Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 31 janvier 2013

GHOSTKEEPER

GHOSTKEEPER
(Ghostkeeper)

Réalisateur : Jim Makichuk 
Année : 1981
Scénario :  Jim Makichuk, Doug MacLeod 
Pays : Canada
Genre : Horreur, Maisons hantées
Interdiction : -12 ans
Avec : Riva Spier, Murray Ord, Sheri McFadden, Georgie Collins, Les Kimber, Bill Grove...


L'HISTOIRE : Marty et Jennie, accompagnés par l’exubérante Chrissy, font une randonnée en motoneige dans les montagnes canadiennes. Leur périple les amène à découvrir un vaste hôtel perdu au beau milieu de nulle part et qui semble abandonné. L’une des motoneiges ne voulant pas redémarrer, le trio décide de s’installer dans l’hôtel pour la nuit. Un petit jeu de séduction s’établit entre Marty et Chrissy tandis que Jennie ne se sent pas rassurée, persuadée qu’une présence rôde alentours. Ils ne vont pas tarder à faire la connaissance de la gardienne de l’hôtel, une vielle dame qui ne semble pas avoir toute sa tête et qui prétend vivre seule ici avec son fils. Durant la nuit, Chrissy décide d’aller prendre un bain et se fait étrangler par le fils de la gardienne qui amène le corps sans vie dans une pièce cachée de l’hôtel, dans laquelle vit une sorte de monstre…

MON AVIS : Un hôtel abandonné, de la neige à perte de vue et une espèce de présence maléfique. Tiens, ça me rappelle Shining. Avant l’introduction, un carton nous rappelle la légende du Wendigo, créature surnaturelle et cannibale issue de la mythologie des Amérindiens du Canada. Ok. On sait donc à quoi s’en tenir. Allez, c’est parti. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Pourtant, la jaquette était sympa et le slogan alléchant. La première partie du film se révèle également correcte, on découvre les trois personnages principaux et les paysages enneigés sont jolis à regarder. Sans être d’une originalité confondante, on se laisse porter par le périple en motoneige du trio et l’apparition de l’immense hôtel renforce notre confiance et laisse présager une suite terrifiante. Perdu. Une fois dans l’hôtel, le réalisateur joue avec les clichés des films de maisons hantées et parvient à instaurer une ambiance pas désagréable. Du moins au départ. L’exploration des lieux, perpétrée sous la musique synthétique répétitive mais un brin angoissante de Paul Zaza, fait son petit effet de même que la séquence où le spectateur découvre une paire d’yeux qui scrutent notre trio égaré. Ces yeux, qui appartiennent à l’étrange gardienne de l’hôtel, seront le seul effort de Jim Makichuk au niveau de l’épouvante. Le film sombre ensuite dans la monotonie et dans les clichés basiques, nous laissant hagard devant notre écran. Et ce n’est pas le jeu de acteurs qui va venir relever le niveau, ils tirent tous le film vers le bas. Et notre Wendigo me direz-vous, il arrive quand ? Eh bien figurez-vous que le réalisateur a sûrement oublié que son film devait en parler. Lorsque le fils de la gardienne apporte le corps de Chrissy à un être emprisonné dans les sous-sols de l’hôtel, on se dit que c’est notre créature cannibale ; déception, on a juste le droit à un acteur avec des cheveux longs et une barbe. Est-ce un monstre ? Un autre fils de la gardienne mentalement attardé ? Autant de questions qui resteront sans réponse. Plus le film avance, moins on y comprend quelque chose. La cerise sur le gâteau arrivant lors du dernier quart d’heure car les évènements qui se déroulent sous nos yeux n’ont ni queue ni tête. Bref, Ghostkeeper n’a pas fait illusion longtemps. Après un bon départ, le film s’enlise dans une médiocrité flagrante que rien ne viendra relever. 

NOTE : 1/6



mardi 29 janvier 2013

AN EROTIC WEREWOLF IN LONDON

AN EROTIC WEREWOLF IN LONDON
(An Erotic Werewolf in London)

Réalisateur : William Hellfire
Année : 2006
Scénario :  William Hellfire
Pays : Etats-Unis
Genre : Erotique
Interdiction : -12 ans
Avec :  Misty Mundae, Anoushka, Darian Caine, Julian Wells, Ruby Larocca...


L'HISTOIRE : Misty et Ruby sont les patronnes d'un bar coquin réservé aux femmes, situé dans le New Jersey. Un soir, Misty fait la connaissance d'une touriste anglaise, Anoushka, qui l'a séduit. Lors d'une étreinte torride, Anoushka révèle sa véritable nature : c'est un loup-garou et elle mord sauvagement Misty avant de s'enfuir et de repartir pour Londres. De retour dans sa ville natale, Anoushka fait appel à une journaliste pour lui raconter sa vie et révéler au monde sa condition de loup-garou. Dans le même temps, Misty tombe malade suite à sa morsure. Alitée dans une clinique, elle sent peu à peu des changements s'opérer chez elle...

MON AVIS : La firme Séduction Cinéma est spécialisé dans la production et la distribution de petits films érotiques fauchés mettant en scène la plupart du temps l'actrice Misty Mundae, entre autre. Avec un titre comme An Erotic Werewolf in London, je m'attendais à une parodie coquine du célèbre film de John Landis, Le loup-garou de Londres. Malheureusement, la déception sera grande ; ce film de William Hellfire est un navet sur toute la ligne. Il ne bénéficie d'aucun scénario digne de ce nom et se contente d'aligner les scènes érotiques exclusivement lesbiennes comme on enfile des perles. Mais même ces séquences s'avèrent dénuées d'intérêt. Hormis la présence de Misty Mundae, toujours aussi mignonne, les scènes saphiques sont d'un ennui mortel et ne font jamais preuve d'originalité. Les situations se répètent inlassablement et l'effet somnifère est radical, un comble pour un divertissement censé émoustiller un tant soit peu son public. L'interview de la femme loup-garou est ridicule au possible et on sent bien que le seul but du réalisateur était de déshabiller son casting devant la caméra. C'était le but, je m'en doute bien, mais un minimum d'effort serait louable. Je ne vous parle même pas de la séquence de transformation de Misty Mundae en loup-garou. Et puis si, parlons-en ! Vous prenez l'actrice, vous la déshabillez et vous ajouter une touffe de poils sur ses avants-bras et sur son ventre. Un petit maquillage autours des yeux, sur les joues, une paire de fausse dents et voilà, le tour est joué ! A se plier de rire tellement c'est d'une nullité. Bref, le seul point positif de ce film, c'est qu'il ne dure qu'1h08 min. Et vu le spectacle, c'est quand même déjà trop long. Seul la jaquette du Dvd vaut quelque chose...

NOTE : 0/6

Misty Mundae en loup-garou ! Si, si, vous ne rêvez pas...

lundi 28 janvier 2013

CAMEL SPIDERS

CAMEL SPIDERS
(Camel Spiders)

Réalisateur : Jim Wynorski
Année : 2011
Scénario :  Jim Wynorski, J.Brad Wilke
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec :  Brian Krause, C. Thomas Howell, Melissa Brasselle, Jessica Cameron, Diana Terranova...


L'HISTOIRE : Après avoir essuyé une attaque dans le désert, un convoi militaire rapporte sans le savoir en Arizona des araignées chameaux extrêmement dangereuses. Les arachnides, de tailles impressionnantes, vont  semer la mort sur leur passage. Le capitaine Sturges et le sergent Shelly Underwood vont tout faire pour venir en aide aux habitants...

MON AVIS : J'ai encore craqué ! Après Boa vs Python, j'ai de nouveau cédé devant la programmation de la chaîne SyFy et j'ai donc visionné ce Camel Spiders. L'araignée chameau, ou solifuge, existe bel et bien. C'est une variété étrange d'arachnides qu'on trouve principalement dans le désert et qui est victime de ragot qui en font une bête redoutable alors qu'elle est dépourvue de venin. Sa morsure peut néanmoins causer une jolie plaie. Il n'en fallait pas plus à Jim Wynorski pour se servir des légendes urbaines concernant les "camel spiders" et en faire les vedettes d'un de ses films. L'évocation du nom même de Wynorski vous aura mis la puce à l'oreille : on sera bien en présence d'un pur nanar ! Un peu plus divertissant que Boa vs Python, ce Camel Spiders n'en est pas moins un mauvais téléfilm sans réel intérêt. Acteurs peu crédibles malgré la présence de Brian Krause (qu'on avait vu dans La Nuit Déchirée), images de synthèse au rabais (les décors qui défilent sont en CGI, les hélicoptères sont en CGI, les araignées sont en CGI, les éclaboussures sanguinolentes sont en CGI...), rythme pas très soutenu, réaction débile des personnages (le professeur de sciences naturelles qui ne trouvent rien de mieux que de vouloir aller voir de plus près une araignée de taille sur-dimensionnée...) et j'en passe. On nage dans le déjà vu sauf que là, tout est en moins bien. Dommage, les trente premières minutes faisaient à peu près illusion (j'ai bien marqué "à peu près" hein...) et se montraient relativement divertissante. La suite replonge dans les pires clichés et finit par ennuyer. A réserver aux complétistes des films d'araignées, qui préféreront cent fois revisionner Arac Attack...

NOTE : 1/6



LES FANTÔMES DE HURLEVENT

LES FANTÔMES DE HURLEVENT
(Nella Stretta Morsa del Ragno / Edgar Poe chez les morts vivants / Web of the Spider)

Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1971
Scénario :  Bruno Corbucci, Giovanni Grimaldi
Pays : Italie, France, Allemagne
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Klaus Kinski, Anthony Franciosa, Michèle Mercier, Peter Carsten, Karin Field...


L'HISTOIRE : Après avoir rencontré le célèbre écrivain Edgar Allan Poe, Alan Foster, journaliste, accepte le défi de ce dernier : passer toute une nuit dans le château abandonné de Lord Blackwood, réputé hanté. Une fois enfermé, Foster va découvrir que la vaste demeure n'est pas inhabitée. Il y fait la connaissance d'Elisabeth Blackwood, dont les charmes le font succomber. Il y rencontre également Julia et un mystérieux médecin, le Dr. Carmus, qui lui révèle qu'ici, tout n'est qu'illusion. La nuit ne va pas être de tout repos pour Alan Foster...

MON AVIS : En 1964, Antonio Margheriti livre un chef-d'oeuvre du cinéma d'épouvante gothique avec Danse Macabre, qui met en vedette la superbe Barbara Steele et le comédien Georges Rivière. Sept ans plus tard, on lui demande de réaliser le remake de son propre film, mais cette fois en couleurs et avec d'autres acteurs. Ce sera donc Edgar Poe chez les morts vivants, qui sera re-titré par la suite Les Fantômes de Hurlevent. L'histoire et les rebondissements sont repris à l'identique par rapport à Danse Macabre. Simple film de commande pour le réalisateur italien, Les Fantômes de Hurlevent n'apporte pas grand chose de plus par rapport au film de 1964. Barbara Steele cède sa place à Michèle Mercier, qui s'avère bien charmante elle aussi avec sa crinière d'un roux flamboyant. Pour interpréter le journaliste Alan Foster, c'est Anthony Franciosa qui est choisi. Quant à Edgar Allan Poe, que l'on ne voit que dans le prologue et l'épilogue, c'est Klaus Kinski qui lui prête ses traits. A part ces changements de casting, rien de neuf ou d'original. Ce remake a-t-il donc un intérêt ? Si on le compare à Danse Macabre, je répondrais "non", le film de 64 se suffisant à lui-même. Par contre, si on prend Les Fantômes de Hurlevent sans penser à l'oeuvre originale, alors ma réponse sera "oui". Car Antonio Margheriti connaît bien son métier et même s'il n'était pas particulièrement enthousiasmé par ce projet, qu'il ne porte d'ailleurs pas beaucoup dans son coeur, force est de reconnaître que l'amateur de film d'épouvante gothique y trouvera largement son compte. Ambiance lugubre, éclairage au chandelier, longs couloirs, apparition spectrale, scène d'un meurtre qui se rejoue depuis des décennies et autres joyeusetés attendent l'amateur, le tout dans de superbes décors. La mise en scène est efficace, la caméra se permettant des plans originaux et décalés. Le rythme n'est pas particulièrement nerveux mais correspond bien à l'ambiance voulue. Un remake à découvrir donc, pour avoir une vision en couleurs d'un classique du genre.

NOTE : 4/6



dimanche 27 janvier 2013

THIRST

THIRST
(Bakjwi)

-Film visionné dans sa version Director's Cut-

Réalisateur : Park Chan-Wook
Année : 2009
Scénario :  Park Chan-Wook, Jeong Seo-Gyeong
Pays : Corée du Sud
Genre : Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Song Kang-Ho, Kim Ok-Bin, Kim Hae-Suk, Shin Ha-Kyun...


L'HISTOIRE : Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...

MON AVIS : Entre cinéma d'auteur et cinéma populaire, Park Chan-Wook livre avec Thirst une variation moderne sur le thème du vampirisme, avec cette histoire inspirée en partie par Thérèse Raquin d'Emile Zola !  Le vampirisme est traité ici comme une maladie et on est bien loin des suceurs de sang de la Hammer ou de Bram Stoker. Ce prêtre vampire refuse d'enlever la vie aux innocents, il cherche donc d'autre moyen pour assouvir sa soif de sang et stopper le virus qui coule dans ses veines depuis son séjour en Afrique. Car notre vampire n'est pas immortel, et s'il n'a pas sa ration quotidienne, il s'affaiblit et dépérit. Le réalisateur coréen nous conte donc la souffrance que ressent le prêtre à vivre sa nouvelle condition de vampire dans un style épuré, ne cédant qu'avec parcimonie aux séquences spectaculaires. Le rythme de Thirst est lent, nonchalant, et pourra assoupir une partie du public, surtout que le film dure 2h27 dans sa version director's cut. Les images proposées sont la plupart du temps somptueuses et la mise en scène adéquate. On pourra par contre reprocher certaines dérives dans l'humour (les apparitions fantomatiques du mari noyé) qui amoindrissent le propos et ne servent pas vraiment le film. L'histoire d'amour est plutôt réussie mais ne sort pas vraiment des sentiers battus et le final, quoique romantique, est attendu et relève du déjà vu. Park Chan-Wook a réalisé un beau film sans pour autant transfigurer le genre vampirique déjà bien balisé. Les deux acteurs principaux sont excellents et la violence, l'érotisme ainsi que le sang sont utilisés à bon escient. Thirst est un film à voir mais on pourra être un brin déçu au final.

NOTE : 4/6



samedi 26 janvier 2013

PEUR BLEUE

PEUR BLEUE
(Deep Blue Sea)

Réalisateur : Renny Harlin
Année : 1999
Scénario :  Duncan Kennedy, Donna Powers, Wayne Powers
Pays : Etats-Unis, Australie
Genre : Action, Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Thomas Jane, Saffron Burrows, Samuel L. Jackson, Jacqueline McKenzie, Michael Rapaport...


L'HISTOIRE : Le docteur Susan McAlester est persuadée de pouvoir remédier à la dégénérescence du cerveau humain à l'aide de protéines de requins. Elle travaille avec une équipe de biologistes au centre de recherche Aquatica, un vaste complexe offshore, où ils se livrent a des expériences aussi secrètes que dangereuses. C'est ainsi que le docteur Susan McAlester n'a pas hesité à recombiner l'ADN de deux grands requins au mépris de l'éthique médicale et de la plus élémentaire prudence. Susan et ses partenaires en font ainsi de terrifiantes machines à tuer...

MON AVIS : Avec Peur Bleue, Renny Harlin prend le contre-pied total du classique de Steven Spielberg, Les Dents de la Mer. Exit les montées de suspense et l'invisibilité du requin durant une majeure partie du film et place à l'action et à la démonstration ! Après une excellente séquence d'introduction, le récit s'invite dans un gigantesque centre aquatique sous-marin qui va devenir la cour de récréation et le garde-manger des squales génétiquement modifiés. Renny Harlin se fait plaisir, laisse libre cour à son inventivité et s'autorise tous les excès, toutes les situations rocambolesques, dans le seul et unique but de divertir et d'en donner pour son argent à son public. Mené sur un rythme d'enfer, Peur Bleue fait tout sauter, exploser, se permet de jouer avec l'humour noir (le cuistot prisonnier de son propre four de cuisson, le requin qui mange un pauvre perroquet et le plus mémorable, la mort de Samuel L. Jackson, à visionner image par image, vous n'en reviendrez pas...) et se montre sans pitié pour son casting, boulotté à intervalle régulier par la plus superbe machine à tuer vivant dans la mer. Alors oui, certaines images de synthèses font moyennement illusion, certes. Mais franchement, devant une telle générosité, une telle démesure, un tel enthousiasme, qu'est-ce qu'on en a à faire ?? Le spectacle est total, le final dantesque et Saffron Burrows diablement sexy en maillot de bain deux pièces. Vu trois fois au cinéma en 1999, Peur Bleue reste une pure série B de luxe, jouissive et fun, que je ne me lasse pas de revoir. Certainement le meilleur film de requin avec Les Dents de la Mer et La Mort au Large

NOTE : 5/6



jeudi 24 janvier 2013

MORSURES

MORSURES
(Howling)

Réalisateur : Yoo Ha
Année : 2012
Scénario : Yoo Ha, d'après le roman de Nonami Asa
Pays : Corée du Sud
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Song Kang-Ho, Lee Na-Yeong, In-ho Jang, Jin Jeong...


L'HISTOIRE : Détective vétéran, Sang-gil et sa nouvelle co-équipière sont chargés d’enquêter sur un banal suicide par le feu. Curieusement, des traces de morsures sont découvertes sur le cadavre calciné. Lorsque d’autres morts par agression canine se produisent, ce qui devait être une enquête de routine s’oriente vers un tueur en série…

MON AVIS : On le sait, la Corée du Sud est devenu reine dans l'art du thriller violent, avec des pépites comme Old BoyMemories of Murder, The Murderer, Lady Vengeance ou J'ai rencontré le diable pour ne citer que les films les plus connus. Morsures est le petit dernier en date et même s'il n'atteint pas le niveau d'excellence des titres précités, il n'en demeure pas moins réussi et passionnant. Si l'enquête menée par l'inspecteur Sang-gil et sa co-équipière reste du domaine du polar "classique" durant les trois premiers quart-d'heure, avec interrogatoire musclé de témoins, fausse piste et trafiquant de drogue, la suite prend une tournure tout autre et emmène le spectateur dans un des thèmes de prédilection du cinéma sud-coréen : la vengeance. Une vengeance dont je ne vous dirai par le pourquoi mais qui est orchestrée ici de manière originale puisque c'est un chien-loup de toute beauté qui sert à accomplir les différentes exécutions. L'animal est un personnage à part entière et l'excellence de son dressage et de son jeu, notamment au niveau de son regard, apportent à Morsures une note poétique et touchante qui nous transporte dans l'émotion la plus pure. Le thriller ténébreux devient bouleversant et on est emporté par les images et la mise en scène du réalisateur. Le film n'est pas avare en rebondissements, se montre dynamique, nerveux et on suit avec grand intérêt la progression de l'enquête menée par les deux acteurs principaux, très charismatiques, et qui bénéficient d'un bon développement psychologique qui nous les rend empathiques. Un vrai "bon" film, doublé d'un vrai "beau" film !

NOTE : 4/6



mardi 22 janvier 2013

LA SENTINELLE DES MAUDITS

LA SENTINELLE DES MAUDITS
(The Sentinel)

Réalisateur : Michael Winner
Année : 1977
Scénario : Michael Winner, Jeffrey Konvitz
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : -16 ans
Avec : Cristina Raines, Ava Gardner, Chris Sarandon, John Carradine, José Ferrer, Burgess Meredith...


L'HISTOIRE : Alison Parker, jeune top model, emménage dans une maison uniquement habitée par un prêtre aveugle. D'étranges phénomènes se produisent dès l'arrivée de la jeune femme. Sombre-t-elle dans la folie ou est-ce la réalité ?

MON AVIS : Michael Winner est principalement connu pour avoir mis en scène Charles Bronson dans Les collines de la terreur, Le flingueur, Le cercle noir et bien sur Un justicier dans la ville 1 & 2 et Le justicier de New-York. En 1977, le réalisateur, décédé le 21 janvier 2013, s'était laissé tenté par le fantastique et l'épouvante en adaptant au cinéma un roman de Jeffrey Konvitz, "The sentinel", qui deviendra en France La sentinelle des maudits. La vision du film nous rappellera sans hésitation un chef-d'oeuvre du film satanique, le Rosemary's Baby de Roman Polanski. Même décor (un vieil immeuble angoissant), même personnage principal (une jeune femme dont la raison semble vaciller), même voisins d'immeuble inquiétants, même soupçons sur le rôle du mari dans cette tragique histoire. Le rythme du film est résolument lent, posé et petit à petit, Michael Winner parvient à peaufiner son ambiance, à faire monter la pression crescendo, à faire naître une terreur et une angoissante insidieuse, sourde et macabre. On a envie de savoir qui sont ces drôles de voisins, quel est le rôle précis du prêtre aveugle qui passe son temps à scruter à travers la dernière fenêtre de l'étage et surtout, on veut savoir si le mari veut rendre sa femme folle à lier, un peu à la manière de Charles Boyer dans le Hantise de George Cukor. Le suspense est entrecoupé de scènes étranges, presque irréelles (la masturbation de la voisine devant Alison), voir gore (le cauchemar d'Alison dans lequel elle tue son père à coup de couteau). Tout semble maîtrisé et parvient à maintenir notre intérêt. Et vlan. Tout s'arrête lors de cette séquence que j'ai trouvé d'un ridicule inachevée : des personnages difformes, des freaks, font irruption dans l'immeuble une fois la porte des Enfers ouverte. Et là, le bas blesse. Emmené par un Burgess Meredith qui cabotine à n'en plus finir et qui ne parvient pas à rester crédible une seconde, cet espèce de cirque des Enfers vient tirer le film vers le bas et le fait sombrer dans un grand-guignol dont on se serait bien passé vu la qualité de ce qui précédait. Heureusement que la dernière image vient relever cette faute de goût. 

NOTE : 4/6



dimanche 20 janvier 2013

GIALLO

GIALLO
(Giallo)

Réalisateur : Dario Argento
Année : 2009
Scénario : Dario Argento, Jim Agnew, Sean Keller
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Espagne, Italie
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Adrien Brody, Emmanuelle Seigner, Elsa Pataky, Robert Miano...


L'HISTOIRE : L'inspecteur Enzo Avolfi traque un dangereux serial-killer qui a déjà quatre meurtres à son compteur. Toutes les victimes sont de jolies jeunes femmes que le tueur s'amuse à défigurer de manière violente. Linda pense que sa soeur Céline vient d'être kidnappée et elle demande l'aide d'Avolfi...

MON AVIS : J'ai enfin décidé de visionner Giallo, avant dernier film en date du grand Dario Argento qui peine à donner un second souffle à sa carrière. Les critiques concernant Giallo donnent à peu de chose près ceci : "c'est de la merde". Je reculais donc autant que possible l'instant fatidique pour moi d'enfourner le dvd dans mon lecteur, refusant toujours de croire que Dario Argento est cinématographiquement mort. Bien sûr, son Mother of Tears m'avait déjà mis la puce à l'oreille mais vous connaissez les fans, à chaque nouveau film, on veut y croire. Je viens donc de terminer la vision de Giallo, en ce dimanche verglaçant du 20 janvier 2013. Première constatation : ce n'est pas de la merde. Ce serait plutôt un téléfilm policier d'honnête facture, versant parfois dans le gore, et qui parvient à maintenir un certain rythme, comprenez par là que je ne me suis pas ennuyé. Un téléfilm qui pourrait passer en seconde partie de soirée et qui remplirait son contrat. Seulement voilà. C'est réalisé par Dario Argento. Si on garde à l'esprit que c'est le metteur en scène transalpin derrière la caméra, forcément, la déception sera présente, malgré encore une fois, un rythme lent mais pas assommant, un Adrien Brody dans un double rôle qui semble impliqué sans être exceptionnel, une Emmanuelle Seigner que je n'ai pas trouvé convaincante, une charmante Elsa Pataky en mauvaise posture et quelques séquences de violences plutôt gratinées. Si le titre voulait nous faire croire à un retour de Dario au genre qui l'a rendu célèbre, autant oubliez ça de suite puisqu'on n'est absolument pas en présence d'un giallo. Le titre fait cette fois-ci véritablement référence à la couleur jaune. Le scénario n'est pas des plus innovant (ils s'y sont mis à trois quand même...), ça reste assez classique niveau intrigue et révélations. Au final, pas un grand film de Dario Argento, ni même un bon film. C'est entre le passable et le moyen. La meilleur façon de regarder Giallo est de s'ôter de l'esprit que c'est un film d'Argento en fait. Pas facile mais ça peut aider...

NOTE : 2/6



lundi 14 janvier 2013

BOA VS PYTHON

BOA VS PYTHON
(Boa vs Python)

Réalisateur : David Flores
Année : 2004
Scénario : Sam Welles, Chase Parker
Pays : Etats-Unis, Bulgarie
Genre : Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : David Hewlett, Jaime Bergman, Kirk B.R. Woller, Angel Boris...


L'HISTOIRE : Un trafiquant d'animaux exotiques ramène d'une de ses expéditions un python géant. L'animal parvient à s'enfuir et commence à faire quelques victimes parmi les habitants de la ville avoisinante. Un agent du FBI réuni Monica, une experte en technologie et Emmett, un spécialiste des reptiles pour traquer le python. Son idée : se servir du boa géant que possède Emmett et lui faire affronter le python. Dans le même temps, le trafiquant, qui est aussi un chasseur émérite, réuni de son côté cinq as de la chasse aux animaux dangereux et part lui aussi traquer le serpent...

MON AVIS : Bon, par où commencer ? Inutile de vous dire que ce film produit directement pour une exploitation en vidéo et sur les chaînes satellites / câblées est mauvais, vous vous en doutiez déjà ! Faisant suite à Python et Python 2, ce troisième chapitre tente d'apporter un peu de sang frais en réunissant deux serpents géants pour un combat qui s'annonce titanesque. Evidemment, ça c'est sur le papier ! A l'écran, les deux reptiles jouent plutôt aux serpents invisibles et c'est pas plus mal puisque lorsqu'ils apparaissent, ce n'est pas vraiment beau à voir. Des images de synthèse de qualité plus que désolante donnent vie aux reptiles et on aura bien du mal à se retenir de piquer un fou rire devant ce spectacle risible au plus haut point. Sûrement conscient de ce état de fait, le réalisateur zappe donc ses deux stars la plupart du temps et se concentre sur les personnages humains, mêlant enquêteur du FBI et sa petite équipe face à un groupe de chasseurs surentraînés qu'on croirait échappé d'une mauvaise série B des années 80. Tous les clichés sont rassemblés mais on a quand même droit à pas mal d'action (ça passe toujours le temps) et à l'inévitable "plan nichon", toujours sympa pour sortir de sa torpeur. Le scénario cumule les lieux communs et les personnages qui ne servent en fait pas à grand chose et quand on voit les deux serpents géants tenter de "copuler", on se dit qu'on a atteint le fond du panier ! Le combat final ne s'avère pas du tout titanesque (ah bon, mince, on y a cru pourtant...) et je me demande si les animations sur PS1 n'étaient pas d'un meilleur niveau. Bref, Boa vs Python se regarde en dilettante et quand défile le générique de fin, on se dit qu'on aurait mieux fait de regarder autre chose...

NOTE : 1/6


vendredi 11 janvier 2013

TWIXT

TWIXT
(Twixt)

Réalisateur : Francis Ford Coppola
Année : 2011
Scénario : Francis Ford Coppola
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Val Kilmer, Bruce Dern, Elle Fanning, Ben Chaplin...


L'HISTOIRE : Un écrivain sur le déclin arrive dans la petite bourgade de Swann Valley pour y promouvoir son dernier roman de sorcellerie. Il se fait entraîner par le shérif dans une mystérieuse histoire de meurtre dont la victime est une jeune fille du coin. Le soir même, il rencontre, en rêve, l’énigmatique fantôme d’une adolescente prénommée V. Il soupçonne un rapport entre V et le meurtre commis en ville, mais il décèle également dans cette histoire un passionnant sujet de roman qui s’offre à lui. Pour démêler cette énigme, il va devoir aller fouiller les méandres de son subconscient et découvrir que la clé du mystère est intimement liée à son histoire personnelle...

MON AVIS : Curieux film que Twixt. Francis Ford Coppola avait déjà tâté du cinéma fantastique avec son flamboyant Dracula. Avec Twixt, le réalisateur replonge dans le thème du vampire mais de façon bien plus onirique et poétique. Son film se vit comme un conte, comme un rêve qui nous berce lentement par ses images et par la poésie qui s'en dégage. Film cathartique au plus haut point pour le réalisateur, Twixt lui permet de s'exorciser lui-même, et ce, à plusieurs niveaux. Avec le personnage interprété par Val Kilmer tout d'abord. Cet écrivain en perte de vitesse, ne parvenant pas à retrouver son aura passé et à livrer de nouveaux chef-d'oeuvre, c'est Coppola lui-même, à qui on reproche sans cesse de ne plus parvenir à réaliser de films tels Le Parrain, Apocalypse Now, Outsiders ou Cotton Club. Cette catharsis peut également s'appliquer à l'acteur Val Kilmer, en chute libre lui aussi. A travers V ensuite, cette petite fille magnifiquement interprétée par Elle Fanning et qui ne demande qu'à être sauvée. Le sauvetage d'un enfant, tel le fils de Coppola lui-même, décédé au cours d'une promenade en bateau. Une mort qui hante le réalisateur qui a inclut cette histoire et son désespoir dans le film. La perte, c'est le moteur même de Twixt, qui s'entoure d'éléments du monde gothique pour devenir une oeuvre romantique, un poème "baudelairien" où le pire est la mort de la beauté, de l'innocence. Si Twixt pourra décontenancer la majorité du public, avec son rythme lent et son enquête qui se dévoile dans le monde des rêves, ceux qui parviendront à être emporté par les images proposées par Coppola feront un très joli voyage dans cette curieuse bourgade de Swann Valley, qui rappelle l'univers de Tim Burton. Un drôle d'endroit où vampire, fantômes, meurtrier d'enfants et même le spectre d'Edgar Allan Poe ont élu domicile. Si Twixt n'est pas exempt de défaut, sa vision fait du bien, dans cet univers cinématographique tant codifié de nos jours. Une belle découverte.

NOTE : 4/6



jeudi 10 janvier 2013

INFERNO

INFERNO
(Inferno)

Réalisateur : Dario Argento
Année : 1980
Scénario : Dario Argento
Pays : Italie
Genre : Fantastique, Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec :  Leigh McCloskey, Irene Miracle, Eleonora Giorgi, Daria Nicolodi, Alida Valli, Ania Pieroni...


L'HISTOIRE : Rose Elliot, jeune poétesse newyorkaise, habite un immeuble à l'atmosphère étrange. Elle achète un vieux livre intitulé "Les Trois Mères", écrit par Emilio Varelli, architecte alchimiste tombé dans l'oubli. Le livre raconte la rencontre de Varelli avec les trois mères des Enfers : Mater Suspiriorum (la Mère des Soupirs), Mater Lacrymarum (la Mère des Larmes) et Mater Tenebrarum (la Mère des Ténèbres). Il leur construit une maison à chacune: une à Friburg, une à Rome et une à New York. Après avoir lu le livre, Rose commence à penser qu'elle habite dans cette troisième maison de New York, où résiderait la Mère des Ténèbres et commence à fouiller les environs. Elle écrit une lettre à son frère Mark, étudiant en musique à Rome, pour lui demander de venir chez elle, mais cette lettre tombe d'abord sous les yeux d'une amie de Mark, qui commence à s'informer et à s'inquiéter. Elle appelle Mark pour lui remettre la lettre qui lui revient. Elle est assassinée avant d'avoir pu lui parler. Mark découvre la lettre déchirée aux pieds de son cadavre et s'envole pour New York...

MON AVIS : Après Suspiria qui marquait une étape importante dans la carrière de Dario Argento, ce dernier délaissant les giallos ayant fait sa renommée pour verser dans l'horreur et le fantastique, tous les fans attendaient au tournant son prochain film, Inferno, qui continuait d'aborder les thèmes traités dans Suspiria, à savoir la sorcellerie et le mythe des Trois Mères. C'est donc trois ans plus tard, en 1980, que débarque sur les écrans Inferno, dont le scénario est issu de l'imagination du réalisateur lui-même. On savait le réalisateur italien capable de prouesses visuelles et esthétiques mais avec Inferno, il atteint certainement le niveau le plus élevé d'un point de vue pictural. Baigné exclusivement dans une teinte composée de bleu et de rose, chaque image d'Inferno se révèle être une sorte de tableau de maître, un ravissement visuel de tous les instants. La photographie est absolument magnifique, le travail sur les couleurs (et leur disposition sur les éléments du décor) époustouflant. Le problème avec Inferno, qui en fait n'en est pas vraiment un, vient de son scénario. Si la première demi-heure "tient la route", il n'en sera pas de même pour tout le reste. Il faut bien comprendre avant de visionner Inferno que ce film est comme un rêve, où la notion de logique n'existe pas. Les évènements s'enchaînent sans réel fil conducteur, le spectateur a bien du mal à comprendre ce qui se passe à l'écran, tout comme Mark d'ailleurs, le héros du film. L'impression d'être complètement perdu, de ne rien saisir de l'histoire que nous livre Argento est voulue. Inferno traite des mystères de la sorcellerie, de l'alchimie, de la vie, de la mort. Le réalisateur livre donc un film énigmatique, fascinant mais aussi incompréhensible du point de vue du récit et il ne nous donnera aucune explication, aucune solution à la fin. A chacun d'interpréter le film en fonction de ce qu'il aura compris. Somptueux livre d'images, Inferno est un film assez hermétique et difficile d'accès. Pour qui voudrait s'initier au cinéma de Dario Argento, je ne conseille absolument pas de débuter avec Inferno. Trop labyrinthique, trop hors norme. Inferno, c'est du  cinéma fantastique à l'état pur, qui questionne et ne laisse pas indifférent. Avant de conclure, n'oublions pas de préciser que la partition musicale du film n'est pas signé des Goblin mais par Keith Emerson, qui donne parfois à ce long métrage un air d'opéra rock flashy. 

NOTE : 5/6




vendredi 4 janvier 2013

LA LAME INFERNALE

LA LAME INFERNALE
(La Polizia chiede aiuto)

Réalisateur : Massimo Dallamano
Année : 1974
Scénario : Massimo Dallamano, Ettore Sanzo
Pays : Italie
Genre : Policier, Giallo
Interdiction : -16 ans
Avec :  Giovanna Ralli, Claudio Cassinelli, Mario Adorf , Franco Fabrizi...


L'HISTOIRE : Un inspecteur, aidé par Mme la procureur, tente de faire le point sur le suicide déguisé d'une jeune fille de quinze ans. Ses recherches vont le mener à mettre à jour un vaste réseau de prostitution enfantine auquel participe plusieurs personnalités importantes de la région. Dans le même temps, un mystérieux motard assassine les témoins gênants à l'aide d'une lame de boucher...

MON AVIS : Après Mais qu'avez-vous fait à Solange ? en 1972, dans lequel Massimo Dallamano s'attaquait frontalement au problème de l'avortement, ce dernier récidive deux ans plus tard en s'en prenant cette fois directement à la corruption de son pays et au problème de la prostitution des mineurs. Réalisateur engagé et peu enclin à la langue de bois, Dallamano livre avec La Lame Infernale un thriller politique dans lequel il incorpore des éléments du giallo, avec cet assassin vêtu de cuir noir et maniant une arme blanche plutôt efficace, la main sectionnée d'un policier en étant le plus bel exemple. Mais notre motard tueur n'est pas le personnage principal du film. Il en est même loin. On sent bien que Dallamano s'intéresse bien plus à son inspecteur qui parvient à faire remonter à la surface grâce à son enquête l'une des pires saloperies qui existe : le trafic d'enfants à des fins sexuelles. C'est véritablement ce point qui passionne Dallamano et le réalisateur parvient à nous y intéresser également à travers sa mise en scène limpide, qui rend l'enquête passionnante. Et glauque. L'écoute des bandes enregistrées sur lesquelles des voix d'adultes donnent des ordres à des voix d'adolescentes apeurées qui se transforment en cris et pleurs font froid dans le dos. La Lame Infernale se montre alors d'une noirceur insoupçonnable, baignant dans un fatalisme total, où même la vérité et la justice n'ont droit de cité face "aux pouvoirs" en place. Le final, nihiliste au possible, laisse un arrière goût amer et on pense à l'excellent film La Femme Flic avec Miou-Miou, qui traite du même problème. La Lame Infernale est un film intelligent, maîtrisé et qui mérite d'être découvert toute affaire cessante, l'éditeur The Ecstasy of Films venant de nous en donner la possibilité avec sa superbe édition Dvd qui comblera les attentes !

NOTE : 5/6



GOSSIP GIRL SAISON 2

GOSSIP GIRL SAISON 2
(Gosssip Girl saison 2)

Créateurs : Josh Schwartz, Stephanie Savage 
Année : 2008
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Drame
Nb d'épisodes : 25
Interdiction : /
Avec : Blake Lively, Leighton Meester, Penn Badgley, Chace Crawford, Ed Westwick, Taylor Momsen...


L'HISTOIRE : Tandis que l'été s'achève dans les Hamptons, Serena et Nate ont piégé tout le monde en faisant croire qu'ils étaient en couple pour couvrir le fait que Nate est sorti avec une femme mariée plus âgée, et que Serena s'est appitoyée sur sa séparation avec Dan. Blair revient de l'étranger avec un joli garçon à son bras, rendant Chuck jaloux. Ce dernier se demande s'il a bien fait de laisser Blair seule à l'héliport. Dan a passé l'été à assister un auteur célèbre mais décide d'aller dans les Hamptons pour voir comment les choses se sont passées pour Serena après un été passé séparés. Tandis qu'elle a fait un stage dans la société d'Eleanor Waldorf, Jenny réussit à obtenir une invitation à la Fête Blanche des Hamptons durant laquelle Eric la présente à une styliste renommée.

MON AVIS : Seconde saison de Gossip Girl avec cette fois 25 épisodes à se mettre sous la dent. On retrouve nos héros et nos anti-héros pour de nouvelles aventures mêlant amour, drame et rebondissements à foison. Si les premiers épisodes paraissent sympas mais n'atteignent pas le potentiel de la saison 1 (ils se focalisent principalement sur les déboires de la pauvre Jenny...), la suite reprend du poil de la bête et les triangles amoureux retrouvent droit de citer, occasionnant de nouveaux bouleversements dans la vie des personnages, qu'ils soient adultes ou adolescents. Le retour de Georgina, la découverte d'un frère caché, la recherche d'un père, la mort d'un autre, un mariage surprise et des relations familiales houleuses, autant d'éléments qui nous tiennent en haleine et si on n'évitera pas certaines facilités scénaristiques ou redites, cette saison 2 parvient au final à tenir ses promesses et se montre digne d'intérêt...

Épisode 1 : Tous en Blanc!
Épisode 2 : Un lord pour B.
Épisode 3 : Du côté obscur
Épisode 4 : S & D : la guerre des ex
Épisode 5 : S & B : podium ou coulisses ?
Épisode 6 : Petites trahisons entre amis
Épisode 7 : C & B : nouveau pacte
Épisode 8 : B & C : Les trois mots magiques
Épisode 9 : Petite J deviendra grande
Épisode 10 : Cyrus en veut plus
Épisode 11 : N le magnifique
Épisode 12 : La vengeance d'une Blonde
Épisode 13 : Bye bye Bart
Épisode 14 : C : en chute libre
Épisode 15 : Une seule et grande famille
Épisode 16 : D, S, B, Yale ou pas Yale?
Épisode 17 : D : la rumeur court
Épisode 18 : La fin du temps de l'innocence
Épisode 19 : La nouvelle B
Épisode 20 : B + C + V + N = la valse des couples
Épisode 21 : L'erreur de S
Épisode 22 : S & G : les choses se compliquent
Épisode 23 : S : à ta mère, tu obéiras
Épisode 24 : B : la reine du lycée
Épisode 25 : S : contre Gossip Girl


NOTE : 4/6