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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




BLOOD TIDE

 

BLOOD TIDE
(Blood Tide)

Réalisateur : Richard Jefferies
Année : 1982
Scénariste : Nico Mastorakis, Richard Jefferies
Pays : Angleterre, Grèce
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : James Earl Jones, José Ferrer, Deborah Shelton, Martin Kove, Lydia Cornell...

L'HISTOIRE : Neil Grace et sa femme Sherry se rendent sur une petite île grecque afin de tenter de retrouver Madeline, la sœur de Neil qui a disparu. Accueillis froidement par le maire du village, Neil et Sherry font la connaissance de Frye, un chasseur de trésor qui vit sur l'île en compagnie de Barbara, une jolie blonde qui en pince pour lui. Neil et Sherry retrouvent bien Madeline sur l'île, alors que le maire leur avait dit ne pas connaître la jeune femme. Cette dernière a un comportement étrange, qui inquiète son frère. Elle fréquente un monastère et se livre à des travaux de peinture au sein du couvent. Neil s'aperçoit également que les habitants du village ont d'étranges coutumes locales. Lorsque Frye fait s’effondrer un mur de brique dans une caverne sous-marine, il est loin de se douter qu'il vient de libérer une ancienne entité qui va semer la mort alentour et raviver les croyances des villageois...

MON AVIS : Le réalisateur Grec Niko Mastorakis a plusieurs cordes à son arc. Il est également scénariste, acteur, monteur, directeur de la photographie, compositeur et aussi producteur ! En 1982, il décide de produire un film dont il a co-écrit le scénario : Blood Tide. Le second scénariste, Richard Jefferies, sera le metteur en scène. Ce sera son unique film pour le cinéma et il ne rendossera la casquette de réalisateur qu'en 2008 pour le téléfilm Living Hell. Comme souvent avec Mastorakis, le film sera tourné en Grèce, à Momamvasia, une ville fortifiée située au sud du Péloponnèse, sur la côte est du district régional de Laconie. L'architecture fortifiée de la ville, les massifs rocheux et la présence de l'océan offre à Blood Tide un sublime décor, qui permet au réalisateur de créer une petite atmosphère pas dénuée d'intérêt et qui lorgne un peu vers les récits Lovecraftien, les habitants semblant pratiquer des rituels pour se protéger d'une divinité ou d'une créature sous-marine, telle l'offrande d'une jeune vierge lors de la séquence introductive, qui laisse planer le mystère quand au sort de la charmante jeune fille. Produit avec un budget assurément très faible, Blood Tide se veut principalement un film d'ambiance et ne dégainera pas la grosse artillerie à effets-spéciaux car il n'en a clairement pas les moyens. D'où le fait que la créature du film reste assez en retrait, on ne la voit quasiment jamais et les quelques gros plans de son visage, filmés rapidement, nous font vite comprendre que le réalisateur a eu raison de la camoufler le plus possible afin de ne pas être ridicule ou de faire sombrer son film dans le nanar. A la place, on a la technique connue de la caméra subjective pour les plans suggérant l'avancée du monstre vers ses victimes se trouvant dans l'eau. Ou sur la terre ferme, la créature pouvant également respirer en dehors de l'élément aquatique. Pour palier a cette non-exposition du monstre, le scénario recycle tous les clichés du village dans lequel il se passe des choses pas très nettes : on a le maire qui en sait sûrement plus qu'il n'en dit et qui cache des choses au sujet des anciens rituels ; on a un monastère dans lequel vivent des nonnes et qui accueille Madeline, cette dernière travaillant sur un tableau qui contient des indices et des secrets ; on a un chasseur de trésor qui va libérer un monstre des anciens temps sans le vouloir ; on a une ribambelle d'enfants qui vont avoir un comportement curieux envers une de leur amie et j'en passe. Même si le film n'est en rien un monument d'action, bien au contraire, ces divers événements permettent de maintenir l'attention du spectateur, qui reste intrigué par la tournure desdits événements et qui aimerait bien en savoir plus sur le monstre marin et les pratiques des villageois. Niveau casting, on a aussi du beau monde puisque le héros est joué par Martin Kove, célèbre pour son rôle du méchant John Kreese dans la saga Karaté Kid et Cobra Kaï ! Sa femme est interprétée par Mary Louise Weller et sa soeur Madeline par la très jolie Deborah Shelton. Le chasseur de trésor qui passe son temps à réciter des tirades d'Othello est joué quant à lui par James Earl Jones et sa charmante compagne Barbara, jolie blonde aux gros seins, par Lydia Cornell. Le maire inquiétant du village est interprété par le très bon José Ferrer. L'actrice Lila Kedrova vient compléter le casting en jouant sœur Anna. Alors oui, les scènes de dialogues prennent le pas sur le rythme, on a parfois l'impression que les personnages tournent en rond et que l'intrigue n'avance pas vraiment. Personnellement, j'ai plutôt apprécié Blood Tide, qui, s'il n'est en rien un grand film, n'en demeure pas moins une petite série B low budget assez appréciable, de par son ambiance, son décorum, ses acteurs, ses mystères et son histoire. La mise en scène est très correcte également et il y a de très beaux plans sous-marins entre autres. Pas le film du siècle ou la perle méconnue mais ça se laisse regarder paisiblement et sans réel ennui. Bien sympa si on n'en attend pas trop...

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VENT DE FOLIE

 

VENT DE FOLIE
(The Wind)

Réalisateur : Nico Mastorakis
Année : 1986
Scénariste : Nico Mastorakis, Fred Perry
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Meg Foster, Wings Hauser, David McCallum, Robert Morley, Steve Railsback...

L'HISTOIRE : Sian Anderson est une romancière à succès, spécialisé dans le thriller et le suspense. Pour rédiger son nouveau roman, elle part s'isoler dans une petite île grecque totalement désertée par les touristes et les habitants, louant la maison de Elias Appelby, un vieil homme macho et autoritaire. Ce dernier la prévient qu'à cette période de l'année, le vent peut se montrer particulièrement violent et qu'il vaut mieux rester à l'intérieur de la maison plutôt que de tenter de s'aventurer au dehors. Seule, Sian débute l'écriture de son livre, et découvre en effet la puissance du vent. Elle fait connaissance avec Phil, le gardien et l"homme à tout faire, qui n'est plus en très bon terme avec Elias Appleby. Lors d'une dispute, Phil tue son patron et va l'enterrer dans le jardin. Une scène que voit de sa fenêtre Sian. Celle-ci ne sait pas si Phil l'a vue de son côté...

MON AVIS : Le réalisateur Grec Nico Mastorakis est principalement connu des amateurs du genre pour son film déviant et trash Island of Death, réalisé en 1976. On lui doit également Death Has Blue Eyes la même année, Blind Date en 1984, The Zero Boys en 1986 ou Destructor en 1990, entre autres. En 1986, il met en scène The Wind, qui est resté inédit en salles en France mais qui est sortit en VHS sous le titre de Vent de Folie chez Vestron Video International. Ce film bénéficie de la présence de quelques têtes connues, comme celle de l'actrice Meg Foster et ses incroyables yeux bleus, celle de David McCallum (les séries-télévisées Des Agents très Spéciaux ou L'Homme Invisible entre autres) ou celle de Wings Hauser. Si la première tient le rôle principal, celle de la romancière qui va être prise à partie par un psychopathe, le second n'a qu'un rôle assez anecdotique et ne sert au final à pas grand-chose. Quant au troisième, qu'on a vu dans des tas d'épisodes de séries ou dans de petites série B, il joue le personnage de Phil, l'homme à tout faire de la maison que loue Meg Foster, et qui a un sérieux penchant pour le meurtre, sombrant dans une psychose meurtrière après avoir assassiné son patron à coup de faucille. Tourné dans un petit village grecque typique, The Wind distille son ambiance avec une certaine efficacité au départ, toutes les habitations étant inoccupées. Une fois la romancière installée dans la maison, le réalisateur peut faire apparaître un autre personnage principal de son film : le vent. Bourrasques qui font claquer les volets, bruits qui résonnent dans les pièces de la maison, cet élément perçu comme le déplacement de l'air avec plus ou moins de force, va petit à petit prendre de l'espace au sein de l'histoire et devenir quasiment un personnage à part entière, qui aura un vrai rôle à jouer au sein du huis-clos concocté par Nico Mastorakis et son scénariste fétiche, Fred Perry. Plus thriller que véritable film d'horreur, The Wind va en effet proposer dans sa grande majorité une sorte de course-poursuite entre la romancière et l'homme à tout faire devenu fou. La maison et ses nombreuses pièces et point d'accès divers devenant le terrain de jeu de cette chasse mortelle. Un petit jeu du chat et de la souris se met en place et Wings Hauser, maniant avec dextérité sa faucille meurtrière, va prendre des airs assez menaçants, s'amusant à terrifier la pauvre Meg Foster, qui ne sait plus trop quoi faire. Le souci, c'est que ce petit jeu dure et s'éternise, et finit par provoquer un ennui poli chez le spectateur, moi en l’occurrence. Il y a peu de péripéties, la mise en scène reste vraiment classique, sans génie aucun, et on attend quelques rebondissements ou prise de risque qui ne viendront jamais. Pourtant, il y a une idée qui était très intéressante à un moment : la romancière commence à rédiger un chapitre de son livre et les événements qu'elle écrit semble se confondre avec la réalité, puisque nous avons en juxtaposition de son récit qu'elle lit à haute voix le meurtre du vieux Appleby par Phil. Cette scène, intrigante, nous fait penser que les écrits de Meg Foster influent sur la réalité ou qu'on se trouve dans une sorte de rêve ou qu'on voit des images provenant de l'imagination de l'écrivaine. Une direction intéressante qui n'aboutit en fait à rien puisque tout est bien réel et que le meurtre a bien eu lieu. Niveau violence graphique, on en sera également pour nos frais, les deux meurtres étant on ne peut plus soft malgré l'arme utilisée, une faucille donc. Le film prend parfois des allures de giallo / slasher dont on connaîtrait déjà l'assassin. Coup de téléphone pour faire flipper la potentielle victime, intrusion dans la maison, tentative d'assassinat nous sont présentés de manière parfois redondante et on ne ressent au final pas trop d'excitation à suivre les mésaventures de notre romancière. Wings Hauser se la joue un peu boogeyman du pauvre avec sa faucille à la main. Reste l'élément venteux, qui, lui, réussi à créer une atmosphère étrange et un peu onirique. Mais il manque vraiment un petit grain de folie pour que The Wind emporte l'adhésion. Trop banal au final, trop simpliste, un peu fade, avec des scènes inutiles, le film de Nico Mastorakis ne convainc pas au final et nous laisse sur notre faim.

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LES SURVIVANTS DE L'INFINI

 

LES SURVIVANTS DE L'INFINI
(This Island Earth)

Réalisateur : Joseph M. Newman
Année : 1955
Scénariste : Franklin Coen, George Callahan
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Jeff Morrow, Faith Domergue, Rex Reason, Lance Fuller, Russell Johnson...

L'HISTOIRE : Le scientifique Cal Meacham travaille sur la production d'énergie atomique. Un jour, il reçoit un énorme colis présenté sous la forme de plusieurs paquets ainsi qu'une notice. Avec son associé, il construit une curieuse machine qui le met en relation avec le professeur Exeter. Ce dernier lui propose de venir rejoindre le groupe de travail qu'il a créé afin de faire bénéficier de ses connaissances les autres scientifiques déjà présents. Intrigué, Meacham accepte de monter dans un avion sans pilote et se retrouve en Georgie. Il est accueilli par le docteur Ruth Adams, qu'il a déjà rencontré il y a quelques années mais celle-ci fait mine de ne pas le connaître. Exeter fait visiter à Meacham son laboratoire. Le scientifique est conscient que quelque chose ne tourne pas rond et qu'on lui cache quelque chose. Son investigation auprès de ses autres collègues vont l'amener à vivre une incroyable aventure, sur Terre mais aussi sur une autre planète, Metaluna...

MON AVIS : Après avoir été le fer de lance du cinéma d'épouvante dans les années 30 et 40, la firme Universal va s'aventurer dans le domaine de la science-fiction dans les années 50, avec un peu de retard d'ailleurs sur ses concurrents. Qu'importe, il faut s'activer et la Universal décide de s'associer avec un petit studio qui n'a pas les moyens de mettre en images une histoire de Raymond F. Jones dont elle a acquis les droits. L'histoire est un peu modifié par les deux scénaristes choisis, Franklin Coen et George Callahan, qui doivent répondre aux cahiers des charges imposés, en intégrant par exemple au récit une créature extra-terrestre absente de l'histoire originale. Le casting ne comporte pas de stars mais des acteurs tout de même chevronnés, en contrat avec Universal, dont Rex Reason, qui devient le héros du film, à savoir le scientifique Cal Meacham, ainsi que Faith Domergue, qui va interpréter le docteur Ruth Adams. Universal veut que le film soit tourné en Technicolor, afin d'emmener le public dans un voyage extraordinaire. La majeure partie du budget sera également alloué aux effets-spéciaux afin d'offrir aux spectateurs des images dont ils doivent se souvenir. Pour réaliser Les Survivants de l'Infini, c'est Joseph M. Newman qui est retenu. Une rumeur persistante voudrait que Jack Arnold soit venu l'aider à tourner certaines séquences mais aucune preuve à ce jour ne peut étayer cette rumeur. Au fil du temps, Les Survivants de l'Infini a acquis une certaine réputation auprès des fans de cinéma de science-fiction, c'est un titre qui est régulièrement cité dans les discussions et la présence du Metalunien, cette incroyable créature mutante colorée et particulièrement impressionnante, n'y est certainement pas pour rien. Maintenant, il faut tout de même reconnaître que malgré ses innombrables qualités, Les Survivants de l'Infini n'est pas dénué de quelques défauts qui l'empêchent d'être un chef-d'oeuvre. Le film dure 82 minutes environ et plus de 50 minutes se déroulent sur Terre. Si le début du film se montre fort intrigant, avec la création de la curieuse machine permettant d'entrer en communication avec Exeter, un homme tout aussi curieux dont le front, proéminent, ne laisse guère planer de doute quand à son appartenance à un peuple extra-terrestre, une fois l'action se déplaçant dans la majestueuse demeure de ce dernier, le rythme devient moins entraînant et l'action se ramollit quelque peu, avec pas mal de dialogues et de séquences pas toujours intéressantes. Le doute quant aux intentions réelles d'Exeter permet toutefois de maintenir un certain intérêt et on se questionne sur sa véritable nature : agit-il pour le bien ou pour le mal, son but étant d'acquérir l'énergie atomique ? 50 minutes plus tard, Les Survivants de l'Infini nous plonge enfin de la véritable science-fiction, avec un voyage en vaisseau spatiale nous emmenant sur la planète Metaluna. Une planète dont on découvre qu'elle est en guerre et qui subit les assauts répétés des habitants d'une autre planète, qui ne cessent de la bombarder de météores. Une planète qui se meurt littéralement, ayant utilisée toutes ses réserves en énergie atomique, d'où la présence des savants terriens pour tenter de débloquer la situation. Une fois sur Metaluna, le spectacle prend forme et les effets-spéciaux, qu'on doit bien sûr remettre dans leur contexte d'époque, s'avèrent ingénieux et assez impressionnants. Matte-painting, surimpression, jeu sur les couleurs, explosions, on a réellement l'impression d'être sur une autre planète et on ressent le danger des bombardements de météores au même titre que les personnages du film. Les deux terriens vont devoir s'acclimater à la pesanteur de Metaluna, rencontrer le chef de la planète, qui leur indique clairement qu'il veut emmener les derniers survivants de son peuple sur Terre, s'introduire dans une machine à tube pour renforcer leur corps, ce qui nous vaut une excellente séquence à effets-spéciaux, où l'on voit le squelette et les vaisseaux sanguins de ceux qui se trouvent à l'intérieur par exemple. L'apparition du mutant Metalunien constitue bien sûr la séquence choc du film et le costume est remarquable en effet, impossible d'oublier cette créature une fois vue. Ces trente minutes passées sur Metaluna valent donc largement le déplacement et donc la vision du film. Ce qui a précédé également malgré des baisses de régime qu'on ne peut zapper. Mais dans son ensemble, Les Survivants de l'Infini reste une oeuvre on ne peut plus agréable à regarder, et on comprend qu'il fasse toujours partie des films régulièrement cités quand on parle de S-F 50's ! Son sous-texte, sur les dangers potentiels de la mauvaise utilisation de l'arme atomique, fait aussi partie de son charme. Et preuve de son aura encore intact chez ses plus ardents défenseurs, le nom Metaluna est devenu celui d'un fanzine, d'un magazine et celui d'une célèbre boutique parisienne entièrement dédié au cinéma de genre ! 

* Disponible en combo DVD + BR chez -> ELEPHANT FILMS <-



FEAR STREET PARTIE 2 : 1978

 

FEAR STREET PARTIE 2 : 1978
(Fear Street part two : 1978)

Réalisateur : Leigh Janiak
Année : 2021
Scénariste : Leigh Janiak, Zak Olkewicz
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, slashers, sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec : Sadie Sink, Emily Rudd, Brandon Spink, Chiara Aurelia, McCabe Slye...

L'HISTOIRE : Deena et Josh emmène Samantha, toujours possédée, chez l'unique survivante du drame s'étant déroulé en 1978, madame Berman. Cette dernière, d'abord réticente à les accueillir, finit par leur raconter les tragiques événements ayant eu lieu au camp d'été de Nightwing en cette triste année 78 : comment Cindy, sa sœur aînée, a trouvé la mort, comment Tommy, le petit ami de celle-ci, s'est transformé en machine à tuer, comment le shérif Will Goode, qui n'était qu'un simple adolescent à l'époque, lui ai venu en aide et surtout, quel est le moyen pour stopper la malédiction de Sarah Fier...

MON AVIS : Après un premier chapitre se déroulant en 1994 nous présentant l'histoire de la sorcière Sarah Fier et mettant en avant les codes du néo-slasher mêlés à des éléments de sorcellerie, on laissait lors du final Josh et Deena face à la pauvre Samantha, possédée par Sarah Fier. Fear Street partie 1 - 1994 était vraiment fun, coloré, dynamique et assez violent pour une adaptation de romans destinés avant tout au jeune public, puisque l'auteur n'est autre que R.L. Stine, créateur de la série de livre Chair de Poule. Une semaine plus tard, voici donc Fear Street partie 2 - 1978, qui reprend l'affaire là où on l'avait laissé. Rapidement, madame Berman va raconter à nos deux jeunes héros les événements sanglants qui se sont déroulés en 1978 au camp de vacances de Nigthwing. La bande-annonce de cette seconde partie nous avait laissé penser que cette fois, l'épisode allait s'orienter franchement vers le slasher traditionnel type Vendredi 13. Un camp de vacances, un lac, des ados et un tueur à la hache, les ingrédients étaient réunis pour nous concocter un petit slasher 80's sympa. Mais en fait, même si on a bien cette partie slasher dans cette partie 2, Fear Street 1978 s'en éloigne assez souvent, pour mieux se concentrer sur ses personnages principaux et sur la malédiction de la sorcière Sarah Fier. Niveau casting, on trouve Sadie Sink, qui joue Ziggy Berman, ainsi que Emily Rudd qui joue sa grande sœur. La relation conflictuelle entre les deux sœurs est bien amenée et les deux actrices sont très convaincantes dans leurs rôles respectifs. On trouve aussi Brandon Spink, qui interprète quant à lui le shérif Goode quant ce dernier n'était qu'un ado, moniteur du camp en 1978. L'histoire est assez prenante puisqu'on apprend des tas de choses sur Sarah Fier, sur la malédiction de Shadyside, ainsi que sur deux des tueurs iconiques de la partie 1994. Fear Street 1978 met l'accent sur le tueur à la hache portant une cagoule en toile de jute, hommage au Jason Voorhees de Vendredi 13 chapitre 2 bien sûr. On apprend pourquoi le gentil Tommy (encore un clin d'oeil à la saga Vendredi 13...) est devenu une véritable machine à tuer, qui a massacré un nombre assez conséquent de jeunes enfants et de moniteurs de camp. On en apprend également un peu plus sur Ruby Lane, la fameuse tueuse au rasoir qui chantonne avant de passer à l'acte. On en apprend également nettement plus sur la malédiction de la sorcière et surtout sur le moyen de stopper tout ça. Le film divise ses protagonistes principaux en deux groupes vers sa moitié, emmenant Cindy et une de ses anciennes amies dans le repaire enfoui de la sorcière quant il laisse la jeune Ziggy et Will Goode dans le camp lui-même. La partie se déroulant dans l'antre de la sorcière propose de très bons décors souterrains et met bien en avant l'aspect sorcellerie de l'histoire. La partie dans le camp se montre plus nerveuse, avec pas mal de mort à la hache, des meurtres montrés parfois en hors champ quand il s'agit de jeunes enfants, et parfois de manière frontale et brutale, avec de solides effets-spéciaux. Décapitation, coup de hache en pleine figure, coup de hache en plein ventre sont parmi les petites réjouissances gores de cette seconde partie. La bande-originale, composée encore de nombreux tubes rock, assure toujours autant, tout comme la musique de Marco Beltrami. Si le rythme est plus posé dans cette seconde partie, moins frénétique, on a encore à faire à une mise en scène qui fait le job, à des décors soignés, ainsi qu'à un casting de qualité qui nous rappelle avec plaisir les slashers 80's bardés d'ados fumeurs de drogue et accroc au sexe. La séquence finale nous laisse sur un terrible suspense et annonce la dernière partie, se déroulant en 1666 et qui va faire la lumière sur la vie de Sarah Fier quand Shasyside et Sunnyvale ne faisait qu'n seul village. On espère que la conclusion sera de la même qualité que ces deux premières parties.


LA RUÉE VERS L'OR

 

LA RUÉE VERS L'OR
(The Gold Rush)

Réalisateur : Charles Chaplin
Année : 1925
Scénariste : Charles Chaplin
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Charles Chaplin, Mack Swain, Tom Murray, Georgia Hale, Malcolm Waite...

L'HISTOIRE : Pendant la ruée vers l'or dans le Klondike, au nord-ouest du Canada en 1896, une file de chercheurs d'or s'étire au creux des montagnes enneigées. Pris dans une tempête de neige, un pauvre prospecteur solitaire trouve refuge dans la cabane isolée de Black Larsen, un dangereux repris de justice qui refuse de le secourir. Entre alors Big Jim McKay, autre prospecteur à la recherche d'un abri, qui mate Larsen et obtient que tous trois puissent rester sur place. La faim les tenaille : qui sera mangé ? Black Larsen perd le tirage au sort et doit partir à la recherche d'un secours ou de vivres. Il tue deux policiers à sa recherche puis tombe sur le filon prospère de Big Jim qu'il commence à piller. Plus tard, le prospecteur solitaire se rend en ville et tombe sous le charme de Georgia, une danseuse de cabaret...

MON AVIS : Après Le Kid, tourné en 1921, Charles Chaplin réalise La Ruée vers l'Or en 1925. Un film qui figure parmi les œuvres phares du talentueux réalisateur, acteur, scénariste, producteur, monteur et musicien que tout le monde connaît. Prenant place lors de la grande ruée vers l'or qui eut lieu entre 1897 et 1899 dans le Klondike, au Canada, et qui attira quelques 100 000 prospecteurs d'or dans la région, le film est une savoureuse comédie qui bénéficie encore et toujours du talent imaginatif de Chaplin. La scène d'introduction, qui nous met en lieu et place de cette ruée vers l'or, fût entièrement réalisée dans les montagnes rocheuses de Californie. Chaplin fit creuser un passage de 700m dans la neige, le tout à 3000 mètres d'altitude, comme nous l'indique le site Charleschaplin.com. On connaît le caractère pointilleux de Chaplin, qui pouvait faire rejouer une même scène des dizaines et des dizaines de fois pour que tout soit parfait, un peu comme le fera Kubrick par la suite. La suite du film verse dans la pure comédie, avec notre vagabond venu lui aussi chercher de l'or et qui se retrouve pris dans une tempête de neige. Il tombe sur la seule maison du coin, qui appartient à un dangereux brigand, ce qu'il ignore. Un second individu, le prospecteur Big Jim McKay, va lui aussi entrer dans cette cabane de bois. Les situations comiques vont alors s'enchaîner à un rythme de croisière constant, Chaplin jouant sur le sentiment de faim qui tenaille ses protagonistes et qui leur fait avoir des hallucinations (Chaplin se transforme en poulet géant !) ou manger des objets insolites, comme... la semelle d'une chaussures ! Impayable ! Cette partie dans le cabanon de Black Larsen se transforme en huis-clos amusant et original, le vagabond se demandant si Big Jim ne va pas finir par le manger tellement il a faim ! Les gags fusent et nous font bien rire devant notre écran. La suite transfère le lieu de l'action en ville, et le vagabond va tomber sous le charme d'une danseuse de saloon, Georgia. Comme souvent dans ses films, Chaplin teinte la comédie d'une petite touche dramatique, Georgia lui préférant un playboy un brin macho. Le repas du Nouvel An, qui voit le vagabond seul alors qu'il avait invité Georgia et ses amies à venir fêter cet événement avec lui, est assez touchant et joue bien avec l'émotion. Cette partie donne également à Chaplin l'occasion d'exécuter la fameuse danse des petits pains, qui restera un morceau d'anthologie au cinéma. La troisième partie du film voit les retrouvailles du vagabond avec Big Jim, qui, amnésique, ne retrouve plus sa cabane ni son filon d'or. Le vagabond va donc l'aider à rentrer et Chaplin nous livre une scène hilarante à l'intérieur de la maison, cette dernière se trouvant, suite à une violente tempête, en équilibre au bord d'un précipice. En fonction de l'endroit ou le vagabond et son acolyte se trouve dans la maison, celle-ci tangue et menace à chaque instant de chuter dans le vide. Une scène virtuose et parfaitement millimétrée. Le final sera placé sous un ciel positif puisque La ruée vers l'Or se clôturera avec un happy-end qui fait plaisir à voir. Encore une réussite donc pour un film qu'on prend toujours plaisir à visionner quelques 96 ans plus tard...


FEAR STREET PARTIE 1 : 1994

 

FEAR STREET PARTIE 1 : 1994
(Fear Street part one : 1994)

Réalisateur : Leigh Janiak
Année : 2021
Scénariste : Leigh Janiak, Phil Graziadei
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, slashers, sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec : Kiana Madeira, Benjamin Flores Jr, Julia Rehwald, Olivia Scott Welch, Fred Hechinger...

L'HISTOIRE : Contrairement à la ville voisine de Sunnyvale, qui est un havre de paix, la ville de Shadyside est depuis des décennies le théâtre d'accidents et de morts violentes, ce qui laisse à penser que la ville serait maudite, suite à la pendaison d'une sorcière en 1666. Lorsqu'un tueur masqué commet des meurtres dans un supermarché et est abattu par le shérif local, il ne fait aucun doute pour Josh, un ado qui mène sa propre enquête sur la légende de la sorcière, que ce dernier était manipulé par celle-ci. Lors d'un accident de voiture, Samantha a des visions de la sorcière. Dès lors, elle va devenir la proie de trois tueurs que rien ne semble pouvoir arrêter. Josh, Kate, Simon et Deena, sœur de Josh et petite amie de Samantha, vont tenter de protéger cette dernière des attaques répétées des trois tueurs et de briser la malédiction de la sorcière...

MON AVIS : Après Chair de Poule, l'auteur de romans de terreur pour ados R.L. Stine voit une autre de ses sagas littéraires être adaptées à l'écran : Fear Street. Je ne sais pas vraiment si cette adaptation en trois parties reprend la trame de certains romans de cette série de R.L. Stine ou si c'est une adaptation libre qui prend place dans la même ville de Shadyside. Toujours est-il que le concept est plutôt sympa : trois films, trois époques (1994 / 1978 / 1666), une même histoire de sorcière qui sévit donc sur ces trois époques et une sortie sur Netflix sur trois week-end ! La première partie est donc consacrée à l'année 1994. Elle nous présente un groupe d'adolescents en proie à trois tueurs qui semblent immortels et qui sont morts à diverses époques, ramenés à la vie par une sorcière qui a été pendu en 1666 et qui réclame vengeance. La scène d'introduction se montre claire et précise quant à l'ambiance et les références retenues pour cette première partie de l'histoire : une jeune vendeuse se fait agresser par un tueur portant un masque en forme de crâne et vêtu d'une tenue noir rappelant celle de Ghostface. Une allusion à la célèbre saga initiée par Wes Craven en 1996 qui ne s'arrêtera pas là puisque le meurtre de la vendeuse rappelle clairement celui de Drew Barrymore dans le premier Scream. Le néo-slasher sera au centre de toutes les attentions dans Fear Street partie 1 : 1994 et les nombreux clin d'oeil à cet univers du slasher seront appréciés par les fans du genre. Les héros du film sont de jeunes ados, un peu moins bêtes que dans les films du genre, et on ne peut s'empêcher de penser que le succès de la récente série Stranger Things a également dû être une référence prise en compte pour créer l'ambiance de 1994. Certains diront que le fait d'avoir mis un couple de lesbiennes en tant que protagonistes principales ne sert qu'à satisfaire les communautés LGBT et que ça fait très cliché. Personnellement, j'ai trouvé que les deux actrices interprétant Deena (Kiana Madeira) et Samantha (Olivia Scott Welch) étaient particulièrement investies et que leur relation donnait lieu à quelques séquences assez touchantes, qui parleront sûrement aux ados, cible première de cette trilogie. Mais attention, ce n'est pas parce que le public cible est les adolescents et que la base provient de romans de R.L. Stine que Fear Street partie 1 : 1994 se montre guimauve ou timide face à la violence. On sera en effet assez surpris du degré de violence graphique présenté ici et la réalisatrice Leigh Janiak, qui semble bien connaître ses classiques, n'y a pas été avec le dos de la cuillère en la matière. Les meurtres se montrent assez brutaux, bien sanglants et on a même une scène anthologique avec une tête passée dans une trancheuse à pain parmi les réjouissances ! Alors oui, on n'ira pas jusqu'à dire que 1994 fait dans l'originalité absolue puisqu'il reprend à sa sauce une recette déjà vue auparavant. Le mélange entre slasher et sorcellerie n'est pas nouveau mais encore une fois, 1994 est une oeuvre référentielle et ce manque de nouveauté, cet afflux de référence, ne l'empêche pas d'être un spectacle assez jouissif, dynamique, correctement interprété, au scénario classique mais intéressant et aux effets-spéciaux réussis. La bande-son est très sympa (avec quelques anachronismes au niveau des titres choisis mais là, c'est vraiment pour chipoter parce qu'on s'en fout un peu en fait, et puis écouter du Iron Maiden ou du Prodigy dans un film, c'est toujours fun) et l'ensemble fonctionne vraiment bien. C'est nerveux, gore, intrigant. L'histoire de cette sorcière revancharde qui va se poursuivre à rebours durant trois films est un concept sympa et franchement, j'ai hâte de voir l'épisode 1978, qui fait clairement ambiance 80's et Vendredi 13 pour le coup. Une découverte bien agréable donc que ce Fear Street partie 1 : 1994, qui nous ravive de jolis souvenirs de jeunesse pour les plus anciens spectateurs.


CHILD'S PLAY - LA POUPÉE DU MAL

 

CHILD'S PLAY - LA POUPÉE DU MAL
(Child's Play)

Réalisateur : Lars Klevberg
Année : 2019
Scénariste : Tyler Burton Smith
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Gretchen Mol, Lili Taylor, Chris Bauer, Sarah Paulson, Cara Seymour...

L'HISTOIRE : Karen, mère célibataire, veut absolument faire plaisir à son fils Andy pour son anniversaire. Travaillant dans une grande enseigne de jouets, elle parvient à dérober une poupée de la marque Buddi qui semble défectueuse. Ben, d'abord réticent face à ce cadeau, tombe sous le charme de la poupée, qui possède toutes les dernières technologies en son sein. Totalement connectée, la poupée peut apprendre continuellement et se comporter comme un véritable ami. Baptisée Chucky, elle devient vite indispensable à Andy, qui, grâce à elle, parvient à se faire des amis. Ce que le jeune garçon ignore, c'est que sa poupée a été reprogrammé par un ouvrier revanchard et que tous ses codes de sécurité anti-violence ont été annihilé...

MON AVIS : La poupée Chucky est entrée au panthéon de figures légendaires du bestiaire du cinéma fantastique, au même titre de Dracula, Freddy ou Jason Voorhees. Sa première apparition remonte à l'année 1988, avec l'excellent Jeu d'Enfant de Tom Holland. Six suites virent ensuite le jour, de 1990 à 2017, popularisant encore plus ce jouet diabolique et meurtrier, possédant un humour noir assez cinglant. En 2019 l'annonce d'un remake / reboot avait surpris son monde. Les premiers visuels du nouveau look de Chucky n'avait guère plus convaincu. La vision du film viendra confirmer ces mauvaises impressions : Child's Play - la Poupée du Mal fait partie de ces remakes totalement inutiles qui n'apportent rien à l'oeuvre originale, si ce n'est un contexte plus contemporain. Ici, c'est l'univers du tout-connecté qui est visé, nos appareils étant de plus en plus sophistiqués et pouvant communiquer entre eux, via diverses applications. La nouvelle gamme de jouet Buddi possède toutes ces nouvelles fonctionnalités, les poupées peuvent être régulièrement mises à jour et donc évoluer et apprendre au contact de leur heureux possesseur. La poupée du jeune Andy, douze ans, a, quant à elle, subit une petite modification de son système interne, comme nous le montre la séquence introductive. Un employé, travaillant sur une chaîne de fabrication des poupées, se voit  réprimandé par son chef et renvoyé. Pour se venger, il modifie le système informatique d'une poupée, contourne le système de sécurité et annihile tous les dispositifs de protections, comme le langage ordurier ou le comportement violent. Bien sûr, c'est cette poupée trafiquée qui va parvenir jusqu'au jeune héros du film, interprété par Gabriel Bateman. Un ado solitaire, qui vit avec sa mère, divorcée (Aubrey Plaza), cette dernière ayant une liaison avec Shane, un nouveau prétendant que déteste Andy. Andy va trouver en Chucky réconfort et attention et va développer une vraie relation amicale avec le jouet dernier cri. Chucky se considérera comme l'ami ultime d'Andy et ne tardera pas à vouloir le protéger par tous les moyens possibles. Le chat griffe son maître ? Chucky tente de l'étrangler ! Shane réprimande Andy et celui-ci veut qu'il ne remette pas les pieds chez sa mère ? Chucky s'en occupe et rapportera un joli trophée à son meilleur ami, à savoir la peau du visage de Shane posée sur une pastèque ! Conscient du potentiel malveillant de sa poupée, Andy va devoir s'en séparer, ce qui ne sera pas du goût de Chucky bien sûr, qui va devenir de plus en plus menaçant. Bon, on le voit, rien de nouveau ou d'original ici. On est dans le cliché ultra balisé, avec le flic noir qui habite dans le même immeuble qu'Andy, les geeks qui deviennent potes avec ce dernier (bon, ils regardent Massacre à la Tronçonneuse 2 à un moment, un bon point pour eux) et un petit aspect slasher pas désagréable, avec quelques meurtres divertissants. Mais rien d'extraordinaire ou de surprenant. Rien qui ne fasse vibrer devant son écran. Pire que tout, le look de ce nouveau Chucky ! Mon dieu, le visage, il est juste abominable ! Une totale hérésie qui n'aide pas du tout a apprécier ce film qui ne sert au final à rien. Mieux vaut se replonger dans la saga initiale et ne pas perdre son temps avec cette version 2019 qui n'aurait pas du voir le jour...