Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 28 février 2015

AT THE DEVIL'S DOOR

AT THE DEVIL'S DOOR
(Home)

Réalisateur : Nicholas McCarthy
Année : 2014
Scénariste : Nicholas McCarthy
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Diable et démons
Interdiction : -12 ans
Avec : Catalina Sandino Moreno, Naya Rivera, Ashley Rickards, Mark Steger, Ava Acres...


L'HISTOIRE : Leigh, jeune et ambitieuse agente immobilière, est chargée de vendre la maison d’un couple. Alors qu’elle travaille dur pour trouver des acheteurs, elle rencontre Hannah, la fille des propriétaires, qui semble être une jeune femme perturbée. Lorsque Leigh essaie de l’aider, elle se trouve piégée par une force surnaturelle aux intentions bien sombres, qui va également s'en prendre à sa sœur Vera, une artiste indépendante...

MON AVIS : Décidément, Nicholas McCarthy aime les histoires de pacte. Après The Pact en 2012, il nous revient en 2014 avec une nouvelle histoire de pacte mais cette fois-ci, avec le Diable lui-même dans At the Devil's Door, film présenté en janvier 2015 au festival de Gérardmer. Les longs métrages mettant en scène le Diable ou les démons, traitant de pacte fait à cette entité maléfique ou évoquant la venue au monde de l'antéchrist sont légions, de Haxan la sorcellerie à travers les âges (1922) en passant par La Main du Diable (1942), La Beauté du Diable (1950), Rendez-vous avec la peur (1957), Rosemary's baby (1968) ou bien encore La Malédiction (1976), cette petite liste étant très loin d'être exhaustive, surtout si on y ajoute les films traitant de possession diabolique, L'Exorciste et Evil Dead en tête. Avec At the Devil's DoorNicholas McCarthy mélange un peu tous ces thèmes et brasse large dans les références et les clichés mais il le fait de façon consciencieuse et cherche avant tout à créer une véritable ambiance capable d'amener le spectateur aux frontières de la peur et de l'angoisse. Le film se vit à travers le destin croisé de trois jeunes femmes : Hannah (Ashley Rickards), qui, au cours d'un "jeu-rituel" a vendu sans le savoir son âme au Diable pour 500$, devenant par la même occasion et sans son consentement une mère-porteuse destinée à accoucher du Malin lui-même ; Leigh (Catalina Sandino Moreno), agent immobilier qui va, vingt-cinq ans plus tard, devoir vendre la maison où a vécu Hannah et découvrir les sombres et terrifiants secrets qui entourent cette maison et cette jeune fille qui s'est suicidée mais qui, pourtant, lui apparaît ; Véra (Naya Rivera, échappée de Glee), petite sœur de Leigh, artiste indépendante ne voulant pas d'enfant, au grand dam de sa sœur qui, elle, en désire mais ne peut en avoir. Trois héroïnes donc, qui vont être témoins d'événements inquiétants et surnaturels, avec des séquences en flashback pour Hannah qui vont nous éclairer sur son tragique destin et la cause de son suicide. Misant plus sur l'ambiance que le démonstratif, à quelques exceptions près (les viols d'Hannah par une entité invisible, nous rappelant les séquences cultes du traumatisant film de Sidney J. Furie L'Emprise), Nicholas McCarthy prend le temps de nous présenter ses trois protagonistes et, par petite touche successive, joue avec nos nerfs avec des effets simples mais efficaces. Lumières qui s'éteignent soudainement, voix surgit de nulle part, ombre se déplaçant mystérieusement, apparition dans un miroir d'une fille portant un ciré rouge (clin d'oeil au film de Nicolas Roeg Ne Vous retournez Pas ?) quand ce n'est pas un visage de démon particulièrement réussi qui vient nous effrayer le temps d'une demi-seconde. La partie du film avec Leigh joue également avec les codes du film de maison hantée et épaissie le mystère environnant. Alors qu'on pensait que ce personnage était l'héroïne principale, le réalisateur nous refait le coup de Psychose au bout de quarante-cinq minutes pour placer sur le devant de la scène le personnage de Véra, qui verra alors son importance dans le récit aller crescendo. Une passation de pouvoir qui permet à Naya Rivera de se laisser aller à l'écran et de littéralement changer de registre par rapport au personnage qu'elle interprétait dans Glee. Sa prestation est très correcte et elle apporte un petit plus appréciable à la dernière partie du film, qui se montre des plus intéressantes et lève le voile sur quelques questions restaient en suspens. On appréciera également la prestation de la petite fille, jouait par Ava Acres, et qui ferait une petite sœur parfaite à Damien Thorn. Si At the Devil's Door n'est pas d'une originalité folle, loin s'en faut, et si son parti-pris assez contemplatif pourrait faire décrocher le spectateur venu assister à un déferlement des forces du Mal, il n'en reste qu'il se montre souvent efficace et que son ambiance permet de nous faire frissonner, avec quelques petits jump-scares savamment dosés. Plus film d'épouvante et d'angoisse que pur film d'horreur, At The Devil's Door n'est en tout cas pas dénué d'intérêt, utilise à bon escient le thème de la maternité pour placer ses héroïnes en fâcheuse position et ce pacte diabolique saura certainement trouver son public chez les amateurs de film atmosphérique qui ne mise pas tout sur les effets-spéciaux impressionnants, à l'image de cette séquence dans laquelle deux yeux démoniaques apparaissent lentement derrière une des actrices. Doux frisson garanti ! 

* Disponible en DVD et BR chez WILD SIDE VIDEO

NOTE : 4/6



vendredi 27 février 2015

WOLVES

WOLVES
(Wolves)

Réalisateur : David Hayter
Année : 2014
Scénariste : David Hayter
Pays : France, Canada
Genre : Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Lucas Till, Stephen McHattie, John Pyper-Ferguson, Merritt Patterson, Jason Momoa...


L'HISTOIRE : Cayden Richards voit sa vie d'étudiant chamboulée le jour de sa première relation sexuelle, date à laquelle il découvre qu'il est un loup-garou ! Après une nuit agitée, le jeune homme se réveille et constate impuissant que ses parents sont morts, sauvagement massacrés. Conscient de sa responsabilité dans ce drame, il quitte la ville. Lors de son escapade, il rencontre un certain Joe dans un bar, qui lui fait comprendre qu'il est lui aussi un loup-garou. Joe l'envoie alors à Lupine Ridge, petite ville perdue dans laquelle les habitants sont quasiment tous des loups-garous. Là, il fait la connaissance de la jolie Angelina, du sympathique John Tollerman qui l'héberge chez lui mais aussi de Connor, chef d'une meute violente qui fait régner la terreur sur la ville...

MON AVIS : De l'aveu même du réalisateur David Hayter, dont c'est le premier film derrière la caméra (on le connaît principalement pour avoir été le scénariste de X-Men, X-Men 2 ou Watchmen, mais aussi pour être la voix originale de Solid Snake dans les jeux vidéos Metal Gear Solid), Wolves n'est pas du tout un film d'horreur. David Hayter mise d'avantage sur le mélange fantastique/action et vise un public plutôt large par la même occasion. Si les ados en sont la cible principale, de par le duo composé par Lucas Till et la ravissante Merritt Patterson, le film pourra également divertir un public lambda qui retrouvera ici quelques connotations très "Twilight" à la différence près que les vampires ont cédé leur place aux loups-garous. Parmi les bonnes idées du film, le fait que nos lycanthropes ne soient pas réalisés en image de synthèses (hormis la partie "transformation" qui utilise des CGI) mais bel et bien à l'ancienne, avec un gros travail de prothèses et de maquillages. Le résultat à l'écran est satisfaisant et les artistes ont pu se laisser aller en créant plusieurs loups-garous au look différent dont une très belle version femelle. Le plus impressionnant étant bien sûr le loup-garou interprété par l'imposant Jason Momoa, acteur à la taille et à la musculature impressionnante qu'on a pu voir en 2011 dans Conan ou dans la série Game of Thrones dans laquelle il jouait le personnage de Khal Drogo. Le charisme animal dégagé par Jason Momoa sied particulièrement bien à son personnage de chef de meute impitoyable. Un rôle de méchant donc, ce qui a particulièrement plu à l'acteur comme on peut le voir dans le making-of présent dans les bonus des éditions DVD et BR de Wolves. Un charisme animal qu'on retrouve également chez l'actrice Merritt Patterson, vue en 2009 dans The Hole de Joe Dante. Son regard et son visage suffisent à nous faire comprendre qu'on a affaire à une louve et ce, sans le moindre effet-spécial ! Elle deviendra évidemment la petite amie du héros, ce qui nous vaudra une gentille amourette qui se conclura par une petite séquence érotique fort soft mais dans laquelle elle se montrera féline et diablement sexy ! Comme dit plus haut, Wolves se veut avant tout un divertissement entraînant et ne cherche donc jamais à provoquer le suspense ou la peur. On assiste par contre à de nombreuses bagarres entre loups-garous, avec quelques jolies griffures sanguinolentes et autres morsures bien placées. A bien y regarder, et comme dit très justement par un des producteurs du film, Wolves peut se voir comme une variation "lycanthropique" d'un western, notre héros étant un peu "l'homme sans nom" débarquant dans une ville inhospitalière dans laquelle deux clans s'affrontent et qui va par sa présence influer sur la situation et faire pencher la balance d'un côté pour finir par affronter dans un duel épique le grand méchant de l'histoire. Les paysages canadiens et les lieux de l'action renforcent d'ailleurs cette impression. Si le casting reste fort correct, que la réalisation tient la route, le film ne parviendra pourtant à convaincre totalement les fans purs et durs de Hurlements ou du Loup-Garou de Londres. Le traitement du mythe par David Hayter n'est pas honteux et Wolves se regarde gentiment et sans déplaisir, mais il est clair que le film ne parviendra pas à se hisser dans le top des meilleurs films du genre, son traitement trop aseptisé, trop "grand public" jouant un peu en sa défaveur. Sûr que les fans de la saga Twilight lui réserveront un meilleur accueil que les spectateurs venus chercher un film de loups-garous dans la tradition horrifique. 

* Dispo en DVD et BR chez TF1 VIDEO

NOTE : 3/6



mardi 24 février 2015

SAMOURAÏ PRINCESS

SAMOURAÏ PRINCESS
(Samurai purinsesu: Gedô-hime)

Réalisateur : Kengo Kaji
Année : 2009
Scénariste : Sôtarô Hayashi 
Pays : Japon
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Aino Kishi, Dai Mizuno, Asuka Kataoka, Mitsuru Karahashi, Kentaro Shimazu...


L'HISTOIRE : Les humains sont en guerre contre "les Méchas", des androïdes confectionnés par un savant fou nommé Kyoraku. Ces derniers font régner la terreur et la mort dans la région, n'hésitant pas à violer et massacrer tout ce qui passe à leur portée. Un groupe de onze jeunes filles est la proie d'une bande de Méchas particulièrement cruelle. La seule survivante décide de se venger. Pour se faire, elle accepte de devenir elle-même une Mécha et se fait nommer "Samouraï Princess". Une nonne parvient même à intégrer dans son corps l'âme de ses dix amies massacrées. Dans sa quête de vengeance, elle se liera d'amitié avec un curieux guerrier armé d'une guitare électrique au pouvoir surprenant...

MON AVIS : Encore un bon gros délire japonais façon "manga live" dans un univers post-punk, qui ne lésine ni sur les excentricités ni sur le gore. Réalisé par Kengo Kaji, Samouraï Princess est un métrage filmé directement en vidéo et qui vaut principalement pour ses effets-spéciaux délirants et sanglants dus au talentueux Yoshihiro Nishimura, qui est aussi connu pour ses films en tant que metteur en scène, à l'image de Tokyo Gore Police, Vampire Girl versus Frankenstein Girl, Helldriver ou Meatball Machine par exemple. Point de dissertation philosophique ici, on entre en plein dans le sujet dès la scène d'introduction qui nous en met plein la vue et éclabousse notre écran à n'en plus finir. On le sait, le cinéma gore japonais ne recule devant rien et ose tout. Samouraï Princess en fait encore la démonstration avec des idées folles qui combleront d'aise les amateurs de films déjantés. Démembrements en pagaille, piétinement de crâne, décapitation, confection d'oeuvre d'art à partir de bout de corps, expulsion du squelette de son enveloppe de chair suite à un coup de poing dévastateur et autre réjouissances vous attendent, le tout bénéficiant donc de très bons effets-spéciaux à l'ancienne (comprendre non numérique). Parmi les trouvailles jubilatoires, on citera le couple complètement tordu de deux Méchas psychotiques dont l'un peut transformer sa jambe en tronçonneuse quand l'autre la change en sécateur, ce qui nous vaut quelques séquences dantesques et sanguinolentes. Ou encore la possibilité pour l'héroïne, ultra sexy en tenue de cuir moulante et tatouage,  de "prendre" ses deux seins et de les assembler pour en faire une bombe ! Malgré le format vidéo utilisé ici, qui rend toutefois mieux que vos films de vacances tournés au caméscope, Samouraï Princess reste agréable à visionner et si les acteurs en font des tonnes et surjouent à outrance, ça passe comme une lettre à la poste vu le contexte du film. Sorte de Kill Bill gore, de rape and revenge sauvage et brutal, Samouraï Princess enfile les scènes farfelues à vitesse grand V, malgré une grosse baisse de régime passée la première demi-heure. Heureusement, la suite retrouve énergie et dynamisme, notamment avec l'apparition d'un guerrier doté d'une main robotisée et d'une guitare qui, une fois jouée, provoque des ondes qui font littéralement exploser les victimes ! Jimmy Hendrix n'a qu'à bien se tenir ! Ce nouvel arrivant va même nous offrir un peu de tendresse dans ce monde de brutes, en devant ami avec notre princesse samouraï, cette dernière ne restant pas insensible à son charme malgré sa nature de Mécha. Ce rapprochement imprévu nous donnera droit à une petite séquence érotique et onirique plutôt bien pensé et qui nous permettra de voir plus en détail les charmes de la toute mignonne Aino Kishi. Alors bien sûr, Samouraï Princess ne gagnera jamais d'Oscar et le film masque ses faiblesses par une débauche incessante de gore. Mais n'est-ce justement pas pour assister à ce type de spectacle grand-guignolesque et totalement décérébré qu'on a enclenché le film dans notre lecteur ? Bref, pari réussi pour Kengo Kaji qui assume jusqu'au-bout cet univers loufoque et nous en donne pour notre argent, à l'image de ce sexe carnivore d'une longueur astronomique qui rendrait jaloux Rocco Siffredi lui-même ! 

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 4/6



samedi 21 février 2015

CINQUANTE NUANCES DE GREY

CINQUANTE NUANCES DE GREY
(Fifty shades of Grey)

Réalisateur : Sam Taylor-Johnson
Année : 2014
Scénariste : Kelly Marcel
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre :Drame, Erotique, Romance
Interdiction : -12 ans
Avec : Dakota Johnson, Jamie Dornan, Jennifer Ehle, Eloise Mumford...


L'HISTOIRE : Anastasia Steele doit remplacer son amie Kate pour aller interviewer Christian Grey, jeune golden-boy millionnaire à la tête d'un empire, les entreprises Grey. La première rencontre électrise la jeune femme de 22 ans qui tombe immédiatement sous son charme. Ce dernier n'est pas resté insensible non plus à Anastasia et peu de temps après, une liaison s'instaure entre eux deux. Anastasia, romantique dans l'âme, va peu à peu découvrir la vraie personnalité de Christian Grey et surtout ses préférences sexuelles qui vont lui faire découvrir un monde dont elle ne connaissait pas l'existence : celui du sado-masochisme. Conscient de la réticence de la jeune femme envers ces pratiques, Christian va tenter de la convaincre de s'y adonner...

MON AVIS : Il n'était même pas encore sorti sur les écrans que l'adaptation cinématographique du premier roman de la trilogie "50 nuances" se faisait déjà descendre en flèche par des gens qui ne l'avaient donc même pas vu. Moi c'est fait à l'instant même et figurez-vous que j'ai passé un bon moment, seul le prix de la place de ciné (11,50 euros !!) m'a fait halluciner. Le thème du sado-masochisme et de la relation "dominant / soumise" a déjà été évoqué au cinéma depuis belle lurette, à l'image de film comme Histoire d'O, Juste avant la nuit, Belle de Jour, Lunes de Fiel, Fantasmes, Maîtresse ou bien encore L'Esclave pour les plus connus. Le roman de E.L. James n'est donc pas d'une originalité folle et n'a pas inventé la poudre à ce niveau. Néanmoins, les ventes ont littéralement décollé pour cette trilogie et les fans attendaient donc cette adaptation de pied ferme, allant même jusqu'à faire une pétition pour demander à ce que l'acteur Charlie Hunnam, prévu au départ pour interpréter Christian Grey, soit remplacé ! Ils ont été entendu sans le vouloir puisque l'acteur a cédé sa place à Jamie Dornan, qui semble avoir eu un peu de mal à se glisser dans la peau du personnage au début du film pour finalement trouver ses marques par la suite. Principal intérêt de ce long métrage pour ma part : la relation entre Anastasia et Christian Grey. En fait, Cinquante nuances de Grey a tout d'une romance moderne, d'une jolie love-story dans laquelle un élément perturbateur va venir semer la zizanie. La ravissante Dakota Johnson (fille de Don Johnson et Melanie Griffith), qu'on découvrira sous toutes les coutures au fil du déroulement de l'histoire, est particulièrement convaincante dans le rôle de cette jeune vierge tombant amoureuse d'un mâle dominant qui contrôle tout et à la sexualité originale. Son personnage passe par diverses émotions et l'actrice les restitue de façon crédible, alternant entre bonheur, doute et crises de larmes, ces dernières étant provoquées soit par la tristesse d'une relation qu'elle n'arrive pas à maîtriser et qui lui échappe, soit par les traitements et punitions que son beau brun ténébreux lui inflige ou veut lui infliger. La passion et l'amour fou qu'elle ressent pour son amant va la pousser à faire des compromis afin de satisfaire le désir et les pulsions marginales de celui-ci, sans toutefois réellement les accepter, ce qui aboutira au final à une séparation. Intéressant également, la lente transformation de Christian Grey, qui succombe lui aussi aux charmes de sa compagne et qui enfreint lui-même les règles qu'il s'est imposé tout au long de sa vie. L'un et l'autre sont irrésistiblement attirés mais leur univers étant si différent qu'ils deviennent eux-mêmes des éléments perturbateurs pour l'autre. On peut dire que Christian Grey tente de faire basculer Anastasia vers le côté obscur alors que cette dernière essaye de la ramener vers la lumière d'une relation de "couple normale". L'alchimie ne peut donc pas fonctionner à 100 % car si chacun est d'accord pour faire des compromis et satisfaire les attentes de l'autre dans une certaine limite, cette limite devient néanmoins une contrainte qui les empêche de pleinement s'épanouir. Le film nous présente donc une histoire d'amour tragique et qui plus est, plutôt dénuée de mièvrerie et qui invite à la réflexion. Autre point positif, l'humour est souvent présent et la légèreté de certaines situations, telle la scène du rendez-vous d'affaire pour "le contrat", très drôle, fait mouche, nous fait sourire et nous amuse pleinement. Bref, Cinquante nuances de Grey se montre divertissant, plaisant à suivre. On est loin, très loin du navet annoncé. La réalisatrice Sam Taylor-Johnson a fait un bon travail de mise en scène, à l'image de la première visite dans "la chambre rouge", avec une multitude de gadgets présentés (fouets, cravaches...) qui ne manqueront pas de faire frissonner d'angoisse la pauvre Anastasia qui n'en demandait pas tant. Les scènes d'amour sont joliment filmées, pas pornographiques pour un sou mais font preuve d'un bel érotisme et se montrent souvent torrides. Les scènes de sexes sado-maso quant à elles sont peu nombreuses, ne versent pas dans la débauche ou la surenchère et les adeptes de ces pratiques ne manqueront pas de sourire devant la retenue affichée à l'écran. On a même du mal à comprendre les nombreuses interdictions frappant le film qui reste quand même fort soft à ce niveau. En tout cas, il possède un réel pouvoir hypnotique qui fait qu'on ne voit pas le temps passer et qu'on a hâte de voir débarquer le second volet pour découvrir comment va évoluer cette relation ambiguë, cet amour passionnel entre deux êtres aux attentes si différentes.

NOTE : 4/6


ZOMBIE ASS

ZOMBIE ASS
(Zombie Ass : The Toilet of the Dead)

Réalisateur : Noboru Iguchi
Année : 2011
Scénariste : Noboru Iguchi, Ao Murata, Jun Tsugita
Pays : Japon
Genre : Gore, Trash, Zombies
Interdiction : -16 ans
Avec : Arisa Nakamura, Mayu Sugano, Asana Mamoru, Yûki, Asami...


L'HISTOIRE : Effondrée après le suicide de sa jeune sœur qu'elle n'a pu protéger, Megumi décide de reprendre sa vie en main et accepte l'invitation de sa meilleure amie qui désire l'emmener passer en week-end dans la forêt en compagnie d'autres personnes. Tout se déroule bien jusqu'au moment où un top-model voulant maigrir ingurgite un ver censé l'aider à améliorer sa silhouette. Prise d'une tourista carabinée, cette dernière, coincée aux toilettes pour apaiser ses maux de ventre, fait surgir une horde de zombies scatophiles et pervers. Tout en tentant de survivre à cette drôle d'invasion, Megumi et les survivants font la connaissance d'un scientifique et de sa fille; Très vite, Megumi comprend que ce dernier est à l'origine de l'apparition des zombies et de la mutation des vers qui une fois dans le corps humain se développent et détruisent le cerveau du réceptacle pour le contrôler...

MON AVIS : Noboru Iguchi ! Un nom qui ne sera pas inconnu des amateurs de gore japonais puisque ce réalisateur extravagant est l'auteur d'une cinquantaine de films dont les plus connus en France sont The Machine Girl, Robo GeishaKarate-Robo Zaborgar, Mutant Girls Squad ou Dead Sushi. En 2011, il se lance dans un projet encore plus déjanté avec Zombie Ass, sous-titré "The Toilet of the Dead". Tout un programme ! Avec un tel réalisateur aux commandes, on pouvait s'attendre à un festival de mauvais goût, repoussant les limites du trash. Au final, on n'est pas déçu et le résultat s'avère hautement jubilatoire et décadent. Sans aucune retenue, Noboru Iguchi envoie son casting en pleine forêt et s'amuse comme un gamin en filmant le décolleté plus que généreux d'Asana Mamoru, plantureuse actrice à qui il revient l'honneur de se chopper une gastro d'enfer, d'être infectée par un parasite mutant et de voir surgir du trou des toilettes une horde de "zombies-caca", en plus d'avoir des flatulences plutôt prononcées ! Il faut le voir pour le croire ! Le pire, c'est que ça fonctionne vraiment bien et que nos zygomatiques sont mis à rude épreuve devant autant de folie et d’exubérance. Le gore s'invite évidemment à la fête, sans être toutefois l'un des éléments les plus mis en avant dans le film, tout comme le vomi et les petites culottes des actrices. Dans ce joyeux melting-pot irrévérencieux, la toute craquante Arisa Nakamura tient le film sur ses épaules, apportant un peu d'émotion dans cet univers loufoque et destroy, sans toutefois omettre de foncer dans le tas quand il le faut à grand coups de tatanes et de karaté. Bénéficiant d'un rythme soutenu, Zombie Ass ne fait donc pas dans la dentelle mais son côté trash ne doit pas faire oublier qu'on parle ici d'un film et Noboru Iguchi n'a pas oublier cet aspect. Son film est doté d'une mise en scène plus que correcte, qui profite aux scènes toutes plus hallucinantes que les autres dont il nous gratifie. Les faiblesses sont plutôt à chercher du côté des effets-spéciaux, car le film utilise beaucoup les CGI lors des séquences gores et le sang numérique n'est vraiment pas comparable au faux sang classique utilisé dans les films traditionnels. J'aurai vraiment préféré que Zombie Ass utilise des effets-spéciaux à l'ancienne plutôt que des images informatiques. Hormis cela, le film se rattrape à ce niveau lors d'un final dantesque, avec combat aérien, maquillages réussis, monstre tentaculaire et pets à foison permettant à l'héroïne de décoller du sol ! Si, si, vous avez bien lu ! Bref, avec ses zombies couverts de merde, ses vers bouffeurs de cerveaux sortant par le cul des acteurs, ses actrices sexy expulsant du gaz nauséabond par leur derrière, ses quelques excès gores et surtout sa bonne humeur communicative, Zombie Ass s'érige en fleuron du cinéma de mauvais goût à la japonaise et s'avère une expérience cinématographique totalement hilarante et assumée. John Waters a du adorer ! 

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 4,5 / 6


mercredi 18 février 2015

THE DEAD 2

THE DEAD 2
(The Dead 2 : India)

Réalisateur : Howard J. Ford, Jonathan Ford
Année : 2013
Scénariste : Howard J. Ford, Jonathan Ford
Pays : Angleterre
Genre : Horreur, Zombies
Interdiction : -12 ans
Avec : Joseph Millson, Meenu Mishra, Anand Krishna Goyal, Sandip Datta Gupta...


L'HISTOIRE : Nicholas Burton, un ingénieur américain, parcourt des centaines de kilomètres afin de retrouver sa jeune femme indienne enceinte. Il est rejoint dans son périple par un jeune orphelin qui le guidera à travers l'Inde, pays dévasté et envahi par des zombies...

MON AVIS : En 2009, Howard J. Ford et Jonathan Ford apportaient un vrai souffle d'originalité dans le paysage du film de morts-vivants avec The Dead, premier film d’horreur entièrement tourné en Afrique (Ghana, Burkina Faso). Malgré des conditions de tournage plutôt compliquées (climat, chaleur) et quelques imprévus (malaria), The Dead parvenait à tirer son épingle du jeu grâce à ses superbes paysages et ses effets-spéciaux et de maquillages réussis, tout en n'étant pas dépourvu de défauts (scénario un peu routinier). Mais cet hommage à George Romero, Lucio Fulci et Bruno Mattei s'est montré suffisamment novateur dans son approche du genre pour se tailler une solide réputation auprès des fans. Ces derniers ont donc réclamé à corps et à cris une suite. Terrassés par le tournage du premier volet, les frères Ford ont longtemps hésité mais ont finalement cédé devant la pression des amateurs de The Dead. C'est donc quatre ans plus tard qu'ils se sont remis au travail et ont décidé d'en offrir encore plus aux spectateurs, tout en gardant à l'esprit la marque de fabrique du premier film, à savoir des paysages jamais vus dans un film de zombie, une approche brute et sans concession au niveau de la mise en scène (caméra portée à l'épaule la plupart du temps) et de nombreuses scènes sanguinolentes. Pour The Dead 2, l'Afrique a cédé sa place à l'Inde. Niveau dépaysement, on n'y perd pas au change, et la superbe photographie de Jonathan Ford fait des merveille et offre un ravissement visuel de tous les instants. Avec un budget plus élevé que sur le premier film, The Dead 2 affiche clairement ses ambitions à la hausse et ça se voit à l'écran. Le film est vraiment très beau, les couleurs sont resplendissantes et les différents lieux de l'action assument leur exotisme, lui conférant une ambiance et un style visuel bien éloignés des longs-métrages qu'on a l'occasion de voir dans ce genre du cinéma d'horreur. Voir des zombies déambulés dans le désert par exemple se révèle assez détonnant dans l’imagerie du film de mort-vivant. Les maquillages sont toujours aussi efficaces et les attaques de zombies ont assez nombreuses pour nous tenir en haleine. Les morsures et autres arrachages de chair nous renvoient au travail de Tom Savini sur Zombie et le spectateur pourra se rassasier devant ces mutilations sanglantes. Si The Dead 2 ne joue dans la carte du gore outrancier, force est de reconnaître que les agressions et les blessures infligés au vivant par les zombies sonnent assez justes et font preuve d’un certain réalisme, ce qui est l’un des points positifs du film. Plus rythmé que le premier volet,  avec des séquences à suspense franchement bien intégrées et qui jouent admirablement bien avec le décor environnant, The Dead 2 se laisse agréablement regarder. On ne pourra malheureusement pas passer sur quelques défauts qui font perdre à ce film indépendant plein de bonne volonté de sa superbe. Certains acteurs locaux, dont la petite amie du héros par exemple, ont du mal à convaincre et s’en tirent plus que moyennement. Joseph Millson, qui interprète Nicholas Burton, parvient à rehausser le niveau avec une composition plus correcte et une envie de bien faire qui se voit à l’écran. Il ne lésine pas sur son énergie et se donne à fond. On aurait par contre pu se passer du cliché récurrent dans le cinéma de genre du petit garçon venant prendre part à l’aventure horrifique. Certes, le jeune acteur local ne s’en sort pas trop mal et permet de mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes mais c’est parfois fait un peu grossièrement, avec même des incursions dans le mélodrame lors de certains dialogues un peu pompeux et parsemés de bon sentiment un peu trop fleur bleue. On retrouve également ce qui faisait le plus gros défaut du premier volet pour ma part, à savoir faire du film un road movie dans lequel le héros va d’un point à un autre tout en échappant à chaque fois à la menace zombie. Le schéma est ici identique et apporte à nouveau quelques lenteurs et redondances qui finissent par nous faire parfois décrocher. Certaines séquences auraient également pu être raccourcies, comme ces interminables échanges téléphoniques entre le héros, sa petite amie et son père peu commode, qui s’éternisent. Certes, ils mettent en avant les difficultés des jeunes filles en Inde (mariage forcée) mais un montage plus nerveux aurait été le bienvenue ici. Au final, avec les mêmes forces et faiblesses que le premier volet, The Dead 2 ne convainc pas totalement, reprenant pour sa part les ingrédients déjà vus en 2009. Toutefois, le film mérite comme son prédécesseur d’être découvert car les décors et la population locale en font à nouveau une œuvre atypique qui ne manquera pas de surprendre, en bien ou en mal, le fan de « zombie movie » traditionnel. Malgré des conditions de tournage encore compliquées, les frères Ford signent une honnête série B, marquent des points dans leur approche visuelle et en perdent dans l’absence de réelle renouvellement de leur recette.

* Disponible en DVD chez M6 VIDEO

NOTE : 3 / 6



lundi 16 février 2015

BREAKING BAD SAISON 1 A 5

BREAKING BAD SAISON 1 A 5
(Breaking Bad)

Réalisateur : divers
Année : 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013
Scénariste : Vince Gilligan, Peter Gould, George Mastras, Sam Catlin...
Pays : Etats-Unis
Genre : Série TV, Drame, Policier
Interdiction : -12 ans
Avec : Bryan Cranston, Aaron Paul, Anna Gunn, Dean Norris, Betsy Brandt, RJ Mitte, Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito ...


L'HISTOIRE : Apprenant qu'il a un cancer des poumons assez sérieux, Walter White, professeur de chimie, décide de s'associer avec Jesse Pinkman, un petit dealer de quartier, afin de mettre à profit ses connaissances pour fabriquer de la méthamphétamine pure à 99,1%. L'argent gagné par les ventes de sa drogue, doté d'une couleur bleutée, à pour but de mettre sa femme, son fils et un futur bébé à naître à l'abri financièrement. Un projet plutôt risqué car son beau-frère travaille à la brigade de stupéfiants. S'ajoute à ce problème familial les dangers même du métier de dealer. Walter White va faire connaissance à ses dépens avec un monde où la violence règne en maître et dans lequel la mort peut frapper à chaque instant. Plus les jours passent, plus sa personnalité va évoluer et ce qui n'était qu'un simple boulot de petit dealer au départ va prendre des proportions inimaginables...

MON AVIS : Plusieurs amis n'arrêtaient pas de me parler de Breaking Bad. Pourtant, je n'ai jamais eu l'occasion d'en visionner un seul épisode au cours des six années de son existence ! C'est donc à Noël 2014 que ma femme a eu l'idée géniale de m'offrir les deux premières saisons en DVD pour une série qui en comporte six, ou cinq, la saison 5 étant divisé en deux partie de huit épisodes. Donc soit on dit qu'il y a la saison 5.1 et 5.2 ou soit une saison cinq et une saison six. Un détail pas bien important de toute façon. Dès le premier épisode, j'ai été littéralement emballé par l'univers de Breaking Bad. Le casting, l'ambiance, les dialogues et surtout l'humour présent dans ce premier épisode m'a envoûté et a su sans difficulté aucune me prendre par la main et me faire accrocher. Le duo Walter White / Jesse Pinkman m'a proposé de grosses crises de rire durant cette première saison qui installe l'histoire et les enjeux de façon admirable. La découverte des différents personnages récurrents (la femme et le fils de Walter White, son beau-frère Hank et sa femme Marie) m'a également séduite. Bref, la première saison a marqué des points et ce cocktail détonnant entre humour noir, ambiance policière et drame familial, associé à des performance d'acteurs absolument remarquables, m'a donné envie d'enchaîner les saisons suivantes. Sans même avoir vu la saison suivante, j'ai été acheté le reste de la série, histoire de ne pas me retrouver comme un con à la fin du visionnage de la saison 2. Bien m'en a pris car plus les saisons passent, plus le charisme des personnages se fait ressentir et plus on a envie de passer du temps avec eux. On passe du rire au drame avec une spontanéité désarmante et les frasques de notre duo de dealers de Meth nous réserve bien des émotions. La violence se fait présente et nos deux héros vont vivre quelques aventures pas piqué des hannetons, rencontrant sur leur passage des individus peu recommandables qui vont leur mettre pas mal de bâtons dans les roues. On se souviendra longtemps de Tuco par exemple, véritable psychopathe imprévisible, ou de son vieil oncle Hector tripotant la sonnette de son fauteuil roulant, personnage qu'on retrouvera dans plusieurs saisons pour notre plus grand plaisir. Ou bien encore du duo de frères jumeaux échappé d'un film de Tarantino venu venger la mort de l'un des leurs. Plus encore, comment oublier Gus Fring, un homme d'une amabilité et d'une classe à toute épreuve, un homme raffiné, aux bonnes manières impeccables mais qui se dévoilera de façon beaucoup plus sombre au fil des épisodes. Certaines séquences mettant en scène ces divers protagonistes frapperont notre mémoire visuelle de façon permanente tant ces dites séquences seront d'une intensité sans pareille. Dans la catégorie des personnages hautement sympathiques, on citera bien évidemment l'avocat Saul Goodman et ses tenues improbables. Bref, toute une galerie de personnages excentriques, bien barrés, qui vont nous faire vivre une multitudes d'émotions diverses. La grande force de la série, outre la relation entre Walter White et Jesse Pinkman, véritable moteur de Breaking Bad, c'est également de faire évoluer son ambiance à chaque saison. Si je passais de nombreux moments à m'esclaffer des répliques de Pinkman ou des situations rocambolesques vécues par notre duo de "cuisinier" lors des premières saisons, je m'aperçus que l'aspect "comédie" s'estompait de plus en plus au fil des saisons. Les événements ne prêtaient plus vraiment à sourire. On parlait de mort d'enfant, la cellule familiale qui tenait tant à cœur à Walter White se fragilisait et explosait suite à son "travail" et au risque qu'il comportait. La tension ne cessait d'augmenter, les enjeux devenaient de plus en plus compliqués, et la violence devenait de plus en plus froide, sale et glauque. Walter White lui-même évoluait de façon on ne peut plus négative, sa mégalomanie emportant tout sur son passage. Son comportement ne prête plus a rire, et pourtant on ne peut s'empêcher d'éprouver une certaine empathie pour lui. La performance d'acteur de Bryan Cranston (fréquemment récompensée) étant évidemment à mettre en avant. On sent bien que la série avance vers l'inéluctable et que l'espoir n'est plus une notion existante. Arrive alors la tétanisante ultime saison, découpée en deux parties donc, qui nous plonge dans une noirceur réellement éprouvante lors de certains épisodes et qui fait atteindre à la série des sommets assez hallucinants en terme de mise en scène, d'ambiance et de ressenti. La plus infime parcelle d'humour a totalement disparu : on est dans un drame âpre, dur, sans retour en arrière possible. L'ultime épisode, magistral, nous laisse pantois devant notre écran. Pour toutes les émotions que m'a procuré Breaking Bad, je dis merci aux créateurs, aux scénaristes, au casting, aux personnages mais surtout merci monsieur White, merci Jesse. On n'oubliera jamais votre nom. Ni celui d'Heisenberg.

NOTE : 6/6



  




dimanche 8 février 2015

LES BRONZES FONT DU SKI

LES BRONZES FONT DU SKI
(Les Bronzés font du ski)

Réalisateur : Patrice Leconte
Année : 1979
Scénariste : L'équipe du Splendid
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Thierry Lhermite, Gérard Jugnot, Dominique Lavanant ...


L'HISTOIRE : Après le Club méditerranée, la joyeuse troupe d'amis se retrouve aux sports d'hiver. Ils vivront encore d'autres problèmes sentimentaux, et mésaventures. L'équipe ira même se perdre en montagne...

MON AVIS : Faisant suite au succès du film Les Bronzés réalisé en 1978, ce second volet des mésaventures burlesques de cette joyeuse bande de compères a réussi le pari d'être supérieur au film original et de devenir une référence du cinéma comique français. Sil est force de reconnaître que l'humour n'est pas forcément très fin et que le film comporte quelques petites longueurs, il est difficile néanmoins de ne pas sourire et rire devant le comique de situation proposé par Les Bronzés font du ski. Les acteurs s'en donnent à cœur joie, on sent qu'ils ont eu plaisir à rejouer ensemble  et à retrouver leur personnage. Mention spéciale à Jean-Claude Dusse et à son interprète Michel Blanc, éternel Casanova raté qui nous offre un florilège de scènes cocasses et de dialogues pas piqués des hannetons. Ce personnage est clairement le plus attachant de la bande. Le reste du casting n'est pas en reste et les répliques cultes fusent à un rythme assez infernal. Le scénario reste le point faible et le fil conducteur, quoique cohérent, donne plus l'impression de servir de lien à une série de sketch aligné les uns derrière les autres. La bonne humeur communicative nous fait rapidement oublier les petits défauts du film et on retient surtout les séquences loufoques de Jean-Claude Dusse perché dans son télésiège en panne, la scène du refuge avec un trio d'Italiens plutôt chaud et celle, totalement culte, du chalet des deux montagnards qui, avec leur repas et eau de vie spéciale, parvient à nous arracher un bon gros fou-rire ! Avec son décor enneigé, sa musique et ses chansons entraînantes, ses acteurs hautement sympathiques, Les Bronzés font du ski reste un petit classique toujours plaisant à regarder quand on veut se divertir et passer un bon moment en famille. Pas un grand film de cinéma, ça c'est sûr mais une comédie sympa qui fonctionne bien la plupart du temps malgré le poids des années...

NOTE : 4/6