Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




SPOOKIES

SPOOKIES
(Twisted Souls / Spookies)

Réalisateur : Genie Joseph, Thomas Doran, Brendan Faulkner
Année : 1986
Scénariste : Brendan Faulkner, Frank M. Farel, Thomas Doran, Ann Burgund
Pays : Etats-Unis, Pays-Bas
Genre : Horreur, Monstres
Interdiction : -12 ans
Avec : Felix Ward, Maria Pechukas, Dan Scott, Alec Nemser, Nick Gionta...


L'HISTOIRE : Un sorcier va attirer dans sa demeure abandonnée un groupe de joyeux fétards afin de les sacrifier, ce qui lui permettra de ramener à la vie sa belle fiancée qu'il sauvegarde des méfaits de la vieillesse  et de la décomposition depuis plus de 70 ans. Le groupe d'amis va se retrouver enfermé dans la lugubre demeure et chaque pièce visitée apportera son lot d'horreur et de monstres...

MON AVIS : Bénéficiant d'une certaine réputation dans les années 80, via son édition VHS dotée d'une jaquette promettant monts et merveilles ("avec des effets spéciaux époustouflants et des images inoubliables, Spookies atteint les sommets de l'horreur"), Spookies ne tient malheureusement pas longtemps la route et si j'avais pour souvenir de ne pas avoir aimé déjà à cette époque, j'ai vite déchanté à cette nouvelle vision on ne peut plus cahotique. Déjà, on ne comprend rien du tout à l'histoire et les séquences sans queue ni tête s'enchaînent dans la plus grande pagaille, le montage du film étant lui-même une véritable catastrophe. Précisons toutefois qu'il y a une raison à ce capharnaüm cinématographique : en 1983, les deux réalisateurs Thomas Doran et Brendan Faulkner décident de réaliser un film d'horreur avec un bestiaire de monstres divers, sous le titre de Twisted Souls. Le tournage ne se terminera jamais et les bobines tombent dans les oubliettes. En 1985, elles ressurgissent et on demande alors au réalisateur Genie Joseph et à la scénariste Ann Burgund de créer des scènes additionnelles pour terminer le film qui sortira en 1986 sous le titre de Spookies. D'où cette impression permanente de film décousu, désordonné et bordélique au possible, tantôt sérieux ou versant dans l'humour potache bas de gamme. S'ajoute à cela un casting entièrement calamiteux (il n'y en a pas un ou une pour rattraper l'autre !), des dialogues d'une lourdeur et d'une déficience rare, un rythme molasson et une musique souvent à côté de la plaque. Spookies confine la plupart du temps au ridicule le plus total et deviendra certainement une perle du côté des amateurs de nanar pur jus. Reste donc à parler de ce pourquoi on a enclenché le film : sa galerie de monstres ! Ces derniers, caoutchouteux évidemment vu l'époque (ce qui n'est pas un mal, au contraire), oscillent entre le bon et le mauvais. Les fans de créatures monstrueuses pourront trouver un petit capital sympathie au film avec le bestiaire présenté, qui brasse large : zombies, femme-araignée, homme-chat, goblins, squellette armée d'une faux, monstres boueux qui passent leur temps à...péter (si, si, un grand moment de n'importe quoi !) et j'en passe. Le sorcier est le maître de tout ce beau monde et son but fait également dans le sensationnel : il veut ressusciter sa dulcinée (qui ne l'aime pas du tout en plus !) afin de la...sauter ! Ben oui, il n'a jamais consumé cet amour vu que la belle se refuse continuellement à lui donc là, il en a marre et décide de passer à la vitesse supérieure ! Bref, si vous avez envie de zieuter quelques jolis monstres en latex ou d'essayer de comprendre ce qu'il se passe à l'écran (si vous y arrivez, me contacter, merci...), ou si vous êtes tout simplement adepte de délire filmique incompréhensible et qui balance des séquences illogiques toutes les cinq minutes, Spookies est irrémédiablement fait pour vous. Les autres admireront (ou pas) les créatures en folie et trouveront au final qu'ils viennent de perdre 80 minutes de leur vie.

NOTE : 1/6



LES YEUX SANS VISAGE

LES YEUX SANS VISAGE
(Les yeux sans visage)

Réalisateur : Georges Franju
Année : 1960
Scénariste :  Pierre Boileau, Thomas Narcejac, Jean Redon, Claude Sautet
Pays : France, Italie
Genre : Epouvante, Savants fous
Interdiction : -16 ans
Avec : Pierre Brasseur, Alida Valli, Juliette Mayniel, Edith Scob, François Guérin...


L'HISTOIRE : Responsable d'un accident de la route qui a complètement défiguré sa fille Christiane, le professeur Génessier, dont les travaux sur les hétéro-greffes font de lui une somnité en la matière, fait passer cette dernière pour morte. Il peut alors se livrer à des tentatives de greffes de visage, qu'il prélève sur de jeunes filles innocentes que sa secrétaire Louise kidnappe à longueurs de semaines...

MON AVIS : Avec Les yeux sans visage, Georges Franju réalise en 1959 le premier véritable film horrifique français ! On applaudit bien fort car le film est en plus une vraie réussite, qui mèle plusieurs genres en fait : ambiance policière avec les kidnapping de jeunes filles par Louise, personnage torturé et mélancolique magnifiquement interprétée par Alida Valli, qu'on reverra dans nombre de films d'horreur par la suite ; ambiance d'épouvante avec le décor de l'imposante demeure du professeur Génessier, ses longs escaliers, son sous-sol dans lequel il garde des dixaines de chiens en cage, son laboratoire ; ambiance horrifique avec une scène mémorable de prélévement de visage, extrêmement crédible et réaliste, devenue culte ; ambiance dramatique avec le personnage de Christiane, sorte de fantôme déambulant dont la perte du visage a brisé la vie, la jeunesse, la passion. Toute ces ambiances se téléscopent dans une parfaite alchimie et sont sublimées par la musique de Maurice Jarre, qui a composé ici des thèmes marquants qui restent en mémoire après écoute. Mais ce qui frappe avant tout dans Les yeux sans visage, plus que ces ambiances, plus que cette scène gore, plus que la composition parfaite du casting, c'est la poésie qui se dégage de ses plus belles images. Voir Edith Scob portant ce masque blanc inexpressif (et pourtant ô combien plus expressif que le visage de certains acteurs, véritable tour de force de Franju !) déambuler dans les couloirs, consciente des méfaits de son père, acceptant elle-même cette situation lorsqu'elle caresse le visage de la future opérée, la voir à la fin libérer les animaux prisonniers de leur condition, tout comme elle, et être entourée de blanches colombes, autant de visions magnifiques qui confèrent une aura onirique et magique au film de Franju. Dans ces scènes, le temps semble s'arrêter, on n'a plus de repéres et on se croirait dans un rêve. La douce mélodie composée par Maurice Jarre lors de ces passages n'est pas anodine à ce ressenti. Pierre Brasseur est également l'un des points forts du film et son personnage de savant fou désirant absolument réparer sa faute est remarquable de justesse et de froideur. Avec Les yeux sans visage, Georges Franju prouve que le cinéma d'épouvante à la française existe et qu'il peut être de qualité. Un très beau film. 

NOTE : 5/6



MORITURIS - LEGIONS OF THE DEAD

MORITURIS - LEGIONS OF THE DEAD
(Morituris)

Réalisateur : Raffaele Picchio
Année : 2011
Scénariste :  Gianluigi Perrone
Pays : Italie
Genre : Horreur, Spectres
Interdiction : -16 ans
Avec : Valentina D'Andrea, Andrea De Bruyn, Désirée Giorgetti, Francesco Malcom, Giuseppe Nitti , Simone Ripanti...


L'HISTOIRE : Deux jeunes filles en visite en Italie se font inviter par trois garçons de la région pour se rendre à une Rave Party. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette dernière doit avoir lieu sur un ancien cimetière de gladiateurs et que les spectres de ces combattants de l'antiquité vont venir troubler la fête...

MON AVIS : Pour son premier long métrage, Raffaele Picchio décide de ressusciter le cinéma Bis italien, rien que ça ! Pour ce faire, il choisit de mettre en scène des gladiateurs morts vivants (ou les spectres de gladiateurs morts, c'est pareil...) qui vont venir massacrer quelques adolescents de manière bien violente. Si la jaquette du film laisse à penser que l'action se déroule dans l'antique Rome, détrompez-vous, tout se passe à notre époque. Il fait dire que le réalisateur n'a pas du avoir un très gros budget et le film flirte parfois avec l'amateurisme, ce qui pourra en rebuter certains s'attendant à voir du grand spectacle à la Ben-Hur ! On a plutôt droit à un spectacle minimaliste, que ce soit en nombre d'acteurs ou de décors. Raffaele Picchio s'est néanmoins payer le luxe d'avoir Sergio Stivaletti aux effets spéciaux gore, ce qui promet un bon niveau de qualité en terme de violence visuelle. Morituris, dont la durée avoisine les 80 minutes, peut clairement être découpé en trois actes d'une durée à peu près égale. Le premier acte correspond à la présentation des protagonistes. Cette phase d'exposition, très bavarde, n'est guère passionnante et le flm s'enlise dans l'ennui et les clichés, les dialogues étant d'un niveau assez bas. Outre les 5 personnages principaux, on a également droit à la présentation d'un ami des trois garçons, qui leur parle de chez lui via le téléphone portable. Ce personnage est interprété par Francesco Malcom, célèbre acteur de porno. Ce dernier nous offrira par la suite une séquence issue tout droit de l'imagination de Bret Easton Ellis dans son American Psycho. Si les quelques scènes le mettant à l'écran n'ont pas vraiment d'intérêt concernant le fil rouge de l'intrigue, cette séquence se révèle particulièrement trash dans l'idée, même si elle est filmée de façon suggestive (heureusement pour l'actrice...). Passé ces premières 25 minutes guère entraînantes (mais néanmoins utiles pour nous faire ressentir de l'empathie pour les deux demoiselles), Morituris change radicalement de cap et vire dans le trash, le sordide et le malsain de façon assez expéditive. Raffaele Picchio ne recule pas devant les excès et nous offre des scènes de voyeurisme et de violence sexuelle qui sont vraiment efficaces au point de créer un certain malaise. Idem, cette seconde partie, particulièrement virulente et explicite, dure environ 20 minutes, ce qui est très long pour ce type de violence, je vous laisse la surprise. Le dernier acte mettra enfin en vedette nos gladiateurs d'outre-tombe. Si on a juste droit à cinq gaillards plutôt costaud recouvert de poussière pour leur donner un teint gris pâle et portant masques et diverses armes antiques, le réalisateur a peaufiné l'ambiance et l'ajout de brume ainsi que le décor forestier parviennent à créer un effet assez réussi pour un film à si faible budget. Sergio Stivaletti rentre lui aussi en scène et nous a concocté quelques effets gore bien sympa, à l'ancienne qui plus est, avec décapitation, empalement, crucifixion et autres petites joyeusetés sanguinolentes. Au final, Morituris n'est pas un grand film, loin de là, mais il a su nous mener en bâteau et la présence des gladiateurs revanchards et monolithiques s'avèrent réellement plaisante. Pas indispensable mais ça mérite le coup d'oeil pour ses excès dans de nombreux domaines.

* Disponible en Dvd et combo Dvd + BR chez Elephant Films

NOTE : 3/6



LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 1 : LE SECRET DES VALDEMAR

LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 1 : LE SECRET DES VALDEMAR
(La Herencia Valdemar)

Réalisateur : José Luis Alemán
Année : 2010
Scénariste : José Luis Alemán
Pays : Espagne
Genre : Fantastique, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Daniele Liotti, Óscar Jaenada, Laia Marull, Silvia Abascal, Rodolfo Sancho...


L'HISTOIRE : 1874. Lazaro Valdemar s'installe avec sa femme et son majordome dans une vaste demeure victorienne pour y fonder un orphelinat. Passionné par les nouvelles techniques, en particulier la photographie, ainsi que par l'ésotérisme, il met au point d'habiles subterfuges pour rendre crédible de fausses séances de spiritisme et sa notoriété ne cesse d'augmenter, tout comme ses gains. Lorsqu'un journaliste fouineur découvre la supercherie, Valdemar est envoyé en prison. Un homme, Aleister Crowley, va alors tenter de lui venir en aide, en ayant une idée bien précise de ce qu'il lui demandera en contrepartie...
De nos jours. Lluisa Llorente, experte en biens immobiliers, doit évaluer les richesses de la demeure abandonnée des Valdemar. Sans nouvelle d'elle, le directeur de l'agence engage Nicolas Tramel, un détective privé, pour la retrouver. Dans le même temps, ses collégues de travail, Eduardo et Ana, décident également de se rendre sur les lieux...

MON AVIS : Grosse production espagnole datant de 2010, Le territoire des ombres ressemble à un luxueux téléfilm en deux parties, une fresque à la fois contemporaine et victorienne, qui puise son inspiration dans l'univers du célèbre écrivain H.P. Lovecraft. Ambitieux et ayant bénéficié d'un budget conséquent, qui se voit clairement à l'écran, Le territoire des ombres possède un raffinement certain, que ce soit dans ses décors, superbement reconstitués, dans ses costumes d'époque, dans son ambiance. Un vrai travail a été fait au niveau des accessoires et de la direction artistique. Cette première partie pose les bases du scénario et nous présente d'abord les protagonistes de l'époque contemporaine, à savoir Lluisa Llorente, ses deux collègues, le directeur de l'agence (qui tient une canne dont le pommeau représente Chtulhu) ainsi que le détective Nicolas Tramel. Néanmoins, la grande majorité du récit de cette partie se déroule à l'époque victorienne et on nous présente l'histoire des Valdemar. Une véritable fresque historique se déroule sous nos yeux, plutôt bien mise en scène et bénéficiant d'acteurs convaincants. Certaines idées nous font sourire, dans le bon sens du terme, comme la rencontre de Valdemar avec Aleister Crowley et même Bram Stoker, réunis pour une séance de spiritisme qui se terminera dans une ambiance apocalyptique, le résultat n'étant pas celui escompté. Autre point positif, le majordome des Valdemar est interprété par Paul Naschy, pour ce qui sera l'un de ses derniers rôles. Bien qu'intéressante, cette première partie souffre quand même de nombreuses longueurs qui n'aident pas à maintenir notre intérêt éveillé et l'amateur de fantastique devra attendre plus d'une heure avant de voir son domaine de prédilection faire son apparition à l'écran. Une attente qui sera de plus assez frustrante puisque seule une goule nous sera présentée. Notre soif de voir les créatures imaginées par Lovecraft ne sera donc pas étanchée et il faudra certainement attendre la seconde partie, intitulée Le territoires des ombres partie 2 - Le monde interdit pour être rassasié. Surtout que lors du générique, quelques images de ce second chapitre nous sont dévoilées et il y a un Chtulhu de toute beauté ! La sortie Dvd n'étant pas prévue avant septembre 2013, on a le temps de voir venir...

NOTE : 3/6



HORROR HOSPITAL

HORROR HOSPITAL
(Horror Hospital / Computers Killers / La griffe de Frankenstein)

Réalisateur : Antony Balch
Année : 1973
Scénariste : Antony Balch, Alan Watson
Pays : Angleterre
Genre : Horreur, Comédie, Savants fous
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Gough, Robin Askwith, Vanessa Shaw, Ellen Pollock, Skip Martin...


L'HISTOIRE : Jeune compositeur dans un groupe pop victime d'insuccès, Jason Jones décide de tout larguer et de prendre une semaine de vacances pour se ressourcer. Repérant une annonce proposant des séjours à petits prix, Jason prend le train en direction du manoir de Brittlehurst, centre de repos dirigé par le docteur Storm. Dans le train, le jeune homme fait la connaissance de Judy, charmante demoiselle qui se rend également au centre pour y retrouver sa tante. Les deux nouveaux amis vont vite se rendre compte une fois sur place que le centre de repos est une façade derrière laquelle le docteur Storm peut se livrer à ses exactions médicales dans la plus grande tranquilité. Ce dernier est devenu expert en lobotomie et il transforme chaque visiteurs en robots vivants qui lui sont entièrement dévoué...

MON AVIS : Un bien curieux film que ce Horror Hospital, connu également en France sous le titre La griffe de Frankenstein. Pour faire court, c'est un pur film Bis à l'anglaise. Entendez par là que son réalisateur, Antony Balch, a mélangé divers ingrédients, comme l'horreur, la comédie voire la parodie, un petit zest d'érotisme et a saupoudré le tout d'une bonne dose d'humour british. Impossible de prendre au sérieux Horror Hospital, ce n'est d'ailleurs certainement pas son but. Rien que l'introduction nous met la puce à l'oreille, avec cette poursuite de deux personnes portant des bandages sanguinolents sur la tête et qui vont se faire décapiter par une lame amovible disposée sur une limousine ! On sent d'entrée de jeu que la suite va être du même accabit et que l'aspect "comédie" sera prédominant. Ce qui est effectivement bien le cas. L'humour noir est même omniprésent dans Horror Hospital, que ce soit avec la présence du nain, souffre-douleur de son maître, ou du look des surveillants, toujours habillés en motards, avec casque sur la tête quelque soit la situation ! Le personnage de Jason Jones, sorte de hippie un peu benêt, s'incruste donc parfaitement dans cet univers un brin loufoque et ses mésaventures donneront souvent le sourire. Sa délicieuse compagne, interprétée par Vanessa Shaw, qu'on aurait bien aimé revoir davantage dans d'autres films, apportera la petite touche érotique lors d'une scène de douche et deviendra évidemment la demoiselle en péril que le jeune Don Juan va devoir sauver des griffes de l'ignoble docteur fou ! Ce dernier a la chance d'être interprété par Michael Gough, qui trouve ici un rôle de composition mémorable et peu s'en donner à coeur joie dans le sadisme et le cynisme. Le voir faire craquer ses doigts à maintes reprises nous fera bien sourire et on peut dire qu'il tient le film sur ses épaules. La révélation finale le concernant est également un grand moment de pur ciné Bis. Pourtant, malgré toutes ces notes de bonnes intentions, je n'ai pas été subjugué plus que ça par le film. Le côté un peu fourre-tout de l'ensemble, certaines idées un peu trop loufoques (le héros, poursuivi par les gardiens, prend le temps de manger un bon dessert dans la cuisine...) m'ont laissé avec une impression mi-figue, mi-raisin. Le manque de sérieux de l'entreprise m'a un peu dérouté car je ne m'attendais pas à voir une comédie horrifique aussi farfelue dans ses idées. Horror Hospital étonne autant qu'il déconcerte. Des qualités, des défauts, le tout noyé dans un patchwork gothique débridé et iconoclaste. 

* Disponible en Dvd chez ARTUS FILMS

NOTE : 3/6





LA NUIT DES MALÉFICES

LA NUIT DES MALÉFICES
(The Blood on Satan's Claw / Satan's Skin)

Réalisateur : Piers Haggard
Année : 1971
Scénariste : Robert Wynne-Simmons, Piers Haggard
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Patrick Wymark, Linda Hayden, Barry Andrews, Michele Dotrice, Wendy Padbury...


L'HISTOIRE : Dans un petit village anglais, à la fin du 17ème siècle. Ralph Gower fait une macabre découverte en labourant son champ : des ossements humains recouverts de poils, la marque du Diable. Il avertit le juge du comté, un cartésien qui refuse de croire à ces anciennes superstitions. Peu de temps après, d'étranges événements se produisent au village. Une jeune fille devient folle, des tâches apparaissent sur le corps des adolescentes. Le juge ayant quitté le village pour étudier ces mystères, les habitants semblent être sous la menace de Satan lui-même. La belle Angel Blake en serait la prêtresse et elle convertit petit à petit tous les enfants des environs à son culte satanique, parvenant à déjouer l'attention des adultes... 

MON AVIS : La nuit des maléfices de Piers Haggard est un excellent film d'épouvante à base de sorcellerie. Rattaché au courant horrifique anglo-saxon, le film diffère des célèbres productions de la Hammer par son aspect très réaliste et c'est ce qui fait sa grande force. Le réalisateur nous fait prendre part à la vie de ces petits villages de la campagne profonde et parvient à nous immerger totalement à l'intérieur avec les personnages. Les superstitions ont la vie dure dans ces communautés reculées et le moindre événement un peu macabre peut prendre des proportions ou des significations insoupçonnées. Ici, c'est la découverte d'un crâne qui relance la croyance au Diable et aux messes noires. Sauf que tout est bien réel ! La superbe Linda Hayden, beauté blonde juvénile, est en effet à la solde de Satan et se livre à des sabbats et des orgies en ramenant à sa cause des adultes mais surtout la grande majorité des enfants et adolescents du village. On pense à l'endoctrinement des personnes dans les sectes et le film d'Haggard, bien que réalisé en 71, est toujours d'une effarante modernité à ce sujet. Le réalisateur a de plus particulièrement bien travaillé l'ambiance de son long métrage ; La nuit des maléfices est avant tout un film d'atmosphère et il se dégage de ses images un sentiment de morbidité, de macabre et de malsain qui lui font marquer de nombreux points ! La scène du viol d'une pauvre adolescente par un membre du culte satanique durant un sabbat puis sa mise à mort par Linda Hayden est particulièrement évocatrice de l'ambiance malsaine citée ci-avant. Piers Haggard maîtrise également sa mise en scène et joue admirablement bien avec ses décors, tour à tour champêtre puis sombre et inquiétant. Le film bascule tout au long de son déroulement vers un cauchemar éveillé dont les pauvres villageois semblent ne pas pouvoir se réveiller. L'érotisme vient poindre le bout de son nez de façon soft mais efficace : lorsque Linda Hayden se déshabille devant un prêtre pour le tourmenter, le malaise n'en est que plus grand et la jeune actrice, avec sa dualité mi-ange, mi-démon, s'avère être une incarnation parfaite de l'apôtre du Mal, entièrement dévoué à son Maître. Avec ses nombreuses qualités, La nuit des maléfices mérite d'être découvert par le plus grand nombre, chose rendue possible grâce à l'éditeur Artus Films !

* Disponible en dvd chez Artus Films

NOTE : 5/6



EVIL DEAD (2013)

EVIL DEAD (2013)
(Evil Dead)

Réalisateur : Fede Alvarez
Année : 2013
Scénariste : Fede Alvarez, Rodo Sayagues
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci, Jessica Lucas, Elizabeth Blackmore...


L'HISTOIRE : Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions à la drogue. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Nathalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans cette cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel ainsi qu'un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus terrifiantes forces maléfiques vont alors se déchaîner sur eux…

MON AVIS : Faire une nouvelle version plus moderne du Evil Dead de Sam Raimi, avec des effets gores repoussants et très réalistes, pourquoi pas. La vision de la bande-annonce de ce "reboot" m'avait de plus particulièrement emballé et c'est donc tout confiant que je me suis rendu dans une salle obscure pour découvrir ce Evil Dead 2013. Verdict ? Ben je suis plutôt mitigé et pas vraiment dans le bon sens. Ok, les scènes gores sont très bien faites et certaines sont bien ignobles, notamment le tranchage de langue avec un cutter, un régal. Les nombreux clins d’œil au film original, disséminés un peu partout, sont également sympas. Niveau mise en scène, Fede Alvarez sait tenir une caméra et livre un bon travail de ce côté là, avec cette pluie de sang finale qui est vraiment très réussie par exemple. Mais hormis cela, il faut bien avouer que le film ne m'a pas emballé plus que ça. Il m'a manqué toute la notion de "folie furieuse" qui se dégageait du long métrage de Sam Raimi, avec ces démons qui riaient aux souffrances des survivants, rires qui finissaient par rendre fous ces derniers et le spectateur. Les attaques des démons étaient également, pour ma part, bien plus percutantes et dynamiques dans le film original, aidées en cela par une musique plus appropriée. Dans cette version 2013, j'avais plus l'impression de voir des démons échappés de L'exorciste ou de Rec, avec toutes ces injures à connotation sexuelles qui renvoient aux paroles proférées par la petite Regan du chef-d'oeuvre de William Friedkin. Comment ne pas pouffer de rire devant la "résurrection" de Mia, une fois dépossédée ? Une batterie, un câble électrique, deux seringues et hop, on se fait un défibrillateur ? Peut-être que ça marche vraiment dans la réalité mais là, l'effet est totalement raté et prête plus à rire qu'autre chose. Pourquoi les démons n'attaquent-ils pas ensemble ? C'est dommage, chacun a droit à sa séquence ultra violente mais les faire cohabiter aurait apporter encore plus de rythme et de tension. Malgré la présence de jump-scares, Evil Dead 2013 ne joue également jamais avec la notion de peur ou de stress, qu'on pouvait ressentir dans le film de Sam Raimi. On se contente ici de suivre les mésaventures des personnages de façon assez linéaire, sans vraiment être impliqué avec eux. Alors oui, Evil Dead 2013 est un film d'horreur moderne visuellement réussi et qui en donne pour son argent aux spectateurs niveau gore et mutilations sanglantes. Mais il n'arrive pas à la cheville de l'orignal, qui, même en ayant des effets-spéciaux bien plus rudimentaires, possède une énergie, une inventivité hors norme qui fait cruellement défaut ici. 

NOTE : 3/6