Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




PUPPET MASTER

PUPPET MASTER
(Puppet Master)

Réalisateur : David Schmoeller
Année : 1989
Scénariste : David Schmoeller
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Paul Le Mat, William Hickey, Irene Miracle, Jimmie F. Skaggs...


L'HISTOIRE : En 1939, André Toulon insuffle la vie à ses marionnettes suivant un procédé égyptien avant de se donner la mort dans son hôtel de Bodega Bay. En 1989, un groupe de de quatre personnes possédant des pouvoirs parapsychiques se rendent à l'hôtel Bodega Bay pour retrouver le cinquième membre de l'équipe, Neil Gallagher. Le petit groupe, cherchant à découvrir le secret de feu André Toulon, apprend la mort de Gallagher et font connaissance avec sa femme Megan. Peu de temps après, des événements mystérieux se produisent dans l'hôtel et le groupe se fait déimer un à un. Il semblerait que les marionnettes vivantes d'André Toulon soient de la partie; Mais qui les contrôle ?

MON AVIS : Suite au succès du film Dolls produit par sa firme Empire, et pour contrer la disparition de cette dernière, le prolifique Charles Band décide de créer une nouvelle compagnie, la Full Moon et de se lancer dans le direct-to-vidéo. Premier produit de cette nouvelle firme : Puppet Master, dont la réalisation est confiée à David Schmoeller, principalement connu pour avoir mis en scène l'inquiétant Tourist Trap - le piège, en 1979 ou encore Crawlspace - Fou à tuer en 1986, avec Klaus Kinski. Avec ce premier volet d'une longue saga (plus de neuf séquelles seront mises en chantier par la suite !), David Schmoeller compose avec un budget réduit un film relativement intriguant, flirtant souvent avec le surréalisme, qui pourra perdre le spectateur dans les méandres de son scénario parfois bien curieux mais qui bénéficie en contrepartie d'une ambiance travaillée, mystérieuse et troublante. Si l'introduction du film nous fait découvrir quelques-unes des marionnettes vedettes du film, la suite se focalisera d'avantage sur les protagonistes humains, personnages excentriques possédant chacun des facultés sensorielles étranges et qui participeront à créer cette ambiance originale et fantasmagorique. Bien sûr, le public venu admirer exclusivement les marionnettes pourra être un brin déçu de ne pas plus les voir à l'écran. Rassurez-vous, elles reviendront sur le devant de la scène à de nombreuses reprises ensuite et nous livreront quelques meurtres bien sympathiques, avec une séquence assez dégeu mettant en vedette "Mme Leech" et ses affreuses sangsues sortant de sa bouche. Pur produit des 80's/90's, ce premier Puppet Master aura pris un petit coup de vieux par rapport à la saga des Chucky par exemple, notamment au niveau de l'animation des marionnettes. Mais les nostalgiques apprécieront de se replonger dans cet univers mêlant humour macabre et horreur qui connu un véritable succès en vidéo à l'époque et qui fait toujours figure de saga culte de la Full Moon.

* DISPONIBLE EN DVD CHEZ ARTUS FILMS

NOTE : 4/6



LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU

LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU
(The Hobbit : An Unexpected Journey)

-Visionné via le BR 3D-

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2012
Scénariste : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo del Toro
Pays : Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Genre : Héroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Ken Stott, Christopher Lee...


L'HISTOIRE : Alors qu'il croise la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple, destiné à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor conquis par le redoutable dragon Smaug, va les conduire au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers. Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum...

MON AVIS : Neuf ans après Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, Peter Jackson replonge dans la Terre du Milieu et revient avec une nouvelle trilogie, adaptation entre autre du livre Le Hobbit pour les grandes lignes du scénario. Dire que le plaisir est intact ne serait pas mentir. Dès les premières images du premier volet, Le Hobbit : un voyage inattendu, les paysages, les personnages nous renvoient mille souvenirs étincellants et on a hâte de suivre les périples de cette bande de 13 nains accompagnée par Gandalf et Bilbon Sacquet. Certes, la première demi-heure pourra apparaître comme un peu longuette et rébarbative, avec cette réunion de nains qui n'en finit pas, un humour pas très fin et même une séquence chantée. Mais la suite balaye d'un coup de main ce début peu engageant et nous plonge dans l'aventure avec un grand A ! Même si certaines séquences conservent un rythme assez contemplatif, Peter Jackson nous en remet plein les yeux avec des scènes riches en émotions et en action. La bagarre entre des géants de pierre, la terrible bataille contre les orcs, l'apparition d'un méchant à fort potentiel (Azog) ou l'attaque de Smaug le dragon sont d'une beauté renversante et digne de la première trilogie. Les décors, les paysages, les costumes et les effets-spéciaux sont toujours de haute volée et la vision en 3D vient magnifier l'ensemble. On retrouve également le célèbre Gollum, dont le rendu a été encore augmenté. Ne vous laissez donc pas déconcerter par le début du film et laissez-vous transporter dans cet univers fantastique absolument magnifique, plein de fougue, de passion. Un spectacle cinq étoiles dont on attend avec impatience la suite...

NOTE : 5/6



LA LLORONA

LA LLORONA
(La Llorona)

Réalisateur : René Cardona
Année : 1960
Scénariste : Adolfo Torres Portillo
Pays : Méxique
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : María Elena Marqués, Eduardo Fajardo, Luz María Aguilar, Mauricio Garcés...


L'HISTOIRE : Une jeune femme, Margarita Montesclaros, a de nombreuses appréhensions à se marier et à avoir un enfant avec son fiancé, Felipe Arnáiz. En cause, une vieille légende qu'entretient son père et qui voudrait que la descendance de Montesclaros soit victime d'une malédiction, celle de la Llorona, la Pleureuse. Cette femme, Luisa Carmen, avait entretenu une relation avec un conquistador espagnol et a eu deux enfants avec ce dernier. Mais le conquistador n'a pas tenu ses engagement du fait de la nationalité de Luisa. Ivre de chagrin et de honte, elle a alors assassiné ses deux enfants et a été condamné à la potence. Le jour de sa mort, elle lança une malédiction sur les descendants du conquistador. Légende ou réalité ? Margarita, acceptant enfin de se marier et d'avoir une progéniture, va bientôt le savoir...

MON AVIS : Je vous avais dit dans la fiche de L'incroyable Professeur Zovek qu'on avait connu le réalisateur René Cardona plus inspiré. La vision de ce film de 1960 le prouve sans conteste. La Lorona est un excellent film, qui mélange ambiance mélodramatique et fantastique dans une bonne alchimie. Cette mise en image de la plus célèbre légende mexicaine, maintes fois adaptée au cinéma, est plus que réussie. Le réalisateur nous livre l'histoire à travers deux époques, l'une moderne, avec la relation compliquée entre Margarita et son fiancé, et l'autre en forme de flashback se déroulant au temps des conquistadors et nous présentant la tragique histoire de Luisa Carmen, qui deviendra la Pleureuse du titre, cette dernière se réincarnant à chaque fois qu'un nouvel enfant naît dans la famille Montesclaros, afin de lui prendre la vie et d'accomplir sa terrible vengeance. La majeure partie du film, et notamment ce long flashback, joue plus dans la cour du drame humain que dans celui du fantastique, qui n'interviendra réellement que dans la dernière demi-heure. Néanmoins, la tragédie de Luisa Carmen est superbement filmée par René Cardona et magnifiée par l'actrice interprétant le rôle-titre, María Elena Marqués. Elle livre une excellente prestation et semble littéralement habitée par son rôle, delivrant aux spectateurs des émotions fortes et marquantes. La dernière demi-heure plonge donc le spectateur dans un univers fantastique et horrifique, et nous assistons non sans stress aux mésaventures d'un pauvre petit garçon (interprété par une petite fille comme nous l'explique Stéphane Bourgouin dans le bonus) que la Llorona va tenter tant bien que mal d'éliminer de façon "naturelle". Visuellement très réussi, bénéficiant d'un bon casting et d'une ambiance adéquate, La Llorona vaut amplement le détour et s'avère être une franche réussite du cinéma fantastique mexicain que je vous invite à découvrir sans plus attendre...

* DISPONIBLE EN DVD CHEZ BACH FILMS

NOTE : 5/6


BLUE DEMON CONTRE LE POUVOIR SATANIQUE

BLUE DEMON CONTRE LE POUVOIR SATANIQUE
(Blue Demon contra El Poder Satanico)

Réalisateur : Chano Urueta
Année : 1966
Scénariste : Rafael García Travesi, Fernando Osés
Pays : Méxique
Genre : Fantastique, Action
Interdiction : /
Avec :  Blue Demon, Martha Elena Cervantes, Jaime Fernández, Guillermo Hernández, Santo...


L'HISTOIRE : Un criminel possédant des pouvoirs psychiques se met dans un état cataléptique pour échapper à sa condamnation à mort. Mais tout ne se passe pas comme prévu et il est enterré vivant. Cinquante ans plus tard, des pilleurs de tombe le libère et son règne de terreur va recommencer. Il assassine un homme dans un parc et hypnotise la fiancée de ce dernier qu'il ramène dans sa cachette située dans une ancienne crypte. Malheureusement pour lui, sa première victime était le cousin de catcheur Blue Demon et celui-ci va tout faire pour retrouver le coupable. Le temps presse car de nouvelles disparitions de jeunes femmes sont signalées...

MON AVIS : Catcheur aussi connu que le célèbre Santo (qui fait d'ailleurs une apparition dans le film), Blue Demon a livré de nombreux combats contre le Mal dans une vingtaine de films le mettant en vedette. S'il se fait assez discret dans Blue Demon contre le pouvoir satanique (on le voit principalement livrer des combats de catch mais au niveau de la trame de l'histoire, on ne le voit pas beaucoup), le film n'en est pas inintéressant pour autant. On sent bien que le réalisateur Chano Urueta a privilégié son "méchant", véritable vedette de ce long métrage. C'est simple, avec ce personnage, on a l'impression de se retrouver dans un film d'épouvante gothique et il est clair que le traitement de ce génie du Mal à l'écran renvoie de suite au mythe vampirique. Vêtu d'une cape noir, notre diabolique personnage hypnotise ses jeunes victimes, les amène dans sa cachette qui renvoie au lugubre château des vampires, avec chandeliers, meubles et piano recouvert de toiles d'araignées et de poussières. Tel le célèbre Comte Dracula, notre tueur contrôle totalement ses futures victimes et leur promet une nuit d'amour inoubliable avant de les livrer avec un sadisme non dissimulé aux flammes de son crématorium ! Shocking ! Même l'aspect érotique, toujours présent dans les films de vampires, est là : les jeunes femmes hypnotisées revêtant des drapés vaporeux qui laisse deviner leurs charmes. Mêlant donc action, combat de catch et univers fantastique, Blue Demon contre le pouvoir satanique se révèle être une bonne surprise, un film distrayant et qui ravira les fans de Lucha Libre. Certes, le film n'est pas exempt de petits défauts et connaît quelques baisses de rythme mais dans l'ensemble, il reste divertissant, bien joué, bien réalisé et mérite toute votre attention !

* DISPONIBLE EN DVD CHEZ BACH FILMS

NOTE : 4/6


LES FRERES GRIMM

LES FRERES GRIMM
(The Brothers Grimm)

Réalisateur : Terry Gilliam
Année : 2005
Scénariste : Ehren Kruger
Pays : Etats-Unis, Angleterre, République Tchèque
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Matt Damon, Heath Ledger, Lena Headey, Monica Bellucci, Jonathan Pryce...


L'HISTOIRE : A l'aube du XIXe siècle, les frères Grimm étaient connus dans toutes les campagnes pour être les seuls capables de vaincre les esprits maléfiques et les créatures en tous genres qui épouvantaient les villages. Leur lucrative entreprise cachait cependant un petit secret : Jacob et Will se contentaient de combattre les monstres diaboliques que leurs complices animaient grâce à d'ingénieux trucages et d'impressionnantes mises en scène...
Lorsque les autorités les obligent à se rendre à Marbaden, l'enjeu est tout autre. Le hameau vit dans la terreur absolue depuis que ses petites filles sont enlevées les unes après les autres. Cette fois, les frères Grimm n'ont pas affaire à une illusion. Avec la très belle Angelika, ils vont découvrir que la forêt lugubre renferme un terrible secret, un monde de magie et de sortilèges peuplé des plus incroyables créatures...

MON AVIS : Avec Les frères Grimm, le réalisateur Terry Gilliam nous livre une aventure fantastique qui puise évidemment son inspiration des célèbres contes et légendes des deux frangins. Le film vaut avant tout pour son univers visuel, ses décors, ses costumes, ses effets-spéciaux (pas tous réussis), qui le rendent assez proche des longs métrages de Tim Burton. L'aspect féérique le dispute à un côté sombre et angoissant, macabre même, et certaines séquences peuvent effrayer les plus jeunes spectateurs. Car Terry Gilliam ne se contente pas de livrer un blockbuster tout public : il cède souvent à sa folie légendaire et nous balance quelques effets marquants, comme une forêt vivante, un loup-garou, un cheval avalant une petite fille, quelques morts violentes et surtout une méchante Reine qui se la joue "Comtesse Bathory", devant sacrifier douze filles lors d'une éclipse afin de retrouver sa beauté originelle, que les personnages ne peuvent voir qu'à travers un miroir giganteque. Quant on sait que la Reine est interprétée par la divine Monica Bellucci, l'effet est garanti surtout que l'actrice est ici particulièrement bien à son avantage. Si Les frères Grimm possède un rythme assez soutenu la plupart du temps, la sauce ne prend pourtant pas toujours et certains passages provoquent plus l'ennui qu'autre chose. Idem en ce qui concerne l'humour, certains gags s'avèrent assez balourds et ne font guère sourire. Matt Damon et le regretté Heath Ledger s'en sortent pas mal mais leurs performances n'est pas non plus à mettre sur un pied d'éstale. Au final, je suis assez mitigé sur mon ressenti : d'une part, j'ai apprécié l'histoire, l'univers visuel et certaines trouvailles (l'excellente séquence de la sorcière au début, qui s'avère n'est qu'une géniale mise en scène des deux frères et de leurs associés) mais d'un autre côté, mon intérêt n'a pas été maintenu à 100% et je me suis parfois ennuyé, trouvant le temps bien longuet. Moitié content, moitié déçu...

NOTE : 3/6



L'INCROYABLE PROFESSEUR ZOVEK

L'INCROYABLE PROFESSEUR ZOVEK
(El Increible Profesor Zovek)

Réalisateur : René Cardona
Année : 1972
Scénariste : Chano Urueta
Pays : Mexique
Genre : Science-fiction, Super-héros, Action
Interdiction : /
Avec : Zovek, Tere Velázquez, Germán Valdés, José Gálvez, Nubia Martí...


L'HISTOIRE : Trois scientifiques meurent dans un crash d'avion. Grâce à ses pouvoirs psychiques, Zovek découvre que le Professeur Druso est le seul survivant et qu'il veut utiliser les recherches des autres scientifiques afin de transformer les gens en monstres…

MON AVIS : Superstar au Méxique, Zovek était un maître de l'illusion et de l'évasion, au même titre que le célèbre Houdini. Il possédait également des aptitudes physiques hors norme. Star d'émissions télévisées, c'est en 1972 qu'il est approché par des producteurs pour devenir une vedette du cinéma. Sa première apparition cinématographique sera dans le film qui nous intéresse ici, L'incroyable professeur Zovek. Il devait enchaîner avec un second film, La invasion de los Muertos mais le tournage fut interrompu quand il accepta un contrat avec le Japon. L'hélicoptère devant l'emmener dans la péninsule japonaise eu un fâcheux accident et s'écrasa, provoquant la mort de Zovek. Cet athlète réellement incroyable ne connut donc pas de carrière aussi riche que les catcheurs tels Santo ou Blue Démon par exemple. Revu en 2013, L'incroyable professeur Zovek ne fera guère illusion auprès des cinéphiles intellos, c'est peu de le dire. Il devrait par contre devenir une pièce maîtresse des amateurs de nanars sympathiques. Car reconnaissons-le sans méchanceté aucune, L'incroyable professeur Zovek en est un des plus beaux spécimens, qui viendra aisément se ranger à côté des Doc Savage ou autre L'Homme Puma : il faut voir Zovek faire de grands yeux en gros plan pour bien montrer qu'il possède un pouvoir télékinésique et hypnotique ; il faut se montrer indulgent avec les séquences de combats qui paraîtront d'une lenteur hallucinante ; il faut savourer les expériences du très méchant docteur Druso, véritable génie du Mal qui transforme ses cobayes en monstres difformes ou en nains cannibales ; il faut déguster les différentes tenues de Zovek, qu'aucun couturier de renom n'oserait faire porter à ses modèles et j'en passe. Tout est hallucinant dans L'incroyable professeur Zovek et le niveau de "kitscherie" atteint des sommets inespérés. On a même droit à une petite séquence horrifique ou une pauvre jeune fille se voit décalotter, avec cerveau mis à nu, ce qui permet à l'infâme Druso de s'en servir pour ranimer un mort ! Bref, amateurs de spectacle généreux ne reculant jamais devant le ridicule de ses situations, vous pouvez foncer têtes baissées et acquérir séance tenante le DVD édité par Bach Films afin de vivre les aventures de ce super-héros hors du commun qui vous fera bien délirer devant votre écran et qui est réalisé par le grand René Cardona, qu'on a quand même connu plus inspiré. Spectateurs trop sérieux s'abstenir.

* DISPONIBLE EN DVD CHEZ BACH FILMS

NOTE : 3/6



REAL STEEL

REAL STEEL
(Real Steel)

Réalisateur : Shawn Levy
Année : 2011
Scénariste :  John Gatins
Pays : Etats-Unis, Inde
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly, Karl Yune...


L'HISTOIRE : Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

MON AVIS : Vous prenez la trame principale de Over the Top, vous ajoutez une grosse pincée de Rocky 4, un peu de Short Circuit, vous mixez le tout à la sauce futuriste en remplaçant les combattants par des robots et vous obtenez grosso-modo Real Steel ! Spectacle familial à base de gros sentiments (le père qui doit se coltiner son fils dont il ne s'est jamais occupé et qui va réaliser qu'avoir un enfant, c'est rûdement bien et qu'on peut toujours se relever de ses erreurs...) et de combats de robots franchement bien mis en scène et bénéficiant d'effets-spéciaux crédibles, Real Steel se laisse regarder avec grand plaisir et malgré une ambiance assez fleur-bleue et quelques facilités scénaristiques censées nous faire verser une petite larmichette, on se prend au jeu et on se laisse porter par cette relation père-fils compliquée que viendra fluidifier la découverte d'un gentil robot aussi attachant que les personnages humains. Hugh Jackman s'en sort très bien dans ce rôle de père un brin bourru qui va se découvrir une fibre paternel insoupçonnée. Evidemment, les combats de robots sont le clou du spectacle car le scénario en lui-même n'est guère innovant et tombe souvent dans le déjà-vu. Mais je dois dire que l'aspect technique du film est vraiment solide. Les robots ont des mouvements d'une fluidité exceptionnelle et les affrontements procurent un réel plaisir jubilatoire, nous faisant quasiment oublier qu'on a sous les yeux des tas de férailles et pas de acteurs de chair et d'os. Les 125 minutes que durent le film passent comme une lettre à la poste si on a gardé une âme d'enfant et qu'on passe sur les clichés inhérents à ce type de blockbuster destiné à être visionné en famille.

NOTE : 4/6