Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




2001 MANIACS : FIELD OF SCREAMS

2001 MANIACS : FIELD OF SCREAMS

Réalisateur : Tim Sullivan
Année : 2010
Scénariste : Tim Sullivan, Chris Kobin, Christopher Tuffin
Pays : Etats-Unis
Interdiction : -16 ans
Genre : Comédie / Gore
Avec : Bill Moseley, Lin Shaye, Christa Campbell, Andrea Leon, Ahmed Best, Asa Hope, Alex Luria


L'HISTOIRE : Les spectres de Pleasant Valley, toujours ivres de vengeance, commencent à s’ennuyer car les touristes nordistes peinent à venir dans la région. Le maire George Buckman a alors la bonne idée de partir en territoire ennemi pour installer son campement et convier quelques brebis égarées à leur petite fête très spéciale…

MON AVIS : En 1964, Herschell Gordon Lewis réalisait 2000 maniacs, certainement son meilleur film, à l’humour noir macabre à souhait et aux scénettes gore enjouées. En 2005, le jeune réalisateur Tim Sullivan décidait de rendre hommage aux déments de Pleasent Valley en livrant pour son premier long métrage une version actualisée et moderne du film de 1964. En confiant le rôle du maire à l’acteur Robert Englund, en ajoutant une bonne touche d’érotisme et en conservant la bonne ambiance festive et les effets gore à l’ancienne, son 2001 maniacs avait remporté l’adhésion du public. En sera-t-il de même avec cette séquelle intitulée 2001 maniacs : field of screams, réalisée cinq ans plus tard ? Premier changement notable : l’abandon de Robert Englund pour le rôle du maire portant un bandeau cache-œil aux couleurs du Sud. Le chef psychotique des spectres de Pleasent Valley est donc ici interprété par Bill Moseley, qui a l’air de s’être bien éclaté sur le tournage et qui nous offre une composition en roue libre bien dans l’esprit du spectacle proposé. La sculpturale Christa Campbell, déjà présente au casting du film de 2005, voit son rôle prendre de l’ampleur, ce qui devrait plaire à la gent masculine, la belle brune étant pourvue de charmes fort appréciables qu’elle n’hésite pas à dévoiler à la moindre occasion en compagnie de ses autres charmantes copines. L’érotisme tient une part importante dans cette séquelle, le réalisateur jouant encore une fois sur le tableau hétéro/homo, que ce soit entre filles ou garçons. Autre personnage qu’on prend plaisir à retrouver, celui de Granny Boone, toujours incarnée par une Lin Shaye survitaminée et diabolique quand il s’agit d’exterminer du nordiste ! Niveau gore, le film tient ses promesses et s’ouvre d’ailleurs sur un hommage à la séquence culte du tonneau garni de clous du film de 1964. Tronçonnage d’une jeune fille à la scie circulaire géante, cannibalisme, électrocution faisant exploser les yeux et autre petites séquences hautement sympathiques sont au menu des festivités organisées par nos spectres vengeurs. Bref, Tim Sullivan a concocté une recette à base de gore, de sexe, de rire et d’effroi pour satisfaire son public. Mais malgré cet aspect "fears and fun" bien en place, il faut pourtant admettre que la sauce a du mal à prendre au final. En effet, 2001 maniacs : field of screams ennuie. Le côté théâtrale des acteurs, des répliques nuisent à son efficacité. Le rythme manque de tonicité et les enjeux du scénario sont bien trop faibles pour nous tenir en haleine. On se contente sagement d’attendre la prochaine scène gore noyée dans entre deux séquences de dialogues qui finissent par nous assommer. Si certains des jeux festifs proposés sont bien frappadingues, il manque pourtant un véritable vent de folie au film pour qu’il emporte tout sur son passage. Cette séquelle à 2001 maniacs ne parvient donc pas à rivaliser avec son modèle. Les spectres de Pleasent Valley ont beau essayer de dynamiser le rythme du film, ça ne fonctionne qu’à moitié. Reste des FX assez bien réussis, des demoiselles plutôt charmantes, quelques coups de folie bien sentis et un Bill Moseley surjouant bien en place. Mais il y a trop de longueurs pour qu’on soit pleinement satisfait du résultat et qu’on ait envie de revisionner le film. On attend quand même le troisième chapitre des exactions de nos maniacs, qui sera réalisé en fonction des ventes de cette séquelle, en espérant que le résultat soit plus réussi, plus dynamique et encore plus fun. 

NOTE : 2/6



STAKE LAND

STAKE LAND


Réalisateur : Jim Mickle
Année : 2010
Scénariste : Jim Mickle, Nick Damici
Pays : Etats-Unis
Interdiction : -12 ans
Genre : Horreur
Avec : Nick Damici, Connor Paolo, Danielle Harris, Kelly McGillis, Bonnie Dennison, Michael Cerveris


L'HISTOIREUne terrible épidémie frappe l’Amérique, transformant les morts en vampires assoiffés de sang. Les villes sont désertées ou ressemblent à des cimetières. Les survivants tentent de s’organiser et de résister à l’assaut des créatures lorsque la nuit tombe. C’est dans ce monde plongé dans l’apocalypse qu’évolue le jeune Martin, dont la famille vient d’être assassinée. Accompagné par Mister, un baroudeur qui n’a peur de rien, il tente de rejoindre la Canada, surnommé le « Nouvel Eden ». En route, les deux amis croiseront le chemin d’une religieuse, d’une jeune fille enceinte et d’un ex-soldat. Le petit groupe va devoir combattre pour leur survie. Mais les vampires ne sont pas la seule menace qui pèse sur eux. Un groupe de fanatique adorateur des créatures suceuses de sang vont aussi leur causer bien des soucis et ralentir leur quête du paradis terrestre…

MON AVISPas évident de faire dans l’originalité sur le thème du film de vampires. Les suceurs de sang ont maintes fois été les stars de l’écran depuis le Nosferatu de Murnau en 1922 et plusieurs centaines de films sur ce sujet lui ont succédé par la suite, reprenant bien souvent la même trame. Parfois, les réalisateurs tentent d’innover et place les créatures de la nuit dans des lieux insolites ou des époques différentes. Parmi les meilleurs exemples, on citera le Aux frontières de l’Aube de Kathryn Bigelow, qui proposait une variation westernienne plus qu’intéressante et innovante. Avec Stake Land, le réalisateur Jim Mickle tente également de s’éloigner de l’imagerie classique du vampire en plaçant ses monstres dans un univers qui tient à la fois du western et du film post-apocalyptique, deux genres qu’il affectionne particulièrement. Si on voulait résumer Stake Land en une phrase, on pourrait dire que c’est La Route avec des vampires. Le film ressemble en effet pas mal au long-métrage de John Hillcoat, réalisé en 2009. Paysages désertiques, ambiance de fin du Monde, recherche d’un « nouvel Eden », personnage adulte accompagné par un adolescent, violence, danger palpable à chaque instant, dont la pire des menaces n’est pas les vampires mais les hommes eux-mêmes, et principalement une secte de fanatique qui n’hésitent pas envoyer des créatures vampires dans les bastions de survivants. Le côté très sombre et totalement nihiliste est également très fort dans les deux films. Stake Land n’est en effet pas une comédie. C’est un drame humain avant tout, une lutte pour la survie dans un Monde dégénéré qui ne laisse aucune chance aux faibles de survivre. Un road movie tragique, triste, émouvant, et qui réserve de nombreuses séquences fortes en émotions. Les personnages sont vraiment attachants et on prend plaisir à les suivre dans leurs périples, obligés de venir à bout de différents vampires, êtres particulièrement monstrueux et répugnants ici. Le réalisateur ne lésine pas sur la violence graphique, n’hésitant pas à faire massacrer un bébé par l’une de ses créatures immondes par exemple. Les maquillages et les effets-spéciaux sont réussis et satisferont les amateurs du genre. Si le film n’évite pas toujours certains clichés,  si les personnages font parfois de drôle de choix (comme laisser la belle Danielle Harris seule alors qu’il y a un vampire dans les parages) ou si certaines situations se répètent un peu (le groupe progresse, trouve un abri et se fait attaquer…), l’ensemble du long-métrage de Jim Mickle tient néanmoins la route et se révèle plutôt efficace, très bien réalisé et possède un solide casting, Nick Damici et Connor Paolo en tête, qui fini par rendre Stake Land très attachant. Il y a quelques petites longueur parfois, quelques petites baisse de régime mais rien de vraiment méchant et c’est sur une vrai bonne impression qu’on termine le film, dont la conclusion très symbolique donne tout son sens au « Nouvel Eden » tant recherché. Pour un film indépendant, c’est une  réussite.

NOTE : 4/6



ZOMBIE DIARIES 2 - WORLD OF THE DEAD

ZOMBIE DIARIES 2 - WORLD OF THE DEAD
(World of the Dead : The Zombie Diaries)


Réalisateur : Michael Bartlett, Kevin Gates
Année : 2011
Scénariste : Kevin Gates
Pays : Angleterre
Interdiction : -12 ans
Genre : Horreur
Avec : Philip Brodie, Alix Wilton Regan, Rob Oldfield, Vicky Araico, Toby Bowman...

L'HISTOIRE : Trois mois se sont écoulés depuis l'éruption virale qui a anéanti 99,9% de la population mondiale, transformant ses victimes en zombies mangeurs de chair fraîche. Au Royaume-Uni, un groupe de survivants composé de soldats et de civils a trouvé refuge dans une base militaire en rase campagne. La vie dans ce nouveau monde est rude et brutale, mais l'espoir renaît lorsque le groupe arrive à intercepter un message reçu depuis une base militaire sur la côte selon lequel un havre de paix existerait quelque part en Europe.... Leur voyage s’avère périlleux à travers des paysages ravagés par la mort, où les morts-vivants sont en nombre et imposent leur propre sens de l'ordre. Ce qui suit est un voyage dans l'enfer et une bataille désespérée pour la survie même de la race humaine...

MON AVIS : Après l'énorme succès mondial de The Zombie Diaries, réalisé en 2006 avec un budget dérisoire, les deux réalisateurs Michael Bartlett et Kevin Gates avaient évidemment l'idée de lui ajouter une suite. Ils laisseront néanmoins cinq ans avant de livrer cette séquelle, dont ils ont écrit chacun un scénario mais seul celui de Kevin Gates a été retenu. Si le premier film nous faisait suivre trois histoires, le second chapitre préfère se concentrer sur une seule intrigue, c'est à dire le périple vécu par les militaires afin de rester en vie et de rejoindre des bateaux qui les emmèneront loin des horreurs provoquées par les morts-vivants, tout en conservant ce qui a fait le succès de son prédécesseur, à savoir l'utilisation d'une caméra DV pour filmer les évènements proposés aux spectateurs, à la façon du Projet Blair Witch. Les réfractaires à ce style de film (Rec, CloverfieldDiary of the Dead et j'en passe...) auront donc la nausée avec Zombie Diaries 2, qui nous est conté entièrement à travers l'oeil de la caméra d'un reporter qui a rejoint le groupe de militaire. Les autres suivront sans déplaisir mais sans grand intérêt non plus les mésaventures de notre petit groupe, qui, devant quitter leur base suite à l'invasion de cette dernière par des horde de zombies, va devoir survivre dans la forêt, résister à la neige et au froid et surtout, faire face au plus dangereux des prédateurs : l'Homme ! Car oui, la plus féroce des menaces n'est pas les corps revenus à la vie mais bel et bien les humains, et plus particulièrement un groupe de bandits mené par Goke, qu'on a déjà vu dans le premier film, tout comme Leena, jolie blondinette s'étant allié avec les militaires. Si la séquence de l'invasion de la base militaire s'avère assez réussie, le manque de budget se fait quand même ressentir à l'écran et malgré une progression dans la mise en scène de la part des deux réalisateurs, à laquelle s'ajoute des acteurs qui s'en sortent plutôt pas mal, Zombie Diaries 2 ne parvient guère à convaincre totalement. Le film se laisse suivre sans trop de difficulté, il y a quelques maquillages gores réussis mais dans l'ensemble, on ne ressent pas grand chose face aux images qui défilent devant l'écran et le générique de fin nous laisse sur une impression plus que mitigée. Oui, c'est un film indépendant à faible budget et c'est bien que Michael Bartlett et Kevin Gates aient mené leur projet jusqu'au bout. Mais bon, les films en DV, moi j'aime pas trop et puis on a quand même largement vu mieux en matière de films de zombies. Bref, vite vu, vite oublié.

NOTE : 2/6



I WANT TO DIE

I WANT TO DIE
(The Unforgiving)

Réalisateur : Alastair Orr
Année : 2010
Scénariste : Alastair Orr
Pays : Afrique du Sud
Genre : Horreur, Torture Porn
Interdiction : -16 ans
Avec : Ryan Macquet, Craig Hawks, Claire Opperman, Michael Thompson


L'HISTOIRE : Le détective James Hirsch interroge Rex Dobson et Alice Edmonds, deux personnes qui ne se connaissent pas et qui ont réussi à échapper à un dangereux tueur en série qui porte un masque à gaz, qui kidnappe ses victimes et les emmène dans un vieux bâtiment désaffecté pour les torturer à mort. Les interrogatoires se poursuivent et le détective semble trouver les déclarations rapportées pleine d’incohérence. Y'aurait-il quelqu'un qui ne dit pas la vérité...?

MON AVIS : L’Afrique du Sud à l’honneur avec ce premier film d’Alastair Orr qui tente de jouer dans la cour des torture porn façon "Saw" et "Hostel" avec un budget estimé à 5000 $ ! Alors évidemment, on a déjà vu tout ça de nombreuses fois auparavant, et notamment dans les deux films précités qui ont lancé ce genre tant décrié qui consiste à mettre des personnages dans un lieu malsain et à leur faire subir diverses tortures peu enviables. Mais pour l’Afrique du Sud, c’est peut-être totalement nouveau, ne connaissant pas la production cinématographique de ce pays, hormis bien sur l’excellent "District 9". En tout cas, on saluera l’effort du réalisateur qui a bien digéré ses références et livre un film à la violence graphique non suggérée. Avec ses faibles moyens, Alastair Orr est parvenu à créer des maquillages et des effets spéciaux assez sympas et surtout très sanglants puisque 20 litres de sang ont été utilisé durant le tournage, le film recevant une interdiction aux moins de 16 ans en Afrique du Sud. Nez cassé, tournevis enfoncé dans le ventre, perceuse qui fore un genou, coups de poings violement assénés vous attendent durant 1h15 environ. Les acteurs s’en sortent assez bien, notamment Ryan Macquet qui a pris 25 kg pour le rôle. Le déroulement du film s’avère assez complexe puisqu’il n’est pas linéaire. On passe sans cesse du bureau du détective à la visualisation en images des faits racontés par les deux survivants et ça se corse vers la fin puisque, comme dans "Saw", Alastair Orr nous a concocté un twist avec des retours en arrière nous menant de surprises en surprises. Rien de transcendant ou de foncièrement original mais c’est habilement pensé et ça ne se perd pas en chemin. Il est donc fort dommageable que toutes ces bonnes intentions et cette énergie collective pour mener à bien ce projet de film d’horreur africain se voit mise au pilori par la réalisation. Mais pourquoi, pourquoi avoir succombé à la mode de "la caméra parkinsonienne" puissance mille ?? Si vous êtes allergique à ce style de mise en scène, avec des cuts incessants et une caméra qui bouge et qui bouge à vous donner la nausée, passez votre chemin. Personnellement, ça ne m’a jamais dérangé dans la saga saw. Mais là, c’est juste pas possible. L’action en devient même illisible tellement ça bouge dans tous les sens. Alastair Orr pensait peut-être que ça donnerait du rythme à ses images mais trop, c’est trop. Le fait que le scénario soit grandement inspiré d’autres films, le faible budget, certains dialogues qui font dans le cliché absolu ou le côté un peu amateur de certains acteurs, tout ça, on l’aurait pardonné aisément à ce film pour ne retenir que l’effort louable qui a été fait, les scènes gores réalisées avec les moyens du bord et le twist bien amené. Et vlan, Parkinson a tout foutu en l’air. Tout comme cette accumulation de fondu au noir entre chaque scène, qui dure parfois trois/quatre secondes sans qu’on sache vraiment pourquoi. Dommage. A ne pas voir si vous avez déjà un léger mal de tête…

NOTE : 2/6



BEAST OF BLOOD

BEAST OF BLOOD


Réalisateur : Eddie Romero
Année : 1971
Scénariste : Eddie Romero
Pays : Philippines, Etats-Unis
Genre : Horreur, Aventure
Interdiction : /
Avec : John Ashley, Celeste Yarnall, Eddie Garcia, Liza Belmonte, Alfonso Carvajal


L'HISTOIRE : Bill Foster réussi à s’enfuir de l’île sur laquelle le diabolique docteur Lorca se livrait à des expériences interdites, transformant la population indigène en monstre horrible après leur avoir injecté un sérum à base de chlorophylle dans les veines. Un de ces monstres a d’ailleurs pu monter dans l’une des chaloupes du bateau et se met à massacrer les membres d’équipage. Le combat se termine par l’explosion de l’embarcation. Seul Bill Foster en réchappe, ainsi que le monstre qui parvient à atteindre son ancienne île. Quelques mois plus tard, Bill Foster décide de retourner sur l’île maudite pour voir si la population est encore menacé, ce qui ne devrait pas être le cas, Lorca ayant succombé dans une explosion. Du moins, c’est ce que tout le monde croit…

MON AVIS« Beast of Blood » est le troisième volet de la saga de « l’île de sang », venant après Brides of Blood et Mad Doctor on Blood Island, tous deux réalisés en 1968 par Eddie Romero, qui signe également en 1971 le film dont nous allons parler ici. Si le premier titre peut être visionné seul, il en va autrement pour le second et Beast of Blood, qui forment un vrai diptyque, ce dernier démarrant en effet quelques heures après la fin de Mad Doctor on Blood Island. Avec un scénario qui sent bon le cinéma d’exploitation comme on l’aime, flirtant avec le mythe du Docteur Moreau, Eddie Romero livre avant toute chose un bon film d’aventure exotique plus qu’un film d’horreur. Beast of Blood est nettement moins mauvais que ce qu’on veut nous faire croire habituellement, et les amateurs de films de jungle, avec déplacement en milieu hostile, recherche de passage secret dans des bâtisses abandonnées, trappe qui s’ouvre sous les pieds de la belle héroïne qui tombe nez à nez devant un cobra, docteur fou, sables mouvants et autres distractions, en auront pour leur argent. Le casting est de plus d’un niveau correct pour ce type de film fauché, et même si parfois quelques longueurs viennent assoupir le spectateur, l’ensemble reste de bonne facture et constitue un agréable divertissement. Niveau maquillage, notre monstre est plutôt réussi, et fait un superbe « Craignos Monster ». La tête isolée parvient même à contrôler à distance son corps décapité et il n’hésitera pas à s’attaquer au bon docteur Lorca qui ne s’attendait pas à une telle rébellion ! Stuart Gordon a t’il vu le film d’Eddie Romero pour son Ré-Animator ? Possible. Ajoutez à tous ces ingrédients quelques visions furtives de poitrines dénudées, un peu de sang, quelques combats au couteau ou à l’arme à feu, une scène d’amour fort soft, remuez le tout et vous obtiendrez une oeuvre certes très mineure du cinéma d’horreur, mais une oeuvre plaisante et distrayante tout de même, un produit « made in Philippines » nourrit au cinéma Bis (voir Z) qui ne mérite pas les graves accusations de nanar sidéral qu’on lui attribue…

NOTE : 3/6



LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES

LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES
(Please don't eat my Mother)


Réalisateur : Carl Monson
Année : 1973
Scénariste : Eric Norden
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Erotique, Fantastique
Interdiction : -16 ans
Avec : Buck Kartalian, Lynn Lundgren, Art Hedberg, Alice Friedland, Adam Blair


L'HISTOIRE : Henry Fudd a 43 ans. C'est un vieux garçon qui vit toujours chez sa mère, une vieille mégère qui passe son temps à le surveiller et ne lui laisse pas la moindre intimité. Un jour, Henry croit entendre une petite plante carnivore lui parler dans la boutique d'un fleuriste. Intrigué, il achète la plante, qui s'avère effectivement doté de la parole. Henry ne tarde pas à tomber amoureux de sa plante, étant la seule "femme" qui se montre amicale avec lui. Mais cette dernière développe un curieux appétit. Après avoir mangé quelques mouches puis des grenouilles, elle grossit de manière significative et commence à réclamer de la nourriture plus conséquente. Chats, chiens, Henry fait tout pour sa plante qui atteint maintenant une taille impressionnante, jusqu'à ce qu'elle lui fasse comprendre que les animaux ne lui suffisent plus...

MON AVIS : Amateurs de Zéderies en folie, venez découvrir La Plante qui aimait les Femmes, qui n'est au final qu'une version sexploitation du classique de Roger Corman, La Petite Boutique des Horreurs. Décors ultra-minimalistes (la chambre d'Henry, un jardin en extérieur où il s'en passe des belles...), personnages ringards au sourire niais, plante carnivore en carton pâte que même un enfant il ferait quasiment mieux, effets spéciaux inexistants et humour de bas étage. Les séquences avec la plante qui parle et qui enquille chats et chiens avant de passer aux humains sont à se dévisser la tête tellement le résultat est ringard. Ringard mais tellement surréaliste qu'on y trouve du plaisir. Un plaisir coupable c'est sur, tant le métrage nage en plein amateurisme totalement décomplexé et se pare d'une ambiance kitschissime assez avancée. Ajoutons à ce délire assumé des séquences érotiques qui ne sont là que pour chauffer le spectateurs puisque hormis le dernier couple qui sera bouffer par la plante, les autres ne servent pratiquement à rien dans l'histoire, si ce n'est de permettre à Henry Fudd de se rincer l'oeil en direct live. Et s'il y a bien quelque chose qui n'est pas en carton pâte dans ce film, ce sont bien les actrices, parfaitement en forme et bien pourvues par la nature, dont la sexy René Bond, première actrice de charme jouant avec des implants mammaires, qui ont été payés par le producteur Harry Novak lui-même et qui lui feront accéder sans difficulté aux films hardcore dans les années 70. ! Les séquences vont de soft à légèrement osées mais elles n'apportent vraiment rien à l'intrigue principale. Il est difficile de trouver un réel intérêt à La Plante qui aimait les Femmes, si ce n'est de se taper un bon gros délire, de reluquer les seins de René Bond et d'halluciner devant notre plante carnivore parlante !

NOTE : 2/6



CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT

CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT
(Confessions of a Psycho Cat, 3 Loves of a Psycho Cat)


Réalisateur : Herb Stanley
Année : 1968
Scénariste : Bill Boyd
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Drame, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Eileen Lord, Jake LaMotta, Ed Garrabrandt, Frank Geraci, Dick Lord


L'HISTOIRE : Virginia Marcus est mentalement dérangée. Parce que son frère est parti faire un safari sans elle, elle propose à trois individus qui ont tous commis un meurtre dans leur passé la somme de 100000 $ s'ils parviennent à rester en vie durant une journée, sachant qu'à partir du moment où ils recevront le chèque, elle se mettra à les chasser dans les rues de New-York. Les trois hommes, un drogué, un ex catcheur et un acteur sur le carreau, acceptent la proposition...

MON AVIS : Fleuron des films d'exploitations des années 60, que le public néophyte connaît désormais mieux sous la dénomination de "films Grindhouse" depuis le diptyque Tarantino/Rodriguez, Confessions of a Psycho Cat parviendra sans peine à séduire les amateurs de productions ultra fauchées et de films déviants, bizarres, à la réalisation qui frôle l'amateurisme mais qui dans ce cas précis apporte un plus indéniable, conférant une ambiance poisseuse à cette unique réalisation d'Herb Stanley, dont le scénario lorgne du côté du classique des années 30, La Chasse du Comte Zaroff. Principalement connu parce que le boxeur Jake ("Raging Bull") LaMotta  incarne l'une des trois victimes de la psychopathe, Confessions of a Psycho Cat réserve quelques bonnes surprises comme cette séquence de la mise à mort de LaMotta justement, où Viriginia Marcus est habillée en toréador et s'amuse avec sa victime, devenant le pauvre taureau. Une Virginia totalement folle, parfaitement interprétée par Eileen Lord, dont ce sera le seul rôle connu, et qui parvient à être crédible dans son rôle de psychopathe, avec ses grands yeux emprunts de folie. On appréciera le flash-back nous dévoilant pourquoi sa raison a vacillé, ainsi que la scène de l'overdose d'une pauvre jeune fille. Bref, malgré la pauvreté du budget, Confessions of a Psycho Cat  s'avère intéressant pour qui aime les films Grindhouse. Il est donc fort dommage que des producteurs aient inséré des scènes érotiques ultra soft et qui n'ont aucun intérêt, si ce n'est de pouvoir placer le film dans le circuit des "sexploitations" de l'époque et donc de faire plus d'argent. Les inserts se devinent à des kilomètres, le volume des voix et la qualité de l'image n'étant pas la même, le sommet étant atteint avec la présence d'une prostituée dans la chambre de Jake LaMotta. Même un myope verrait que l'actrice ne se trouve pas dans la même chambre et qu'elle porte des bas alors qu'on voit clairement des jambes nues dans la vraie scène avec l'ex boxeur. Un procédé scandaleux donc et qui vient largement amoindrir l'intérêt du film, puisque les séquences érotiques ralentissent considérablement le rythme et nous font décrocher à chaque fois de l'intrigue principale. Heureusement, la séquence finale, totalement folle et absurde, nous laisse sur une impression positive.

NOTE : 3/6