Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


lundi 12 septembre 2016

LA VALLÉE DU SOLITAIRE

LA VALLÉE DU SOLITAIRE
(High Lonesome)

Réalisateur : Alan Le May 
Année : 1950
Scénariste : Alan Le May
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : John Barrymore Jr., Chill Wills, John Archer, Lois Butler, Basil Ruysdael...


L'HISTOIRE : Après s’être enfui du ranch où il a été sévèrement traité, un jeune garçon arrive à Big Bend, dans le Texas. Obligé de voler pour se nourrir, il se fait attraper et est aussitôt accusé du double meurtre qui vient d'être perpétré dans les environs. Surnommé "Cooncat" par les habitants du ranch, il va devoir faire preuve de ténacité pour prouver son innocence, heureusement aidé en cela par la jolie Meagan, la fille d’un riche propriétaire local...

MON AVIS : Sous ses airs de western qui ne paye pas de mine, La Vallée du Solitaire s'avère une bonne surprise pour qui apprécie les westerns à l'américaine datant des années 50. Avec un budget qu'on peut estimer comme plus que modeste, le réalisateur s'en sort plutôt bien avec son histoire de jeune rebelle que tout le monde accuse d'être un menteur, un mythomane et un manipulateur. Ce personnage, surnommé "Cooncat", est interprété par le tout jeune John Barrymore Jr. qui n'est autre que le fils de l'excellent acteur John Barrymore et le père de Drew Barrymore. Dans La Vallée du Solitaire, il interprète un personnage de révolté, qui préfigure avec cinq ans d'avance le James Dean de La Fureur de Vivre. On pourra lui reprocher ici un jeu d'acteur assez théâtral, parfois même irritant au début mais plus le film avance, plus on apprécie ce jeune homme et ses drôles d'histoires qui font peser le doute et la suspicion sur sa personne. Des histoires tellement énormes qu'on finit nous aussi, spectateurs, à se demander s'il n'est pas effectivement un bonimenteur professionnel. Lorsqu'il décrit les deux personnes censés avoir commit le double meurtre dont il est accusé, on lui répond que sa description correspond exactement à deux individus qui sont... morts et enterrés depuis belle lurette ! Intrigant non ? Ajoutons qu'il semble avoir des visions puisque ces deux individus morts, eh bien, lui, il les voit ! Est-il au centre d'une conspiration, est-il un pion sur un échiquier ? Fait-il partie d'un complot visant à raviver une ancienne guerre des ranchs ? Tout semble possible et c'est bien l'intérêt du film, de nous balader sur des fausses pistes et de semer le doute dans notre esprit. Hormis ces diverses interrogations sur le protagoniste principal, La Vallée du solitaire se montre également intéressant dans ses rapports entre les autres personnages. Le propriétaire du ranch dans lequel Cooncat a été accueilli refuse de juger le jeune homme sans avoir des preuves tangibles à son encontre, à la différence d'un autre propriétaire terrien qui lui se fait un jugement hâtif, ce qui déclenchera la réouverture d'anciennes hostilités entre les éleveurs de bétails de la région. Entre les accusations et le mystère qui entoure le jeune Cooncat, entre les tensions qui se ravivent entre les propriétaires de ranch, le réalisateur Alan Le May, qui est aussi scénariste ici (si son nom ne vous dit rien, on lui doit quand même les romans qui ont inspiré le scénario de La Prisonnière du Désert, chef-d'oeuvre de John Ford et Le Vent de la Plaine de John Huston) trouve le temps de rajouter une jolie love-story entre notre jeune rebelle et la petite fille de son hôte. Le film n'est de plus pas avare en action, nous fait profiter de superbes paysages naturels, le tout filmé en Technicolor. Si la découverte du pot-aux-roses est un peu téléphoné et facile, on prend un réel plaisir à parcourir cette Vallée du Solitaire. Ce n’est pas une grande réussite du genre, certes, mais il se révèle suffisamment énergique, attachant et prenant pour qu'on lui laisse sa chance. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS 

NOTE : 4/6


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