Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




MEGAN IS MISSING

MEGAN IS MISSING
(Megan is missing)

Réalisateur : Michael Goi
Année : 2011
Scénariste : Michael Goi
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Amber Perkins, Rachel Quinn, Dean Waite, Kara Wang, Rudy Galvan...


L'HISTOIRE : Amy Herman est une jeune fille de 13 ans timide et introvertie. Tout le contraire de sa meilleure amie, Megan, qui assume totalement son sex-appeal qui attire les garçons. Les deux copines passent leur temps à discuter via un tchat sur internet et peuvent se voir sans arrêt grâce à leurs webcams. Megan fait la connaissance de Josh sur le tchat. Ce dernier n'a pas de webcam mais d'après la photo qu'il a envoyé, c'est un jeune skateboarder de 17 ans au physique plutôt attirant. Peu de temps après, Megan disparaît. Des avis de recherche sont envoyés. Amy contacte Josh pour savoir si lui a des nouvelles de Megan. Le problème, c'est que Josh ne s'appelle pas Josh et qu'il n'a pas 17 ans...

MON AVIS : Michael Goi avait une idée bien précise en tête quand il réalise Megan is missing. Faire prendre conscience aux adolescents MAIS surtout à leurs parents qu'internet et plus particulièrement les tchat avec des inconnus représentent un réel danger pour des ados sans réel repère qui cherche juste à avoir une relation d'amitié qu'ils n'ont pas forcément dans la vraie vie. Un véritable vivier de pervers prêt à tout pour "papoter" avec des jeunes filles, quitte à se faire passer pour un jeune blondinet qui a les mêmes centres d'intérêt qu'elles. Les prédateurs sexuels ont entre les mains une arme surpuissante qui leur permet d'agir incognito. Et de passer parfois à l'acte. Megan is missing est donc présenté comme un "found footage", c'est à dire que c'est un enchaînement d'images issues des journaux vidéos d'Amy et de Megan, censé représenter la réalité. La première partie du film nous fait faire connaissance avec les deux adolescentes à travers leur relation d'amitié, leur conversation via internet, les soirées qu'elles passent ensemble. Rien de vraiment très intéressant mais on se prend rapidement d'affection pour les deux héroïnes et le côté "caméra amateur" permet effectivement d'apporter une crédibilité à l'ensemble. A partir de la disparition de Megan, le film commence petit à petit à virer au cauchemar et on se dit qu'on n'aimerait pas que notre enfant soit à la place d'Amy. La diffusion de deux photos chocs de Megan trouvées sur le net par le FBI fait monter d'un cran le potentiel horrifique de la situation et le malaise s'installe confortablement chez le spectateur. Et lorsque la petite Amy se fait elle aussi kidnapper, Megan is missing devient alors un véritable électro-choc qui ne manquera pas de faire réfléchir plus d'un parent; on assiste alors à 22 minutes très intenses dans lesquels on suit le calvaire d'Amy pris au piège du prédateur sexuel. Le réalisateur ne joue pas la carte de la surenchère gore ni de l'horreur visuelle ; il se contente de filmer une situation plus que réelle de façon froide, clinique, quasiment en temps réel. Une situation qui devient rapidement insupportable pour le spectateur qui a des enfants qui se met en position de victime, imaginant son propre enfant à la place d'Amy. Une situation qui a déjà fait la une de plusieurs faits divers. Et qui peut se reproduire n'importe quand. Je ne vous en dis pas plus mais ces 22 minutes vous laisseront la bouche pâteuse et les mains moites à coup sûr. Michael Goi a réussi sa mission : alerter et faire prendre conscience qu'une surveillance de ce que nos enfants font sur le net est impérative et que leurs "soit-disant" amis qu'ils ne connaissent que par le tchat ne sont peut-être pas ce qu'ils prétendent être. Un film d'utilité publique qui ne laisse pas de marbre.

NOTE : 4/6



JURASSIC PARK

JURASSIC PARK
(Jurassic Park)

Réalisateur : Steven Spielberg
Année : 1993
Scénariste : Michael Crichton, David Koepp
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure, Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum, Richard Attenborough, Jospeh Mazzello...


L'HISTOIRE : Ne pas réveiller le chat qui dort... C'est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le "clonage" de dinosaures. C'est à partir d'une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d'espèces de dinosaures. Il s'apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c'était sans compter la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île...

MON AVIS : Grand fan des dinosaures depuis mon enfance, la bande-annonce de Jurassic Park m'avait émerveillé et la vision du film au cinéma en 93 m'avait totalement convaincu. Une nouvelle étape dans le domaine des effets-spéciaux était franchie, apportant un réalisme aux dinosaures jamais vu auparavant; c'est simple, on y croit dur comme fer ! Que de chemin parcouru depuis Le Monde Perdu réalisé en 1925 ! Une nouvelle vision du film a pourtant fait chuter Jurassic Park de son piédestal. Que de longueurs avant que l'action ne débarque et nous emmène enfin dans un fantastique voyage ! 50 minutes d'exposition qui tirent en longueur, bénéficiant certes de la vision des Brachiosaures et du Tricératops mais l'ennui est bien présent avec cette sous-intrigue mettant en scène un scientifique avide d'argent devant voler des embryons pour un autre compagnie. On attend désespérément que le film regagne en rythme en mettant au premier plan ce pourquoi on est devant notre écran :  les dinosaures. Le miracle se produit alors : entrée en scène du terrifiant Tyrannosaurus Rex qui va littéralement exploser mon système sonore 5.1 et faire trembler tous les murs de la maison. Un réalisme impressionnant pour une séquence magistrale comme Steven Spielberg sait les concevoir. La seconde partie du film va tenir tous ses promesses avec tous les ingrédients réunis d'un spectacle majestueux : action, humour, émotion, suspense, tout se mélange avec brio et la présence des redoutables Vélociraptors sera la cerise sur la gâteau. Bref, Jurassic Park reste un film de haut niveau évidemment mais la prochaine fois, la touche "avance rapide" de la télécommande sera activée jusqu'au T-Rex...

NOTE : 4/6



FRÈRE DE SANG

FRÈRE DE SANG
(Basket Case)

Réalisateur : Frank Henenlotter
Année : 1982
Scénariste : Frank Henenlotter
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Kevin van Hentenrick, Terri Susan Smith, Beverly Bonner, Robert Vogel, Diana Browne...


L'HISTOIRE : Duane Bradley débarque à New-York et loue une chambre dans un hôtel miteux. Il ne se déplace jamais sans un gros panier en osier. Dans ce dernier vit Bélial, son monstrueux frère siamois. Séparés chirurgicalement par des médecins peu scrupuleux, Duane et Bélial communiquent par télépathie et ne désirent qu'une seule chose : retrouver les chirurgiens et les faire payer. Mais l'irruption d'une jeune femme dans la vie de Duane va fragiliser l'entente entre les deux frères...

MON AVIS : Frère de Sang est l'exemple type du petit film ultra fauché, bricolé par un amoureux du cinéma d'exploitation qui a du braver les pires difficultés, aussi bien financières que matérielles, pour mener à bien son projet et qui, au final, a vu son oeuvre rapidement gagné ses galons de film culte auprès des fans de films d'horreurs underground. Le manque évident de moyens s'est vu compensé par une créativité qui confère au film une aura bien particulière. Que Frère de Sang soit dédié à Herschell Gordon Lewis ne surprend pas, tant le film peut se rapprocher de Blood Feast par exemple, avec un avantage au film de Frank Henenlotter en ce qui concerne le jeu d'acteurs et la mise en scène. Le scénario nous réserve de bonnes surprises et ne se contente pas de délivrer des scènes de meurtres à répétition. L'histoire de ces deux frères siamois se révèle même touchante, notamment lors du flashback explicatif qui nous fait prendre en pitié la monstrueuse créature. Un monstre qui s'avère très charismatique malgré son animation image par image pas vraiment réussie lors des plans le dévoilant entièrement mais rappelons à la jeune génération, qui ne manquera certainement pas de rigoler devant le film, que Frank Henenlotter ne connaissait rien du tout au métier de cinéaste et qu'il a tout assumé avec un de ses amis, que ce soit la mise en scène, les effets-spéciaux, la direction d'acteur et j'en passe. Les séquences gore sont par contre assez convaincantes et bien sanglantes. Le film est énormément marqué par son époque (les 80's) et paraîtra un peu vieillot aujourd'hui. Pourtant, il fonctionne encore très bien et malgré les quelques défaut dus au manque d'argent, il s'en sort vraiment avec les honneurs et mérite bien qu'on s'y attarde à nouveau, ses maladresses étant vite oubliées devant ses nombreuses qualités. Inventif, malsain, glauque et touchant, Frère de Sang mérite son statut de film culte et fait toujours le délice des fans de film hors-norme.

NOTE : 4/6



TESIS

TESIS
(Tesis)

Réalisateur : Alejandro Amenabar
Année : 1996
Scénariste : Alejandro Amenabar
Pays : Espagne
Genre : Thriller
Interdiction : -16 ans
Avec : Ana Torrent, Fele Martinez, Eduardo Noriega, Xabier Elloriaga, Miguel Picazo


L'HISTOIRE : Angela est étudiante en cinéma et écrit sa thèse de doctorat sur la violence dans les médias audiovisuels. Pour l'aider, le professeur Figueroa lui propose d'entamer des recherches dans la vidéothèque de l'université. Le lendemain, Angela découvre le cadavre de Figueroa dans une salle de projection. Avec Chema, un copain étudiant, elle décide de visionner la cassette qui se trouvait dans le magnétoscope. Horrifiés, ils voient se dérouler sur l'écran un véritable carnage : une femme est torturée et démembrée. Chema reconnaît la victime : Vanessa, une étudiante qui a disparu depuis deux ans. Avec Angela, ils vont se mettre à enquêter sur l'origine de cette cassette et mettre à jour un dangereux réseau de "snuff movies"...

MON AVIS : Pour son premier long métrage, Alejandro Amenabar frappe fort et fait preuve d'une réelle maîtrise de la caméra et de la mise en scène, ce qu'il confirmera par la suite avec Ouvre les Yeux et surtout Les Autres et Agora. Avec Tesis, il explore la partie sombre de l'être humain et de son désir d'en voir toujours plus. Utilisant le thème des "snuff movies" (films dans lesquels les acteurs se font véritablement tués et qui restent une légende urbaine, la police n'ayant jamais mis la main sur un véritable "snuff"...), il conçoit un thriller saisissant et oppressant, qui réserve de bonnes séquences de tension qui vous mettront la pression dans votre fauteuil. Niveau violence, le réalisateur a la bonne idée de ne pas verser dans le sanguinolent et prend le contre-pied même de son sujet en suggérant plus qu'en ne montrant. Ce qui renforce l'aspect malsain du métrage. La scène où Angela visionne la cassette en n'écoutant que le son, avec les hurlements et les supplices de la victime, est une totale réussite et prouve que pour mettre mal à l'aise, la violence graphique n'est pas toujours la solution. Les acteurs sont tout bonnement excellents et se montrent totalement investis dans leurs personnages. On frissonne avec eux et on cherche nous aussi la clé de l'énigme, nos hypothèses étant sans cesse remises en question grâce à la subtilité du scénario qui prend un malin plaisir à nous emmener sur de fausses pistes, si bien que ce qui semblait évident au départ ne l'est plus avant le dénouement. Coup de maître donc pour ce prodige du cinéma espagnol. Si vous aimez les thrillers qui possèdent une vraie ambiance et sont solidement ficelés, alors Tesis est définitivement fait pour vous !

NOTE : 5/6



SHARK

SHARK
(Shark Night 3D)

Réalisateur : David R. Ellis
Année : 2011
Scénariste : Will Hayes, Jesse Studenberg
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Sara Paxton, Dustin Milligan, Katharine McPhee, Chris Carmack, Sinqua Walls...


L'HISTOIRE : Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête. Convaincue qu’il s’agit d’un accident, la petite bande embarque sur un bateau afin de conduire le blessé à l’hôpital de toute urgence, mais les jeunes gens vont vite s’apercevoir que le lac est infesté de requins ultra agressifs...

MON AVIS : David R. Ellis aime réaliser des films fun et dynamiques, à l'instar de Destination Finale 2 et 4 ou Des serpents dans l'avion par exemple. Le voir derrière la caméra pour mettre en scène un film de requins avait donc de quoi me réjouir. Le résultat me paraît au final mitigé. Shark possède tous les clichés des films d'horreur mettant en scène un groupe d'ados venu passer un week-end sympa dans un paysage de rêve. La première partie du film fait dans l'ultra classique avec tous ces protagonistes caricaturaux (le noir baraqué, la bimbo aguicheuse, la petite blonde timide, l'amoureux qui n'ose déclarer ses sentiments et j'en passe...) et des situations vues et revues. Pourtant, ça passe plutôt bien à l'écran et le divertissement est présent. Avec une première attaque de squale qui fait un gros clin d'oeil à l'introduction du chef-d'oeuvre de Spielberg Les dents de la mer, on attend avec impatience que la majorité du casting se fasse croquer. Les scènes avec les requins sont assez nombreuses et pas trop mal réalisées même si on devine de nombreuses fois les images de synthèses. Néanmoins, le côté fun des attaques est bien mis en valeur et le réalisateur s'amuse à nous faire frissonner en proposant un petit moment de calme avant de faire bondir ses squales hors de l'eau pour venir chopper un personnage et n'en faire qu'une bouchée. Sursaut garanti sur le spectateur lambda ! Le pourquoi de la présence de ces monstres aquatiques dans un lac d'eau certes salée est certainement l'élément le plus intéressant du film mais n'est pas traité de manière vraiment efficace par le réalisateur qui vient plomber son long métrage de scènes de dialogues qui finissent par ralentir le rythme du film. Dommage. Sinon, l'idée n'est pas plus bête qu'une autre et vient gentiment s'attaquer à internet et au désir des gens d'en avoir et d'en voir toujours plus. Shark permet donc de passer un bon moment de détente et de frisson devant son écran mais on à quand même une impression de légère déception lorsque le générique de fin se met à défiler devant nos yeux; les quelques invraisemblances et réactions peu crédibles des personnages et la présence de plusieurs espèces de requins finissent par jouer contre le film lui-même au final. Shark reste très sympa mais je préfère toujours Peur Bleue...

NOTE : 3/6



PIRANHA 3DD

PIRANHA 3DD
(Piranha 3DD)

Réalisateur : John Gulager
Année : 2012
Scénariste : Patrick Melton, Marcus Dunstan, Joel Soisson 
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Comédie
Interdiction : -12 ans
Avec Danielle Panabaker, Matt Bush, Katrina Bowden, Jean-Luc Bilodeau, David Hasselhoff, Christopher Lloyd...


L'HISTOIRE Après les incidents survenus au Lac Victoria, on pensait en avoir fini avec les piranhas préhistoriques. Malheureusement, de nouveaux œufs éclosent et les poissons carnivores vont cette fois-ci s’en prendre à un gigantesque complexe aquatique…

MON AVIS : Avec Piranha 3D, Alexandre Aja nous livrait en 2011 un film ultra fun, décomplexé, pas prise de tête, qui alliait à merveille la carte du gore jouissif et des créatures de rêves méga sexy et fortement dévêtues, à l’instar de la craquante Riley Steele. Evidemment, on se doutait bien qu’une suite allait poindre le bout de son nez et c’est un an après que débarque donc Piranha 3DD, réalisé cette fois par John Gulager. Un choix qui devait conforter les fans du premier opus puisqu’on doit à ce réalisateur la trilogie  Feast qui était de bonne qualité et ne laissait aucun doute sur la capacité de Gulager à mener à bien des projets horrifiques. Effectivement, la vision de Piranha 3DD prouve qu’on avait raison de faire confiance à John Gulager. Le réalisateur parvient à rivaliser avec l’épisode d’Alexandre Aja et nous en donne pour notre argent. Il reprend tous les ingrédients de Piranha 3D, à savoir le célèbre « sea, sex and gore » en jouant la carte du « toujours plus ». Après une introduction nous rappelant les évènements du lac Victoria suivi d’une séquence assez sérieuse permettant la libération des nouveaux piranhas, le film bifurque radicalement dans l’angle opposé et nous offre ce qu’on est venu voir : des tas de filles en monokini ou entièrement nues pourvues de seins à la dimension surdimensionnée, des paysages de rêves, du fun et quelques gags bien graveleux situés en dessous de la ceinture façon American Pie. Les personnages principaux et l’intrigue ne sont pas des plus originaux mais pour un film comme celui-ci, ils remplissent parfaitement leur contrat et on se laisse facilement divertir par les images proposées. Si le « sea, sex and fun » est présent de façon exponentielle, il ne manque plus qu’un ingrédient pour que notre plaisir soit total : le gore. Dévoilé de manière soft au départ, avec juste quelques petites morsures, chaque nouvelle attaque des poissons carnivores fait gravir d’un échelon les effusions de sang, qui iront crescendo jusqu’au délirant final dans le parc aquatique. John Gulager a bien retenu la leçon du film précédent et se risque lui aussi à des débordements « trashs » bien sentis, comme cette variation du mythe du « vagin denté » proposée lors du dépucelage de la jolie Shelby, interprétée par la ravissante Katrina Bowden, héroïne du déjà bien déjanté Tucker et Dale fightent le mal ! Si Teeth avait déjà mis mal à l’aise les puceaux, Piranha 3DD ne va pas les réconcilier avec le sexe féminin ! Le final est quant à lui tonitruant, avec effets gores en pagaille, cris et hurlements à foison, le tout dans une bonne humeur communicative. Il faut dire que voir Ving Rhames venu vaincre sa peur de l’eau après s’être fait dévoré les jambes dans le premier film ou David Hasselhoff parodiant son personnage d’Alerte à Malibu et s’auto-parodiant lui-même vaut son pesant de cacahuètes et vous fera bien rigoler. Piranha 3DD fait donc office de suite réussie, égalant quasiment son glorieux ainé. Le film ne se prend jamais au sérieux et joue à fond la carte de la surenchère, et ce, à tous les niveaux. Idéal pour les soirées estivales entre amis. Piranha 3DD, c’est fun, c’est sexy, c’est gore, c’est con. Et ça le revendique haut et fort !

NOTE : 4/6



L’ÉLÈVE DUCOBU

L’ÉLÈVE DUCOBU
(L'élève Ducobu)

Réalisateur : Philippe de Chauveron
Année : 2011
Scénariste : Philippe et Marc de Chauveron
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Elie Semoun, Vincent Claude, Juliette Chappey, Joséphine de Meaux, Bruno Podalydès...


L'HISTOIRE : L’élève Ducobu s’est encore fait renvoyer d’une école. Cette fois, pour éviter de finir en pension, il n’a plus qu’une seule chance : réussir à Saint-Potache. Pour s’en sortir, ce cancre attachant va devoir se surpasser et mettre au point les tricheries les plus ingénieuses et les plus spectaculaires jamais imaginées. La partie est loin d’être gagnée car Mr Latouche, son redoutable professeur, est un adversaire coriace et Léonie, la première de la classe sur qui il tente de copier, ne va pas rester longtemps sous son charme…

MON AVIS : Adaptation des bandes-dessinées de Zidrou et Godi, L'élève Ducobu est un film principalement destiné aux enfants de 6 à 12 ans, qui riront de bon coeur aux bêtises de Ducobu, élève représentant le cancre parfait à l'imagination débordante dès qu'il s'agit de tricher et de copier sur sa voisine. Le jeune acteur Vincent Claude assure dans le rôle de cet anti-héros sympathique, tout comme Juliette Chappey dans le personnage de Léonie Gratin, élève studieuse et travailleuse qui adore concocter des "devoirs party" pour ses fêtes d'anniversaires ! Si ces deux enfants remportent facilement l'adhésion, celui qui obtient la palme d'or est sans conteste Elie Semoun qui interprète le professeur Latouche avec un brio et un entrain plus que communicatif et qui permettra aux parents de s'amuser également et de rire de nombreuses fois en compagnie de leurs enfants. L'acteur en fait des tonnes pour le plus grand plaisir de toute la famille et sa romance avec la prof de musique fera que les adultes y trouveront également leur compte. Si le film aurait gagné à être plus court d'une bonne dizaine de minutes, l'ensemble reste de bonne facture et remplit parfaitement sa mission. Certes, le scénario est léger, les personnages sont un peu caricaturaux mais en même temps, on sait très bien qu'on n'est pas venu voir un film nominé aux Oscars. J'ai bien rigolé en tout cas et je le reverrai avec plaisir...

NOTE : 4/6