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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




JEEPERS CREEPERS

 

JEEPERS CREEPERS
(Jeepers Creepers)

Réalisateur : Victor Salva
Année : 2001
Scénariste : Victor Salva
Pays : Etats-Unis, Allemagne
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Justin Long, Gina Philips,  Jonathan Breck, Patricia Belcher, Eileen Brennan...


L'HISTOIRE : Darry et sa soeur Trish se rendent chez leurs parents. Ils roulent tranquillement sur une petite route de campagne quand surgit derrière eux un camion qui transforme la promenade en vrai cauchemar. Ils parviennent à échapper à ce chauffard et tombent sur son repaire. Ils découvrent une sorte de conduit qui mène sous terre, près d'une petite église. Darry tombe dans le trou et découvre un endroit cauchemardesque, où les murs et le plafond sont recouverts de corps cadavériques. Ils s'enfuient à toute allure afin de prévenir les autorités mais c'est sans compter le tueur qui se met à leur poursuite. La situation devient de plus en plus alarmante quand nos deux héros se rendent compte que celui-ci n'a rien d'un humain...

MON AVIS : Créer un nouveau Boogeyman qui saura séduire le public des fans n'est pas chose aisée, surtout que la concurrence est déjà bien présente, entre tous les monstres classiques (Dracula, la Momie, la Créature de Frankenstein, le Loup-Garou...) et les icônes du genre que sont Freddy Krueger, Jason Voorhees, Leatherface, Michael Myers, Pinhead et j'en passe. En 2001, un certain Victor Salva, qui nous avait déjà offert Clownhouse en 1989 et le joli Powder en 1995, débarque avec son nouveau film, baptisé Jeepers Creepers - le chant du diable. Et, sans qu'on ne l'ait vu venir, va régaler les fans avec l'un des films d'horreur les plus efficaces vu depuis longtemps. Et surtout, il va également apporter sa pierre à l'édifice du bestiaire du cinéma fantastique avec la créature issue de ce film, le fameux Creeper ! Niveau originalité, on émettra un petit bémol car Victor Salva parsème son film de séquences ou de détails qui, immanquablement, rappelleront à notre mémoire des classiques du genre. En effet, Jeepers Creepers évoque plusieurs films : on pense bien entendu au Duel de Spielberg pour ce qui est du début du film, avec ce duo frère / soeur, joué par Justin Long et la charmante Gina Philips, pris en chasse par un camion fou dont on ne voit jamais le conducteur et qui n'hésitera pas à transformer leur trajet bucolique en enfer. On passe ensuite à une ambiance proche de celle du Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper quand Darry s'introduit dans l'antre du tueur, situé sous une église. Un véritable lieu infernal et cauchemardesque, où la caméra prend plaisir à naviguer parmi les centaines de cadavres placés sur les murs et le plafond comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art, une chapelle Sixtine de l'horreur, qui ne manque pas de terroriser le pauvre Justin Long qui n'a qu'une envie, trouver une issue pour s'enfuir. La suite s'apparente plus à un slasher movie traditionnel, avec le duo traqué par le conducteur du camion fou. Ce dernier est fringué comme dans un western de Clint Eastwood mais on sent bien qu'il y a un petit quelque chose qui cloche avec lui. L'originalité provient ici de la nature même du tueur justement. Ou plutôt de cette créature mi-démon, mi-gargouille, absolument terrifiante dans certaines séquences. Les effets de maquillage sont vraiment impressionnants, surtout lors de la transformation ultime du tueur démoniaque. Un véritable soin a été apporté à sa confection et on peut sans hésiter dire que le Creeper est une authentique réussite formelle. Félicitations à Victor Salva et son équipe de maquilleur et prothésistes car leur créature en jette. Vraiment. Enfin, le film nous fait également penser à l'oeuvre mythique de Charles Laughton, La Nuit du Chasseur, de part le fait que notre duo frère / sœur sont constamment pourchassés et ne trouvent pas de refuge pour échapper au Mal, à l'image de John et Pearl Harper, traqués inlassablement par le révérend Harry Powell. Victor Salva a d'ailleurs expliqué qu'il a délibérément choisit de mettre en scène un duo frère / sœur et non un couple d'amoureux pour annihiler toute tension sexuelle et pouvoir se concentrer sur le principal : la traque du Creeper. Dès sa sortie, Jeepers Creepers a gagné une solide réputation, beaucoup ont considéré ce film comme étant une renaissance du cinéma fantastique et d'horreur. Si je n'irai pas aussi loin, impossible de nier le côté efficace du film, impossible de ne pas ressentir un certain malaise lors de la découverte de l'antre du monstre et impossible de ne pas être impressionné par le look du Creeper et ses évolutions. Attrayant, bien réalisé et bénéficiant d'une ambiance assez glauque, le film nous laisse en tout cas sur une très bonne impression. Il sera bien sûr suivi par des suites, réalisées par Victor Salva en 2003 (Jeepers Creepers 2), en 2017 (Jeepers Creepers 3) puis en 2022 par Timo Vuorensola (Jeepers Creepers : Reborn).

* Disponible en Blu-Ray chez METROPOLITAN VIDEO
Bonus
- Making of
- Scènes coupées



LE CHÂTEAU DE DRACULA

 

LE CHÂTEAU DE DRACULA
(Blood of Dracula's Castle)

Réalisateur : Al Adamson
Année : 1969
Scénariste : Rex Carlton
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : John Carradine, Paula Raymond, Alexander D'Arcy, Robert Dix, Gene O'Shane...


L'HISTOIRE : Le comte Dracula et sa femme occupent le château de FalconRock dans l'Arizona, se cachant sous l'identité du comte et de la comtesse Townsend. Lorsque le propriétaire du château meurt, un photographe nommé Glen Cannon hérite de la demeure et décide d'y vivre avec sa fiancée Liz. Ils se rendent au château pour informer les Townsend qu'ils doivent déménager mais leur voiture tombe en panne en arrivant sur place et ils vont devoir passer la nuit dans cet inquiétant endroit...

MON AVIS : Bon, quelle est la première chose qu'on remarque quand on décide de visionner Le Château de Dracula ? Le nom de son réalisateur bien sûr.  Al Adamson. Si vous vous passionnez pour le cinéma fantastique, ce nom ne vous sera pas inconnu et devrait soit vous faire fuir soit provoquer en vous une certaine curiosité ainsi que des réticences à vous lancer dans la vision du film. Bah oui, Al Adamson quand même ! Réputé pour être l'un des plus mauvais metteur en scène de l'Histoire du cinéma, rien que ça ! Concernant les films d'épouvante, il avouait lui-même qu'il aimait en réaliser car il trouvait ça très amusant et qu'il n'a jamais pris ça très au sérieux. Ceci explique peut-être cela ! Parmi ses faits d'armes notoires, on citera Blood of Ghastly Horror (1967), Satan's Sadists (1969), Horror of the Blood Monsters (1970), Brain of Blood (1971), le culte Dracula vs. Frankenstein (1971) et bien sûr, ce Blood of Dracula's Castle, filmé en 1966 mais "copyrighté" en 1969. Des films fauchés, réalisés avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose, qui divertissent autant qu'ils peuvent ennuyer. Il faut avoir une bonne tolérance cinématographique pour entrer dans l'univers d'Al Adamson. Et ce n'est pas Le Château de Dracula qui viendra renverser la barre. Sur une histoire classique du couple en panne devant passer la nuit dans un château peu accueillant, Adamson et son scénariste Rex Carlton brodent à tout va un récit peu entraînant qui use les codes du genre : on a le majordome dévoué à ses patrons mais aussi au Dieu de la Lune (John Carradine), l'homme à tout faire bossu et à l'aspect un peu Frankensteinien (Ray Young) qui kidnappe de jolies filles, un couple de vampires aristocratiques (Paula Raymond, Alexandre d'Arcy) sans dents ni pouvoirs mais qui s'abreuvent tout de même du sang des kidnappées que le majordome a prélevé à l'aide d'une seringue (c'est plus propre que d'enfoncer ses canines dans leur cou) et qui dorment dans un cercueil, un autre homme à tout faire venant de s'échapper de prison (Robert Dix) et qui a un comportement psychotique et bien sûr, le couple de héros (Gene O'Shane, Jennifer Bishop)  qui vient d'hériter du château et qui va devoir affronter les actuels résidents. Dis comme ça, ça laisse à penser que le spectacle va être divertissant mais en fait, c'est vraiment très mou du genou, peu palpitant et surtout très bavard. Il y a peu de réelles péripéties, tout est dénué de violence ou d'érotisme, on a juste quelques filles enchaînées dans les sous-sols du château. La progression de l'histoire est lente et ne réserve aucune surprise. La mise en scène n'est pas mauvaise en soi mais sans génie aucun. Le casting fait ce qu'il peut pour paraître crédible, ce qui ne devait pas être évident. On a le plaisir de voir cabotiner John Carradine, 60 ans au compteur, serviteur loyal et prêtre d'une étrange secte adoratrice du Dieu de la Lune. Le couple de vampires, dont Dracula lui-même, est d'une platitude désarmante, se contentant de déambuler dans le château, d'aller se pieuter dans leur cercueil et de boire des coupes de "vin rouge" afin de garder leur jeunesse éternelle. Le personnage le plus intéressant reste le violent Johhny Davenport (Robert Dix), un psychopathe qui a des crises de folie encore plus fortes les soirs de pleine lune. Ah bon ? Intéressant ça non ? Bah, en fait, pas vraiment dans cette version. Car il faut savoir que le film d'Al Adamson a bénéficié d'une version un peu plus longue d'une dizaine de minutes pour la télévision, avec ajout de scènes additionnelles filmées par un certain Don Hulette. Des scènes qui portent justement sur le personnage de Johnny, qui se transforme pour de bon en... loup-garou  bien sûr ! Pas de quoi transformer Blood of Dracula's Castle en bon film mais les séquences avec notre ami poilu ajoutent une petite plus-value non négligeable. Toujours est-il qu'on consulte régulièrement le compteur du lecteur vidéo pour le voir atteindre les 83 minutes que dure le film, histoire d'en terminer avec lui. Sans être un navet total, cette incursion d'Al Adamson dans le monde vampirique ne restera pas dans les annales du genre, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour les amateurs de ce cinéaste ou les adorateurs de nanars en puissance.

* Disponible en DVD chez -> BACH FILMS
(Copie correcte, avec de rares passages abîmés - VOSTF)



LE SANG DE DRACULA

 

LE SANG DE DRACULA
(Blood of Dracula)

Réalisateur : Herbert L. Strock
Année : 1957
Scénariste : Aben Kandel
Pays : Etats-Unis
Genre : Teensploitation, épouvante
Interdiction : /
Avec : Sandra Harrison, Louise Lewis, Gail Ganley, Mary Adams, Heather Ames...


L'HISTOIRE : Nancy Perkins, qui n’apprécie pas que son père se soit remarié si vite après la mort de sa mère, est expédiée dans une école privée pour filles. Au sein de l'établissement, Miss Branding, professeur de sciences, teste sa théorie selon laquelle le potentiel humain recèle un pouvoir qui dépasse celui de l'atome. Grâce à l'hypnose et une amulette spéciale provenant des Carpates, Nancy Perkins devient le sujet idéal de ses expériences qui aboutissent à une série de meurtres...

MON AVIS : Après le succès de La Fureur de Vivre avec James Dean en 1955, les films mettant en vedette des teenagers ont fleuri sur les écrans. La Teensploitation était en marche. Rapidement, les ados ont été les stars d’œuvres de genre divers, allant du Beach Movie à la Bikesploitation en passant par les films de Délinquence Juvénile entre autres. Le public adolescent étant friand de frissons au cinéma ou dans les drive-ins, il était logique que le genre de l'épouvante s'empare du phénomène dans les 50's et mettent en scène nos ados victimes de monstres en tout genre. Le plus célèbre d'entre-eux reste assurément I Was a Teenage Werewolf, réalisé en 1957, la même année que ce Blood of Dracula qui bénéficie d'une renommée nettement moins prestigieuse que le film de Gene Fowler Jr mettant en vedette un certain Michael Landon. Concourant dans la catégorie des Craignos Monsters, Blood of Dracula a été réalisé par Herbert L. Strock, un metteur en scène peu prolifique, ayant plus œuvré dans le domaine de la série-télévisée que dans le cinéma. Il reste néanmoins connu des amateurs de petites séries B d'épouvante pour son quatuor de films bas de gamme mais néanmoins sympathiques : Blood of Dracula bien sûr mais aussi I Was a Teenage Frankenstein (1957), How to Make a Monster (1958) et The Crawling Hand (1963). Sympathique, Blood of Dracula l'est assurément. 69 minutes seulement au compteur, une mise en scène vraiment correcte et un casting qui fait tout à fait le job. On retiendra particulièrement la prestation de Louise Lewis dans le rôle du professeur Branding, de Mary Adams dans le rôle de la directrice madame Thorndyke, de Gail Ganley dans le rôle de Myra et de Sandra Harrison dans le rôle de l'héroïne Nancy Perkins. L'histoire pourra paraître un peu alambiquée puisqu'on y trouve un professeur de sciences (madame Branding) se servant d'une nouvelle élève (Nancy Perkins) pour étayer sa thèse qui ne trouve pas grâce aux yeux des référents masculins. Elle va hypnotiser la pauvre Nancy à l'aide d'un antique médaillon venant des Carpates et qu'on va supposer être en rapport avec Dracula, puisque, grâce à ce médaillon, miss Branding aura tout loisir de transformer Nancy en repoussante créature assoiffée de sang humain ! Mais avant cela, il faut se plonger durant 35 bonnes minutes dans l'univers de cette école privée pour filles. Le côté Teensploitation est présent durant toute cette durée, avec tout ce que le genre possède comme code : chamailleries entre filles, épreuves initiatiques pour intégrer le groupe, amourette avec l'unique garçon de l'école, soirée festive avec arrivée inattendue d'autres garçons dont l'un poussera la chansonnette (Puppy Love, chanson écrite et donc interprétée par Jerry Blaine) et j'en passe. Rien de transcendant ici mais comme déjà dit, c'est plutôt bien mis en scène et c'est traité avec un certain sérieux et une vraie application côté jeu d'acteurs. Bien sûr, on attend principalement de voir la créature vampire, dont le look a provoqué une certaine hilarité chez les spectateurs de l'époque, voire même chez le public contemporain ! Il faut avouer que le visage de Sandra Harrison, maquillé en vampire avec gros sourcils et regard inquiétant, provoque plus le rire que l'effroi. Il faut quand même noter que c'est la première fois dans un film de langue anglaise qu'on voit les dents proéminentes d'un vampire et ce, un an avant Le Cauchemar de Dracula par exemple ! De quoi réévaluer à la hausse ce Blood of Dracula non ? La dernière demi-heure verra se mélanger enquête policière pour tenter de trouver l'auteur de trois meurtres dont les victimes ont été entièrement vidées de leur sang et quelques transformations de Nancy en vampire. Herbert L. Strock n'a pas réalisé ici un classique du genre, ça c'est certain, mais vu la réputation catastrophique de son film, j'ai plutôt été agréablement surpris même si je ne m'attendais pas à ce mélange entre Teensploitation et film de vampire. Un Craignos Monsters qui n'a pas volé cette étiquette mais qui s'avère tout de même plus sympa à regarder que d'autres films du même genre. A réserver tout de même aux amateurs ayant des dispositions à apprécier ce type de spectacle et qui font partie de la catégorie "très bon public", comme moi...

* Disponible en DVD chez -> BACH FILMS
Très belle copie pour ce film présenté en VOSTF




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TERRIFIER

 

TERRIFIER
(Terrifier)

Réalisateur : Damien Leone
Année : 2016
Scénariste : Damien Leone
Pays : Etats-Unis
Genre : Gore, slasher
Interdiction : -16 ans
Avec : David Howard Thornton, Jenna Kanell, Samantha Scaffidi, Catherine Corcoran...


L'HISTOIRE : Lors de la nuit d'Halloween, dans la petite ville de Miles County, deux copines, Tara et Dawn, vont devenir la cible d'un tueur fou grimé en clown. Réfugié dans un immeuble quasi abandonné et en cours de dératisation, Tara et Dawn vont tenter de rester en vie le temps que Victoria, la sœur de Tara, ne vienne les récupérer, sans se douter de que qui se trame dans les sous-sols de l'immeuble...

MON AVIS : J'ai l'impression d'être sur RTL9 là ! En effet, je visionne le premier Terrifier après avoir regardé hier Terrifier 2 ! Un enchaînement classique sur RTL9, qui passe souvent le second film d'une saga avant le premier. Allez comprendre ! En tout cas, séduit par le festival ultra-gore du second volet de cette saga, j'ai eu envie de voir comment tout ça avait commencé. Ce à quoi vous me répondrez qu'il faut en fait débuter par All Hallows' Eve (2013) si on veut vraiment assister au début de Art le Clown ! Oui je le sais mais autant faire tout à l'envers au point où j'en suis ! Bon alors, que vaut ce Terrifier, réalisé et scénarisé en 2016 par Damien Leone. Je savais qu'on lui avait reproché de ne pas avoir pondu un scénario très développé avec ce film, ce qui explique la durée de 2h18 du second chapitre. Oui, c'est vrai, le scénario de Terrifier tient sur un timbre poste mais bon, on parle d'un slasher se déroulant quasiment en huis clos , à l'intérieur d'un vieil immeuble plein de rats. Qui plus est, Terrifier n'a pas disposé d'un très gros budget et limite donc le nombre de ses protagonistes en les enfermant dans un lieu unique. Parmi ces derniers, on trouve donc donc Dawn (Catherine Corcoran), une jolie blondinette qui passe la soirée d'Halloween avec Tara (Jenna Kanell), sa meilleure amie. Suite à une soirée un peu trop arrosée, les deux copines ont la sage idée de ne pas reprendre le volant et d'appeler à la rescousse Victoria (Samantha Scaffidi), la grande sœur de Tara. En attendant que Victoria arrive, Dawn et Tara vont se manger une part de pizza dans une pizzeria avoisinante. Rien d'exceptionnel me direz-vous, sauf qu'un drôle de type habillé et maquillé en clown entre dans la même pizzeria et va avoir un drôle de comportement envers les deux filles. Il sera ensuite mis à la porte par le patron. De retour dans leur voiture, toujours dans l'attente de l'arrivée de Victoria, les deux filles ne se doutent pas que notre clown au maquillage assez flippant il faut le reconnaître est revenu en douce dans la pizzeria et qu'il est en train de commettre un joyeux massacre sur le patron et son employé. Un massacre assez gore mais ce n'est rien en comparaison de ce qui va suivre. Car oui, Terrifier, malgré son budget, ne lésine pas sur les effets gore de très bonne qualité et ne se retient nullement quand il s'agit de faire dans la boucherie. Une fois Dawn kidnappé par Art le Clown, le film va se focaliser sur le destin de Tara, qui va assister bien malgré elle à un meurtre ultra-gore, voyant son amie se faire découper en deux dans le sens de la longueur (à la Ed Gein, si vous voyez le tableau...) et ce, à l'aide d'une scie à métaux ! Ouille, ca fait mal et on sert les dents face à notre écran, surtout que l'effet est franchement réaliste et bien gerbant ! S'ensuivra une confrontation entre Art le Clown et Tara puis le film va adopter le point de vu de Victoria, qui vient d'entrer dans l'immeuble. Entre-temps, on aura également fait connaissance avec un employé de dératisation et une curieuse locataire qui trimbale une poupée dans ses bras. De la chair à canon pour notre tueur en série totalement frappadingue, qui les honoreras de son don pour le massacre d'humain, le tout à grand renfort de latex et avec zéro CGI ! Des effets gore mis au point par le réalisateur lui-même, qui a décidément plusieurs cordes à son arc. Des effets gore qui sont le principal intérêt de Terrifier et à ce niveau, on sera servi ! Le look et le comportement d'Art le Clown (David Howard Thornton) vaut aussi son pesant de cacahuètes et donne tout son sel à ce slasher gore à l'histoire faiblarde mais aux meurtres brutaux qui raviront les amateurs et qui donne un film une tonalité torture porn assez bienvenue en fait. L'ambiance est en tout cas assez sordide et plus malsaine que le second volet, qui, lui, est une véritable fête foraine du gore ! 

     

TERRIFIER 2

 

TERRIFIER 2
(Terrifier 2)

Réalisateur : Damien Leone
Année : 2022
Scénariste : Damien Leone
Pays : Etats-Unis
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : David Howard Thornton, Lauren LaVera, Elliott Fullam, Casey Hartnett...


L'HISTOIRE : Art le clown n'est pas mort. Il est ressuscité par une entité maléfique et massacre le coroner qui travaillait sur son cadavre. Un an plus tard, il décide de revenir dans la petite ville de Miles County, devenue célèbre pour ses sanglants exploits. La veille d'Halloween, il décide de s'en prendre à Sienna et son jeune frère Jonathan...

MON AVIS : En 2011, Damien Leone réalise un petit court-métrage dont Art le clown est déjà le héros. Il réutilise ce personnage atypique en 2013 dans son film à sketchs All Hallows' Eve dans lequel il sert de fil conducteur aux diverses histoires puis décide d'en faire le héros à part entière d'un film, à savoir Terrifier qui sort en 2016. Précédé d'une réputation de film gore généreux, Terrifier se targue d'un relatif succès auprès des fans, suffisant pour que Damien Leone s'attelle à une suite dès 2019 mais la pandémie de Covid-19 va venir tout chambouler et Terrifier 2 ne sortira en fin de compte qu'en octobre 2022 ! Une sortie en salles aux USA, sur 900 copies, avec une recette de 400 000$ le premier jour ! Un succès incroyable pour ce type de film indépendant, et qui s'est poursuivi puisque, après deux semaines d'exploitation, le film a rapporté plus de 3,4 millions de dollars au box-office américain. Il faut dire que le bouche-à-oreille a particulièrement bien marché, que distribuer ce film à la période d'Halloween a été une très bonne idée et que le fait que certains spectateurs se soient évanouis ou ont du sortir vomir lui a fait une belle publicité ! En France, entendre que des gens s'évanouissent à la vision d'un film est un argument publicitaire bien connu mais qui donne évidemment envie de voir si tout ce remue-ménage est justifié ou si on est en présence de fragiles qui passent leur temps à regarder des comédies romantiques ou des films de Noël et qui ne sont donc clairement pas le public cible de Terrifier 2. Je rassure ma famille et mes fans (rires), tout va bien pour moi, pas de nausées ni d'évanouissements après la vision du film de Damien Leone ! N'étant pas coulrophobe non plus, terme traitant des personnes phobiques aux clowns pour ceux qui ne le savent pas, je n'avais pas d'appréhension particulière à suivre les méfaits ultra-gore d'Art le Clown, tueur psychotique muet au déguisement et maquillage particulièrement réussi et dérangeant. L'action de Terrifier 2 démarre directement à la suite du premier film qui voyait notre tueur fou entre les mains d'un coroner à la morgue de Miles County. Ce dernier sera donc la première victime du film et ça nous met directement dans l'ambiance : ça va saigner ! Beaucoup ! Vraiment beaucoup ! Art le clown serait apparemment revenu à la vie grâce à une entité maléfique, incarnée par une petite fille grimée elle aussi en clown démoniaque et qui le suit partout. La scène qui suit, dans la laverie, est pleine d'humour et pose les bases du spectacle qui nous attend : un véritable tour de train fantôme, une déambulation dans une attraction foraine, qui mêle humour noir et sauvagerie ultra-gore donc, dans une ambiance typiquement Halloweenesque. Terrifier 2 nous propose deux nouveaux personnages principaux, à savoir Sienna (Lauren LaVera) et son jeune frère Jonathan (Elliott Fullam), deux ados fragilisés par le décès récent de leur père d'une tumeur au cerveau et qui ne facilitent pas la vie de leur mère, dépassée elle aussi par les événements. On sent que Damien Leone a voulu étoffer son récit, lui donner plus de consistance, travailler plus ses personnages, car cela lui avait été un peu reproché pour le premier Terrifier. On ne peut pas dire qu'il n'a pas fait d'effort ici, le personnage de Sienna étant vraiment travaillé, d'un point psychologique mais aussi en terme d'héroïne du film avec un costume d'Halloween qu'elle s'est confectionnée elle-même et qui la met particulièrement bien en valeur, et qui a un rapport avec la mort de son père. Ce travail sur le scénario se traduit également par la durée même de Terrifier 2, qui atteint 138 minutes au compteur ! Honnêtement, c'est beaucoup trop mais ça permet au réalisateur de prendre son temps pour poser ses personnages justement. Maintenant, attardons-nous un peu sur ce qui fait le principal intérêt du film, à savoir le gore ! Et là, y'a pas photo, c'est un festival d'atrocités en tout genre qui vous attend, avec néanmoins ce petit côté festif qui fait que ça passe comme une lettre à la poste et qu'on jubile devant l'imagination de chaque meurtre qui se transforme systématiquement en boucherie. Art le clown sait y faire pour transformer un humain en bouillie sanguinolente et il ne lésine pas sur les efforts, tout comme les équipes d'effets spéciaux et de maquillage qui s'en sont données à cœur joie. Impossible de dresser le catalogue de ce que vous allez vous prendre en pleine poire mais niveau barbaque et tripailles, vous en aurez pour votre argent, c'est le moins que l'on puisse dire. Bref, si vous voulez du clown sauvage qui arrache des scalps, éviscère ses victimes, les décapite et j'en passe, vous êtes au bon endroit. Âmes sensibles s'abstenir même si tout ça, ce n'est que du cinéma et que l'humour des situations vient adoucir ces actes de barbaries joyeux ! Un troisième volet est déjà annoncé, on reverra donc Art le clown et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle !


CHARLIE SAYS

 

CHARLIE SAYS
(Charlie Says)

Réalisateur : Mary Harron
Année : 2018
Scénariste : Guinevere Turner
Pays : Etats-Unis
Genre : Biopic, Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Hannah Murray, Matt Smith, Sosie Bacon, Marianne Rendon, Merritt Weaver...


L'HISTOIRE : Emprisonnées depuis 3 ans suite aux meurtres qu'elles ont perpétré en tant que membre de la Famille de Charles Manson, Lulu, Sadie et Katie reçoivent la visite de Karlene Faith, une éducatrice spécialisée qui doit les aider à comprendre leurs gestes. Petit à petit, les filles se livrent sans tabou et Karlene découvre comment était la vie dans la Famille et comment le pouvoir de persuasion de Manson a pu laver le cerveau de jeunes innocents et les transformer en tueurs sanguinaires...

MON AVIS : La réalisatrice Mary Harron est principalement connue pour ses premiers films, I Shot Andy Warhol (1996), The Notorious Bettie Page (2005) et surtout American Psycho (2000). Œuvrant principalement dans le domaine de la série-télévisée, elle fait son retour en 2018 avec Charlie Says, dont le scénario est basé sur plusieurs ouvrages consacrés à la Famille et aux filles Manson : The Family de Ed Sanders, qui a servi de base principal au récit mais aussi The Long Prison Journey of Leslie Van Houten: Life Beyond the Cult de Karlene Faith et Child of Satan, Child of God: Her Own Story de Susan Atkins. Le film s'intéresse principalement aux trois meurtrières qui ont été incarcéré dans une prison pour femmes en attente de leur exécution : Leslie 'Lulu' Van HoutenPatricia 'Katie' Krenwinkel et Susan 'Sadie' Atkins. La peine de mort ayant été abolie dans l'Etat où elles étaient détenues, leur sentence s'est transformée en emprisonnement à vie. Le film débute trois ans après les sordides meurtres du 9 et 10 août 1969. Les trois prisonnières vivent côte à côte, chacune dans une cellule, à l'abri des autres détenues. La responsable du centre pénitencier pour femmes va demander à une éducatrice spécialisée, Karlene Faith, de les "aider" à réaliser ce qu'elles ont commis car les trois jeunes femmes sont toujours sous l'emprise mentale de leur gourou Charles Manson. Commence alors pour Faith un voyage au sein des 60's et de la Famille. Le film alterne donc scènes de discussions entre Faith et les trois filles, avec tentatives de prise de conscience et remise en question de ce qu'on leur a inculqué et de très nombreux flashback nous propulsant également au sein de la secte Manson. Le plus célèbre des chuchoteurs est interprété par le très bon Matt Smith, que je n'avais pas tout de suite reconnu. L'acteur, qui s'illustre actuellement en tant que Daemon Targaryen dans House of the Dragon, campe un très bon Manson et fait à nouveau preuve de beaucoup de talent pour ce rôle on se doute difficile. Charismatique, beau parleur, colérique, manipulateur, on retrouve toutes les caractéristiques du gourou dans son interprétation et le film met bien en avant cette personnalité sombre et ultra narcissique, lui qui répétait pourtant à ses disciples qu'il fallait oublier son ego. La reconstitution du Spahn Ranch est excellente, c'est d'ailleurs le même décor dont s'est servi Tarantino pour Once upon a time in Hollywood, tout comme la reconstitution de l'ambiance hippie qui y régnait. La liberté et l'amour sans tabou étaient le fer de lance de la Famille et le film ne s'interdit pas à nous montrer ces pratiques, qui ont également permit à Manson d'asseoir sa position de leader intouchable. Il est assez effrayant de voir comment les nombreuses filles présentes, mais aussi les garçons comme Tex Watson, sont totalement dévouées à ce gourou maléfique et comment l'esprit humain peut vaciller aussi facilement quand on lui raconte ce qu'on a envie d'entendre, même si c'est un total ramassis de conneries. Le film se focalise d'ailleurs principalement sur Lulu, qui est jouée par Hannah Murray (Vère dans Game of Thrones), l'une de nouvelle recrue de la Famille. On va suivre le long processus qui va faire de cette innocente jeune fille une fervente disciple de Manson, au contact de ses amies Katie (Sosie Bacon) et Sadie (Marianne Rendón) qui sont, elles, déjà sous l'emprise de ce dernier. On appréciera l'ultime scène du film d'ailleurs, qui nous montre que la vie de Lulu aurait pu être tout autre si elle avait réussi a faire le bon choix à un moment donné. Mais l'emprise de Manson était trop forte à ce moment là, malheureusement pour elle. Charlie Says retrace donc tout le parcours de Manson et de ses disciples, de son amitié avec un des membres des Beach Boys, son désir de devenir musicien (la B.O. est d'ailleurs composé de nombreuses chansons de Manson), sa frustration de ne pas y être arrivé face au refus d'un producteur (ce qui déclenchera le drame à venir), son interprétation toute personnelle des paroles des chansons de l'album blanc des Beatles, sa haine des noirs, son projet Helter Skelter, et les meurtres de Sharon Tate, femme de Roman Polanski et enceinte de huit mois, ainsi que de ses amis présents cette nuit du 9 août 1969 dans la villa de Cielo Drive puis des meurtres de Leno et Rosemary LaBianca le 10 août. On pourra parfois trouver le film un peu ambigu concernant Katie, Sadie et surtout Lulu, car on a souvent l'impression qu'on veut nous les faire passer plus pour des victimes que pour des criminelles. Certes, victimes elles le sont, d'un gourou qui leur a complètement lavé le cerveau mais ça ne retire en rien l'abomination de leurs actes. En tout cas, pour qui s'intéresse à la Famille et à Charles Manson, Charlie Says est assurément l'un des meilleurs films sur le sujet. Patricia Krenwinkel et Leslie Van Houten sont toujours emprisonnées à la California Institution for Women. Susan Atkins est décédée d'un cancer en prison le 24 septembre 2009. Charles Tex Watson est toujours détenu à Mule Creek State Prison. Charles Manson est décédé en prison le 19 novembre 2017. 


LA MAISON DE LA TERREUR

 

LA MAISON DE LA TERREUR
(La Casa con la scala nel buio)

Réalisateur : Lamberto Bava
Année : 1983
Scénariste : Dardano Sacchetti, Elisa Briganti
Pays : Italie
Genre : Giallo
Interdiction : -16 ans
Avec : Andrea Occhipinti, Anny Papa, Fabiola Toledo, Michele Soavi, Valeria Cavalli...


L'HISTOIRE : Engagé afin de composer la musique d’un film d’horreur, Bruno emménage dans une vaste villa, dans la banlieue de Rome, dont le propriétaire est Tony Rendina, un ami d’enfance. Très vite, Bruno réalise que la maison est le cadre de faits étranges et inexplicables. Il fait bientôt la connaissance de Katia, une voisine, laquelle est sauvagement assassinée à l’arme blanche dans le jardin bordant la propriété. Un tueur rôde dans les parages, et le cauchemar ne fait que commencer... 

MON AVIS : Difficile d'être le fils de pour un réalisateur, surtout quand le paternel n'est autre que l'illustre Mario Bava ! C'est ce que va découvrir son fils Lamberto, qui sera de tout temps comparé à son père et ce, pas en sa faveur. Il est vrai que le rejeton n'a pas le talent de sa papa mais comme ils ne font pas du tout le même type de cinéma, la comparaison n'a pas vraiment lieu d'être. Lamberto Bava joue dans la catégorie du cinéma bis décomplexé, à base de relation nécrophile (Baiser Macabre), de monstre aquatique (Apocalypse dans l'Océan Rouge), d'ex-policier vengeur (Blastfighter), de démons sortant des écrans de cinéma ou de télévision (Démons 1 & 2) ou de tueurs fous (Body Puzzle, Delirium) entre autres. Il ira même côtoyer l'univers de la féérie avec des mini-séries de qualité, telles La Caverne de la Rose d'Or. En 1983, pour son second long métrage, il décide de tâter de l'univers du giallo, genre-phare du cinéma italien dans les 70's et dont le chant du cygne a été entamé depuis belle lurette, avec des exceptions tout de même, à l'image du formidable Ténèbres de Dario Argento bien sûr, réalisé en 1982. C'est suite à l'achat d'une luxueuse villa par le réalisateur Sergio Martino que le projet de La Casa con la scala nel buio voit le jour. Le célèbre réalisateur italien se dit que sa nouvelle maison serait le cadre idéale pour une histoire policière et les scénaristes Dardano Sacchetti et Elisa Briganti imaginent donc une intrigue faisant de la villa un personnage à part entière. Conçu au départ pour être une mini-série télé en quatre parties, le projet redevient un film quand les chaînes télévisées le rejettent à cause de sa trop grande violence. Avec La Maison de la Terreur, ou La Maison avec l'Escalier dans le Noir pour le titre original, Lamberto Bava, et surtout ses scénaristes, ont allégrement puisé chez d'autres metteurs en scène tels Brian de Palma, dont les influences issues de Blow-Out et de Pulsions sautent aux yeux, mais aussi chez Dario Argento et son Ténèbres déjà cité et même, n'y allons pas par quatre chemin, chez Alfred Hitchcock. Le résultat final est malheureusement décevant, La Maison de la Terreur étant un giallo assez paresseux, bien trop long (106 minutes au compteur) et qui a pour principal défaut un casting peu avantageux. Bruno, le héros, est interprété par le très fade Andrea Occhipinti, qu'on a envie de secouer tout au long du film tant sa prestation est maussade et peu enjouée. Le casting féminin n'est pas non plus très reluisant, à l'exception de Lara Lamberti qui tire son épingle du jeu. Le rythme est assez mollasson, un comble pour un thriller, les situations sont répétitives et on s'ennuie souvent devant le film. Dommage car il y a tout de même de bonnes choses à retenir, comme une certaine habileté à créer le doute chez le spectateur en ce qui concerne les multiples suspects potentiels par exemple ! Le meurtrier au cutter serait-il cette réalisatrice de film d'horreur qui n'est jamais présente quand le héros désire la voir ? Ou bien ce curieux gardien de maison qui a accès à toutes les pièces ? Le héros lui-même, devenant fou de part son travail de compositeur ? La petite amie de ce dernier, qui aime se balader à l'improviste armée d'un long couteau ? Mystère, mystère ! Autre point positif, la violence exacerbée lors des quelques meurtres qui parsèment le film et notamment, celui dans la salle de bain qui est vraiment choc et filmé avec une complaisance certaine qui réjouira les amateurs. La musique de Guido et Maurizio De Angelis est également à prendre en compte, tout comme le twist final, bien déviant. Encore une fois, il est dommageable que tout cela s'éternise et s'étire en longueur, une durée de 85 minutes aurait nettement profité au film je pense. On notera la bonne utilisation des diverses parties de la maison ainsi que la présence du jeune Giovanni Frezza, ce petit blondinet que Lucio Fulci a traumatisé dans La Maison près du Cimetière et La Malédiction du Pharaon en 1981 et 1982. Pas un giallo de référence malgré des intentions fort louables...

* Disponible en Blu-Ray chez -> LE CHAT QUI FUME  
BONUS:
• L'escalier de la mort avec Lamberto Bava (16 min 30)
• Bienvenue à la maison avec le scénariste Dardano Sacchetti (21 min)
• Dans une maison vide avec le chef opérateur GIANLORENZO BATTAGLIA (17 min)
• Film annonce