L'INVASION DES PIRANHAS
(Killer Fish)
Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1978
Scénariste : Michael Rogers
Pays : Italie, Etats-Unis, Brésil, France, Angleterre
Genre : Aventure, film catastrophe
Interdiction : -12 ans
Avec : Lee Majors, Karen Black, Margaux Hemingway, James Franciscus...
L'HISTOIRE : Un groupe de voleurs de bijoux parvient à s'emparer de nombreuses pierres précieuses, qu'il dissimule dans un petit coffre hermétique immergé au fond d'un lac pour le compte de Paul Diller. Pour ne pas éveiller les soupçons, tous les membres de donnent 60 jours de repos avant d'aller récupérer le précieux butin. Mais certains ne résistent pas à la tentation et tentent de s'approprier les bijoux. Ils ignorent alors que les eaux du lac sont infestés de piranhas...
MON AVIS : Alors ça, si ce n'est pas de la co-production ! Italie, France, Etats-Unis, Brésil et Angleterre ont fourni de l'argent à ce film réalisé en 1978 par le bien connu Antonio Margheriti, qui utilise ici son fameux pseudonyme d'Anthony M. Dawson ! On note parmi les société de production celle baptisée Fawcett-Majors Productions, qui est donc la société fondée par le couple Farrah Fawcett / Lee Majors et qui a à son actif 6 films produits entre 1977 et 1979. Qui dit co-production qui souvent casting hétéroclite et de qualité la plupart du temps et c'est le cas ici. A la réalisation, on a donc l'Italien Antonio Margheriti, qu'on connaît principalement pour ses classiques du cinéma d'épouvante durant les années 60 mais aussi pour ses nombreux films Bis de genre divers et variés, allant du western au film de guerre, du film d'espionnage au film d'aventure et j'en passe. Niveau casting, on a des têtes reconnaissables au premier coup d'œil : Lee Majors, célèbre homme qui valait trois milliards entre autres, qui joue l'un des voleurs de bijoux et qui va tomber sous le charme de la ravissante Margaux Hemingway, qui interprète un top model venue faire des photos au Brésil. On a également Karen Black, actrice à la filmographie longue comme le bras, qui joue la femme de l'organisateur du cambriolage, interprété quant à lui par James Franciscus, qu'on ne présente plus non plus. Un autre mannequin est au casting en la personne de Marisa Berenson, on a aussi Roy Brocksmith qui fait le photographe et même Anthony Steffen qui sont de la partie, ce dernier étant le capitaine de l'embarcation vue en fin de film. Du beau monde donc, pour un film pas déplaisant mais pas génial non plus. Tourné la même année que le Piranhas de Joe Dante, les amateurs des poissons tueurs doivent bien avoir à l'esprit que L'Invasion des Piranhas ne joue pas du tout dans la même cour. Si le film de Joe Dante était une démarcation des Dents de la Mer, le film d'Antonio Margheriti est avant toute autre chose un croisement entre film d'aventure, film catastrophe et film d'attaques animales. Le classer en tant que film d'horreur relèverait du grand n'importe quoi et n'aurait que pour effet de décevoir les amateurs de cinéma horrifique. Si vous appréciez les maquettes par contre, vous allez être aux anges puisqu'on a deux grosses scènes d'action où ça pullule en termes de maquettes à l'écran. La première démarre le film, c'est la séquence du cambriolage et pour avoir les mains libres, le groupe de voleurs va faire littéralement exploser tout un décor composé de divers bâtiments, ça explose donc de partout, y'a des flames en veux tu, en voilà, on repère les maquettes sans grande difficulté mais ça participe au charme de cette scène qui se termine façon mission impossible, avec descente sur un filin d'acier, ouverture du coffre au trésor, fuite et déguisement pour ne pas se faire prendre par la police. Une introduction plutôt sympa. La suite permet d'introduire les acteurs principaux, entre partie de Backgammon, séance photo, un peu de dragouille entre Lee Majors et Margaux Hemingway, et débuts des trahisons. On s'en doute, l'appât du gain est trop forte et certains membres des braqueurs vont vouloir faire cavalier seul. Pas de bol pour eux, les eaux du lac sont infestés de piranhas, ce qui rend l'exploration sous-marine plus compliquée que prévu. La première attaque a lieu au bout d'une demi-heure de film et se contente de montrer une eau bouillonnante devenir bien rouge. Que viennent faire les diaboliques poissons aux dents aiguisées comme des lames de rasoir dans ce lac ? Mystère. Un mystère qui sera néanmoins explicité par la suite, je vous laisse le plaisir de la découverte. Sans grande énergie, l'histoire se poursuit tranquillement, sans être très palpitante. James Franciscus se démarque un peu de par son jeu très correct quand Lee Majors reste assez monolithique et semble peu concerné. Bien sûr, le charme de Margaux Hemingway opère mais ça ne permet pas à l'Invasion des Piranhas de marquer les esprits. On a quelques nouvelles attaques des piranhas, une tentative assez stressante d'aller récupérer le coffre à bijoux, de nouvelles attaques de piranhas qui offre à notre vue les fameux poissons, avec images de vrais piranhas et des faux pour les gros plans où ces derniers viennent un peu bouffer le casting. On a aussi la seconde séquence catastrophe avec moult maquettes, celle du cyclone qui vient effondrer un barrage hydraulique, libérant des tonnes d'eau et faisant peser un nouveau danger sur les survivants. Un cyclone qui a eu réellement lieu durant le tournage mais plutôt que de tout annuler, l'équipe de production s'en est servi et a intégrer des images réelles au film. Jamais de perte de temps avec les Italiens. Et qui dit plus d'eau dit forcément des piranhas qui peuvent se déplacer dans de plus grands espaces et venir taquiner le reste du casting, réfugié dans une petite embarcation qui, comme le Titanic, se met à couler. Qui tentera de plonger pour aller récupérer un canot pneumatique ? Donc voilà, L'Invasion des Piranhas est un divertissement qui aurait très bien pu être un épisode de série-télévisée, il en a d'ailleurs le cachet visuel. Personnellement, je le trouve un peu anecdotique dans la filmographie de Margheriti, même si ça regarde, on a déjà vu bien pire. Mais voilà, ça ne restera pas dans les classiques du genre, et il s'oubliera assez vite je pense...
* Disponible en édition steelcase DVD+BR chez ELEPHANT FILMS

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