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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




M.O.M. - MOTHERS OF MONSTERS

 

M.O.M. - MOTHERS OF MONSTERS
(M.O.M. - Mothers of Monsters)

Réalisateur : Tucia Lyman
Année : 2020
Scénariste : Tucia Lyman
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, thriller, found-footage
Interdiction : -12 ans
Avec : Melinda Page Hamilton, Bailey Edwards, Julian de la Celle, Janet Ulrich Brooks...


L'HISTOIRE : Mère de famille célibataire, Abbey Bell a du mal à gérer son fils Jacob, 16 ans. Le comportement et le renfermement sur lui-même de Jacob incite Abbey à penser que son fils prépare peut être une tuerie de masse dans son lycée. Pourtant, il passe les tests psychologiques avec succès et ne semble pas inquiéter les médecins. Pour être sûr de ne pas acvoir un monstre à la maison, Abbey s'équipe de caméras de surveillance qu'elle dissimule partout dans la maison pour surveiller Jacob et avoir des preuves s'il passe à l'acte...

MON AVIS : Malgré une affiche qui m'a fait penser à l'excellent Found de Scott Schirmer, M.O.M. - Mothers of Monsters ne joue pas dans la même catégorie, même si on peut y voir quelques points communs. On est ici en présence d'une mère désemparée, qui pense que son fils est un psychopathe en devenir. La question qu'on se posera tout au long du film est : est-ce bien le cas ? Même si Jacob a un comportement colérique, s'il passe des heures à jouer à des FPS sur sa Playstation, s'il ne se montre pas tendre avec ses iguanes et ses rats et se prend de passion pour les armes à feu, est-il réellement comme le pense sa mère ? Cette dernière ne deviendrait-elle pas parano du fait de son incapacité à dialoguer avec son grand adolescent ? Ne se fait-elle pas tout un cinéma pour rien ? M.O.M. Mothers of Monsters joue relativement bien avec cette ambiguïté qui anime les deux personnages principaux, et le film nous perd encore plus quand certain détail concernant Abbey font leur apparition, notamment en ce qui concerne un certain Jerry. Pour être sûr d'elle, Abbey va truffer sa maison de caméras de surveillance, savamment dissimulées, afin de prendre en vidéo son fils au quotidien et de prouver ainsi sa pensée. Si certaines vidéos sont en effet quelque peu déstabilisantes, y'a-t-il réellement un potentiel danger avec Jacob ? La réalisatrice Tucia Lyman a voulu avec ce film donner des outils aux mères célibataires ou même aux parents afin de déceler des signes, des comportements qui pourraient permettre de détecter des problèmes graves chez leur progéniture et éviter certains drames, comme les tueries de masse en milieu scolaire par exemple. Une intention plus que louable et qui trouve une bonne représentation ici. Film indépendant à petit budget, M.O.M. tire son épingle du jeu en utilisant les caméras ou les vidéos comme seuls vecteurs de l'image. Une sorte de found-footage donc, qui donne un aspect singulier au film et permet à ses deux acteurs principaux, Melinda Page Hamilton et Bailey Edwards, de délivrer une solide composition. Assez glaçant parfois, stressant également, le film met bien en avant la difficile relation mère / fils et joue avec réalisme sur cette notion. Qui plus est, la progression dans la dramaturgie est bonne et donne un intérêt constant au film. Le final ne prête guère à sourire et ne répondra pas vraiment à la question qu'on se pose depuis le début : le fils est-il un psychopathe en puissance , La mère a-t-elle de problèmes mentaux ? Les deux ? A vous de voir...


AMERICAN GIRL


AMERICAN GIRL
(Luckiest Girl Alive)

Réalisateur : Mike Barker
Année : 2022
Scénariste : Jessica Knoll
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Mila Kunis, Chiara Aurelia, Finn Wittrock, Alex Baron, Jennifer Beals...
...


L'HISTOIRE : Ani FaNelli, New-Yorkaise à la langue bien pendue, semble tout avoir pour être heureuse : un poste convoité à la rédaction d'un magazine réputé, une garde-robe à tomber et un mariage de rêve prévu à Nantucket. Mais quand le réalisateur d'un documentaire l'invite à raconter sa version du terrible incident survenu au prestigieux lycée Brentley durant son adolescence, Ani doit affronter une sombre vérité qui menace la vie qu'elle s'est bâtie au prix de tant d'efforts...

MON AVIS : Adaptation d'un récit autobiographique de Jessica Knoll, qu'elle a elle-même scénarisé d'ailleurs, American Girl traite de sujets graves puisque Jessica Knoll a été durant sa période scolaire victime d'un viol collectif, a vu deux de ses amis devenir des tireurs fous pour se venger du même groupe d'agresseurs, a du en tuer un pour stopper le massacre et s'est vu accusée d'être co-organisatrice du drame par un des violeurs qui a survécu au massacre et qui se déplace dorénavant en fauteuil roulant. Une adolescence compliquée pour la jeune femme, qui a longtemps refusé de parler de cette période de sa vie avant de tout poser par écrit pour exorciser ses démons. Son livre, sortit en 2015, est devenu un Best-seller. Si Jessica Knoll a inventé la partie "tuerie scolaire" pour renforcer le caractère brutal des violences scolaires, la jeune autrice de 38 ans a bel et bien été violé par trois garçons en 1999 lors d'une soirée arrosée. Elle n'avouera ce drame personnel qu'un an après la sortie de son livre. Le parcours de l'héroïne Ani FaNelli est donc inspirée de sa propre expérience. C'est l'actrice Mila Kunis qui joue ce personnage à l'écran et elle s'en sort plutôt bien, pas toujours aidée par une mise en scène assez quelconque la plupart du temps. Le film interroge et intrigue le spectateur grâce à sa structure en flashback, ne dévoilant que petit à petit tous les enjeux de l'histoire. On se demande pourquoi l'héroïne a une telle soif de reconnaissance et d'ascension sociale, puis on se demande ce qu'elle a pu commettre dans son adolescence, son aversion pour les couteaux et les visions qui se rappelle à elle nous laissant entrevoir un drame personnel. Plus le film avance et plus les flashbacks nous mettent sur la voie. Si la partie contemporaine du récit ne m'a pas plus séduit que ça, les flashbacks se révèlent par contre de grande qualité et nous font penser à la série 13 Reasons Why. La violence scolaire que peuvent subir les plus faibles est montrée sans embage et les scènes de viol mettent mal à l'aise car filmée de façon assez réaliste. On saluera la prestation de la jeune actrice Chiara Aurélia qui joue donc Ani jeune et qui livre une prestation solide. La scène de la tuerie de masse en établissement scolaire fait aussi froid dans le dos, tout en apportant des réponses quant à la responsabilité de ce drame vis à vis d'Ani. Car la question qu'on se pose la plupart du temps, avant d'avoir eu les précisions, c'est : Ani est-elle complice de cette tuerie ? A-t-elle voulu se venger par l'intermédiaire de ses deux amis, qui ont eux aussi subit des violences de la part des trois mêmes garçons ? Malgré une durée un peu trop longue pour ma part, American Girl est un film méritant, qui pose de vraies questions, notamment sur la libération de la parole des femmes violentées. Une étape nécessaire pour une meilleure reconstruction. Un beau film.

     

AVATAR 2 - LA VOIE DE L'EAU


AVATAR 2 - LA VOIE DE L'EAU
(Avatar: The Way of Water)

Réalisateur : James Cameron
Année : 2022
Scénariste : James Cameron, Rick Jaffa, Amanda Silver
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang...


L'HISTOIRE : Jake et Neytiri ont désormais une famille et vivent heureux avec leur quatre enfants. Mais "les hommes venus du ciel" et un ancien ennemi de Jake n'entendent pas les laisser tranquilles et reviennent sur Pandora pour tout détruire. Conscient que le peuple de la forêt ne sera jamais en sécurité tant qu'il vivra parmi eux, Jake, accompagné de sa famille, décident de fuir et vont rejoindre le peuple de l'eau. Là, ils vont devoir apprendre les coutumes de ce nouveau peuple et se mettre en symbiose avec l'eau. Mais les "hommes venus du ciel" continue leur traque et se rapproche dangereusement...

 MON AVIS : Retour sur Pandora pour James Cameron et ses équipes, treize ans après le premier voyage qui a marqué la conscience collective et fait du premier Avatar le flm le plus rentable au monde. Treize ans pour que les prouesses technologiques permettent au réalisateur visionnaire de livrer un second voyage encore plus immersif, encore plus beau, encore plus grandiose. Et à ce petit jeu, James Cameron enterre la concurrence, même Steven Spielberg ou Peter Jackson. C'est simple : personne ne peut rivaliser avec James Cameron quant à l'association cinéma / technologie. Comme sur le premier volet, Avatar 2 - La Voie de l'Eau bénéficie d'un scénario qui n'a rien de magistral ou de très poussé, même si de nombreuses thématiques sont présentes et parleront au public sans souci, puisque traitant de problèmes contemporains : écologie toujours, respect de l'environnement et de ses richesses, souffrance animale mais aussi lien familial ou difficulté d'être un paria et de trouver sa place dans la société par exemple viennent étoffer l'apparente simplicité de l'histoire. Mais comme souvent : simplicité = efficacité. Et puis il y a l'enrobage. Et là, c'est juste vertigineux. Avatar 2, c'est Avatar puissance 1000, que ce soit au niveau visuel, fluidité des scènes d'action, détail sur la faune et la flore, réalisme des effets spéciaux (c'est bien simple, on a l'impression que tout existe pour de vrai), jeu de lumière et j'en passe. Difficile de faire plus féerique que ces expéditions dans les profondeurs de l'océan de Pandora, qui relèguent toutes les cartes postales de voyage aux oubliettes, se parant d'une poésie de tous les instants qui marquent encore plus les esprits. Le mot "émerveillement" semble avoir été créé pour la saga Avatar. Bien sûr, les haters de tous bord pourront vous dire que James Cameron a fait ici un condensé de son cinéma, puisqu'on y trouve un résistant poursuivi par un méchant (Terminator), beaucoup d'eau et des créatures fantastiques (Abyss), des Na'Vi hybrides considérés comme des "Aliens" et un final dantesque sur un bateau futuriste qui sombre dans la mer (Titanic). Ce à quoi on répondra un "c'est pas faux". Mais devant la majestuosité des images proposées et la richesse de l'univers créé, on répondra aussi "mais on s'en fout". Spectacle virtuose relevant à nouveau du jamais vu, Avatar 2 redéfini la notion même de grand spectacle au cinéma. Et si on y regarde bien, on à l'impression que ce film n'est pas seulement une suite mais une sorte d'épisode transitoire qui a posé les bases, les personnages et qui annonce Avatar 3. Rendez-vous dans deux ans pour confirmation. 

       

AVATAR

 

AVATAR
(Avatar)

Réalisateur : James Cameron
Année : 2009
Scénariste : James Cameron
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang...


L'HISTOIRE : En l’an 2154, Jake Sully, ancien marine paraplégique, accepte de participer au programme Avatar pour remplacer son frère jumeau décédé, Tom Sully. Il est envoyé sur Pandora, l’une des lunes de Polyphème, qui possède des gisements d'un minerai très rare. Recouverte d’une jungle luxuriante, Pandora est peuplée d’une faune et d’une flore aussi magnifiques que redoutables. Son atmosphère se distingue par une concentration élevée d'acide sulfurique, létale pour les Terriens. En outre, la planète est habitée par les Na'vis, une espèce indigène humanoïde que les militaires considèrent comme primitive et hostile. Pourtant, ces derniers se caractérisent par un mode de vie en totale harmonie avec la nature...

MON AVIS : James Cameron est l'un des plus brillants réalisateurs de sa génération, et sûrement celui qui sait le mieux mettre les progrès technologiques au service du cinéma, d'une histoire, de sa mise en scène. On se souvient tous du choc Terminator 2 en 1991 bien sûr, mais aussi de Titanic en 1997. En 2009, Cameron revient sur le devant de la scène avec Avatar, tourné en caméra 3D révolutionnaire et promettant des effets visuels jamais vus sur un écran. Réalité ou affabulation ? Le verdict lors de sa sortie en salle est sans appel : c'est un succès colossal, dépassant le score de Titanic. En décembre 2022, le film a rapporté au box office mondial plus de $2 922 917 914 de recettes, le propulsant en tête du classement des films les plus rentables au monde. Succès mérité ? Oh que oui. Car le voyage proposé par James Cameron au public sur la planète Pandora est de ceux qui laissent des traces. Dire que le spectateur est totalement immergé sur cette planète créée de toute pièce n'est pas un mensonge. Et qu'effectivement, en terme visuel, on n'a clairement jamais vu ça. La minutie des détails, cette faune et cette flore incroyables de réalisme, sa population bleutée qui vit en parfaite harmonie avec sa nature, tout participe à nous entraîner dans un monde fantastique, certes non sans danger, mais qui offre un dépaysement de tous les instants. Les effets spéciaux ont atteint ici un nouveau degré de technicité et relèvent bien du jamais vu revendiqué. Le casting "humain" s'intègre parfaitement avec les effets visuels et c'est une réelle prouesse qui est accomplie par son réalisateur visionnaire. Alors oui, l'histoire en elle-même nous rappelle évidemment des films comme Danse avec les Loups ou Pocahontas. On a un élément extérieur (le caporal Jack Sully) qui doit s'intégrer aux natifs de la planète Pandora et qui se met, par son apprentissage de leurs coutumes, à tomber amoureux de Pandora, de sa faune, de sa flore, de sa population, ce qui le poussera à affronter les siens, à savoir des militaires au service de l'argent. La colonisation d'un peuple, voire son expatriation à des seuls fins monétaires n'est pas nouveau et le scénario d'Avatar ne fait pas dans une très grande originalité, avouons-le. Le thème de l'écologie est omniprésent également, avec le fait de respecter la nature et ceux qui y vivent. Qu'importe dirais-je. Parfois, une histoire simple n'empêche en rien le fait d'avoir sous les yeux un grand film de cinéma, un thème universel est souvent plus porteur qu'un scénario alambiqué qui ne parle pas à grand monde. Pari amplement rempli pour Avatar en tout cas, qui, revu 13 ans après sa sortie, n'a rien perdu de sa superbe et n'en finit pas de nous éblouir et de nous émerveiller, notamment lors du final, avec des scènes d'actions réellement impressionnantes. Du beau cinéma.

  

JEEPERS CREEPERS

 

JEEPERS CREEPERS
(Jeepers Creepers)

Réalisateur : Victor Salva
Année : 2001
Scénariste : Victor Salva
Pays : Etats-Unis, Allemagne
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Justin Long, Gina Philips,  Jonathan Breck, Patricia Belcher, Eileen Brennan...


L'HISTOIRE : Darry et sa soeur Trish se rendent chez leurs parents. Ils roulent tranquillement sur une petite route de campagne quand surgit derrière eux un camion qui transforme la promenade en vrai cauchemar. Ils parviennent à échapper à ce chauffard et tombent sur son repaire. Ils découvrent une sorte de conduit qui mène sous terre, près d'une petite église. Darry tombe dans le trou et découvre un endroit cauchemardesque, où les murs et le plafond sont recouverts de corps cadavériques. Ils s'enfuient à toute allure afin de prévenir les autorités mais c'est sans compter le tueur qui se met à leur poursuite. La situation devient de plus en plus alarmante quand nos deux héros se rendent compte que celui-ci n'a rien d'un humain...

MON AVIS : Créer un nouveau Boogeyman qui saura séduire le public des fans n'est pas chose aisée, surtout que la concurrence est déjà bien présente, entre tous les monstres classiques (Dracula, la Momie, la Créature de Frankenstein, le Loup-Garou...) et les icônes du genre que sont Freddy Krueger, Jason Voorhees, Leatherface, Michael Myers, Pinhead et j'en passe. En 2001, un certain Victor Salva, qui nous avait déjà offert Clownhouse en 1989 et le joli Powder en 1995, débarque avec son nouveau film, baptisé Jeepers Creepers - le chant du diable. Et, sans qu'on ne l'ait vu venir, va régaler les fans avec l'un des films d'horreur les plus efficaces vu depuis longtemps. Et surtout, il va également apporter sa pierre à l'édifice du bestiaire du cinéma fantastique avec la créature issue de ce film, le fameux Creeper ! Niveau originalité, on émettra un petit bémol car Victor Salva parsème son film de séquences ou de détails qui, immanquablement, rappelleront à notre mémoire des classiques du genre. En effet, Jeepers Creepers évoque plusieurs films : on pense bien entendu au Duel de Spielberg pour ce qui est du début du film, avec ce duo frère / soeur, joué par Justin Long et la charmante Gina Philips, pris en chasse par un camion fou dont on ne voit jamais le conducteur et qui n'hésitera pas à transformer leur trajet bucolique en enfer. On passe ensuite à une ambiance proche de celle du Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper quand Darry s'introduit dans l'antre du tueur, situé sous une église. Un véritable lieu infernal et cauchemardesque, où la caméra prend plaisir à naviguer parmi les centaines de cadavres placés sur les murs et le plafond comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art, une chapelle Sixtine de l'horreur, qui ne manque pas de terroriser le pauvre Justin Long qui n'a qu'une envie, trouver une issue pour s'enfuir. La suite s'apparente plus à un slasher movie traditionnel, avec le duo traqué par le conducteur du camion fou. Ce dernier est fringué comme dans un western de Clint Eastwood mais on sent bien qu'il y a un petit quelque chose qui cloche avec lui. L'originalité provient ici de la nature même du tueur justement. Ou plutôt de cette créature mi-démon, mi-gargouille, absolument terrifiante dans certaines séquences. Les effets de maquillage sont vraiment impressionnants, surtout lors de la transformation ultime du tueur démoniaque. Un véritable soin a été apporté à sa confection et on peut sans hésiter dire que le Creeper est une authentique réussite formelle. Félicitations à Victor Salva et son équipe de maquilleur et prothésistes car leur créature en jette. Vraiment. Enfin, le film nous fait également penser à l'oeuvre mythique de Charles Laughton, La Nuit du Chasseur, de part le fait que notre duo frère / sœur sont constamment pourchassés et ne trouvent pas de refuge pour échapper au Mal, à l'image de John et Pearl Harper, traqués inlassablement par le révérend Harry Powell. Victor Salva a d'ailleurs expliqué qu'il a délibérément choisit de mettre en scène un duo frère / sœur et non un couple d'amoureux pour annihiler toute tension sexuelle et pouvoir se concentrer sur le principal : la traque du Creeper. Dès sa sortie, Jeepers Creepers a gagné une solide réputation, beaucoup ont considéré ce film comme étant une renaissance du cinéma fantastique et d'horreur. Si je n'irai pas aussi loin, impossible de nier le côté efficace du film, impossible de ne pas ressentir un certain malaise lors de la découverte de l'antre du monstre et impossible de ne pas être impressionné par le look du Creeper et ses évolutions. Attrayant, bien réalisé et bénéficiant d'une ambiance assez glauque, le film nous laisse en tout cas sur une très bonne impression. Il sera bien sûr suivi par des suites, réalisées par Victor Salva en 2003 (Jeepers Creepers 2), en 2017 (Jeepers Creepers 3) puis en 2022 par Timo Vuorensola (Jeepers Creepers : Reborn).

* Disponible en Blu-Ray chez METROPOLITAN VIDEO
Bonus
- Making of
- Scènes coupées



LE CHÂTEAU DE DRACULA

 

LE CHÂTEAU DE DRACULA
(Blood of Dracula's Castle)

Réalisateur : Al Adamson
Année : 1969
Scénariste : Rex Carlton
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : John Carradine, Paula Raymond, Alexander D'Arcy, Robert Dix, Gene O'Shane...


L'HISTOIRE : Le comte Dracula et sa femme occupent le château de FalconRock dans l'Arizona, se cachant sous l'identité du comte et de la comtesse Townsend. Lorsque le propriétaire du château meurt, un photographe nommé Glen Cannon hérite de la demeure et décide d'y vivre avec sa fiancée Liz. Ils se rendent au château pour informer les Townsend qu'ils doivent déménager mais leur voiture tombe en panne en arrivant sur place et ils vont devoir passer la nuit dans cet inquiétant endroit...

MON AVIS : Bon, quelle est la première chose qu'on remarque quand on décide de visionner Le Château de Dracula ? Le nom de son réalisateur bien sûr.  Al Adamson. Si vous vous passionnez pour le cinéma fantastique, ce nom ne vous sera pas inconnu et devrait soit vous faire fuir soit provoquer en vous une certaine curiosité ainsi que des réticences à vous lancer dans la vision du film. Bah oui, Al Adamson quand même ! Réputé pour être l'un des plus mauvais metteur en scène de l'Histoire du cinéma, rien que ça ! Concernant les films d'épouvante, il avouait lui-même qu'il aimait en réaliser car il trouvait ça très amusant et qu'il n'a jamais pris ça très au sérieux. Ceci explique peut-être cela ! Parmi ses faits d'armes notoires, on citera Blood of Ghastly Horror (1967), Satan's Sadists (1969), Horror of the Blood Monsters (1970), Brain of Blood (1971), le culte Dracula vs. Frankenstein (1971) et bien sûr, ce Blood of Dracula's Castle, filmé en 1966 mais "copyrighté" en 1969. Des films fauchés, réalisés avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose, qui divertissent autant qu'ils peuvent ennuyer. Il faut avoir une bonne tolérance cinématographique pour entrer dans l'univers d'Al Adamson. Et ce n'est pas Le Château de Dracula qui viendra renverser la barre. Sur une histoire classique du couple en panne devant passer la nuit dans un château peu accueillant, Adamson et son scénariste Rex Carlton brodent à tout va un récit peu entraînant qui use les codes du genre : on a le majordome dévoué à ses patrons mais aussi au Dieu de la Lune (John Carradine), l'homme à tout faire bossu et à l'aspect un peu Frankensteinien (Ray Young) qui kidnappe de jolies filles, un couple de vampires aristocratiques (Paula Raymond, Alexandre d'Arcy) sans dents ni pouvoirs mais qui s'abreuvent tout de même du sang des kidnappées que le majordome a prélevé à l'aide d'une seringue (c'est plus propre que d'enfoncer ses canines dans leur cou) et qui dorment dans un cercueil, un autre homme à tout faire venant de s'échapper de prison (Robert Dix) et qui a un comportement psychotique et bien sûr, le couple de héros (Gene O'Shane, Jennifer Bishop)  qui vient d'hériter du château et qui va devoir affronter les actuels résidents. Dis comme ça, ça laisse à penser que le spectacle va être divertissant mais en fait, c'est vraiment très mou du genou, peu palpitant et surtout très bavard. Il y a peu de réelles péripéties, tout est dénué de violence ou d'érotisme, on a juste quelques filles enchaînées dans les sous-sols du château. La progression de l'histoire est lente et ne réserve aucune surprise. La mise en scène n'est pas mauvaise en soi mais sans génie aucun. Le casting fait ce qu'il peut pour paraître crédible, ce qui ne devait pas être évident. On a le plaisir de voir cabotiner John Carradine, 60 ans au compteur, serviteur loyal et prêtre d'une étrange secte adoratrice du Dieu de la Lune. Le couple de vampires, dont Dracula lui-même, est d'une platitude désarmante, se contentant de déambuler dans le château, d'aller se pieuter dans leur cercueil et de boire des coupes de "vin rouge" afin de garder leur jeunesse éternelle. Le personnage le plus intéressant reste le violent Johhny Davenport (Robert Dix), un psychopathe qui a des crises de folie encore plus fortes les soirs de pleine lune. Ah bon ? Intéressant ça non ? Bah, en fait, pas vraiment dans cette version. Car il faut savoir que le film d'Al Adamson a bénéficié d'une version un peu plus longue d'une dizaine de minutes pour la télévision, avec ajout de scènes additionnelles filmées par un certain Don Hulette. Des scènes qui portent justement sur le personnage de Johnny, qui se transforme pour de bon en... loup-garou  bien sûr ! Pas de quoi transformer Blood of Dracula's Castle en bon film mais les séquences avec notre ami poilu ajoutent une petite plus-value non négligeable. Toujours est-il qu'on consulte régulièrement le compteur du lecteur vidéo pour le voir atteindre les 83 minutes que dure le film, histoire d'en terminer avec lui. Sans être un navet total, cette incursion d'Al Adamson dans le monde vampirique ne restera pas dans les annales du genre, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour les amateurs de ce cinéaste ou les adorateurs de nanars en puissance.

* Disponible en DVD chez -> BACH FILMS
(Copie correcte, avec de rares passages abîmés - VOSTF)



LE SANG DE DRACULA

 

LE SANG DE DRACULA
(Blood of Dracula)

Réalisateur : Herbert L. Strock
Année : 1957
Scénariste : Aben Kandel
Pays : Etats-Unis
Genre : Teensploitation, épouvante
Interdiction : /
Avec : Sandra Harrison, Louise Lewis, Gail Ganley, Mary Adams, Heather Ames...


L'HISTOIRE : Nancy Perkins, qui n’apprécie pas que son père se soit remarié si vite après la mort de sa mère, est expédiée dans une école privée pour filles. Au sein de l'établissement, Miss Branding, professeur de sciences, teste sa théorie selon laquelle le potentiel humain recèle un pouvoir qui dépasse celui de l'atome. Grâce à l'hypnose et une amulette spéciale provenant des Carpates, Nancy Perkins devient le sujet idéal de ses expériences qui aboutissent à une série de meurtres...

MON AVIS : Après le succès de La Fureur de Vivre avec James Dean en 1955, les films mettant en vedette des teenagers ont fleuri sur les écrans. La Teensploitation était en marche. Rapidement, les ados ont été les stars d’œuvres de genre divers, allant du Beach Movie à la Bikesploitation en passant par les films de Délinquence Juvénile entre autres. Le public adolescent étant friand de frissons au cinéma ou dans les drive-ins, il était logique que le genre de l'épouvante s'empare du phénomène dans les 50's et mettent en scène nos ados victimes de monstres en tout genre. Le plus célèbre d'entre-eux reste assurément I Was a Teenage Werewolf, réalisé en 1957, la même année que ce Blood of Dracula qui bénéficie d'une renommée nettement moins prestigieuse que le film de Gene Fowler Jr mettant en vedette un certain Michael Landon. Concourant dans la catégorie des Craignos Monsters, Blood of Dracula a été réalisé par Herbert L. Strock, un metteur en scène peu prolifique, ayant plus œuvré dans le domaine de la série-télévisée que dans le cinéma. Il reste néanmoins connu des amateurs de petites séries B d'épouvante pour son quatuor de films bas de gamme mais néanmoins sympathiques : Blood of Dracula bien sûr mais aussi I Was a Teenage Frankenstein (1957), How to Make a Monster (1958) et The Crawling Hand (1963). Sympathique, Blood of Dracula l'est assurément. 69 minutes seulement au compteur, une mise en scène vraiment correcte et un casting qui fait tout à fait le job. On retiendra particulièrement la prestation de Louise Lewis dans le rôle du professeur Branding, de Mary Adams dans le rôle de la directrice madame Thorndyke, de Gail Ganley dans le rôle de Myra et de Sandra Harrison dans le rôle de l'héroïne Nancy Perkins. L'histoire pourra paraître un peu alambiquée puisqu'on y trouve un professeur de sciences (madame Branding) se servant d'une nouvelle élève (Nancy Perkins) pour étayer sa thèse qui ne trouve pas grâce aux yeux des référents masculins. Elle va hypnotiser la pauvre Nancy à l'aide d'un antique médaillon venant des Carpates et qu'on va supposer être en rapport avec Dracula, puisque, grâce à ce médaillon, miss Branding aura tout loisir de transformer Nancy en repoussante créature assoiffée de sang humain ! Mais avant cela, il faut se plonger durant 35 bonnes minutes dans l'univers de cette école privée pour filles. Le côté Teensploitation est présent durant toute cette durée, avec tout ce que le genre possède comme code : chamailleries entre filles, épreuves initiatiques pour intégrer le groupe, amourette avec l'unique garçon de l'école, soirée festive avec arrivée inattendue d'autres garçons dont l'un poussera la chansonnette (Puppy Love, chanson écrite et donc interprétée par Jerry Blaine) et j'en passe. Rien de transcendant ici mais comme déjà dit, c'est plutôt bien mis en scène et c'est traité avec un certain sérieux et une vraie application côté jeu d'acteurs. Bien sûr, on attend principalement de voir la créature vampire, dont le look a provoqué une certaine hilarité chez les spectateurs de l'époque, voire même chez le public contemporain ! Il faut avouer que le visage de Sandra Harrison, maquillé en vampire avec gros sourcils et regard inquiétant, provoque plus le rire que l'effroi. Il faut quand même noter que c'est la première fois dans un film de langue anglaise qu'on voit les dents proéminentes d'un vampire et ce, un an avant Le Cauchemar de Dracula par exemple ! De quoi réévaluer à la hausse ce Blood of Dracula non ? La dernière demi-heure verra se mélanger enquête policière pour tenter de trouver l'auteur de trois meurtres dont les victimes ont été entièrement vidées de leur sang et quelques transformations de Nancy en vampire. Herbert L. Strock n'a pas réalisé ici un classique du genre, ça c'est certain, mais vu la réputation catastrophique de son film, j'ai plutôt été agréablement surpris même si je ne m'attendais pas à ce mélange entre Teensploitation et film de vampire. Un Craignos Monsters qui n'a pas volé cette étiquette mais qui s'avère tout de même plus sympa à regarder que d'autres films du même genre. A réserver tout de même aux amateurs ayant des dispositions à apprécier ce type de spectacle et qui font partie de la catégorie "très bon public", comme moi...

* Disponible en DVD chez -> BACH FILMS
Très belle copie pour ce film présenté en VOSTF




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