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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LE JOUR DE LA COMÈTE

LE JOUR DE LA COMÈTE
(Le Jour de la Comète)

Réalisateur : Hervé Freiburger, Cédric Hachard, Sébastien Milhou
Année : 2014
Scénariste : Hervé Freiburger, Cédric Hachard, Véronique Hauller, Christophe Lapèlerie, Sébastien Milhou
Pays : France
Genre : Comédie, Fantastique, Film à sketchs
Interdiction : /
Avec : Adrien Marik, Yves Arnault, Pascaline Ferrer, Béatrice de la Boulaye, Aurélien Jegou...


L'HISTOIRE : Au cours de l'été 1986, la comète de Halley termine sa course autour de la Terre, après 76 ans d'absence. Alors qu'un débris de météorite se désagrège dans l'atmosphère, Howard, Ana et Daryl, trois habitants de la petite ville de Mont-Vallée, font chacun le souhait d'une vie meilleure, croyant voir une étoile filante. Trois vœux exaucés littéralement qui vont engendrer les pires catastrophes. Et c'est désormais armés de leur seul courage que nos trois losers vont devoir se surpasser pour réparer les dégâts...

MON AVIS : Production indépendante française, Le Jour de la Comète doit tout à son trio de réalisateurs, qui a su braver les difficultés et le mauvais sort et qui, à force de ténacité, a rendu possible cette aventure, la consécration étant la finalisation de ce film et sa sortie en DVD collector chez l'excellent éditeur The Ecstasy of Films ! Car Le Jour de la Comète est un projet qui remonte à 2007 et qui a été émaillé de plusieurs soucis, la partie financière n'étant pas des moindres, si bien que le film est finalement annulé malgré la parution d'une bande-annonce prometteuse et la réalisation de 50% des trois segments du film. Une désillusion pour toute l'équipe de passionnés derrière ce projet. "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", tel est l'adage que l'équipe a du se répéter inlassablement puisqu'en 2009, le tournage reprend son envol, tel un phénix immortel ! Un tournage marathon donc, suivi d'une longue post-production, qui a fini par aboutir au final au résultat que je viens de visionner. Les ambitions du Jour de la Comète étaient clairement établies dès le départ : faire un film à sketchs comico-fantastique se déroulant dans les années 80 (en 1986 plus précisément), et ce, afin de rendre hommage à toutes les œuvres qui ont bercé l'enfance des réalisateurs (on citera sans exhaustivité Les Goonies, Gremlins ou Retour vers le futur entre autre), tout en mettant l'accent sur la peur de grandir des personnages principaux, personnages préférant s'isoler dans un monde enfantin protecteur et rassurant. Des intentions louables et qui promettaient aux spectateurs ayant vécu cette formidable décennie 80 de se replonger avec délice dans l'univers des films de cette période, comme a si bien su le faire J.J Abrams avec Super 8. Le choix de faire un film à sketchs est ambitieux car vient s'ajouter une difficulté supplémentaire, que peu de film de ce genre parvienne à réaliser : donner la même intensité et le même intérêt aux différentes histoires. Si Creepshow reste LA référence en la matière, force est d'avouer que peu de films à sketchs réussissent à proposer des segments de qualité égale. Le Jour de la Comète parvient (presque) à surmonter cette difficulté et on félicitera l'équipe car la pari était difficile ! Le fil rouge du film est un animateur radio qui nous parle du proche passage près de la Terre de la comète de Halley et des ragots ayant attrait à cette dernière (fin du monde et j'en passe). Les pensées et les réflexions de l'animateur radio lui donne donc l'occasion, tel le squelette des Contes de la Crypte, de nous présenter les trois histoires constituant le film. Trois segments dans lesquels les héros sont des adolescents timides, solitaires, vivant reclus dans le monde de l'enfance. La première histoire est carrément excellente et nous replonge vraiment dans les 80's : "Barney" nous présente Howard (Adrien Marik), jeune garçon de quinze ans peu farouche et complexé, qui "vit" depuis sa plus tendre enfance, tel James Sewart et son lapin Harvey dans le film du même titre, avec Barney, son ami imaginaire, à savoir un ours en peluche géant. Voulant "grandir" pour mieux s'insérer dans la vie, voir faire succomber sa charmante voisine d'en face (l'ultra-mignonne et craquante Pascaline Ferrer), il fait le vœu lors du passage de la comète de faire sortir de sa tête Barney. Le vœu va évidemment se réaliser mais pas de la manière attendue : Barney se met à exister réellement et les ennuis vont commencer pour le jeune homme qui va vivre un drôle d'aventure avec sa charmante voisine. "Barney" a vraiment tout pour plaire : casting séduisant et efficace, réalisation aux petits oignons, ambiance 80's hyper bien en place, effets-spéciaux bien dans l'esprit, humour et dynamisme font de ce premier segment un atout majeur du film. La seconde histoire se nomme "La Promise du seigneur du château" et nous présente Ana (Béatrice de la Boulaye), assistante étrangère d'un producteur mégalo qui ne lui accorde aucun intérêt, alors que la jeune femme aimerait bien qu'il succombe à ses charmes, comme dans les histoires à l'eau de rose dont elle se délecte. Son voeu lors du passage de la comète de Halley ne va pas non plus aller dans la direction attendue puisque sa requête pour sa faire aimer du propriétaire du château va réveiller le fantôme du "vrai" propriétaire justement, un aviateur un peu fou. L'histoire entremêle Pandora et L'Aventure de Mme Muir mais en y ajoutant une très grosse pincée d'humour noir et d'irrévérences, ainsi que des zombies et quelques touches d'effets gores ! Même si c'est le segment qui m'a le moins intéressé, il n'en reste que son aspect comico-gore fonctionne plutôt bien et que le final est franchement très amusant et énergique. Troisième histoire : "Virgin Eaters from Outer Space", rebaptisé en français "les puceauphages d'un autre monde", tout un programme ! L'action se déroule dans le même lycée que le premier sketch et on prend plaisir à voir passer le personnage d'Howard justement, le genre de clin d'oeil que j'apprécie beaucoup. Cette fois, on va parler de Daryl, souffre-douleur du lycée et spécialiste en informatique, qui s'est conçu un petit robot comme ami. Son souhait le plus cher ? Se faire repérer par une fille, même si elle vient d'un autre univers ! La comète de Halley va exaucer son voeu en lui envoyant trois pulpeuses jeunes filles qui passent leur temps à boire du lait et qui n'ont pas vraiment des intentions très amicales envers les puceaux, comme il l'apprendra à ses dépens. Heureusement qu'il peut compter sur la seule fille du lycée qui s'intéresse vraiment à lui sans qu'il l'est remarqué. La lutte contre cette drôle d'invasion extra-terrestre va s'avérer riche en rebondissements. Le Jour de la Comète dispose donc de trois histoires différentes mais qui bénéficient toutes du savoir-faire de l'équipe technique qui assure vraiment bien vu la faiblesse du budget. La mise en scène est plus que correcte, les effets-spéciaux tiennent la route, le casting joue bien et on prend un réel plaisir à suivre nos trois "z"héros dans ces rocambolesques aventures. Rafraîchissant, Le Jour de la Comète respire la passion du genre et plaira à tous les spectateurs nostalgiques tout en séduisant la nouvelle génération par son humour noir et sa galerie de personnages haut en couleurs. Un parcours du combattant pour Hervé Freiburger, Cédric Hachard et Sébastien Milhou qui se solde donc par un résultat plus que positif et on remerciera The Ecstasy of Films de permettre au Jour de la Comète de rencontrer son public et surtout d'exister !

* Disponible en DVD collector chez THE ECSTASY OF FILMS

NOTE : 4,5 / 6


VISIONS

VISIONS
(Visions)

Réalisateur : Kevin Greutert
Année : 2015
Scénariste : L.D. Goffigan, Lucas Sussman
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Isla Fisher, Jim Parsons, Anson Mount, Eva Longoria, Gillian Jacobs..


L'HISTOIRE : Un an après un accident de voiture, un jeune couple, Evy et David, décide de s’installer dans un vignoble, pour commencer une nouvelle vie. Evy attend un enfant. Très vite, elle commence à apercevoir des phénomènes étranges. Ces visions vont faire de sa vie un véritable cauchemar…

MON AVIS : Kevin Greutert est principalement connu pour avoir travaillé en tant que monteur sur la saga Saw et pour avoir réalisé Saw VI, Saw 3D et le sympathique Jessabelle. En 2015, le voilà de retour avec Visions, un thriller mêlant épouvante et fantastique et jouant avec les codes du film de fantôme, du film de maison hantée, du moins dans ses grandes longueurs avant de nous asséner un twist final qu'on avait vu venir depuis belle lurette. Plutôt bien réalisé, Visions tente de nous faire frissonner avec des jump-scares et des grands coups de musique judicieusement placés, et qui devraient effectivement faire sursauter quelques spectateurs. Kevin Greutert connaît son job, ses classiques et délivre un travail d'honnête facture qui pourra faire son petit effet, du moins sur le public lambda. L'histoire délivre son lot de mystère et s'amuse à brouiller les pistes, nous amenant à nous questionner sur les événements bizarres qui ont lieu et qui perturbe la vie de la pauvre Evy, correctement interprétée par Isla Fisher. Victime d'un accident de la route un an plus tôt qui lui a laissé quelques séquelles psychologiques, Evy a l'air d'une jeune femme un brin perturbée et on se demande sans cesse si elle est folle, si elle voit vraiment ce qu'elle semble voir, si elle est victime d'un complot ou d'une secte façon "Rosemary's Baby", si sa nouvelle maison est réellement hantée ou si tout se passe dans sa tête. Le réalisateur joue avec le spectateur comme un chat avec une souris et il préfère peaufiner son ambiance plutôt que de se laisser aller à des séquences démonstratives. Si le résultat final reste d'un niveau correct, les amateurs, quant à eux, se montreront certainement bien plus sévères envers le film car il faut bien avouer que ce dernier recycle des lieux-dits vus maintes et maintes fois auparavant. Des clichés à la pelle, des références à la tonne (Les Autres, Apparences, Poltergeist...) qui s'étirent durant les 82 minutes que durent le film. On se surprend alors à soupirer comme un diable devant tant de manque d'originalité et de recyclage et on se dit que vraiment, le cinéma fantastique des années 2000 / 2010 a, dans sa grande majorité, bien du mal à se montrer vraiment intéressant. Le casting ne parvient guère à dynamiser le récit qui s'étire en longueur et ses n'est pas non plus les apparitions de quelques guest-stars (dont Eva Longoria) qui va venir changer la donne. Reste un final grand-guignolesque, certes prévisible dans ses grandes lignes mais néanmoins efficace et . Visions ne marquera pas pour autant les esprits et s'oubliera bien vite, noyé dans la masse des productions de ce type qui pullulent dans les rayons DTV de ces dernières années.  

* Disponible en DVD et BR chez WILD SIDE VIDEO

NOTE : 3/6



HUNGER GAMES - LA RÉVOLTE PARTIE 2

HUNGER GAMES - LA RÉVOLTE PARTIE 2
(The Hunger Games : Mockingjay - Part 2)

Réalisateur : Francis Lawrence
Année : 2015
Scénariste : Peter Craig, Danny Strong
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Action
Interdiction : /
Avec : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson...


L'HISTOIRE : Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis Gale, Finnick, et Peeta, sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

MON AVIS : Voici donc le chapitre final de la saga débutée en 2012. Après un premier film qui m'avait bien plus sans toutefois me convaincre totalement, me laissant sur une impression mitigée, le second volet (Hunger Games - L'embrasement) sorti en 2013 m'avait totalement enjoué, la dimension politique et épique étant parfaitement retranscrite à l'écran, faisant de la belle Katniss une héroïne attachante et importante, version féminine du personnage de Jonathan E. du Rollerball de Norman Jewison. La première partie du dernier épisode (Hunger Games - La Révolte partie 1) avait délaissé l'aspect grand spectacle au profit d'une trame plus intimiste, mettant l'accent sur la dimension psychologique des personnages et faisant endosser à Katniss le rôle d'égérie, devant rassembler les districts afin de mener la guerre contre le président Snow. Une première partie qui avait divisé les fans et notamment ceux qui s'attendaient à un déluge d'action. On était donc en droit de penser que Hunger Games - La Révolte partie 2 allait tout miser sur l'aspect sensationnel et se laisser aller dans les travers des blockbusters récents, préférant les effets et les explosions à l'intelligence d'un scénario solide. Le réalisateur Francis Lawrence surprend donc son monde car même si action il y a, cette dernière ne prédomine pas sur l'histoire et ne s'avère pas aussi spectaculaire que prévue, même si certaines séquences sont riches en émotions, à l'image de toute la périlleuse traversée des héros en route vers le Capitole. Une progression mouvementée qui est une sorte de variation des hunger games déplacée en zone urbaine, puisque les rues menant au Capitole sont truffés de pièges mortels, dont certains sont assez spectaculaires, notamment la marée noire de produit gelant. Le passage dans les souterrains de la ville sera aussi l'occasion d'apporter dynamisme et énergie au rythme du film, avec la présence de mutants qui ne sont pas sans nous rappeler ceux de The Descent et qui nous permettra d'admirer la dextérité de Katniss avec son arc. Cerise sur le gâteau, ce chapitre final n'en oublie pas l'aspect dramatique et la scène des bombes devant les portes du Capitole nous laisse abasourdis et augmente le côté tragique de la saga. Mais voilà. Hormis ces passages très réussis, ce chapitre final déçoit au final. Le personnage de Peeta (désolé pour les fans mais j'ai toujours trouvé l'acteur Josh Hutcherson d'une platitude exaspérante et sans charisme aucun) ne sert ici pas à grand chose et le côté "romance / triangle amoureux" ne fait frémir le cœur de personne et rend le film poussif voir même parfois ennuyeux. Katniss perd réellement de son aura "magique" et redevient un personnage presque "lambda", bien éloigné en tout cas de l'héroïne à l'aura quasi divin des deux précédents films. Il manque également, pour ma part en tout cas, un côté héroïque à ce chapitre final qui a bien du mal à transcender son sujet et ce, malgré la partition du compositeur James Newton Howard. Pourtant, le scénario n'est pas inintéressant et joue plutôt bien avec les intrigues, la notion de pouvoir, les trahisons et les sombres conspirations, notamment lors d'une révélation qui met à mal l'aspect manichéen qu'on pouvait reprocher à la saga. La réalisation, bien que correcte, ne parvient pas à imposer un souffle épique à cette ultime aventure de Katniss, toujours aussi bien interprétée par une Jennifer Lawrence convaincante. Ce qui s'annonçait comme le point d'orgue de la série constitue pour ma part une relative déception et le film ne tient pas ses promesses de grand spectacle fait de bruit et de fureur. Une conclusion en demi-teinte pour le geai moqueur...

NOTE : 3/6



RAMBO

RAMBO
(First Blood)

Réalisateur : Ted Kotcheff
Année : 1982
Scénariste : Michael Kozoll
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Action
Interdiction : /
Avec : Sylvester Stallone, Brian Dennehy, Richard Crenna, Bill McKinney...


L'HISTOIRE : John Rambo, un soldat de retour du Viet-Nam, arrive à proximité d’une petite bourgade, pour retrouver un vieil ami de régiment. Apprenant la mort de ce dernier, Rambo décide de se rendre dans le centre-ville pour s’y restaurer. Il tombe alors sur le Shérif Teasle, qui l’arrête pour vagabondage. Commence un bras de fer brutal entre l’ancien soldat et les forces de l’ordre…

MON AVIS : Il est bon de rappeler que le premier Rambo est un classique d'émotion et d'action, proposant une vraie tension dramatique et un ton sérieux bien éloigné de ses trois suites qui verseront quant à elles bien plus dans la grosse série B jouissive et fun. Adaptation d'un livre de David Morrell, Rambo traite du difficile sujet de la réinsertion dans la vie de tous les jours des anciens du Vietnam, un thème déjà brillamment mis en scène dans Voyage au bout de l'Enfer par exemple. Le personnage principal est interprété à la perfection par Sylvester Stallone, promu star grâce à son autre personnage fétiche, à savoir celui de Rocky Balboa bien sûr. Lors du final dantesque de Rambo, l'acteur offre aux spectateurs médusés un long monologue qui restera dans toutes les mémoires de par son intensité et sa gravité, expliquant de façon directe et abrupte la condition de vie de ces vétérans qui ont tout donné pour leur pays et qui ont l'impression d'être oublié par ce dernier, ne trouvant pas de travail ou étant considéré comme des asociaux ou des vagabonds. Doté d'une véritable puissance dramatique, Rambo n'en oublie pas l'aspect énergique pour autant et se transforme même en un survival intense, véritable chasse à l'homme dont le traqué devient rapidement le chasseur en milieu forestier, l'ancien béret vert médaillé pour ses exploits au Vietnam ayant des connaissances en matière de survie en milieu hostile que ne possède pas le shérif et ses hommes. Redevenu bête fauve, parfaite machine à tuer, à cause du comportement du shérif qui est le premier à avoir fait couler "le premier sang", John Rambo se retrouve malgré lui condamné à utiliser la violence pour préserver sa propre vie, les traumatismes du Vietnam étant encore profondément ancré en lui. Ses douloureux souvenirs reviendront encore plus à la surface lorsque son ancien colonel interviendra pour tenter de faire stopper cette traque inhumaine qu'il sait perdu d'avance pour le shérif. Sobrement interprété par l'excellent Richard Crenna, le colonel Trautman est le second personnage emblématique de la saga et il nous régale déjà dans ce premier volet de répliques cultes qui font de John Rambo un homme à la puissance quasi divine ("Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police. Je suis venu vous sauver de Rambo"). Avec son sens du rythme très abouti, avec sa tonalité mélancolique, avec son aspect dramatique qui prédomine sur des séquences d'action généreuses et intenses, avec son côté survival qui respecte tous les codes du genre, Rambo n'a rien perdu de sa puissance évocatrice et se révèle encore et toujours être une oeuvre majeure du cinéma, que la musique de Jerry Goldsmith vient transcender à chaque instant..

NOTE : 5/6



ROAR

ROAR
(Roar)

Réalisateur : Noel Marshall
Année : 1981
Scénariste : Noel Marshall, Ted Cassidy
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Tippi Hedren, Noel Marshall, Mélanie Griffith, John Marshall, Jerry Marshall...


L'HISTOIRE : Madeleine emmène ses enfants dans la jungle africaine pour aller voir son mari Hank, dont elle est depuis longtemps séparée. Hank est un scientifique excentrique qui s'est toujours battu pour la défense d'espèces en danger. Il vit en pleine savane, dans une maison squatté par des centaines de fauves. Parti chercher sa famille, Hank rate le rendez-vous. Sa femme, sa fille et ses deux fils trouvent sa maison mais la cohabitation avec les fauves ne va pas se passer sans anicroches...

MON AVIS : Surnommé "le film le plus dangereux du monde", Roar est une production assez atypique dans le paysage cinématographique. Ce "titre honorifique" intriguant est du au fait que le tournage ne fut pas de tout repos pour l'équipe technique et les acteurs. Il faut bien avouer qu'être entouré par des centaines de fauves divers et variés (lions, lionnes, tigres, guépards, panthères noires et j'en passe) doit être plus que flippant et même si les animaux étaient supposés être amicaux et apprivoisés (mais pas dressés !), il n'en reste que leur instinct de prédateur ne peut être contrôlé à la perfection et bien des incidents sont venus émaillés un tournage fleuve, qui a duré 6 ans ! Morsures, agressions, multiples blessures sont monnaie courante et même un "scalpage" pour le chef opérateur Jan de Bont (futur réalisateur de Speed 1 et 2, Twister ou Lara Croft 2), qui s'en est tout de même sorti avec plus de 120 point de sutures ! La toute jeune Mélanie Griffith a également été blessé au visage et Roar peut se vanter d'avoir plus de 70 accidents de tournage à son actif ! L'idée du film est venue à l'actrice Tippi Hedren et à son mari Noel Marshall suite à un voyage en Afrique. Elle décide alors d'acheter un ranch et le transforme en village africain. Elle fait venir plus de 150 fauves et décide de les laisser agir ou se déplacer librement, sous la supervision d'un seul dompteur. Son mari décide de réaliser le film et de jouer le personnage principal. Leurs deux fils seront de la partie, tous comme la fille de Tippi Hedren donc. Une affaire de famille donc pour un scénario qui joue avec cet aspect. Si le tournage a duré si longtemps, c'est en grande partie due aux nombreux accidents mais également à la réaction imprévisible des fauves, qu'on ne "dirige" pas comme un acteur. Le film se fait selon leurs humeurs et leurs envies, d'ou un délai qui s'est vu fortement allongé. Si le scénario s'avère relativement simpliste, évoluant en fonction du comportement des fauves, il n'empêche que les péripéties vécues par les héros du film sont franchement impressionnantes et on saluera les acteurs devant tant de sang froid. Les attaques des fauves, et notamment des lions, font réellement froid dans le dos et on ressent dans nos chairs la force brute et la puissance dévastatrice qui émanent des coups de pattes du roi des animaux et de ses confrères. Si Roar se veut être avant tout un beau film d'aventure teinté de comédie, il ne dépareille pas dans la catégorie des films dits d'agressions animales même si l'aspect horrifique est ici totalement absent. Néanmoins, les attaques de fauves sont relativement nombreuses et les trésors d'ingéniosité déployée par la famille de Hank pour ne pas servir de dîner aux redoutables prédateurs transforment souvent ce film tout public en un "survival" haletant et assez stressant. Dans une scène, un éléphant attrape Tippi Hedren et l'envoie valser dans les airs, l'actrice se retrouvant avec une jambe cassée ! Affirmer dans un but promotionnel que le tournage de ce film a été le plus dangereux du monde n'est donc pas un mensonge ou un simple coup de bluff. On est loin des tournages contemporains dans lesquels toutes les précautions sont prises, dans lesquels les acteurs côtoient les animaux dangereux bien à l'abri d'une cage qu'on efface à l'ordinateur quand l’animal n'est pas lui-même créé en image de synthèse. Véritable hymne à la nature sauvage dans ce qu'elle a de plus beau, de plus naturel, de plus libre mais aussi de plus dangereux, voilà ce que vous propose Roar, dont la carrière cinématographique a été un échec, ce qui n'est pas mérité. On ne s'attardera donc pas devant la maigreur du scénario mais on se laissera absorber par les somptueuses images proposées. A noter que le ranch de Tippi Hedren existe toujours et que l'endroit est devenu une réserve d'animaux. 

* Disponible en DVD version restaurée chez RIMINI EDITIONS

NOTE : 4/6




HOTEL TRANSYLVANIE

HOTEL TRANSYLVANIE
(Hotel Transylvania)

- visionné via le Blu-Ray 3D -

Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Année : 2012
Scénariste : Peter Baynham, Robert Smigel
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, animation
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE :Bienvenue à l’Hôtel Transylvanie, le somptueux hôtel de Dracula, où les monstres et leurs familles peuvent enfin vivre leur vie, se détendre et faire « monstrueusement » la fête comme ils en ont envie sans être embêtés par les humains. Pour l’anniversaire de sa fille, la jeune Mavis, qui fête ses 118 printemps, Dracula invite les plus célèbres monstres du monde – Frankenstein et sa femme, la Momie, l’Homme Invisible, une famille de loups-garous, et bien d’autres encore. Tout se passe très bien, jusqu’à ce qu’un humain débarque par hasard à l’hôtel et se lie d’amitié avec Mavis…

MON AVIS : Je ne sais pas si vous avez connu ce dessin-animé intitulé Le Croque-Monstres Show mais moi, avec mon grand âge, oui. Un dessin-animé que j'adorais vu qu'il mettait en vedette les monstres que j'adulais, tels Dracula, la créature de Frankenstein, la Momie ou le Loup-Garou par exemple. Et bien, avec Hotel Transylvanie, j'ai retrouvé cet univers délirant, parodique tout en étant respectueux, qui mise avant tout sur le divertissement et l'humour plutôt que sur le frisson et la peur. Bien sûr, cette oeuvre est calibrée pour plaire avant tout aux (grands) enfants, avec ce melting-pot de personnages extravagants, ces situations loufoques et cet enchaînement de gags sans temps mort. L'animation est des plus correctes, les couleurs sont éclatantes et l'imagination des scénaristes puise dans les grands classiques du cinéma fantastique et d'épouvante pour mieux détourner les codes et les références, s'amusant comme le spectateur avec un bestiaire des plus hétéroclites, que les fans  reconnaîtront aisément. Outre les personnages cultes (Dracula, le monstre de Frankenstein, la momie, le loup-garou...), Hotel Transylvanie nous fait profiter de la présence d'un blob vert, d'un cerveau volant provenant sûrement de "la planète Arous", de l'homme invisible, du yéti, de la mouche noire, de Quasimodo, de l'Hydre, de la Créature du Lac Noir et j'en passe. Tous les monstres terrifiant les humains sont réunis dans l'hôtel du comte Dracula, ce dernier voulant offrir à toutes les créatures pourchassées ou traquées par la gent humaine un abri, un lieu pour se reposer sans crainte, un havre de paix éloigné de toute présence humaine (présentée ici comme la véritable menace). Le confort est de toutes les pièces de ce gigantesque manoir, avec cimetière à proximité, cuisine cinq étoiles dirigée par le chef Quasimodo, serveurs et femmes de ménages à chaque étage prêts à se mettre en quatre pour satisfaire les demandes de chaque client. Evidemment, une telle profusion de monstres ne laissent peu de temps pour s'attarder sur chacun d'eux et le réalisateur Genndy Tartakovsky se focalise plus spécialement sur certains d'entre-eux, et notamment Dracula et sa fille Mavis. Cette dernière, adolescente âgée de 118 ans (!!) va fêter son anniversaire et la jeune vampire n'a qu'une seule envie : découvrir le monde, au grand dam de son papa qui, depuis la mort de son épouse, terrassée par des humains, n'a plus qu'un but dans la vie : protéger sa fille chérie. Drôle mais aussi émouvant, le personnage de Dracula nous fera bien rire et si les puristes n'apprécieront peut-être son traitement dans Hotel Transylvanie, il m'a bien fait sourire pour ma part car je n'imaginais pas le plus célèbre des vampires en papa-poule ! Impayable sont les scènes dans lesquelles il tente de masquer la vérité à sa fille, créant un "village humain" de toute pièce pour l'effrayer par exemple. Plus drôle encore, l'intrusion de Jonathan (prénom se référant à Jonathan Harker bien sûr), un jeune adolescent bien déjanté, va venir gripper les rouages de ses préparatifs et il devra déployer des trésors d'imagination pour que Mavis ne tombe pas amoureuse de cet humain pourtant charmant, comme il le découvrira par la suite. Les bons sentiments et une jolie morale forment les bases du spectacle, proposé dans une 3D convaincante même si on aurait pu s'attendre à de meilleurs effets de projection vers l'avant, notamment lorsque Dracula ou sa fille sont sous leurs formes de chauve-souris par exemple. La romance vampire / humain est bien mise en avant et apporte un peu de répit à la cascade de gags qui déferlent sur l'écran, ne nous laissant que peu de temps pour soulager nos zygomatiques. Bref, Hotel Transylvanie est un film d'animation bien sympathique que je recommande vivement pour une soirée détente en famille...

NOTE : 4/6


SIN CITY : J'AI TUÉ POUR ELLE

SIN CITY : J'AI TUÉ POUR ELLE
(Sin City : A Dame to Kill For)

- visionné via le Blu-Ray 3D -

Réalisateur : Robert Rodriguez, Frank Miller
Année : 2014
Scénariste : Robert Rodriguez, Frank Miller
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Mickey Rourke, Eva Green, Jessica Alba, Josh Brolin, Joseph Gordon-Levitt, Rosario Dawson...


L'HISTOIRE : Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv. Tous vont se retrouver au célèbre Kadie's Club Pecos de Sin City…

MON AVIS : Que l'attente a été longue depuis le choc visuel Sin City en 2005 ! Neuf ans à en entendre parler sans rien voir et puis enfin, Robert Rodriguez et Frank Miller remettent le couvert et nous offre l'adaptation du roman graphique "J'ai tué pour elle", le plus gros album de la saga Sin City. On retrouve donc avec un plaisir intact certains personnages du premier film (Marv, la belle Nancy, John Hartigan par exemple, toujours interprété par Mickey Rourke, Jessica Alba et Bruce Willis...) et des petits nouveaux, dont Johnny, joueur de poker émérite ou la sublime et ténébreuse Ava Lord. Cette dernière est interprétée par la sculpturale Eva Green, qui se dévoile en tenue d'Eve à de maintes reprises, ce qui ne sera pas pour déplaire au public masculin. Tout se petit monde va s'entrecroiser pour le meilleur mais surtout pour le pire et les différentes histoires de chaque protagoniste vont interférer et s'impacter dans les autres et ce qui semblait n'être qu'une succession de scénettes va tout compte fait créer un véritable scénario au service d'une mise en scène somptueuse et magnifiée par un esthétisme et un rendu absolument dantesque en 3D. L'image en noir et blanc façon comic confère au film un rendu bluffant et le contraste apporté par les quelques touches de couleurs achèvent de nous séduire et de nous mettre une belle claque visuelle. Sombre, très violent, érotique, Sin City 2 est tout cela à la fois et le film peaufine cet univers jamais vu sur un écran depuis le premier volet. Sa galerie de personnages atypiques, ses scènes affriolantes et son ambiance de polar pessimiste dans lequel les femmes tirent leur épingle du jeu en font un titre aussi virtuose, voir même plus, que le Sin City de 2005, même si j'ai préféré les histoires de ce dernier.

NOTE : 5/6