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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




AMERICAN NIGHTMARE 5 - SANS LIMITES

 

AMERICAN NIGHTMARE 5 - SANS LIMITES
(The Forever Purge)

Réalisateur : Everardo Gout
Année : 2021
Scénariste : James DeMonaco
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Ana de la Reguera, Tenoch Huerta, Josh Lucas, Leven Rambin...


L'HISTOIRE : Adela et son mari Juan habitent au Texas, où Juan travaille dans le ranch de la très aisée famille Tucker. Juan gagne l’estime du patriarche Caleb Tucker, ce qui déclenche la jalousie de Dylan, son fils. La matinée suivant le déchaînement nocturne de violence annuelle, un groupe masqué attaque la famille Tucker, dont la femme de Dylan, et sa sœur, forçant les deux familles à s’unir et organiser une riposte alors que le pays entier sombre dans la spirale du chaos et que les États-Unis se désagrègent petit à petit autour d’eux...

MON AVIS : Cinquième volet d'une saga de très bonne qualité, American Nightmare 5 est réalisé par Everardo Gout, toujours sous la supervision du créateur de la franchise, James DeMonaco, qui signe ici le scénario, comme ce fût le cas pour American Nightmare 4. La fameuse purge, qui prenait la forme d'un huis-clos assez tendu dans le premier chapitre et qui se propageait au dehors au fur et à mesure que sortaient les suites prend encore une nouvelle ampleur ici puisque l'action se déroule cette fois au Texas et, petite nouveautés, ne va pas s'arrêter avec le retentissement de la sirène matinale faisant office de fin des hostilités. D'où le Sans Limites accolé au titre principal ! Cette saga a toujours eu un fond politique, dénonçant des inégalités et ce cinquième chapitre n'échappe pas à la règle, avec, cette fois, une virulente critique de la politique de Donald Trump et de son fameux mur anti-migrant qu'il a voulu construire à la frontière mexicaine. Tout comme le jeu vidéo Far Cry 5 a fait polémique auprès des suprémacistes blancs américains, American Nightmare 5 ne devrait pas non plus s'attirer la bénédiction de ces derniers. Le film se focalise donc sur les rivalités et animosités qui règnent entre le peuple américain et les migrants mexicains, à travers l'histoire de Adela et de son mari Juan, qui, au début du film, traversent clandestinement la frontière pour venir aux USA pour échapper aux narco-trafiquants. Embauchés dans le ranch de la famille Tucker, les deux héros trouvent rapidement leur place, Adela (Ana de la Reguera) en tant que chef cuisinière et Juan (Tenoch Huerta) en tant que cowboy. De quoi réveiller la jalousie de Dylan (Josh Lucas), le fils de monsieur Tucker, qui ne porte pas vraiment les Mexicains dans son cœur. On se dit que ce dernier va profiter de la nuit de la purge pour faire le ménage et s'en prendre à Adela et Juan. Mais le scénario se montre bien plus malin que ça et va s'orienter dans une direction inattendue. Barricadé dans son ranch, Dylan et sa famille attendent patiemment la fin de la purge. Adela et Juan, quant à eux, ont reçu une prime de la part de monsieur Tucker pour pouvoir se réfugier dans un bunker protégé par des mercenaires. Une fois la nuit de terreur et de violence terminée, c'est le retour à la vie normale. Sauf qu'il va y avoir un couac. Les suprémacistes blancs ont décidé que la purge ne s'arrêterait pas et ils vont donc poursuivre leur exaction, mettant le Texas puis l'ensemble des Etats-Unis à feu et à sang. On pense bien sûr à l'intrusion dans le capitole de ces fous furieux refusant de se contraindre à l'ordre public. Et c'est là que l'originalité du scénario se fait ressentir : la famille Tucker va devoir s'allier avec les Mexicains pour tenter de survivre. Exit les rancœurs, la jalousie, la haine. Dylan et Juan, ensemble face à une même menace. Un joli message de fraternité et un véritable pamphlet politique sont donc à mettre au crédit de cet épisode 5, qui parvient donc à renouveler le concept initié en 2013. Bien sûr, tout film de la saga se doit de nous montrer les violences urbaines et des tarés se baladant avec des masques sur le visage. American Nightmare 5 remplit ce cahier des charges avec des affrontements réalistes et une milice d'extrême-droite circulant dans des véhicules blindés et dispatchant un message enregistré proclamant que les vrais américains traqueront sans répit les migrants. Effrayant. Le film joue même avec les codes du film post-apocalyptique dans sa dernière partie, notamment en utilisant le décor désertique mexicain et en filmant ladite milice pourchasser nos héros, qui vont devoir répondre par la force pour s'en sortir. L'originalité du film vient également du fait que cette fois, l'action est présentée en plein jour dans sa majeure partie. Les ultimes images font froid dans le dos et montrent bien quelle dérive pourrait arriver si une telle nuit de la purge existait réellement. Résultat : on ne dirait pas non à un sixième volet.

  

MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE (2022)


MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE
(Texas Chainsaw Massacre)

Réalisateur : David Blue Garcia
Année : 2022
Scénariste : Chris Thomas Devlin
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Sarah Yarkin, Elsie Fisher, Mark Burnham, Jacob Latimore, Olwen Fouéré...


L'HISTOIRE : Un groupe d'influenceurs composé de Dante, de sa future épouse Ruth et de deux soeurs, Melody et Lila, se rendent dans la ville fantôme de Harlow, qu'ils viennent d'acheter. Ils souhaitent vendre les habitations à rénover ç un groupe d'acheteurs qui viennent d'arriver et créer une ville paisible, sans violence. Après avoir dû expulser une vieille dame et son fils de l'ancien orphelinat, les choses se compliquent quand cette dernière meure d'une crise cardiaque. Car son fils n'est autre que le terrifiant Leatherface, tueur qui a marqué la région de son empreinte il y a une cinquantaine d'année. Le décès de sa mère va le refaire sombrer dans la violence et c'est masque de peau humaine sur le visage et tronçonneuse à la main qu'il va aller décimer les nouveaux habitants d'Harlow. Mais une de ses anciennes victimes, qui a survécu au massacre de 1973, compte bien ne pas le laisser faire...

MON AVIS : A chaque nouveau épisode de la saga Massacre à la Tronçonneuse, c'est reparti pour les conflits entre fans. Conflit stérile la plupart du temps, entre ceux qui crient au scandale si le film n'est pas assez violent, voulant que le titre emblématique soit enfin justifié, et ceux qui crient au scandale si le film est trop violent, voulant retrouver la touche suggestive du chef-d'oeuvre de Tobe Hooper. Ces derniers oublient d'ailleurs un peu vite que le réalisateur a fait un grand écart total entre le premier film de 1974 et sa suite de 1986. Bref, passons. Après deux films vraiment pas formidables (le N° 3 et le N°4), on a eu droit à un remake de bonne facture en 2003, un prequel de ce remake en 2006 encore supérieur à ce dernier pour ma part, puis une nouvelle suite / remake en 3D en 2013 qui zappé toutes les suites et remakes, puis un film qui remontait aux origines de Leatherface en 2017. Une saga très inégale donc mais dont chaque épisode tentait de respecter le matériau d'origine tout en voulant proposer des choses nouvelles. Une bonne chose puisqu'il est impossible de rivaliser avec le film de 1974 et que tenter d'en retrouver la puissance et l'atmosphère est peine perdue. Voici donc que débarque ce nouveau chapitre à la saga en 2022, qui, tout comme Texas Chainsaw 3D, zappe toutes les suites et remakes réalisés jusqu'à aujourd'hui et se déclare donc comme étant la vraie suite du film de 1974. Concept assez amusant qui est baptisé "requel". On n'est plus à un terme près. Le film, réalisé par David Blue Garcia, va nous proposer des événements se déroulant une cinquantaine d'années plus tard. Ok. Quel âge pouvait avoir les personnages dans le film de Hooper ? Imaginons que Sally avait entre 18 et 20 ans, ça lui fait donc un petit 70 ans au compteur. L'actrice Olwen Fouéré qui l'interprète, avec cheveux blancs et rides au visage, s'avère donc crédible. Plus dérangeant, notre cher Leatherface. Difficile de lui donner un âge dans le Hooper mais on peut partir sur un petit 75/80 ans dans le film de 2022. Je pense que tout le monde aimerait bien être aussi bien portant à cet âge que le tronçonneur fou. Interprété par Mark Burnham, et malgré pas mal de cheveux blancs lui aussi, on n'a pas vraiment l'impression qu'il est prêt à entrer dans un EHPAD vu sa condition physique. C'est là que le bat blesse niveau scénario et cohérence. Après, on n'est plus à une approximation prête dans un film d'horreur et à moins de vouloir se prendre la tête, on zappera assez vite cette invraisemblance pour se laisser aller au divertissement proposé. Moi, ce qui m'a le plus dérangé, c'est cette volonté de vouloir donner une mère à Leatherface. Totalement absente du film de 1974, comme son père d'ailleurs, pourquoi en inclure une ici ? Il aurait très bien pu survivre et se cacher dans l'orphelinat, en être solitaire qu'il est, ça n'aurait pas changé grand chose. Bref. Hormis ces quelques détails, qu'à donc dans le ventre ce nouveau Massacre à la Tronçonneuse ? Il correspond bien aux standards des films d'horreurs des années 2010 / 2020 : casting de jeunes dont on se fout de savoir s'ils vont y passer ou pas, mise en scène efficace et stylisée, utilisation des composantes de l'époque (les accrocs au téléphone portable, les influenceurs...) et évidemment, plus de gore et de violence. Clairement, on se retrouve avec un film très proche de Texas Chainsaw 3D en terme d'imagerie et d'ambiance je trouve, avec une approche encore plus moderne peut-être, façon Halloween 2018. Curieusement, le film prend néanmoins son temps avant de déclencher les hostilités et la fameuse tronçonneuse jaune patientera également avant de vrombir et de taillader les victimes en pièces. Niveau violence, on en aura pour notre argent, avec un fracassage de crane au maillet bien sadique et c'est sûrement le volet qui justifie le plus son titre, avec en point d'orgue un véritable massacre à la tronçonneuse dans un bus qui m'a bien fait jubiler. Le film possède également une durée quasi calquée sur celle du film de 1974 et n'a pas le temps d'ennuyer. On a quelques petits clins d'oeil sympathiques au film de 1974, comme la photo de Pam, Jerry, Kirk et Franklyn ou la fameuse danse de la tronçonneuse, que le Leatherface 2022 exécute le temps de quelques plans. Au final, cette nouvelle mouture fait passer un bon moment pour qui n'en attend pas trop et se révèle clairement un film qui possède des qualités, mais aussi des défauts on est d'accord. Mais rien de honteux ou de déshonorant en tout cas. 

      

AU CŒUR DE LA NUIT

 

AU CŒUR DE LA NUIT
(Dead of Night)

Réalisateur : Alberto Cavalcanti, Charles Crichton, Basil Dearden, Robert Hamer
Année : 1945
Scénariste : John Baines, Angus MacPhail
Pays : Angleterre
Genre : Fantastique, film à sketches
Interdiction : /
Avec : Mervyn Johns, Michael Redgrave, Roland Culver, Mary Merall, Frederick Valk...


L'HISTOIRE : Walter Craig, un architecte, se rend chez Eliot Foley pour discuter des nouveaux aménagements du cottage de ce dernier. Arrivé sur place, il découvre avec stupeur et une sensation de déjà-vu que le cottage comme ses occupants du week-end sont ceux-là même qui hantent ses nuits de façon récurrente. Parmi les invités se trouve un psychanalyste, le docteur Van Straaten, qui va tenter de prouver à Walter Craig ainsi qu'aux autres personnes présentes que ce type de ressenti peut s'expliquer scientifiquement. Tout à tour, les invités se mettent à raconter au psychanalyste les curieuses expériences qu'ils ont vécu... 

MON AVIS : Si le cinéma fantastique a connu une de ses heures de gloire en Angleterre entre 1955 et 1976, grâce aux productions de la Hammer Films bien sûr, il serait fort dommageable pour l'amateur d'omettre un petit classique anglo-saxon qui, lui, date de 1945 ! Le fantastique dans les années 40 est plutôt l'apanage des Etats-Unis, voire même de la France, avec des œuvres plus poétiques et envoûtantes pour notre beau pays. Pourtant, en 1945 nous vient d'Angleterre Au Cœur de la Nuit, ou Dead of Night pour son titre original. Un film réalisé à quatre mains, par Alberto Cavalcanti, Charles Crichton, Basil Dearden et Robert Hamer. Les amateurs de fantastique feutré et raffiné seront largement comblés par le rendu et l'atmosphère présents dans Au Cœur de la Nuit. La visite d'un architecte à l'intérieur d'un cottage comprenant cinq personnes va permettre d'insérer dans l'histoire des éléments fantastique au réel. Quand Walter Craig (Mervyn Johns) se met à révéler aux habitants du cottage qu'il les voit chaque nuit en rêve, l'ambiance commence à bifurquer vers le fantastique et le spectateur de se questionner : les habitants sont-ils vivants ? Sont-ils des fantômes ? La présence d'un psychanalyste dans l'assemblée nous ramène un peu dans la réalité puisque ce dernier va donner des explications plausibles et scientifiques au ressenti et au sentiment de déjà-vu de Walter Craig. Commence alors ce qui peut-être perçu comme étant le fil conducteur d'un film à sketchs, puisque, tout à tour, les personnes présentes dans le salon vont raconter une expérience qu'ils ont vécu et que le psychanalyste va devoir écouter et placer sous le signe de la rationalité. Nous allons donc avoir droit à cinq récits, de durée différente, qui vont donner tout son intérêt à l'histoire et au film. Le premier récit s'intitule Le chauffeur de corbillard et préfigure, avec 55 ans d'avance, l'intrigue de Destination Finale ! Fou ! Un récit assez court mais efficace. Plus intéressant sera le second récit, baptisé Un conte de Noël et dans lequel une jeune fille contemporaine va croiser le fantôme d'un petit garçon assassiné par sa sœur il y a un siècle. Une histoire de fantôme astucieusement mise en scène et joliment filmé. Troisième histoire et l'une des meilleures : Le miroir hanté. Un récit qui joue dans le registre de l'épouvante et qui ne manque pas de mystère, jouant habilement avec l'angoisse, et ce, avec un simple miroir donc, qui ne renvoie pas exactement le reflet qu'il est censé renvoyer justement ! A moins que les différences avec la réalité ne soient dues au cerveau dérangé de celui qui contemple son reflet ? Mystère, mystère ! L'histoire du golf, quatrième récit, se montre nettement plus humoristique et n'aurait pas dépareillé dans les pages des bandes-dessinées EC Comic qui seront publiées dans les années 50. L'idée de cette histoire provient de H.G. Wells, le papa de La Guerre des Mondes ! Quant au cinquième et dernier récit, c'est très certainement le plus connu quand on parle d'Au Coeur de la Nuit avec les amateurs du genre. Il faut dire que Le Ventriloque (ou La Poupée du Ventriloque) est une pure réussite et que la vision de cette poupée qui semble dotée de la vie ne manquera pas d'incruster ses images dans votre esprit. Son aura est telle que l'histoire sera reprise par l'écrivain William Goldman, dont le livre Magic sera adapté au cinéma sous le titre éponyme par Richard Attenborough en 1977, avec un Anthony Hopkins magistral et une poupée toute aussi inquiétante et charismatique que celle présentée dans Au Cœur de la Nuit. Le film se clôturera avec un final du fil conducteur très original, qui nous laisse avec un beau sourire sur le visage. A la manière de La Quatrième Dimension, série culte de la fin des années 50, Au Cœur de la Nuit réserve bien des surprises au public, avec ses twists bien pensés et qui fonctionne admirablement bien. La photographie et le noir et blanc du film dont superbes, le casting parfaitement en place et on se laisse facilement envoûter par le(s) récit(s). C'est assurément un très beau film fantastique qui nous est offert ici, intelligent, épuré, subtil, très soigné dans son traitement. A redécouvrir sans hésitation. 

* Disponible dans un très beau coffret DVD + BR chez -> TAMASA <- 
Image remasterisée d'excellente facture, VF + VOSTF
Bonus : 
- Livret 16 pages : Autour de Dead of night et de Georges Auric...
- "Dead of night, à bien y regarder..." par Erwan Le Gac, 28'
- "Retour aux sources", document UK, 1h15
- "Une restauration respectueuse", 3'30




ULTIME VIOLENCE (1977)

 

ULTIME VIOLENCE
(La Belva col Mitra)

Réalisateur : Sergio Grieco
Année : 1977
Scénariste : Sergio Grieco
Pays : Italie
Genre : Policier
Interdiction : -12 ans
Avec : Helmut Berger, Richard Harrison, Marisa Mell, Marina Giordana, Luigi Bonos...


L'HISTOIRE : Le tueur sadique Nanni Vitali s'évade de prison avec trois complices. Il se lance dans une folie meurtrière, remplie de vols, viols, assassinats, et prises d'otages. L'inspecteur Giulio Santini se met à sa poursuite avec force moyens...

MON AVIS : Pour son dernier film en tant que réalisateur, Sergio Grieco a fait fort ! Car Ultime Violence porte décidément bien son titre français ! Un titre à ne pas confondre avec le film de ninja produit par la Cannon en 1983 avec Shô Kosugi ! Non, ici, nous sommes en 1977, en Italie, et on va parler polar rital donc ! Et du polar qui verse dans la complaisance totale, dans l'ignominie et la non-retenue en terme de violence. Et c'est Helmut Berger qui s'y colle, en interprétant Nanni Vitali, un voyou totalement azimuté, un psychopathe de la pire espèce, pour qui donner la mort est un réel plaisir. Venant de s'échapper de prison avec ses acolytes, il va semer la mort sur sa route, tout en cherchant à se venger de ceux qui l'ont envoyé en prison. De la violence purement gratuite, comme lors d'un simple arrêt dans une station-service, où Nanni Vitali va molester le pauvre pompiste et son fils qui n'en demandaient pas tant. Quiconque croise son chemin peut être assurer de ne pas repartir sans coups et blessures. Il parvient à retrouver l'homme qui l'a dénoncé et le kidnappe, ainsi que sa compagne, Giuliana Caroli, interprétée par Marisa Mell. Cette dernière devant regarder son mari être assassiné, enterré et recouvert de chaux vive, avant de se faire violer par Vitali ! Je vous le disais, Ultime Violence n'est pas un titre mensonger. La cavalcade d'Helmut Berger est sanglante et ne laisse guère le temps aux spectateurs de se reposer. Poursuivi par l'inspecteur Santini (Richard Harrison), Vitali, qui tyrannise Giuliana et la force à être sa nouvelle amante, va tenter un braquage qui va mal se terminer, la jeune femme ayant averti la police du projet du bandit. Tout s'enchaîne à grande vitesse, Berger nous fait un sacré numéro de cinglé et la mise en scène de Sergio Grieco fait le job. On se doute que le final fera s'affronter l'inspecteur Santini et Nanni Vitali et ce sera bien le cas. On a droit à une petite touche d'érotisme de temps à autre, Vitali aimant dénuder ses proies. Dans le cas de la sœur de l'inspecteur, interprétée par Marina Giordana, ce sera un peu plus douloureux puisque notre psychopathe en herbe va s'amuser à la taillader de quelques coups de rasoir au niveau de la poitrine. Alors oui, peut être que cette accumulation de séquences violentes pourra paraître un brin répétitive ou lassante au final mais ce polar italien en a sous le capot et même si Richard Harrison est comme à son habitude un peu mollasson et qu'Helmut Berger en fait des tonnes, le rythme est suffisamment nerveux pour qu'on passe outre quelques invraisemblances et qu'on suive ce périple meurtrier sans déplaisir aucun.

* Disponible en combo DVD + BR chez -> ARTUS FILMS <-  
Digipack deux volets sous fourreau, VF + VOSTF
- Présentation du film par Curd Ridel
- Diaporama d’affiches et de photos
- Film-annonce original




EXÉCUTIONS

 

EXÉCUTIONS
(Un Détective)

Réalisateur : Romolo Guerrieri
Année : 1969
Scénariste : Franco Verucci, Alberto Silvestri, Massimo D'Avak
Pays : Italie
Genre : Policier
Interdiction : -12 ans
Avec : Franco Nero, Florinda Bolkan, Delia Boccardo, Susanna Martinkova...


L'HISTOIRE : Inspecteur à l'immigration, Stefano Belli est mandaté par l'avocat Fontana afin de retirer le titre de séjour de la petite amie du fils de ce dernier, une certaine Sandy Bronson. Fontana veut également que Belli se renseigne sur un certain Romanis, patron d'une nouvelle maison de disque chez qui la femme de Fontana doit investir une grosse somme d'argent. En arrivant chez Romanis, l'inspecteur Belli découvre ce dernier raide mort, assassiné par deux balles de revolver. Son enquête va l'amener à rencontrer plusieurs personnes qui gravitait autour de Romanis. Mais la tâche pour découvrir l'assassin n'est guère aisée...

MON AVIS : Après avoir fait ses preuves en tant qu'assistant directeur, Romolo Guerrieri passe derrière la caméra et réalise une petite comédie en 1961, puis trois westerns, dont Les sept colts du tonnerre en 1966 et Le temps des vautours en 1967. Il enchaîne ensuite avec le giallo L'Adorable Corps de Deborah en 1968 et se tourne vers le polar avec son film suivant : Un Détective, qu'on connaît en France sous le titre Exécutions. Je ne connaissais pas du tout ce film, c'est donc vierge de toute information que je me lançais dans sa vision, pensant au départ avoir affaire à un polar musclé et violent comme les Italiens savent si bien le faire. Raté à ce niveau, car malgré son titre, Exécutions n'a rien d'un film policier survitaminé. Nous sommes en fait en présence d'une complexe histoire criminelle à démêler et le film de Guerrieri se tourne plus vers le film de machination donc, ce qui n'est clairement pas un défaut en ce qui me concerne. J'ai toujours adoré suivre les enquêtes d'Hercule Poirot, attendant avec impatience le grand final où le célèbre détective moustachu va tout expliquer dans les moindres détails. Dans Exécutions, l'inspecteur qui va devoir faire travailler ses méninges n'a pas de moustache mais cela ne l'empêche pas d'avoir du charisme, puisqu'il est interprété par Franco Nero et ses beaux yeux bleus. D'ailleurs, cet inspecteur Belli, issu des romans de Ludovico Dentice, fera une seconde apparition en 1973, toujours sous les traits de Franco Nero, dans Le Témoin à Abattre d'Enzo G. Castellari. Mais attention, notre inspecteur est loin d'être un saint. Corrompu jusqu'à l'os, il n'hésites pas à se faire payer très grassement ses services, voire même son silence, auprès de ses clients. Qui plus est, le recours à la violence fait partie de ses méthodes de travail, ce qui lui vaut une certaine défiance vis à vis des policiers travaillant dans d'autres services que le sien. Moitié flic, moitié voyou notre inspecteur Belli ? Il y a de ça dans son comportement, surtout quand il peut s'en mettre plein les poches. Franco Nero assure dans ce rôle de gentil / méchant flic et il donc devoir se démener pour résoudre une sombre affaire de crime dont plusieurs intervenants pourraient bien être l'assassin. Parmi les coupables potentiels, on trouve trois charmantes créatures qui ont toutes un comportement suspect et de liens troubles avec le cadavre : Florinda Bolkan, vue dans La Longue Nuit de l'Exorcisme de Fulci entre autres, joue la femme de l'avocat qui a engagé l'inspecteur Belli ; Delia Boccardo ensuite, qui joue Sandy, la petite amie du fils de l'avocat ; la sexy Susanna Martinková pour finir, qui interprète une chanteuse à succès accroc à la drogue. Les trois actrices apportent, chacune différemment, une petite touche sensuelle, parfois érotique, à l'ensemble et le scénario s'amusent à brouiller les pistes, pour notre plus grand plaisir. Autre coupable possible, le photographe Claudio (Roberto Bisacco) qui a lui aussi quelque chose à voir avec le cadavre. Mino, le fils de l'avocat (Maurizio Bonuglia) n'est pas en reste et aurait lui aussi de bonnes raisons d'être le meurtrier. Tout ce petit monde va donc cohabiter et virevolter autour de l'inspecteur Belli, les fausses pistes vont se multiplier, tout comme les intrigues secondaires, uniquement destinées à nous embrouiller l'esprit et celui de Belli dans le même temps. Cette photographie d'une jeune femme nue dont on a sciemment déchiré le visage a-t-il un rapport avec l'affaire ? La forte somme d'argent que devait dépenser la femme de l'avocat pourrait-t-elle avoir un rôle à jouer également ? Sans scènes d'action trépidantes, hormis une drôle de manière de jouer à la roulette russe à bord d'une voiture, sans bagarres ou règlements de compte à coup de flingues, Exécutions tient la route et n'ennuie jamais, le casting, la mise en scène de Romolo Guerrieri, assez dynamique malgré un rythme très posé, et les nombreux rebondissements venant pimenter l'histoire faisant qu'on est entraîné à la suite de Franco Nero et qu'on se retrouve happé dans cette machination dont on aimerait bien comprendre tous les rouages. Un film d'enquête solide donc, qu'on prend plaisir à visionner.

* Disponible en combo DVD + BR chez -> ARTUS FILMS <-  
Très belle copie et superbe digipack deux volets sous fourreau. VF (avec quelques passages en vo) et VOSTF.
Bonus : 
- Présentation du film par Curd Ridel
- Diaporama d’affiches et de photos
- Film-annonce original



EVIL DEAD TRAP

 

EVIL DEAD TRAP
(Shiryô no wana)

Réalisateur : Toshiharu Ikeda
Année : 1988
Scénariste : Takashi Ishii
Pays : Japon
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Miyuki Ono, Aya Katsuragi, Hitomi Kobayashi, Eriko Nakagawa, Masahiko Abe...


L'HISTOIRE : Nami Tsuchiya, présentatrice d'une émission TV de nuit, reçoit un jour la cassette vidéo d'un snuff movie tourné dans une base militaire désaffectée. Avec son équipe, elle décide de se rendre sur les lieux pour prouver la véracité des images visionnées. Là, elle et son équipe deviennent la cible d'un tueur qui entreprend de les décimer les uns après les autres...

MON AVIS : Pour commencer, je précise d'entrée que le titre Evil Dead Trap est un leurre et que vous ne trouverez aucun rapport avec le chef-d'oeuvre de Sam Raimi, si ce n'est certains mouvements de caméra assez virtuoses. Mais pas de Necronomicon, ni de démons, ni de cabane dans les bois à l'horizon. Cela étant dit, attardons-nous sur ce film emblématique du cinéma d'horreur japonais réalisé en 1988 par Toshiharu Ikeda, sur un scénario de Takashi Ishii. Le réalisateur n'a jamais été un fan de cinéma d'horreur, ce n'est pas du tout un genre qu'il affectionne. Selon ses propres dires, le tournage d'Evil Dead Trap lui a d'ailleurs donné des cauchemars, ne se sentant pas à l'aise avec le sujet, ni avec la technique des effets-spéciaux. Heureusement pour lui, il a pu travailler avec une équipe totalement investit et qui s'y connaissait plutôt bien dans le domaine, ce qui lui a permit de livrer une oeuvre hors-norme, assez inclassable, petit ovni au scénario alambiqué et à l'ambiance digne d'un giallo italien croisé avec celle d'un slasher américain. Pourtant, Toshiharu Ikeda a toujours dit qu'il n'y connaissait rien en cinéma d'horreur européen, comme il avoue n'avoir jamais vu aucun film de Dario Argento. On le croit, même si on se dit, au vu du résultat final, qu'il pourrait bien nous mentir, le gaillard ! Parce que si l'influence japonaise est bien présente, difficile de ne pas penser au cinéma italien quand on visionne Evil Dead Trap ! Rien que l'excellente bande sonore, composée par Tomohiko Kira, aurait pu être l'oeuvre des Goblin et insérée dans n'importe quel giallo pour en sublimer les images ! Certains plans, certains placements de caméra, les utilisations de diverses jeux de couleur nous font irrémédiablement penser au cinéma transalpin également. Le look du tueur, avec son masque au couleur militaire qui dissimule son visage, son imperméable, sa capuche, nous rappelle quant à lui les serial-killers des slashers US. Les meurtres se montrent également très graphiques et font preuve d'une belle originalité, on a même parfois l'impression que certain pourrait être d'ordre surnaturel, comme celui où une jeune femme se voit transpercer de part et d'autre par des espèces de pieux gigantesques qui traversent murs et planchers pour venir s'enficher dans son corps. Les armes utilisées sont diverses et variées, assurant le spectacle sans toutefois verser dans une surenchère gore. Par contre, la cassette vidéo que reçoit l'héroïne du film, Nami (Miyuki Ono), au début de l'histoire, offre des images assez cruelles et fétichistes, notamment sur les yeux, une spécialité du cinéma italien encore. De prime abord, le scénario d'Evil Dead Trap pourra apparaître comme assez décousu, voir non-sensique. Pendant une bonne partie du film, on se demande où le réalisateur et son scénariste veulent en venir, car on n'y comprend pas grand-chose en fin de compte, si ce n'est que l'ensemble du casting est en train d'y passer. Le décor de l'usine désaffectée est savamment utilisé, et les couloirs et nombreuses pièces offrent de nombreuses surprises, et pas forcément des bonnes pour les protagonistes du film ! On pense même à la saga Saw parfois, avec ces pièges disséminés de-ci de-là, comme cette arbalète qui n'attend que l'ouverture d'une porte pour se déclencher ! La présence d'un homme dans cette usine vient nous questionner et apporte aussi son lot de mystère. Qui est-il ? Que fait-il là ? Pourquoi aide-t-il l'héroïne ? Il semble connaître le psychopathe qui hante les lieux mais quel rapport entretient-il avec lui ? Et d'où proviennent ces voix fantomatiques qu'on croiraient être celles d'un enfant ? Autant de questions qui donnent tout son intérêt à ce petit jeu de massacre plutôt bien mis en scène pour quelqu'un qui n'y connaît rien au cinéma d'horreur ! Le final, bien déjanté, comme souvent avec le cinéma japonais, nous en donnera pour notre argent et nous laissera sur une bonne impression. Malgré quelques petites baisses de rythme de temps à autre, Evil Dead Trap est bel et bien le film fou, étonnant et insolite qu'on nous a vanté depuis sa découverte dans les années 90 et le (re)découvrir dans cette superbe édition BR de chez Le Chat qui Fume fera qu'on appréciera encore davantage cet O.F.N.I. made in Japan !

* Disponible en BR chez -> LE CHAT QUI FUME <-
- Evil Dead Trap en VO Jap sous-titré français
- Evil Dead Trap 2 en VO Jap sous-titré français
- Excellent bonus de Julien Sévéon qui nous fait partager sa passion et ses connaissances du cinéma asiatique et d'Evil Dead Trap 1 & 2
- Film annonce



TERREUR SUR LA VILLE (1976)

 

TERREUR SUR LA VILLE
(The Town that Dreaded Sundown)

Réalisateur : Charles B. Pierce
Année : 1976
Scénariste : Earl E. Smith
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Ben Johnson, Andrew Prine, Dawn Wells, Jimmy Clem, Cindy Butler...


L'HISTOIRE : Texakarna, Texas, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les derniers soldats sont rentrés, les années de rationnement et de pénurie s’éloignent. La ville s’apprête à retrouver calme et prospérité mais un mystérieux tueur va s’en prendre aux habitants de la ville...

MON AVIS : En 1972, Charles B. Pierce se lance dans le milieu du cinéma et réalise The Legend of Boggy Creek, un film d'horreur sur la légende du Bigfoot. Il enchaîne sur trois autres films de genres divers (policier, western) avant de vouloir mettre en avant un fait divers qui défraya la chronique dans la petite ville de Texakarna dans les années 40 : les meurtres du tueur fantôme ! A l'arrivée, on obtient ce que Charles B. Pierce lui-même considère comme son meilleur film parmi les 13 qu'il a réalisé : Terreur sur la Ville. Si le visuel présenté sur les affiches font penser qu'on va être en présence d'un proto-slasher, avec ce mystérieux tueur masqué, ce ne sera pas vraiment le cas en fin de compte. Trente-et-un an avant le Zodiac de David Fincher, Terreur sur la Ville va se livrer au périlleux exercice de la reconstitution quasi documentaire d'un fait divers mettant en vedette un tueur en série qui n'a, lui aussi, jamais été appréhendé et qui a disparu comme il était venu, sans que son identité ne soit dévoilé. Le Phantom Killer a donc sévit dans une petite ville du Texas, entre le 22 février et le 3 mai 1946. Il a fait 5 victimes et en a blessé trois autres qui survécurent, principalement de jeunes amoureux qui venaient roucouler tranquillement à l'abri des regards. Le meurtrier portait une cagoule composée avec un sac de toile de jute percé au niveau des yeux mais aussi des chaussures de l'armée comme le démontra ses empreintes et frappait tous les 21 jours. Par ailleurs, il utilisait une lampe torche fixée sur son arme à feu afin d'aveugler ses victimes. Il fit régner peur et paranoïa à Texarkana, provoquant une véritable panique parmi les habitants, qui barricadèrent leurs maisons pour se protéger. Pour le coincer, les autorités firent appel à un célèbre texas ranger, le capitaine J.D. Morales. Tous ces événements, que ce soient les agressions ou la traque du tueur sont donc relatées de manière réaliste dans Terreur sur la Ville. Niveau casting, on retrouve de très bons acteurs, comme Ben Johnson dans le rôle de Morales ou Andrew Prine dans le rôle de Norman Ramsey, l'adjoint du shérif. Avec une voix-off nous mettant constamment dans l'ambiance de l'époque, nous allons donc suivre les agissements du Phantom Killer, dont le masque en toile de jute sera repris en 1981 dans Vendredi 13 chapitre 2 pour masquer le visage de Jason Voorhees avant que celui-ci n'obtienne son fameux masque de hockey dans le film suivant. Les fans du genre penseront quant à eux au look du maniaque vu dans le Torso de Sergio Martino, réalisé en 1973. Les attaques du tueur en série se montrent assez violentes, ce dernier frappant ses victimes avec des objets lourds ou leur tirant dessus à l'aide d'un pistolet qu'il munira par la suite d'un silencieux. Si la violence visuelle du film reste assez sage et évite les débordements sanglants, elle renforce l'aspect réaliste et malsain du film et des meurtres. Celui qui restera en mémoire s'effectuera à l'aide d'un instrument de musique, le trombone dont joue la victime, sur lequel le tueur va venir fixer un couteau. Efficace. Il semble que Terreur sur la ville soit d'une très grande fidélité à ce qu'il s'est réellement passé dans cette petite ville et c'est vraiment le point qui lui donne tout son intérêt. Charles B. Pierce n'a pas brodé ou sur-amplifié les faits et c'est tout à son honneur. Seul la scène finale, avec le train et le marais, a été inventé pour apporter une conclusion au film, vu que le fait divers n'en a pas. L'idée est venue de l'acteur Andrew Prine lui-même, comme il l'explique dans le bonus de cette belle édition concoctée par Rimini Editions. Si toutes les séquences mettant en vedette le tueur sont réussies, prenantes et jouent savamment avec le suspense, il est dommageable, à mon avis, d'avoir pourvu Terreur sur la Ville d'une dimension humoristique, qui vient désamorcer le travail sur l'ambiance. En effet, on a parfois l'impression d'assister à un épisode de Shérif fais-moi peur parfois, avec le personnage assez loufoque de l'agent A.C. Benson, interprété par Charles B. Pierce lui-même. Un pitre qui oublie les clés de voiture, conduit comme un dératé, fait même une cascade qui entraîne la voiture de police au beau milieu d'un marécage en pleine course-poursuite ! Est-ce pour dédramatiser le fait divers ou pour augmenter la durée du film que le réalisateur a eu recours à ce type de scènes quasi parodiques ? J'en suis même venu à penser que c'était pour camoufler le fait que le tueur était cet agent rigolo ! Dommage, car l'impression que le film ne sait plus trop sur quel pied danser vient un peu amoindrir son impact. Toutefois, les parties plus sérieuses l'emportent et nous laissent sur une bonne impression finale. La photographie, magnifique, est aussi à mettre dans les points positifs. Le pré-générique, avec cette voix-off nous apprenant ce que sont devenus les protagonistes de l'histoire, participe encore à donner ce côté réaliste au film. Terreur sur la Ville est donc un thriller nanti d'une approche documentaire très intéressant, qui préfigure bon nombre de thrillers à venir. Il ne faut pas s'attendre à voir un slasher lambda pur jus par contre, sous peine d'en ressortir un brin déçu. Un remake a été réalisé en 2014 par Alfonso Gomez-Rejon.

* Disponible en combo DVD + BR chez -> RIMINI EDITIONS <-
Nouveau titre de l'excellente collection de chez Rimini, Terreur sur la ville est proposé en combo DVD + BR, VF et VOSTF, dans une belle copie. 
Niveau bonus, on trouve :
- Interview de l'acteur Andrew Prine
- Interview de l'actrice Dawn Wells
- Interview du directeur de la photographie James Roberson
- Livret 20 pages rédigé par Marc Toullec