Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




SPLICE

SPLICE
(Splice)

Réalisateur : Vincenzo Natali
Année : 2009
Scénariste : Vincenzo Natali, Antoinette Terry Bryant, Doug Taylor
Pays : Etats-Unis, France, Canada
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéac, Brandon McGibbon, Abigail Chu...


L'HISTOIRE : Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars...

MON AVIS : Après Cube et Cypher, le réalisateur Vincenzo Natali poursuit son exploration de la science-fiction avec Splice. Le film se montre bien plus malin qu'il n'y paraît et aborde des thèmes intéressants et parfaitement rendus à l'écran grâce à la très bonne performance du casting, le trio Adrien Brody / Sarah Polley / Delphine Chanéac étant en majeure partie responsable du succès du film, auquel il faudra ajouter les très bons effets-spéciaux qui sont d'une crédibilité totale. Si Splice met une nouvelle fois les spectateurs en garde contre les dangers de la manipulation de l'ADN, et notamment de l'utilisation de l'ADN humain au cours d'expériences scientifiques, le réalisateur et son équipe de scénaristes ont également cherchés à toucher le public avec un thème plus universel : celui du couple fusionnel, vivant la même passion dans le travail et dans la vie et dont l'arrivée impromptue d'un troisième élément au sein de leur cocon va tout chambouler. La créature que nos deux savants fous ont créé va très rapidement prendre une place de plus en plus importante dans leur vie, allant jusqu'à leur faire commettre des choses que l'éthique réprouve, les faisant braver des interdits qui pourront mettre en danger la vie même de leurs collègues. Le personnage d'Elsa est particulièrement impliquée dans la tragédie qui va suivre la naissance de Dren. La jeune femme n'a en effet jamais connu l'amour de sa mère qui ne s'occupait pas d'elle. Une situation de jeunesse qui l'a marquée à vie puisqu'elle refuse d'avoir un enfant avec Clive. On comprendra alors très rapidement ce que représente la venue au monde de Dren pour elle. La créature génétiquement créé va être pour Elsa l'enfant qu'elle n'a jamais eu avec Clive, qui, lui aussi, va se prendre d'affection pour Dren. L'histoire serait forcément jolie si les scénaristes n'avaient pas prévus de leur mettre des batons dans les roues. Car évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu. La suite des événements réserve bien des surprises et certaines scènes sont assez impressionnantes. Splice constitue une bonne surprise, se montre intelligent, maîtrisé et provoque son petit effet.

NOTE : 4/6


KILLER SHARK

KILLER SHARK
(Swamp Shark)

Réalisateur : Griff Furst
Année : 2011
Scénariste : Jennifer Iwen
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : /
Avec : Kristy Swanson, D.B. Sweeney, Jason Rogel, Jeff Chase...


L'HISTOIRE : En Louisiane, durant les festivités du Gator Fest, un requin vient semer la terreur. Hors de question d’annuler la fête car cette manifestation a un gros impact sur l’économie de la région. La naturaliste Rachel McDaniel, le shérif Watson et Charlie vont devoir alors déployer toutes leurs capacités pour stopper le monstre. L'entreprise ne sera pas aisée car le squale est une variété très rare de requin des abysses, dont la peau est capable de resister aux balles...

MON AVIS : Honnêtement, je n'attendais pas grand chose, voire même absolument rien de cet énième film de requin. Je l'ai visionné car outre le fait que j'aime les films mettant en vedette un squale meurtrier, le nom de Kristy Swanson au générique a également attiré mon attention. L'actrice avait été remarquée dans L'Amie Mortelle de Wes Craven en 1986 puis elle interpréta Buffy dans le film qui précéda la série télévisée en 1992. Elle a déjà affronté les requins dans Red Water de Charles Robert Carner en 2003. Dans Killer Shark, connu aussi sous son titre original de Swamp Shark, la ravissante Kristy Swanson est approximativement le seul élément positif du film, auquel on peut ajouter la prestation de l'acteur Robert Davi, second couteau bien connu des amateurs. Pour le reste, c'est du vu et revu et rien ne viendra vraiment nous sortir de notre torpeur ou nous faire acclamer quelques séquences du film. Conscient d'avoir un budget plus que limité, le réalisateur a la bonne idée d'éviter majoritairement les apparitions du requin des abysses à l'écran. Les meilleures scènes sont celles où le prédateur ne fait voir que son aileron. Là, le suspense marche plutôt bien dans l'ensemble et le film reste divertissant. Mais quand il se met à sortir de l'eau, attention les dégâts ! Les images de synthèses sont passablement ratées et font perdre toute crédibilité à Killer Shark qui rejoint alors les productions Nu Image par exemple. Dommage car ce requin plutôt bizarre, recouvert d'une peau écailleuse ultra résistante, avait un look assez sympa et original. Killer Shark est donc un shark movie de troisième zone, qui n'offre rien de neuf au genre et joue avec tous les clichés vus maintes fois, du groupe d'ados organisant une soirée beuverie sur un bateau au shérif corrompu et responsable de la présence du requin dans les eaux. Aussitôt vu, aussitôt oublié, malgré le décor sympa du bayou...

NOTE : 2/6



L'IMMORALITA

L'IMMORALITA
(L'immoralità)

Réalisateur :  Massimo Pirri
Année : 1978
Scénariste : Morando Morandini Jr., Massimo Pirri, Federico Tofi
Pays : Italie
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Lisa Gastoni, Howard Ross, Karin Trentephol, Mel Ferrer, Andrea Franchetti...


L'HISTOIRE : Federico est un tueur pédophile recherché par la police. Blessé au bras après avoir échappé à une patrouille, il se cache dans la forêt avoisinante. Là, il fait la connaissance de Simona, petite fille de 12 ans, qui le surprend par sa maturité. La fillette prend Federico en affection et le cache dans un abri proche de la villa de ses parents, sans se douter du danger qu'elle encourt. L'intrusion de Federico va venir chambouler son existence mais aussi celle de sa mère...

MON AVIS : Vu le sujet du film, il semblait normal que L'immoralità fasse scandale lors de sa sortie en salles en 1978, ce qu'il fit en toute logique, et principalement en Italie. Le thème de la pédophilie ainsi que la relation perverse et malsaine qui va se nouer entre Federico et la jeune Simona ne pouvait que choquer le public et les critiques. Le film débute d'ailleurs par une scène très forte : Federico porte dans ses bras le corps inanimé d'une fillette, culotte baissée sur les chevilles et la dépose dans le trou qu'il vient de creuser pour l'ensevelir et cacher ainsi la dépouille de sa victime. Shocking d'entrée de jeu ! La suite ne sera pas mal non plus et la force du film est de nous présenter des personnages qui sont absolument tous antipathiques et immoraux, si bien qu'on ne sait pas vraiment comment réagir devant telle ou telle situation. Le père de Simona, interprété par Mel Ferrer, est un vieillard malade, handicapé, se renfermant sur lui-même, ne sortant plus de chez et passant son temps à jouer avec ses nombreux fusils. Il entretient sciemment une relation douloureuse, voire même haineuse, avec sa femme Vera (Lisa Gastoni), lui refusant toute sexualité, la privant de liberté, concept qu'elle contourne en lui soutirant de l'argent et en multipliant les conquêtes masculines sans lendemain. Federico est un tueur, pédophile de surcroît, ce qui ne nous pousse pas vraiment à avoir de l'empathie pour lui. Les inspecteurs de police sont violents, bafouant les lois qu'ils sont censés eux-mêmes respecter. Quant à la jeune Simona, superbement interprétée par l'androgyne Karin Trentephol, personnage centrale de L'immoralità, sous son air timide, la fillette cache une maturité hallucinante et sait mener son petit monde par le bout du nez, orchestrant sa vie selon ses désirs, ses envies. Bref, on a une galerie de personnages torturés, mal dans leurs peaux, qui mènent une vie dans laquelle la fatalité semble faire partie intégrante du paysage. L'ambiance de L'immoralità n'est pas en reste et se fait de plus en plus ténébreuse, malsaine, glauque, au fur et à mesure que l'histoire progresse. La perversion de certaines séquences fait mouche, à l'instar de la scène où la mère de Simona questionne cette dernière sur sa sexualité, jalouse de la jeunesse de sa fille. La séquence qui provoqua le scandale est également des plus troublantes : Simona prend son bain quand Federico entre dans la salle de bain. Consciente de l'effet qu'elle provoque sur cet homme, et mettant à profit le conflit qu'elle livre envers sa mère, la fillette se montre entièrement nue et s'allonge sur le sol, attendant que Federico lui fasse l'amour. Si la réalisation évite le voyeurisme primaire, il reste que cette séquence est des plus marquantes et mettra le public bien mal à l'aise. Le final, inéluctable et quasiment attendu, sera lui aussi sans concession et d'une noirceur absolue. Oeuvre vénéneuse, poème d'amour et de mort qui n'hésite pas à briser les tabous, L'immoralità est une perle du cinéma bis et du courant de la Teensploitation ; Massimo Pirri a réussi à transcender ce sous-genre scandaleux du cinéma d'exploitation et son film mérite d'être découvert par tous les amateurs de films déviants et non-conformistes...

NOTE : 5/6



HORRIBLE

HORRIBLE
(Rosso Sangue)

Réalisateur : Joe D'Amato
Année : 1981
Scénariste : George Eastman
Pays : Italie
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  George Eastman, Annie Belle, Charles Borromel, Katya Berger ...


L'HISTOIRE : Un prêtre pourchasse Mikos Stenopolis, homme qui possède la capacité de pouvoir régénérer les cellules endommagées de son corps, ce qui fait de lui un immortel. Seule la destruction de son cerveau peut stopper Stenopolis, qui a déjà tué une infirmière de manière brutale. Le prêtre et la police se lance à sa poursuite, sans succès. Tuant toute personne rencontrée sur son passage, Mikos Stenopolis trouve refuge dans la maison d'une jeune handicapée, qui passe la soirée seule avec son jeune frère et une infirmière. La nuit va se transformer en un véritable cauchemar...

MON AVIS : Titre phare pour toute la génération ayant vécu les 80's, Horrible fait incontestablement partie du patrimoine cinéphilique de ceux qui passaient leur samedi matin dans les vidéos-clubs, subjugués par les superbes affiches de VHS étalées dans les rayonnages. Une VHS que j'ai longtemps contemplée sans oser la louer, la réputation et le titre du film lui-même, associés au superbe visuel l'illustrant, parvenant à effrayer l'adolescent de 12/13 ans que j'étais à l'époque et à me faire demander si je supporterais le spectacle gore proposé. Et puis bien plus tard, j'ai enfin vu Horrible. L'excitation a fait place à une certaine déception car si scènes horribles il y a bien, le film n'a rien d'un chef-d'oeuvre pour autant. Revu à nouveau pour vous donner mon avis sur ce blog, la déception s'est encore une fois confirmée. Horrible est bourré de défauts : à savoir, un rythme mou du genou la plupart du temps ; une photographie sombre et pas très jolie ; un tas de scènes inutiles et bavardes qui ne font pas avancer l'histoire et provoquent l'ennui. Des défauts qui prennent le pas sur les aspects positifs du film de Joe d'Amato : un George Eastman monolithique et impressionnant en tueur fou ; des meurtres graphiques, sanglants, inventifs et qui, même si on devine le latex et le trucage la plupart du temps, font toujours leur petit effet (mention spéciale à la scène de la tête dans le four !) ; un final péchu et bien barré. A partir du moment où Mikos Stenopolis pénètre dans la maison de la jeune handicapée, l'ambiance devient plus prenante et le huis-clos fonctionne plutôt pas mal. Horrible est donc un pur film bis italien dont la réputation peut jouer en sa défaveur, la faute à un scénario bien trop basique et exécuté sans grand génie par Joe d'Amato. Reste alors les scènes gore et son acteur principal, véritable raison d'être du film. Le thème musical principal du film est excellent par contre. Pour l'anecdote, Horrible se fait parfois appeler Anthropophagous 2, du fait que le personnage de Mikos Stenopolis est grec, tout comme le cannibal également interprété par George Eastman dans Anthropophagous (1980), qui est également un film de Joe d'Amato...

NOTE : 3/6



HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 2

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 2
(Harry Potter and the Deathly Hallows : part 2)

Réalisateur : David Yates
Année : 2011
Scénariste : Steve Kloves
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Ralph Fiennes, Alan Rickman...


L'HISTOIRE : Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort...

MON AVIS : Voilà, c'est fini. Terminé les aventures magiques, envoutantes et dramatiques de Harry Potter, Ron et Hermione. Des personnages qu'on a connu alors qu'ils n'étaient que des enfants et qui, année après année, ont grandi, ont gagné en maturité, ont traversé de nombreuses épreuves jusqu'au dénouement final. Nous, spectateurs, avons été les témoins de leur parcours. Ils nous ont fait rire, ils nous ont émus, ils nous ont fait trembler. On a partagé avec eux des émotions diverses et petit à petit, on s'est réellement pris d'affection pour ces héros imaginaires mais aussi pour les acteurs qui leur ont donnés vie à l'écran. Mais toute bonne histoire à une fin et c'est donc Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 2 qui vient conclure cette grande saga populaire. Bonne nouvelle, c'est tout simplement mon chapitre préféré avec Harry Potter et la Coupe de Feu (ce dernier ne jouant pas dans le même registre et étant très différent au niveau de l'ambiance). Pour le grand final tant attendu, David Yates s'est surpassé. Si Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 1 s'était montré inventif et original en déplaçant l'action hors de Poudlard, il manquait néanmois à cette épisode un petit quelquechose pour le hisser vers les sommets. Avec ce "Harry Potter 7.2", on atteint une certaine quintessence au niveau de la saga, une sorte de pot-pourri de tout ce qu'on a aimé dans les films précédents. Hormis l'humour enfantin qu'on pouvait trouver dans les premiers épisodes qui a totalement disparu ici, tous les autres ingrédients sont présents : de la magie, de l'héroïsme, du lyrisme, des relations fortes entre les personnages, de la tragédie, de l'action, de l'amour, du rythme, le tout magnifié par une scène d'introduction absolument somptueuse, par une séquence de bataille visuellement superbe et parfaitement découpé, et, cerise sur le gâteau, le réalisateur nous gratifie d'un flash-back totalement époustouflant qui donne une nouvelle dimension au professeur Severus Rogue et amène le film vers des sommets d'émotion insoupçonnés. Admirable de bout en bout, Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 2 est tout simplement un film magique, beau, puissant et il vient clore avec grande classe cette saga cinématographique qui aura, quoiqu'on en dise, marquée le cinéma d'une empreinte indélébile. 

NOTE : 5/6







HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 1

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 1
(Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 1)

Réalisateur : David Yates
Année : 2010
Scénariste : Steve Kloves
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter...


L'HISTOIRE : Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix...

MON AVIS : Oh non, c'est bientôt fini !!! La saga Harry Potter touche quasiment à sa fin ! Heureusement que le dernier long métrage est en deux parties, ça nous laisse encore un film à regarder après celui-ci. Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 1 m'a agréablement surpris après le très morne et ennuyeux Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Première constatation : si je trouvais que les épisodes devenaient de plus en plus mature au fil des années, ce "Harry Potter 7.1" franchit un nouveau palier et jamais on n'a vu notre sorcier préféré vivre une aventure aussi sombre, aussi ténébreuse, aussi mélancolique. La séquence du début avec Voldemort est même digne d'un film d'épouvante tant ce personnage se montre terrifiant et sans pitié. Autre nouveauté qui m'a bien plu, le fait que cette fois, l'action du film ne se passe plus du tout à Poudlard mais à Londres ou dans divers contrées et paysages ; cela apporte un peu de fraîcheur à l'aventure et certains décors, quasi post-apocalyptique, témoignent de cette ambiance lourde, triste. Le soleil est quasiment absent tout au long du film et on a une palette de couleurs qui utilise les nombreux tons de gris, ce qui donne vraiment au film une noirceur insoupçonnée. S'il y a plusieurs scènes d'actions plutôt bien troussées, la part de l'émotionnel reste très importante et les personnages clés, dont notre fameux trio Harry - Ron - Hermione, vont encore souffrir, perdant des êtres qui leur sont chers (la séquence où Hermione utilise un sortilège d'amnésie sur ses propres parents provoque un vrai pincement au coeur, tout comme la mort de Dobby, le petit elfe). La fatalité semble indéfectible et on se demande vraiment s'il y a un réel espoir de voir la saga se conclure de manière positive. Harry, devenu ennemi public N°1 depuis que Voldemort et sa horde de Mangemorts règnent en maître, est vraiment livré à lui-même, devant trouver les fameux Horcruxes sans savoir où ils se trouvent ni comment les détruire. Avec ce septième chapitre, il est clair qu'Harry Potter n'a plus rien à voir avec un film pour enfants. C'est réellement un film adulte et plus simplement un joli film fantastique avec des effets-spéciaux et de l'humour pour têtes blondes. On retrouve quelques petits défauts ou ratés qui empêchent le film de s'élever au niveau de l'excellence (la scène de la danse entre Harry et Hermione manque cruellement de lyrisme et ne provoque pas l'effet recherché ; il y a quelques longueurs et parfois, on a l'impression que l'histoire en elle-même n'avance pas en fait ; certaines séquences donnant dans l'humour ne fonctionnent pas vraiment et ne semblent en inadéquation avec le reste... ). Dans l'ensemble, c'est donc un film réussi mais je pense qu'il aurait pu encore être meilleur. Ne boudons pas notre plaisir en tout cas...

NOTE : 4/6


LA MAISON AU BOUT DE LA RUE

LA MAISON AU BOUT DE LA RUE
(House at the End of the Street)

Réalisateur : Mark Tonderai
Année : 2012
Scénariste : David Loucka
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Jennifer Lawrence, Elisabeth Shue, Max Thieriot, Eva Link, Nolan Gerard Funk...


L'HISTOIRE : Elissa et sa mère s'installent dans une nouvelle ville et apprennent vite que la maison voisine de la leur a été le théâtre d'un massacre. En effet, une jeune fille y a assassiné ses parents. Quand Elissa devient amie avec Ryan, le fils qui a survécu au drame, elle comprend que l'histoire est loin d'être terminée et que ce dernier cache un terrible secret dans sa maison...

MON AVIS : Avant d'être promue star avec Hunger Games, Jennifer Lawrence avait tourné dans ce thriller réalisé par Mark Tonderai (le sympa HUSH en 2008) qui était resté inédit en salles aux USA. Le succès d'Hunger Games lui a ouvert les portes des salles obscures de l'autre côté du continent et de bénéficier d'une sortie sur support numérique chez nous, l'éditeur espérant évidemment capitaliser sur le nom de Jennifer. Disons-le tout net : La Maison au bout de la Rue n'est en soi pas d'une originalité renversante. Les films dans lesquels une famille nouvellement débarquée en côtoie une autre possédant un lourd passé, il y en a déjà eu à la pelle. Produit à destination des adolescents principalement, ce thriller n'évite pas les clichés (la soirée étudiante qui dégénère, la mère qui veut rattraper ses erreurs et s'occuper mieux de sa fille...) mais la réalisation est correcte et l'ambiance devient de plus en plus ambigüe et stressante au fur et à mesure de la progression de l'histoire. Si le secret de Ryan, interprété par Max Thieriot (dont la peformance est la meilleure du film), est révélé assez tôt dans le métrage, le scénariste a été assez malin pour nous concocter plusieurs retournements de situations qui maintiennent notre intérêt éveillé et font bifurquer un thriller somme toute classique vers une horreur plus psychologique que démonstrative mais qui est bienvenue. Personnellement, je n'avais pas vu venir certaines révélations. Une fois ces dernières assimilées, j'avais par contre deviné le dernier pot-aux-roses, qui renvoie à un grand classique du slasher des années 80 que je ne nommerai pas ici afin de vous laisser la surprise. La prestation de Jennifer Lawrence est plus que correcte et si l'actrice est ici clairement employée pour son charme et ses formes (pourquoi la mettre en débardeur à la fin si ce n'est pour aguicher le spectateur masculin ?), elle assure ce qu'il faut et se montre assez crédible. La Maison au bout de la Rue est à voir comme un film sans grande prétention mais qui se révèle efficace, joue avec le suspense et nous fait passer 1h30 sans déplaisir malgré ses quelques défauts et un côté prévisible pour qui est fan du genre. 

NOTE : 3/6