Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




THE BABYSITTER

THE BABYSITTER
(The Babysitter)

Réalisateur : Don Henderson
Année : 1969
Scénariste : James E. McLarty
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec :  Patricia Wymer, George E. Carey, Anne Bellamy, Kathy Williams...


L'HISTOIRE : George Maxwell est juge et il envoie sous les verrous un motard qui vient d'assassiner une jeune fille. Son couple bat de l'aile et il trouve sa vie triste et routinière. Quand il fait connaissance de Candy Wilson, la jeune babysitter engagée par sa femme, il tombe sous le charme. Cette dernière n'est pas insensible non plus à cet homme de plus de quarante ans et elle va lui faire rapidement savoir...

MON AVIS : Le slogan du film raconte très bien les événements qui vont défiler devant nos yeux ! "Elle vient pour s'occuper du bébé et finit avec le papa" ! The Babysitter, réalisé en 1969, est un pur film d'exploitation à faible budget comme il en fleurissait à cette époque, filmé en noir et blanc et misant sur l'aspect érotique en dénudant quelques jolies filles. Et la jolie fille, c'est Patricia Wymer, qui interprète notre babysitter de charme qui tombe amoureuse d'un homme de quarante ans et plus. Une lolita pleine de vie, de fraîcheur, qui rappelle celle du film de Stanley Kubrick. Bien sûr, ce film de Don Henderson ne prétend pas rivaliser avec le Lolita de 1962. Le but recherché n'est d'ailleurs pas le même, les moyens techniques non plus. La mise en scène est assez pauvre, l'intrigue guère développée et le film étire son scénario à l'extrême pour parvenir tant bien que mal à la durée de 75 minutes. La romance entre le quadragénaire (George E. Carey) et la ravissante Patricia Wymer représente la majorité du film et les deux acteurs s'en sortent vraiment bien et s'avèrent très crédibles. Mais pour meubler les aléas de cette crise de la quarantaine, le réalisateur insère des scènes qui ne servent pas à grand chose, comme une relation lesbienne avec la fille de George Maxwell ainsi qu'une histoire de meurtre perpétré par un gang de motard. Ce meurtre permettra d'inclure à l'histoire le personnage jouée par Kathy Williams qui va espionner notre couple immoral afin de faire chanter le juge pour obtenir la libération du meurtrier. The Babysitter ne brille donc pas en terme purement cinématographique. Mais la présence de Patricia Wymer, qui n'a offert sa beauté juvénile que dans trois longs métrages (The Witchmaker, The Babysitter et The Young Graduates), est un véritable enchantement visuel et elle illumine absolument toutes les scènes où elle apparaît, qu'elle soit habillée ou fort légèrement vêtue. Je vous rassure, il s'agit d'érotisme plus que soft qui ne ferait pas de mal à une mouche. Grâce à elle, The Babysitter se laisse visionner avec un plaisir non dissimulé et on pardonne les nombreuses faiblesses que le film possède. L'histoire d'amour entre les deux héros est assez touchante et on se demande si on aurait résisté à cette babysitter si on avait été à la place de George Maxwell. Une pseudo suite a été réalisée l'année suivante avec Week-end with the Babysitter mais sans Patricia Wymer.

NOTE : 4/6




DEAD MINE

DEAD MINE
(Dead Mine)

Réalisateur : Steven Sheil
Année : 2012
Scénariste : Ziad Semaan, Steven Sheil
Pays : Indonésie
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec :  Ario Bayu, Les Loveday, Mike Lewis, Carmen Soo, Sam Hazeldine, James Taenaka...


L'HISTOIRE : Une expédition cherche sur une île indonésienne un trésor de la seconde guerre mondiale. Attaqués par des pirates, les membres de l'équipe sont obligés de se réfugier dans une ancienne mine transformée par les japonais en bunker. A l'intérieur, les chercheurs apprennent que ce bunker était une ancienne section "731". Ils ne vont pas tarder à découvrir également qu'ils ne sont pas seuls en ce lieu maudit...

MON AVIS : La chaîne de télévision américaine HBO a développé une branche asiatique et Dead Mine est leur première production. Bénéficiant d'un casting international, le film, réalisé par Steven Sheil, à qui l'on doit Mum and Dad en 2008, nous propose dans sa première partie de superbes paysages, une mise en scène plus que correcte et une très belle photographie. On sent que des moyens ont été mis au service de ce long métrage qui dispose d'une facture très classieuse. Privilégiant l'action, Dead Mine nous invite dans une course au trésor remplie de dangers. L'arrivée dans l'ancien bunker transforme le film en huis-clos anxiogène et immersif. Les personnages déambulent dans d'interminables couloirs, les tensions se créent entre les militaires et les chercheurs, le scénario joue avec la réalité puisqu'il évoque les terribles camps 731, dans lesquels les japonais se livraient à des expériences médicales que n'auraient pas renié les nazis. Un certain malaise s'installe et l'atmosphère devient assez étouffante. Malheureusement, la suite des événements reste nettement trop "cliché" pour étonner. Dead Mine devient en effet un simple ersatz du célèbre The Descent, et l'originalité ne primera pas dans ce qu'on va voir. Couloirs, souterrains, tunnels peu accueillants vont devenir le décor principal du film et l'apparition d'êtres monstrueux renvoient directement au film de Neil Marshall ainsi qu'aux créatures de Détour Mortel ou de La Colline a des Yeux. Steven Sheil commence à faire mourir son casting en réservant une scène forte à chaque personnage. Mais rien de bien neuf ou de jamais vu. La découverte d'un ancien officier japonais ayant survécu depuis 1945 nous fait également penser au film Outpost de Steve Barker tant les similitudes nous sautent aux yeux. La dernière partie verse carrément dans le délire le plus total avec une armée de monstres revêtus d'un costume de samouraï, censée être la nouvelle Garde Impériale japonaise ! L'horreur pointe alors le bout de son nez et le sang commence à se déverser à l'écran. Au final, Dead Mine est loin d'être un mauvais long métrage car il possède de nombreuses qualités esthétiques et utilise à bon escient son décor souterrain. Quelques longueurs viennent en affaiblir le rythme néanmoins, notamment avec des scènes de dialogues un peu longues. Si on appréciera le côté anti-militariste du film, son côté référentiel ne lui est pas salutaire car d'autres œuvres du même genre sont passés par là avant lui et le spectateur a l'impression d'avoir déjà tout vu. Pas désagréable donc mais niveau originalité, on repassera.  

* Disponible en Dvd et BR chez Wild Side Vidéo.

NOTE : 3/6



SPIDERS 3D

SPIDERS 3D
(Spiders 3D)

Réalisateur :  Tibor Takács
Année : 2013
Scénariste : Joseph Farrugia
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : William Hope, Shelly Varod, Jesse Steele, Sydney Sweeney...


L'HISTOIRE : Après le crash d’une station spatiale russe, on retrouve dans les débris une nouvelle espèce d’araignée mutante extrêmement dangereuse. Une fois sur Terre, les araignées grossissent à vue d’œil jusqu’à atteindre plusieurs mètres. En quelques heures c’est l’invasion totale et le chaos dans les rues de New-York : la catastrophe ne fait que commencer...

MON AVIS : Tibor Takács s'est fait connaître grâce à deux séries B plutôt sympathiques, à savoir The Gate en 1987 et Lectures Diaboliques en 1989. Récemment, on lui doit de nombreux films mettant en vedette des monstres géants comme Megasnake, Ice Spiders ou Kraken. Des titres qui font la part belles aux images de synthèse mais comme la firme Nu Image n'a pas le budget de James Cameron à ce niveau, les CGI sont assez voyants et se fondent difficilement dans le décor. Ce sera à nouveau le cas avec Spiders 3D, sa dernière réalisation en date. Pour une production Nu Image, on peut dire que ce long métrage est plutôt bien troussé et que la mise en scène est correcte. Sans faire des étincelles, Tibor Takács se débrouille avec ce qu'il a sous la main et on sent que malgré la limite de budget, il a chercher à faire de son mieux et ça passe assez bien la plupart du temps. Les acteurs principaux jouent assez bien, certains cabotinent un peu certes mais dans l'ensemble, pour ce genre de série B, ça le fait et j'ai déjà vu bien pire. De toute façon, avec un film qui s'appelle Spiders 3D, les acteurs, on s'en fout un peu vous me direz et on préfère s'attarder sur les araignées. Toutes faites en CGI, de la plus petite à la reine géante, les arachnides s'en donnent à cœur joie et prodiguent bien du fil à retordre aux militaires venus les exterminer. Le soucis avec les CGI de moyenne qualité, c'est qu'on les voit à cent mètres et forcément, ça amoindri largement l'impact et le réalisme. Les arachnophobes ne devraient pas avoir trop de mal à visionner le film puisqu'on est très loin de la peur que peuvent engendrer des films comme Arachnophobie ou L'horrible invasion par exemple, qui eux, mettent en scène de véritables araignées. Dans Spiders 3D, c'est surtout le côté fun qui est mis en avant, il n'y a aucune scène à suspense et le réalisateur a préféré jouer avec l'action et la grosse artillerie. Ce qui fait qu'on prend un plaisir coupable à regarder nos araignées géantes venues de l'espace s'attaquer à tout ce qui bouge et qu'on pardonne au film ses faiblesses et ses CGI approximatifs. Le spectacle proposé bénéficie en outre d'une 3D de profondeur souvent réussie, notamment lors de la scène d'introduction. Spiders 3D est à prendre pour ce qu'il est : un film pop-corn surréaliste à base de gros monstres géants dont les attaques viennent dynamiser une histoire banale et très clichée dans laquelle le héros va s'allier avec sa future ex-femme (jouée par Christa Campbell) afin de sauver leur fille mise en quarantaine par l'armée. Un film de pure détente donc, qui fait passer un moment agréable sous peine d'avoir mis son cerveau de côté et de ne pas en attendre plus que ça...

NOTE : 3/6



SENSO '45

SENSO '45
(Senso '45 / Black Angel)

Réalisateur : Tinto Brass
Année : 2002
Scénariste : Tinto Brass, d'après la nouvelle de Camillo Boito
Pays : Italie
Genre : Drame, Erotique, Nazisploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Anna Galiena, Gabriel Garko, Franco Branciaroli, Simona Borioni...


L'HISTOIRE : En 1945. La fin de la guerre est proche. Livia se fait conduire à Venise afin de retrouver son amant, le lieutenant Helmut Schultz, officier SS. Durant le voyage, ses souvenirs l'assaillent et elle repense à sa première rencontre et à ses nombreux ébats passionnés avec son bel officier...

MON AVIS : Réalisateur des cultes Salon Kitty et Caligula, le réalisateur italien Tinto Brass, surnommé le maître de l'érotisme, a livré aux spectateurs polissons une trentaine d’œuvres coquines dans lesquelles il célèbre la femme sous toutes ses coutures, sans jamais sombrer dans le domaine de la pornographie. Où quand l'érotisme devient un art. Durant la décennie 90, il tourne principalement des comédies érotiques légères et amusantes. En 2002, avec Senso '45, c'est un film beaucoup plus ambitieux qu'il réalise. Adaptation d'une nouvelle de Camillo Boito, qui a déjà été porté à l'écran par Luchino Visconti en 1954 (Senso), Senso '45 retient principalement l'histoire de cette femme qui va vivre une relation passionnée et destructrice avec son amant et transpose le tout au temps de la dictature fasciste. La comtesse Livia devient ici la femme d'un producteur de cinéma et l'amant devient un officier nazi qui ne pense qu'au jeu d'argent et au sexe. N'ayant plus aucune désir pour son mari, Livia, telle madame Bovary ou Lady Chatterley, va trouver dans cette liaison adultère un parfum de renaissance, un nouveau sens à sa vie, un abandon de la monotonie au profit d'une vie exaltante et dangereuse. Bien que prétexte à de nombreuses séquences polissonnes filmées avec talent et esthétisme, Senso '45 est un véritable mélodrame dans lequel la passion enflammée de Livia est le moteur. Sentiments exacerbés, rencontre dans des lieux insolites, avilissement face à son amant et perte de contrôle totale vont devenir les caractéristiques de la nouvelle vie de Livia, fort bien interprétée par Anna Galiena. Jusqu'où une femme peut-elle se laisser dominer, aveugler par amour, tel est le vrai propos du film de Tinto Brass, qui le conclura de façon tragique et inéluctable. Même s'il n'atteint pas le degré de voyeurisme ou les qualités de Salon Kitty, Senso '45 est à découvrir.

* Disponible en Dvd chez BACH FILMS.

NOTE : 4/6



DAWN OF THE DEAD

DAWN OF THE DEAD
(Dawn of the Dead - Montage américain)

Réalisateur : George A. Romero
Année : 1978
Scénariste : George A. Romero
Pays : Italie, Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : David Emge, Ken Foree, Scott H. Reiniger, Gaylen Ross, Tom Savini...


L'HISTOIRE : Les morts ont envahi la Terre et la loi martiale est déclarée. Les survivants tentent de repousser la menace que font peser les morts vivants. Roger, Stéphane et Fanny, accompagnés de Peter, s'enfuient à bord d'un hélicoptère. Ils trouvent refuge dans un vaste supermarché et vont essayer de s'organiser afin de pouvoir y vivre sans trop d'encombre...

MON AVIS : Puisqu'ils ne se sont pas entendus sur l'aspect final à donner au film, George A. Romero et son associé Dario Argento ont trouvé pour compromis d'effectuer deux montages différents du film. George A. Romero fera le montage pour les USA sous le titre de Dawn of the Dead et Dario Argento s'occupera de celui pour l'Europe sous le titre Zombie. Evidemment, l'histoire reste absolument la même et la majorité des séquences connues également. Mais des différences existent bel et bien entre ces deux versions. Je précise que j'ai vu le montage américain "simple" d'une durée de 121 minutes (contre 119 minutes pour le montage européen) mais il existe également un director's cut du montage américain d'une durée de 156 minutes ! Les différences entre Dawn of the Dead et Zombie se situent au niveau de certains plans qui sont plus long chez Romero ou qui n'existent plus chez Argento. Et inversement. La coupe la plus célèbre qui n'apparaît pas dans Zombie est celle où un mort vivant se fait décalotter le haut du crâne par l'hélice de l'hélicoptère de nos héros. D'autres images de morts vivants sont présentes dans le montage américain, comme la séquence dans l'immeuble où l'on voit le zombie qui va mordre sa femme sortir d'un appartement. Le célèbre zombie hindou a lui aussi droit à une séquence plus longue où on le voit entrer dans la pièce menant à l'escalier qui le conduira vers Fanny. Romero a également accordé plus d'importance aux relations entre les quatre protagonistes principaux et notamment sur les disputes entre Stéphane et Fanny. Son montage est au final plus posé que celui d'Argento et le film fait plus "classique" dans son approche. Autre différence notable voire capitale, la non utilisation de la partition composée par les Goblin. Si on l'entend parfois sur certaines scènes, Romero a préféré utiliser une musique typique des films d'horreurs d'antan, à l'image de celle qu'on entend dans La Nuit des morts vivants. Ce changement notable d'ambiance fait de Dawn of the Dead une suite "logique" à La Nuit des morts vivants, les deux films se ressemblant par leur approche et leur rendu via cette partition classique. Mais honnêtement, le montage de Romero ainsi que ses choix musicaux ne m'ont pas vraiment convaincu car le film perd énormément de sa superbe. C'est difficile de dire ça puisque la base reste la même, les FX de Tom Savini sont bien présents, etc. Mais reconnaissons que Dario Argento a fait un super boulot et a transformé un très bon film d'horreur en oeuvre culte ! Avec son montage largement plus dynamique et surtout en ayant apposé à l'ensemble des images la musique des Goblin, la version Argento est un véritable western horrifique, où l'action prédomine et où chaque scène est plus percutante, plus rentre-dedans. Comme quoi la bande originale d'un film est capitale vis à vis de son rendu final. Pour ma part, il n'y a pas photo. Zombie enterre Dawn of the Dead. Mais les deux versions doivent être visionnées pour se rendre compte qu'un montage peut également jouer sur l'approche et l'interprétation qu'un réalisateur veut donner de son film. Plus que la présence ou non de plans dans chacune des deux versions, c'est bien cet aspect de rendu final qui donne tout son intérêt aux deux films.

* Pour en savoir plus sur les différences entre les montages, reportez-vous à l'excellent article sur Devildead.

NOTE : 4,5 / 6



JASON ET LES ARGONAUTES

JASON ET LES ARGONAUTES
(Jason and the Argonauts)

- En hommage à Ray Harryhausen (1920 - 2013) -

Réalisateur : Don Chaffey
Année : 1963
Scénariste : Jan Read, Beverley Cross
Pays : Angleterre, Etats-Unis
Genre : Héroïc Fantasy
Interdiction : /
Avec : Todd Armstrong, Nancy Kovack, Gary Raymond, Laurence Naismith, Honor Blackman...


L'HISTOIRE : Afin de reconquérir sa place sur le trône de Thessalie que lui a volé Pelias en tuant son père, le jeune Jason va recruter les meilleurs combattants et embarquer sur un navire de guerre afin d'aller chercher la fameuse Toison d'Or, don des Dieux. Jason devra compter sur la bravoure et le courage de ses fidèles argonautes ainsi que sur l'aide de la déesse Héra, car Zeus entend bien mettre de nombreuses embûches sur sa route...

MON AVIS : Un beau film d'aventure fantastique qui ravira les nostalgiques et les fans du maître de l'animation image par image, le génial Ray Harryhausen. La mise en place de l'intrigue est un peu longue et parfois, la mise en scène de Don Chaffey manque cruellement de rythme et de fougue mais une fois Jason et son équipage embarqués en mer, le voyage devient on ne peut plus distrayant et on a hâte de voir quelles menaces Zeus lui a placé sur son chemin. Evidemment, l'apparition à l'écran des créations de Ray Harryhausen est l'intérêt majeur du film et on est gâté à ce niveau : la gigantesque statue de bronze Talos, des harpies, Triton émergeant des eaux, la Toison d'Or, une hydre à sept têtes et le combat final contre sept squelettes sont les réjouissances proposées aux spectateurs. On est bien loin des images de synthèses proposées aujourd'hui mais le charme opère toujours pour peu qu'on ne soit pas lobotomisé du cerveau et qu'on ne compare pas les effets-spéciaux de ce film de 1963 avec ceux d'Avatar ! J'imagine le travail titanesque derrière le combat entre Jason et les squelettes pour animer chaque mort vivant aussi minutieusement ! Alors oui, Jason et les Argonautes n'est pas parfait et possède des défauts. Certains acteurs sont assez fades, à l'image de celui censé incarner Hercule et qui est aussi musclé que Bernard Minet (oui je sais, c'est nul comme allusion...). L'intrigue est légère et distille tranquillement ses ingrédients, avec trahison, amour, quête mythique. On aimerait parfois que les événements s'enchaînent un peu plus rapidement. La fin nous laisse sur notre faim également, on aurait aimé voir Jason se battre contre Pelias et monter sur le trône qui lui revient. Mais dans l'ensemble, Jason et les Argonautes tire son épingle du jeu et son côté kitsch emporte l'adhésion. Un spectacle mythologique à voir en famille et qui nous fait passer un bon moment.

NOTE : 4/6



ZOMBIE

ZOMBIE
(Dawn of the dead - Montage européen)

Réalisateur : George A. Romero
Année : 1978
Scénariste : George A. Romero
Pays : Italie, Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : David Emge, Ken Foree, Scott H. Reiniger, Gaylen Ross, Tom Savini...


L'HISTOIRE : Les morts ont envahi la Terre et la loi martiale est déclarée. Les survivants tentent de repousser la menace que font peser les morts vivants. Roger, Stéphane et Fanny, accompagnés de Peter, s'enfuient à bord d'un hélicoptère. Ils trouvent refuge dans un vaste supermarché et vont essayer de s'organiser afin de pouvoir y vivre sans trop d'encombre...

MON AVIS : Véritable révolution dans le monde du cinéma horrifique en 1978, au même titre que La nuit des morts vivants en 1968 et Massacre à la tronçonneuse en 1974, Zombie est et restera le meilleur film de morts vivants jamais réalisé. Véritable western urbain doublé d'une parabole nihiliste sur la société de consommation, ce grand show horrifique bénéficiant d'effets-spéciaux ahurissants dus à Tom Savini conserve encore aujourd'hui son étonnante modernité et chaque nouvelle vision s'accompagne du même plaisir jouissif qui m'a émerveillé la première fois que je l'ai vu. Rythme endiablé, personnages empathiques portés par des acteurs charismatiques (Ken Foree en tête), humour noir, suspense et horreur visuelle se télescopent dans une alchimie parfaite sous la direction de George A. Romero qui a littéralement transcendé le genre et la mythologie du film de zombies en ajoutant au côté fun et destroy l'intelligence du propos. Il est difficile de ne pas classer Zombie parmi les meilleurs films d'horreurs jamais vu sur un écran tant le film continue de subjuguer quelques 35 ans plus tard. Il est également important de créditer et d'associer Dario Argento à la réussite totale du film. Car Zombie, tel que nous le connaissons, est évidemment du à George A. Romero mais le montage a été effectué par le maestro italien qui était également producteur du film. Scènes coupées, scènes raccourcies, ajout de la partition phénoménale du groupe Goblin sur l'ensemble du long métrage font de cette version européenne un monument de dynamisme et d'action, à l'inverse du montage director's cut de Romero qui s'attarde plus sur les rapports entre les quatre personnages principaux et qui a utilisé de la musique classique pour accompagnée ses images, ce qui rend le film bien moins nerveux, plus posé. De l'avis général, le montage d'Argento remporte tous les suffrages. Mais il est intéressant de comparer les deux versions. En tout cas, Zombie ne connaît pas les affres de l'âge et mérite ad vitam eternam de figurer en position de choix dans votre vidéothèque horrifique.

NOTE : 6/6