette épopée médiévale fantastique enterre tout ce qui a été vu précédemment. On a hâte de voir la saison 7 car, comme Ned Stark le répète depuis la saison 1, Winter is Coming et avec lui, la plus grande menace que le royaume des Sept Couronnes n'a jamais connu.

LES ÉPISODES :

S06E01 - La Femme rouge

Jon Snow mort, ses fidèles acculés à Château Noir doivent trouver un moyen de faire face à la rébellion et rendre justice au Lord Commandant. De retour de Dorne, Jaime apprend la terrible nouvelle à propos de Myrcella à Cersei. En fuite, Sansa et Theon sont traqués dans le Nord. Ramsay entend leur faire payer leur trahison. Daenerys disparue, le peuple de Meereen craint d'avoir été abandonné par la Mère des dragons. Pendant que Jorah et Daario sont à la recherche de la Khaleesi, Tyrion et Varys cherchent à savoir qui a orchestré l'attaque des Fils de la Harpie...

S06E02 - La Maison

Pendant que Bran s'entraîne avec la corneille à trois-yeux, Davos est poussé dans ses derniers retranchements à Château Noir. Honteux de sa lâcheté, Tommen se présente enfin à Cersei, alors que Jaime tient tête au Grand Moineau. Malgré de nombreuses pertes, Ramsay est prêt à tout risquer pour traquer Sansa jusqu'au Mur. Découragée, Melisandre voit Davos lui faire une étonnante requête...

S06E03 - Le Briseur de serments

Alors que Daenerys est confrontée à son futur, Bran poursuit son apprentissage avec la corneille à trois-yeux en explorant le passé. Varys et Tyrion tentent de découvrir qui a financé l'attaque contre leur Reine. A Port Réal, Cersei entend prendre sa revanche, avec l'aide de Jaime, pendant que Tommen confronte le Grand Moineau. Quant à Arya, elle est mise à l'épreuve pour devenir une sans-visage...

S06E04 - Le Livre de l'Étranger

Une surprise attend Jon Snow alors qu'il s'apprête à quitter Château Noir. Lord Petyr convainc le jeune seigneur du Val qu'ils doivent lancer une armée contre Bolton afin de sauver Sansa. Tyrion use de diplomatie pour trouver un terrain d'entente avec les nobles de Volantis, les ennemis de la Reine qui ont sollicité les Fils de la Harpie. L'initiative n'est pas au goût des anciens esclaves. Daario et Jorah tentent de libérer leur souveraine, retenue prisonnière dans un temple Dothraki dédié aux khaleesis veuves. Quant à Cersei, elle se trouve d'improbables alliés.

S06E05 - La Porte

Sansa affronte Lord Petyr, lequel l'a laissée entre les mains du sadique Ramsay Bolton. Arya a une nouvelle chance de faire ses preuves. Et Bran en apprend un peu plus sur les secrets du passé. Chez les Fer-nés, Yara Greyjoy espère succéder à son défunt père. A Meereen, Tyrion cherche toujours un moyen pour que le peuple, en dépit des rancoeurs et croyances diverses, se soumette complètement à sa Reine...

S06E06 - De mon sang

Alors que Bran et Meera tentent d'échapper aux Marcheurs Blancs, Sam, la honte de sa famille, doit faire face aux siens. Il appréhende particulièrement la réaction de son père, le Seigneur Tarly. Le Grand Moineau accorde à Tommen le droit de voir son épouse, emprisonnée dans l'attente de sa marche d'expiation. Quant à Arya, parviendra-t-elle à accomplir la mission qui lui permettra de devenir une sans-visage ?

S06E07 - L'Homme brisé

Sur les conseils du Grand Moineau, Margaery tente d'amener sa grand-mère sur le chemin de la Foi. Jon et Sansa essaient de rassembler les troupes, sachant qu'un Nord divisé ne pourra pas combattre leurs ennemis et regagner Winterfell. Sur les ordres du Roi, Jaime arrive à Vivesaigues avec la mission de reprendre le château à Brynden Tully pour le céder à leur allié Walder Frey...

S06E08 - Personne

Grièvement blessée, Arya se tourne vers la seule personne susceptible de lui venir en aide. Grâce à son pacte avec ses ennemis, Tyrion se réjouit de voir Meereen reprendre vie sous ses yeux. Brienne de Tarth espère convaincre La Silure de s'allier à Sansa pour défendre le Nord. Quant à Jaime, il tente de trouver un moyen de reprendre Vivesaigues. Sandor Clegane reprend les armes dans l'intention de venger ceux qui l'avaient recueilli...

S06E09 - La Bataille des bâtards

L'heure est au combat sur tous les fronts. De retour à Meereen, Daenerys est prête à riposter pour contenir l'attaque de ses ennemis. Tyrion la conseille sur la stratégie à adopter. Dans le Nord, les Stark s'apprêtent à croiser le fer pour récupérer Winterfell. Confiant et arrogant, Ramsay Bolton recourt aux jeux de l'esprit pour décontenancer l'adversaire...

S06E10 - Les Vents de l'hiver

Le jour du jugement est arrivé : Cercei et Loras vont devoir répondre de leurs actes devant le Grand Septon dirigé par le Grand Moineau. La Reine Mère trouvera-t-elle un moyen de se sortir de cette impasse ? A Meereen, épaulée de Tyrion, Daynerys s'apprête à mettre le cap vers Westeros avec la flotte des Fer-nés. Acculée par les Lannister, Olenna Tyrell se voit offrir une alliance inattendue. A Winterfell, la question de la succession se pose : qui de Sansa ou de Jon règnera sur la Maison Stark... et sur un Nord uni pour faire front contre leurs ennemis ?

GAME OF THRONES SAISON 5

GAME OF THRONES SAISON 5
(Games of Thrones season 5)

Réalisateur : Michael Slovis, Mark Mylod, Jeremy Podeswa, David Nutter...
Année : 2015
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : Alors que la guerre fait rage à Westeros, la famille Lannister est affaiblie à Port-Réal. Jalouse de l’influence croissante de la famille Tyrell, et afin de conserver ce qu’il lui reste de pouvoir, Cersei Lannister instaure la Foi Militante, un régime religieux régi par des fanatiques. Arya Stark commence son apprentissage chez les Sans-Visages. Sa sœur Sansa Stark doit devenir l'épouse de Ramsay Bolton, pour le meilleur et surtout pour le pire. A Châteaunoir, les décisions de Jon Snow liées à sa nouvelle position au sein de la Garde de Nuit, pourraient profondément diviser la confrérie. De son côté, Stannis Baratheon, guidée par Melisandre, part à la conquête du nord, non sans devoir faire un choix difficile. Après avoir assassiné son père, Tyrion, s’enfui de Port-Réal avec l'aide de Lord Varys et s’allie à un autre camp. Daenerys Targaryen doit quant à elle affronter de multiples mouvements de rébellion à Meereen...

MON AVIS : Je me souviens qu'à l'époque de sa diffusion télévisée, je considérais cette saison 5 comme étant la plus faible de toute la série. Je lui avais trouvé d'innombrables lenteurs, l'arc narratif sur Brandon Stark avait complètement été mis de côté et je ne lui avait trouvé que peu d'intérêt au final, les personnages semblant stagner au lieu d'avancer. Revoir cette cinquième saison m'a fait drastiquement changé d'avis ! Elle est excellente, réserve beaucoup de rebondissements et de scènes intenses et elle a pour principale qualité de changer le destin de nombreux personnages et par forcément à leur avantage, bien au contraire. Il est vrai qu'il faudra attendre le fabuleux épisode 8 pour avoir de l'action, avec cette attaque des morts absolument dantesque qui place encore une fois la barre très haute visuellement pour une série-télévisée. La saison 5 n'est en effet pas très dynamique au niveau du rythme, elle prend son temps pour instaurer son ambiance et faire vivre un véritable cauchemar à tous ses protagonistes principaux. Car oui, cette saison est on ne peut plus nihiliste, sombre et cauchemardesque. En cause ? Le fanatisme religieux, véritable fléau de notre société, qui, si on ne le combat pas rapidement, va se révéler pour les années à venir bien plus terrible que le réchauffement climatique et autres problèmes écologiques. Cette montée de l'obscurantisme religieux est le thème principal de la saison 5 de Game of Thrones et elle s'exprime de diverses manières sur les différentes régions du monde. La reine Cercei, voyant le pouvoir de sa famille partir en fumée après la mort de son père Tywin Lannister, décide de promouvoir et d'instaurer à Port-Real la Foi Militante. Une bien mauvaise idée évidemment puisque la Foi Militante va vite s'avérer composée de fanatiques emmenés par le Grand Moineau (excellent Jonathan Pryce), gourou qui va prendre sa fonction très au sérieux afin de débarrasser Port-Réal de toutes ses perversions et lieux de débauche. Le puritanisme à son plus haut niveau, voilà ce que veut instaurer la Foi Militante ! On imagine très bien que tous les dépravés de la série vivant à Port-Réal vont être pris pour cible et ce sera bien le cas, et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie ! Même la reine Margaery, pourtant femme du Roi, ne pourra éviter le courroux divin. Pire que tout, celle-là même qui a installé et armé la Foi Militante, Cercei Lannister (géniale Lena Headey), va devenir victime de ces fanatiques religieux et, pour la première fois peut-être depuis le début de la saga, on va ressentir de l'empathie pour ce personnage antipathique, notamment lors de la fameuse et ô combien décrié marche de la honte, séquence qui dure entre six et sept minutes et qui met réellement mal à l'aise. Notre reine préférée, Daenerys Targaryen bien sûr, n'est pas épargnée non plus par le fanatisme religieux. La Mère des Dragons doit faire face aux cruels Fils de la Harpie qui sévissent à Meereen, des fanatiques portant des masques d'or terrifiants et qui n'hésitent pas à assassiner impunément Immaculés et autres habitants de la ville, avec, pour point d'orgue, une scène époustouflante se déroulant dans une gigantesque arène de gladiateurs. Impossible de rester de marbre face à une telle mise en scène, à de tels décors. Game of Thrones prouve, saison après saison, qu'elle est belle et bien la série la plus pharaonique du petit écran. La jeune Arya commence quant à elle son apprentissage chez les religieux adeptes du Dieu Multiface, quand Jaime Lannister, assisté de Broon, se rend à Dorne pour récupérer sa fille Myrcella et devra faire face aux Vipères de Dorne. Stannis Baratheon est lui aussi victime du fanatisme religieux, en la personne de Melisandre bien sûr, adoratrice du Dieu de la Lumière et qui, sous couvert de sa foi en ce Dieu, va faire de Stannis son pion, son jouet, lui promettant gloire et conquête en échange d'un douloureux sacrifice lors d'une séquence abominable qui nous prend aux tripes et nous fait presque verser une larme. Suite à cet acte, Stannis se trouve lui aussi changé à jamais et son destin va aussi nous émouvoir. La religion est véritablement au cœur des dix épisodes de cette saison 5 et les personnages vont être profondément transformés à son néfaste contact. Jon Snow, qu'on pouvait penser être épargné par la religion au sein du Mur, devra néanmoins assumer ses actes envers les Sauvageons et sera confronté à une Foi non pas religieuse mais tout de même ancestrale, celle qui oppose depuis des décennies Sauvageons et Frères de la Garde de Nuit. Si la religion ne vient pas entraver le destin de Sansa Stark, la jolie Sophie Turner ne sera pas épargnée non plus par la cruauté, devant devenir l'épouse du sadique Ramsay Bolton. Ce dernier franchit une nouvelle ligne dans l'abjection lors de sa nuit de noces, scène qui provoquera de vives réactions chez les fans de la série à travers le monde. Des réactions inattendues pour ma part, on sait bien que Game of Thrones n'est pas une série Bisounours et que la cruauté fait partie intégrante de son univers. Je le disais plus haut, cette saison 5 est terriblement désespérée et fait preuve d'un nihilisme absolu. L'épisode 10 est à ce titre parfaitement en phase avec ce nihilisme car il conclut de manière tragique le destin de tous les personnages principaux. On est en présence d'une sorte de season finale de 50 minutes, dont chaque fin d'arc narratif nous laisse pantois. On se demande alors comment va se dérouler la saison 6 et que vont devenir nos protagonistes préférés après cet épisode 10 hallucinant de noirceur. Franchement, après cette nouvelle vision, cette saison 5 est en passe de devenir l'une de mes préférées !

LES ÉPISODES :

S05E01 - Les guerres à venir

Alors que Cersei reproche à Jaime d'avoir libéré leur frère, Varys s'échine à convaincre Tyrion de l'accompagner à Meereen. Jon doit composer avec deux rois.

S05E02 - La demeure du noir et du blanc

Arya pénètre dans la cité de Braavos tandis que Jaime et Bronn partent pour Dorne, où est toujours retenue Myrcella. Stannis fait une proposition unique à Jon.

S05E03 - Le grand moineau

Tout juste sacrée reine, Margaery Tyrell profite de l'innocence de son nouvel époux, Tommen. Au Mur, Jon se rapproche habilement de ses ennemis.

S05E04 - Le fils de la harpie

Les Moineaux s'en prennent à la famille Tyrell. Bronn et Jaime peinent à tenir à distance leurs ennemis, tandis qu'Ellaria prépare soigneusement sa vengeance.

S05E05 - Tue l'enfant

Daenerys Targaryen est sous le choc de la mort de Ser Barristan et décide de réagir pour endiguer la rebellion qui se diffuse dans les rues de Meereen.

S05E06 - Insoumis, invaincus, intacts

Arya continue son apprentissage. Pendant ce temps, Tyrion et Jorah, l'ancien conseiller personnel de Daenerys, doivent affronter de nombreuses difficultés.

S05E07 - Le cadeau

Jorah et Tyrion se rapprochent de Daenerys, tandis qu'Olenna se démène pour libérer ses proches des griffes des Moineaux. Sansa demande de l'aide à Reek.

S05E08 - Durlieu

Arya joue les marchandes d'huîtres pour prendre au piège un malfrat. A Winterfell, Ramsay expose à son père ses stratégies pour faire tomber l'armée de Stannis.

S05E09 - La danse des dragons

Acculé dans le Nord, Stannis se résout à prendre une douloureuse décision. Jon est de retour au Mur. A Dorne, le prince Doran opte pour le compromis.

S05E10 - La miséricorde de la mère

Dans le Nord, Stannis fait face aux terribles conséquences de ses choix. Humiliée et bafouée, Cersei se plie aux directives implacables du Grand Moineau.