Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LA LUNE DE SANG

LA LUNE DE SANG
(Die Säge des Todes / Bloody Moon)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1981
Scénariste : Erich Tomek
Pays : Allemagne, Espagne
Genre : Horreur, Slasher
Interdiction : -16 ans
Avec : Olivia Pascal, Christoph Moosbrugger, Nadja Gerganoff, Alexander Waechter, Jasmin Losensky...


L'HISTOIRE : Un groupe d'étudiantes se rend en Espagne afin d'intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu'elles ignorent c'est que ce cadre paradisiaque fut le théâtre quelques années plus tôt d'un meurtre particulièrement sadique et que l'assassin, après un long traitement psychiatrique, vient d'être remis en liberté. Dès lors, les étudiantes vont devenir les proies d'une ombre menaçante armée d'un long couteau et nombreuses sont celles qui finiront massacrées par le tueur fou. Une des étudiantes, Angela, inquiète de la disparition de sa meilleure amie, va tenter de découvrir les sombres secrets qui planent autour de l'école. Ce qu'elle va découvrir va la plonger au plus profond de l'horreur...

MON AVIS : Le prolifique Jess Franco aux commandes d'un slasher movie, ça vous donne pas envie ? Moi si ! Surtout que j'étais curieux de voir ce qu'allait nous pondre le réalisateur ibérique vu qu'il a toujours affirmé détester ce sous-genre du cinéma horrifique, crachant sur les Vendredi 13 et autres titres cultes du genre, n'hésitant pas à souligner leur médiocrité. On peut alors se demander si Jess Franco a voulu se moquer des slashers en réalisant La Lune de Sang. En tout cas, il les connaît plutôt bien parce qu'il a réussi à jouer avec tous les codes du genre, les amenant même au-delà de leurs limites. La première heure cumule tout ce qui fait le charme de ce type de production : on a le décor parfait, avec cette école de langues étrangères entourée d'une multitudes de bungalows, lieux propices au plaisir de la chair et endroit rêvé pour commettre des meurtres en toute discrétion. On a la bande d'adolescentes typiques, blondes et sexy, préférant jouer avec leurs langues plutôt que d'apprendre les langues. On a un ancien tueur au visage légèrement défiguré qui vient de sortir de l'asile psychiatrique dans lequel il a passé cinq années. On a la soeur de l'ex-assassin, dont la tante est la directrice de l'école, et qui a pour curieuse manie de passer pas mal de temps à contempler la lune entièrement nue. On a d'autres coupables possibles, comme le séduisant jardinier qui fait se pâmer toutes les filles. Où un employé qui semble un peu cinglé sur les bords. Où pourquoi pas le professeur de langues lui-même ? Où l'une des filles ? Le fait qu'il y ai eu un meurtre dans le bungalow numéro 13 a-t-il un rapport avec cette nouvelle vague de crimes ? Bref, Jess Franco s'amuse à brouiller les pistes, joue avec les ombres, le suspense et parvient à créer une ambiance plutôt réussie, mêlant un érotisme léger (ingrédient capital des slashers) avec des meurtres assez soft au début mais qui deviendront bien plus graphiques dans la dernière demi-heure. Décapitation avec une énorme scie circulaire servant à découper des pierres, couteau transperçant un dos pour ressurgir dans un sein, couteau traversant une gorge et même utilisation d'un taille-haie et autres petites joyeusetés gore vous attendant dans La Lune de Sang. Par de nombreux aspects, le film m'a fait penser à L'île de l'épouvante et à La Baie Sanglante de Mario Bava. On peut trouver pire comparaison. J'ai donc passé un bon moment avec La Lune de Sang. L'actrice Olivia Pascal s'avère convaincante et on aimerait bien savoir pourquoi sa vie est perpétuellement menacée et surtout par qui ! Un slasher 80's sympa au final, fidèle au genre, qui grossit les traits exagérément pour mieux jouer avec. Un bon Franco !

* Disponible en DVD chez Uncut Movies

NOTE : 4/6



MILLION DOLLAR CROCODILE

MILLION DOLLAR CROCODILE
(Bai wan ju e / Croczilla)

Réalisateur : Li Sheng Lin
Année : 2012
Scénariste : Li Sheng Lin
Pays : Chine
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec :  Tao Guo, Barbie Hsu, Suet Lam...


L'HISTOIRE : Pour faire face à la crise, un éleveur de crocodile vend ses animaux à des trafiquants spécialisés dans les plats culinaires à base de saurien. Parmi les crocodiles vendus se trouve Amao, un crocodile femelle d'environ 10 mètres de long. L'animal n'entend pas être transformé en soupe et parvient à s'échapper dans la nature. Il croise la route d'une jeune fille qui cache 100 000 euros dans son sac à main. Paniquée, elle laisse le crocodile dévorer son sac contenant son précieux butin. Voulant récupérer sa fortune, elle demande l'aide d'un policier dont le petit garçon, Xiao, était l'ami d'Amao...

MON AVIS : La Chine nous envoie un crocodile géant en CGI et il faut avouer que l'animal est plutôt bien fait. Mais attention, si vous vous attendez à un long métrage du style Lake Placid, Blood Surf ou Solitaire, vous risquez fort de déchanter. En effet, Million Dollar Crocodile est un film absolument tout public, dans lequel les scènes horrifiques sont aussi inoffensives qu'un Walt Disney. Pour être clair, c'est de l'horreur pour enfant de six ans et vous pourrez visionner le film avec vos têtes blondes sans aucun problème. D'ailleurs, l'un des héros de Million Dollar Crocodile est un petit garçon qui aime ces animaux et ne veut pas qu'on fasse du mal à Amao, le saurien géant. On est donc en présence d'une comédie familiale avant tout, avec des situations prêtant parfois à sourire, comme celles mettant en vedette l'équipe de trafiquants, qui sont tous plus débiles et incompétents les uns que les autres, ce qui se traduit à l'écran par un comique de situation parfois un peu niais, en tout cas bien gentillet. L'héroïne qui veut récupérer son pognon se trouvant dans le tube digestif d'Amao passe son temps à gesticuler et à hurler, ce qui, il faut bien le reconnaître, nous fatigue à la longue. Une fois qu'on a accepté le fait que nous ne sommes en aucune manière devant un film d'horreur mais bien face à un divertissement destiné à plaire au plus grand nombre, que reste-t-il de Million Dollar Crocodile ? En plus d'Amao, qui est assez impressionnante, notamment dans les scènes de destruction et qui s'avère crédible la plupart du temp, le film possède un rythme assez dynamique et alterne sans sourciller comique de situation et apparition du saurien. Les scènes où l'animal est immergé font même naître un certain suspense. Le duo formé par le policier et la fille voulant récupérer son sac à main est également assez sympathique et fonctionne plutôt bien. Distrayant la plupart du temps, Million Dollar Crocodile bénéficie donc de chouettes effets numériques mais sera rapidement oublié même si sa vision n'est pas désagréable et que la dernière demi-heure est riche en action. Attention à l'ambiance dans le trailer, la musique fait passer le film pour un long métrage adulte, flippant, mais non, c'est bel et bien une petite comédie légère avec un croco géant...

* Disponible en DVD et BR chez Factoris Films

NOTE : 3/6



KILLER KID

KILLER KID
(Killer Kid)

Réalisateur : Leopoldo Savona
Année : 1967
Scénariste : Sergio Garrone, Leopoldo Savona
Pays : Italie
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Anthony Steffen, Luisa Baratto, Fernando Sancho, Giovanni Cianfriglia...


L'HISTOIRE : Lors de la révolution mexicaine, des trafiquants américains pillent l’armée pour revendre les armes aux révolutionnaires, commandés par Vilar. Pour arrêter ce trafic, l’état envoie le capitaine Morrison, en le faisant passer pour le bandit Killer Kid, afin qu'il démantèle le trafic d'armes. Mais devant les atrocités commises par l’armée, Morrison se range du coté des mexicains et tombe amoureux de la belle Mercedes, une des chefs de la révolution...

MON AVIS : Période faste pour le western italien que les 60's ! On ne compte plus le nombre incroyable de western spaghetti en cette décennie. Tout n'est pas à garder bien sûr et le meilleur côtoie également le médiocre. Le Killer Kid de Leopoldo Savona appartient plutôt à la première catégorie. C'est un western solide, bien interprété, avec un Anthony Steffen fidèle à lui-même, impassible, neutre, quoique souriant de temps en temps. Il joue ici un personnage plus étoffé que d'habitude puisque c'est un espion de l'armée venu en territoire révolutionnaire mexicain afin de saboter et démanteler un important trafic d'armes. Mais face aux exactions de l'armée, qui tue à l'aveugle hommes et femmes sans raison, il va devoir faire face à sa propre conscience et se demander dans quel camp il doit être. Une dualité intéressante qui donne de l'épaisseur à son rôle. Il faut dire aussi qu'il tombe sous le charme d'une belle révolutionnaire, l'envoûtante Luisa Baratto, actrice déjà vue dans Vierges pour le Bourreau en 1965. Face à elle, face au peuple mexicain, le faux Killer Kid se met à avoir de la compassion pour les révolutionnaires et comprend le but de leur lutte. Killer Kid possède donc un scénario assez riche qui donne au film un intérêt particulier. On retiendra également la prestation de Fernando Sancho, qui parvient quasiment à voler la vedette à Anthony Steffen. Cet acteur, parfait dans les rôles de mexicain, est l'un des piliers de l'histoire et ses interventions apportent du piment et une certaine touche d'humour au film. Comme dans tout bon western spaghetti, la brutalité et le sadisme sont présents et les scènes d'intimidations et de mise à mort de la population ne font pas dans la dentelle. C'est d'ailleurs ce qui poussera notre héros à intervenir et à se détourner de sa mission première. Les scènes de fusillades sont également au rendez-vous et le rythme est nerveux, tonique. Killer Kid est donc un western de qualité et qui, même s'il n'atteint pas le niveau des meilleurs westerns du genre, mérite votre attention.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6



APOCALYPSE DANS L'OCÉAN ROUGE

APOCALYPSE DANS L'OCÉAN ROUGE
(Shark: Rosso nell'oceano / Devil Fish / Le Monstre de l'Apocalypse)

Réalisateur : Lamberto Bava
Année : 1984
Scénariste : Gianfranco Clerici, Hervé Piccini, Dardano Sacchetti
Pays : Italie, France
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Sopkiw, Valentine Monnier, Gianni Garko, Iris Peynado...


L'HISTOIRE : Un corps affreusement mutilé a été retrouvé en pleine mer par des gardes-côtes. Le médecin légiste reste très perplexe face au blessures présentes sur le cadavre. Une équipe de chercheurs spécialisés en océanographie va découvrir que le terrible prédateur est un vrai fossile vivant, victime de manipulation génétique. Le monstre est doté de l'intelligence du dauphin, de l'agressivité du requin blanc et  de la force d'une pieuvre géante...

MON AVIS : Réalisé par Lamberto Bava, fils du célèbre Mario Bava, Apocalypse dans l'Océan Rouge ne bénéficie pas d'une très bonne réputation, même aux yeux des fans de cinéma bis. Pourtant, la superbe affiche qui l'illustre fait dans le sensationnel et donne plus qu'envie de le visionner. Évidemment, on pourra juger le résultat décevant si on s'attend à voir de nombreuses attaques de ce monstre impressionnant, du moins sur l'affiche. Car Lamberto Bava n'aimait pas la créature qu'il devait mettre en image, tout comme il n'aimait pas vraiment le scénario en lui-même. Le réalisateur italien se contente donc de faire le minimum et préfère filmer ses acteurs plutôt que le prédateur tentaculaire qui aurait du être la véritable star de son long métrage. Il faudra donc être plutôt patient pour voir le monstre à l'écran. On aura droit à  un rapide plan de sa dentition vers le début puis plus rien pendant une bonne heure environ avant une véritable attaque à base de tentacules caoutchouteux sur un bateau, auquel viendra s'ajouter le final où on le verra un petit peu plus ; Apocalypse dans l'Océan Rouge ne fera donc pas vraiment la joie du public venu voir un ersatz des Dents de la Mer. Le film se concentre plus sur son casting, dénudant quelques actrices (un bon point !), se focalisant sur le duo Michael Sopkiw / Valentine Monnier (déjà vu ensemble l'année précédente dans le 2019 après la chute de New York de Sergio Martino), tentant de faire monter le suspense (mais qui peut bien avoir intérêt à saboter les projets des océanographes et à ne pas tuer le monstre ???? C'est insoutenable même si c'est tellement évident...!), le tout avec quelques visions sous-marines (c'est pas très profond dis donc Lamberto...) et pas mal de temps passé sur des bateaux. Heureusement que la police tente de dénouer l'affaire et qu'une musique très tendance 80's (ça tombe bien, le film date de ces années là !) vient rythmer l'ensemble qui se montre un brin poussif et redondant. Pourtant, même si au final ça ne vole pas bien haut, le spectacle proposé est en fait éminament divertissant et flirte parfaitement avec l'esprit ciné bis italien. On a déjà vu largement mieux dans les plagiats de Jaws mais Apocalypse dans l'Océan Rouge possède un petit capital sympathie nanaresque qui fait qu'on y prend quand même du bon temps si on est amateur de ce cinéma là et ce n'est pas si  nul qu'on veut bien le dire !

* Disponible en Dvd chez Alexx Prod, avec un bonus sur le film très sympa (et surtout instructif), présenté par Claude Gaillard, le sympathique créateur d'Ecran Bis.com !

NOTE : 3/6



LES COLTS DE LA VIOLENCE

LES COLTS DE LA VIOLENCE
(Mille dollari sul nero / $1,000 on the Black)

Réalisateur : Alberto Cardone
Année : 1966
Scénariste : Ernesto Gastaldi, Rolf Olsen, Vittorio Salerno, Giorgio Stegani
Pays : Italie, Allemagne
Genre : Western
Interdiction : -16 ans
Avec : Anthony Steffen, Gianni Garko, Erika Blanc, Roberto Miali, Sieghardt Rupp...


L'HISTOIRE : Après avoir purgé une longue peine de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Johnny rentre chez lui. Il se rend vite compte que son frère, Sartana, est devenu un bandit redoutable, à la tête d’une bande de pillards, dictant sa propre loi dans la région. Il a, de plus, fait sienne la femme que Johnny aimait, et couvre leur mère de bijoux volés. Johnny va barrer le chemin à Sartana et entreprendre sa vengeance fratricide...

MON AVIS : Quel western mes amis ! Énorme découverte pour ma part que Les Colts de la Violence, qui m'a littéralement enthousiasmé durant 100 minutes. Si il y a bien quelques petites longueurs parfois, elles disparaissent bien vite devant l'exubérance et l'ambiance de folie qui règne tout au long du métrage. Principale cause de cet engouement : le personnage de Sartana, interprété par le génial Gianni Garko. L'acteur a volontairement surjoué son personnage, l'amenant à un stade de folie furieuse assez élevé, et ce, pour notre plus grande joie. Véritable psychopathe, ne vivant que pour dominer et rabaisser ceux qui l'entourent, il n'hésite pas à tuer sans aucune raison, à prendre un malin plaisir à torturer les faibles et à s'approprier tout ce qu'il désire, que ce soit l'argent ou les femmes. Et comme il a en plus le consentement de sa chère maman, qui l'admire encore plus quand il se montre sans pitié, vous imaginez bien que sa cruauté n'a aucune limite. Attention au complexe oedipien !! Les Colts de la Violence porte donc bien son nom et se montre parfois d'une brutalité et d'un sadisme exacerbés, ne lésinant pas sur les actes que la morale réprouve. L'action prédomine tout au long du film et on ne compte plus les scènes de fusillades, les tueries gratuites, les intimidations de la population, les brimades sur le shérif et j'en passe. Le tout sur une superbe musique qui vient magnifier les images, les paysages, les décors. Ces derniers sont parfois surréalistes (le repaire de Sartana est un ancien temple inca !) et donnent au film une ambiance à part, hors norme. Pour contrebalancer cette violence, il fallait bien sûr un personnage fort, charismatique. Ce sera donc Anthony Steffen qui s'y colle, interprétant le frère de Sartana. Bien connu des aficionados, l'acteur livre une prestation plus qu'honnête, mais sans être renversante, à contrario de celle de Gianni Garko. La lutte fratricide que vont se livrer les deux frères donnera lieu à des séquences jubilatoires, à l'instar de celle où Anthony Steffen vient contrecarrer les plans de son frère ennemi et l'empêche de s'en prendre à la population. On est vraiment en plein western spaghetti, avec de nombreuses répliques versant dans l'exagération mais qui ont provoqué de réel sourire sur mon visage. Outre son excentricité et son aspect frénétique (qui pourra même paraître usant parfois, à l'image des gunfight où le bruit incessant des tirs fini par nous fatiguer !), Les Colts de la Violence se montre également dramatique, tragique, telle la scène inédite (présente dans le Dvd édité par Artus Films) dans laquelle les femmes du village viennent implorer la mère de Sartana de mettre fin aux agissements sanglants de son fils. Où comment une mère aveuglée par l'amour qu'elle porte à son fils retrouve le chemin de la raison. Une séquence admirable. Tout comme ce film qui mérite une place de choix dans votre collection.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 5/6



BANDIDOS

BANDIDOS
(Bandidos)

Réalisateur : Massimo Dallamano
Année : 1967
Scénariste : Romano Migliorini, Gianbattista Mussetto, Juan Cobos
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Terry Jenkins, Enrico Maria Salerno, Cris Huerta,Venantino Venantini, María Martín...


L'HISTOIRE : Richard Martin, un remarquable tireur, se fait attaquer par des bandits à la solde de Billy Kane, qui a jadis été son élève. Billy lui laisse la vie sauve, pour ne plus rien lui devoir, mais meurtrit ses deux mains. Richard se retrouve comme une moitié d’homme et devient alcoolique. Pour assumer sa vengeance, il décide de former un nouvel élève : Ricky Shot...

MON AVIS : Premier long métrage de Massimo Dallamano (Mais qu'avez-vous fait à Solange ?, La Lame Infernale, Emilie l'enfant des Ténèbres...) pour ce qui sera son unique western, genre qu'il connaît bien pour avoir travaillé comme directeur de la photographie sur les films de Sergio Leone Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus entre autre. Avec Bandidos, Dallamano nous offre un western spaghetti bien plus que satisfaisant, et qui nous fera passer un très bon moment. Le film, qui possède un scénario assez basique (la vengeance d'un tireur d'élite qui forme un novice afin qu'il tue celui qui l'a mutilé...), parvient à transcender ce dernier grâce à de solides éléments, dont notamment un excellent casting (Enrico Maria Salerno dans le rôle de Richard Martin est génial, tout comme Venantino Venantini qui campe un salaud de premier ordre avec le personnage de Billy Kane), une séquence d'introduction magistrale (l'attaque d'un train qui se clôture par un long travelling nous montrant un nombre impressionnant de morts, sur une superbe musique d'Egisto Macchi, qui lui donne un aspect presque irréel) et de nombreuses scènes de fusillades et d'action qui sont rondement menées. La mise en scène est solide, inventive. La relation entre Richard Martin et son élève Ricky Shot est également l'un des points forts de Bandidos : si au départ chacun manipule l'autre sans vraiment le montrer (les deux personnages ont un but précis en tête quand ils acceptent de s'entraider), une vraie amitié va se créer, ce qui nous vaudra un final inéluctable et fort en émotion. Une autre force de Bandidos est son caractère assez surprenant en ce qui concerne les événements : les personnages font parfois des choix ou ont des réactions auxquels on ne s'attendait pas vraiment, ce qui donne au film un intérêt particulier puisqu'on ne sait jamais si les décisions ou les actions des protagonistes principaux vont avoir une répercussion positive ou négative par la suite. Bref, pour un premier film, Bandidos s'avère réussi, divertissant, prenant. C'est un western solide et hautement recommandable.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6



LOVELY MOLLY

LOVELY MOLLY
(Lovely Molly - The Possession)

Réalisateur : Eduardo Sánchez
Année : 2011
Scénariste : Eduardo Sánchez, Jamie Nash
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Gretchen Lodge, Johnny Lewis, Alexandra Holden, Lauren Lakis, Todd Ryan Jones...


L'HISTOIRE : Quand Molly Reynolds, jeune mariée, retourne vivre dans la demeure familiale, inoccupée depuis la mort de ses parents, des souvenirs terrifiants de son enfance refont surface. Commence alors pour Molly une longue descente aux enfers où la frontière entre psychose et possession se trouble...

MON AVISEduardo Sanchez est connu pour avoir réalisé Le Projet Blair Witch en 1999. Il a ensuite tenté de réitérer son exploit avec Altered, les survivants en 2006, Seventh Moon en 2008 et Midnight Son en 2011 mais sans grande réussite. Avec Lovely Molly, le réalisateur cubain nous propose un voyage aux confins de la démence et s'amuse à brouiller les pistes. L'héroïne du film, Molly Reynolds, a tout pour être heureuse, venant de se marier, vivant dans la maison de son enfance. Pourtant, tout n'est pas rose. Son mari, routier, est absent une bonne partie de la semaine et Molly est obligée de vivre seule dans cette grande maison. Elle doit également lutter contre ses démons intérieurs et notamment la drogue, dont elle a réussi à se libérer. Mais il y a bien pire. Ce que nous découvrirons petit à petit lors de la progression du film concernant le passé de Molly va littéralement venir s'emparer de la santé mentale de la jeune femme. Solitude, secret refoulé, autant de petits détails qui vont avoir un impact dévastateur sur sa raison et son équilibre mental. Malin, le réalisateur nous mène en bateau, s'amusant à nous induire en erreur, jouant avec les codes de la maison hantée, de la possession, dans des séquences parfois stressantes et efficaces. Mais en réalité, c'est bien de possession psychologique dont il s'agit. Eduardo Sánchez s'attaque à un thème grave et met en lumière son effet latent et irréversible malgré les années qui passent. Le scénario est intelligent, la performance de l'actrice Gretchen Lodge est un des bons points du film, tout comme son ambiance, qui devient de plus en plus oppressante au fur et à mesure de la mise en lumière de nouveaux éléments. Malheureusement, on n'a pas vraiment du "neuf" à se mettre sous la dent et certains effets à la "Blair Witch" (l'héroïne se balade avec son caméscope et filme pas mal de choses...) font parfois sombrer la mise en scène dans le found-footage du pauvre ou dans le "paranormal activity-like", ce qui m'a un peu géné, apportant une distanciation malvenue qui m'a sorti de l'histoire. Le rythme est également un des points faibles car, même si je n'ai rien contre les films contemplatifs, je me suis souvent ennuyé et il y a des longueurs qui auraient pu être évitées je pense. Par contre, le travail sonore mérite d'être salué et la vision de Lovely Molly via un système Home Cinéma est fortement recommandée. Le final verse un peu dans l'horreur gratuite et dans le déjà-vu. Au final, on a un film certes intéressant, qui nous questionne (la folie de Molly est-elle due à une possession, à l'usage d'héroïne, à son trauma, etc...) mais dont les défauts viennent vraiment gâcher l'appréciation finale...

NOTE : 2/6