Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




MOTOR KILLER

 

MOTOR KILLER
(The Freeway Maniac)

Réalisateur : Paul Winters
Année : 1989
Scénariste : Gahan Wilson, Paul Winters
Pays : Etats-Unis
Genre :Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : James Jude Courtney, Loren Winters, Frank Jasper, Buddy Daniels...


L'HISTOIRE : Alors qu'il n'était qu'un jeune enfant, Arthur a assassiné sa mère et son amant à coup de couteau de cuisine. Placé en asile psychiatrique, il est devenu un homme à l'impressionnante force physique. Il réussit à s'échapper et croise la route de Linda, une jolie blondinette qui est partit de chez elle après avoir trouvé son fiancé en charmante compagnie. La jeune femme parvient à échapper à Arthur et ce dernier est à nouveau arrêté et replacé à l'asile. Linda se fait engager comme actrice principale pour un film de science-fiction fauché. Mais Arthur ne l'a pas oublié : il parvient à nouveau à s'échapper et se met à traquer Linda...

MON AVIS : Amis du nanar galactique, je te retrouve ici avec Motor Killer, aka Folie Meurtrière, aka La Terreur de l'Autoroute, aka Breakdown, aka Freeway Maniac et j'en passe. Comme tu peux le voir, c'est une production Cannon et ça, ça donne de suite envie de la regarder. Ensuite, le slogan 50% Détraqué, 50% Obsédé, 100% Destroy, ça donne aussi envie de la regarder. Et puis bon, un mec qui tient une tronçonneuse sur une jaquette, bah ça donne aussi envie de regarder le film. Bref, on a pas mal d'arguments en faveur de Motor Killer de prime abord. On se dit qu'on va assister à une tuerie sauvage sur l'autoroute, comme le suggère le titre original, The Freeway Maniac. En plus, y'a un gros camion sur l'affiche donc ça colle. En bon lecteur de ce blog, vous avez ensuite lu mon résumé de l'histoire. Et là, ça commence à tiquer. Vous vous dîtes, avec raison, que cet apparent tueur de l'autoroute ne va pas y passer beaucoup de temps, sur l'autoroute. Et la vision du film viendra confirmer cette étrange impression qu'on se fout un peu de notre gueule et qu'on nous sur-vend un produit là. N'y allons pas par quatre chemins, Motor Killer est un nanar de haute volée, qui ne manquera pas de vous déverrouiller les zygomatiques, qui seront mises à mal par tant d'inepties que c'en est trop beau pour être vrai. Après une introduction façon Halloween, avec vue subjective et enfant tueur, on change de décor et on se retrouve quelques années plus tard pour retrouver ledit enfant qui a bien grandi et qui passe ses journées en institut psychiatrique. Vu que le budget du film ne devait pas être bien lourd, on a juste une pièce avec trois / quatre figurants faisant les fous et deux / trois gardiens. Arthur, notre tueur héros du film parvient donc à s'enfuir et s'offre un saut du haut d'un immeuble façon catcheur, parvenant à atterrir sur le malheureux gardien qu'il vient de balancer par le balcon et ce, sans se blesser ! Fortiche le gars ! Après avoir étranglé quelques individus, il croise la route de Linda, jouée par la mignonne Loren Winters, qui vient de se prendre un gros vent par son fiancé, lequel était occupé avec une autre demoiselle qui ne comprend pas pourquoi Linda réagit ainsi et est fâchée, après tout, "on ne faisait que baiser" dira-t-elle lors d'un dialogue anthologique. Pour l'anecdote, Loren Winters n'est autre que la femme du réalisateur Paul Winters. Au premier regard, c'est l'amour fou entre Arthur et Linda ! Enfin, pas vraiment en fait. Faut dire que Linda rappelle à Arthur sa défunte maman, ceci explique cela. Comme Linda préfère s'enfuir pour échapper à Arthur, ça ne plaît pas à notre psychopathe en puissance. Pas de bol, il est arrêté et renvoyé à l'asile. Vous suivez toujours ? OK. Linda tente donc d'oublier cet incident et se fait engager comme actrice sur le tournage d'un nanar de S-F. On a tous les clichés qui se trimbale ici, avec le producteur qui profite de ses actrices, rajoute des scènes de nus par plaisir etc. On a une petite critique du milieu du cinéma, hop, placée comme ça, vite fait bien fait. Bon, et Arthur dans tout ça ? Bah figurez-vous qu'il parvient encore à s'enfuir (faudrait vraiment revoir la sécurité dans cet asile !) et qu'il se met en chasse de Linda, qu'il tient vraiment à revoir. Et là, miracle, il pique un camion, celui de la jaquette en plus, et il pourchasse une voiture avec des ados dedans sur l'autoroute ! Ça y est, les scénaristes ont retrouvé le fil conducteur dis donc ! Bon, ce n'est que le temps d'une scène mais quand même, ça fait plaisir. Allez, comme faut pas exagérer non plus, Arthur parvient à trouver le lieu de tournage où se trouve Linda, tue quelques techniciens et figurants, donc un à la tronçonneuse mais en hors-champ, et va tenter d'atteindre Linda, laquelle est protégée par son fiancé qui est revenu auprès d'elle tout penaud. Mouais. Mal joué, filmé platement, avec des meurtres nombreux mais bien mou du genou et pas vraiment sanglant, Motor Killer ne s'en sort même pas avec les honneurs et on trouve le temps bien long devant notre écran. On appréciera la séquence se déroulant durant le tournage du film de S-F avec ce monstre-caillou très marrant, assurément la meilleure scène du film de Paul Winters. A regarder par curiosité si vous appréciez les nanars, sinon, vous pouvez aisément passer votre chemin...
  

DE SI GENTILS PETITS... MONSTRES !

 

DE SI GENTILS PETITS... MONSTRES !
(The Children)

Réalisateur : Max Kalmanowicz
Année : 1980
Scénariste : Carlton J. Albright, Edward Terry
Pays : Etats-Unis
Genre :Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Martin Shakar, Gil Rogers, Gale Garnett, Jeptha Evans, Clara Evans...


L'HISTOIRE : Un car scolaire traverse un nuage toxique, provenant d'une centrale voisine, alors qu'il se rendait dans la petite ville de Ravensback. Pendant qu'il fait sa ronde, le shérif tombe sur le car abandonné. Le chauffeur et cinq enfants ont disparu. Le shérif commence les recherches et rend visite aux parents des enfants afin de les alerter. Ils découvrent certains d'entre-eux complètement carbonisés. Il semblerait que le nuage toxique ait transformé les enfants en monstres...

MON AVIS : Une affiche et un titre qui ont fait le bonheur de la génération "vidéo-club" dans les 80's / 90's. Réalisé en 1980 par Max Kalmanowicz, metteur en scène peu prolifique puisqu'il n'a que deux films à son actif, De si Gentils Petits... Monstres ! n'est en réalité qu'une sorte de version bas de gamme du classique anglais Le Village des Damnés de Wolf Rilla, du moins dans ses grandes lignes. Un nuage chimique, un car scolaire avec 5 enfants à l'intérieur qui le traverse et zou, voilà nos petites têtes blondes devenues des monstres à l'apparence normale mais avec des ongles de mains tout noir et surtout la capacité à faire cramer toutes personnes qu'ils vont toucher. Ne me demandez pas pourquoi le conducteur de car n'est pas impacté par le nuage toxique, ni la mère de famille qui se trouvait en voiture devant le car et qui a elle aussi traversé ce nuage ! Toujours est-il que les 5 gosses marchent désormais comme des robots, tendent les bras dès qu'ils approchent d'un adulte, le tout avec un regard vide et parfois un peu inquiétant. Par contre, ne me demandez toujours pas pourquoi ils sont devenus insensibles aux balles et se relèvent tels des zombies. Que de mystère de la part des deux scénaristes, Carlton J. Albright et Edward Terry dis donc ! Ce qui est assez regrettable et ne tire pas le film vers le haut, c'est l'inintérêt que porte le réalisateur aux cinq enfants. Aucune psychologie ni développement de l'intrigue basés sur ces petits monstres, là où Wolf Rilla en faisait les vraies vedettes de son film. Max Kalmanowicz se contente de les filmer de temps à autre commettre leurs méfaits pyrotechniques mais ne développe jamais leur personnalité respective ni ne focalise sa caméra sur leur visage d'ailleurs, comme s'il ne savait pas vraiment comment les filmer ou les utiliser à l'écran, sauf vers la fin. Dommage. On se retrouve alors avec des séquences assez répétitives dans lesquelles les enfants croisent des adultes (parents, amis, policiers), tendent leur bras en avant, lancent des "papa, maman" à tout va et carbonisent tout ce petit monde. Un procédé pas désagréable, qui permet à l'équipe des effets spéciaux de maquiller le casting avec des prothèses représentant des brûlures, qui sont plutôt réussies et qu'on mettra dans les points positifs du film. La majeure partie du récit suit le shérif de la ville, interprété par Gil Rogers, qui tente de démêler le mystère du car abandonné et des enfants disparus, allant de maison en maison puis se faisant aider par le père d'un des enfants, John Freemont, joué par l'acteur Martin Shakar. L'accumulation de morts totalement brûlés va venir perturber leur enquête jusqu'à accepter l'ignoble vérité ! La traque aux enfants peut alors commencer. On appréciera la séquence dans laquelle un des chérubins se fait trancher les deux mains, l'empêchant ainsi que carboniser ses victimes. Hormis cela, il faut bien avouer qu'on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent et que De si Gentils Petits... Monstres ! déçoit plus qu'il ne réjouit. La mise en scène est assez quelconque voire plate, le rythme est moribond. Niveau musique, c'est Harry Manfredini qui s'y colle et le compositeur ne se fait pas trop suer, proposant une partition qui pompe allègrement Psychose, Les Dents de la Mer et son Vendredi 13. Bien sûr, la patine 80's et la nostalgie font qu'on prend tout de même un relatif plaisir à suivre les événements présentés mais on reste déçu du résultat final, surtout qu'il y avait un potentiel pour faire un truc plus flippant ou stressant.


LEAVING D.C.

 

LEAVING D.C.
(Leaving D.C.)

Réalisateur : Josh Criss
Année : 2012
Scénariste : Josh Criss
Pays : Etats-Unis
Genre : Found-footage, épouvante
Interdiction : /
Avec : Josh Criss, Karin Crighton, Jeff Manney, Cynthia E. Jones...


L'HISTOIRE : Ne supportant plus la vie et les bruits de la ville, Mark Klein décide de quitter Washington D.C. et d'aller s'installer dans une maison qu'il vient d'acheter, située en plein milieu d'une forêt, à 35 kilomètres de toute vie humaine. Pour rassurer ses amis et ses collègues de travail, il décide de se filmer et d'envoyer régulièrement des petites vidéos à ces derniers. Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que des événements nocturnes ne viennent perturber la nouvelle vie de Mark...

MON AVIS : Josh Criss en avait marre du brouhaha de la ville et il a décidé de quitter les nuisances sonores pour aller vivre reclus dans une maison en Virginie Occidentale. Une nuit, il a entendu un cri affreux, qu'il n'a pas su identifier. De quoi lui donner l'idée de réaliser un film avec les moyens du bord, l'histoire d'un citadin venu s'installer dans une maison éloignée de tout et qui va être confronté aux bruits étranges de la nuit. Josh Criss est donc à tous les postes dans Leaving D.C. : réalisateur, scénariste, acteur principal, monteur, preneur de son, producteur et j'en passe. Il va même aller jusqu'à utiliser sa propre maison, perdu au milieu de nulle part, comme décor principal. Le Projet Blair Witch a donc encore fait des émules et Leaving D.C. s'en revendique totalement. Notre héros se filme continuellement et les amateurs de found-footage seront aux anges. Avec un budget microscopique, le réalisateur aligne les bonnes idées pour faire naître une réelle tension en ne montrant... rien ! Misant énormément sur les sons, Josh Criss parvient à faire frissonner juste avec en enregistrement sonore que le héros a pris durant la nuit et qu'il décortique sur son ordinateur. A un certain moment, vers 3h11 de la nuit, on entend des coups sourds. Deux ou trois. Rien de plus. Les nuits suivantes, toujours vers la même heure, les coups de reproduisent ou sont remplacés par un petite musique jouée à la flûte. Qui peut bien être à l'origine de ces bruits se produisant pas très loin de la fenêtre de chambre du héros ? Pour le savoir, il va installer une caméra afin d'avoir des clichés lui donnant des indications sur l'identité de son empêcheur de dormir en rond. Franchement, Josh Criss se montre inventif et parvient à instiller une ambiance malaisante avec si peu qu'on ne peut que saluer sa proposition. On sera juste un peu déçu du final, qui nous laisse sur notre faim, ne montrant toujours... rien ! Sauf que là, on aurait aimé en voir un petit peu plus. Reste une expérience assez réaliste, nul doute que bon nombre d'entre-nous se seraient barrés de cette maison depuis belle lurette. A découvrir pour voir ce qu'on peut faire avec de la passion et pas grand chose sous la main.

  

M.O.M. - MOTHERS OF MONSTERS

 

M.O.M. - MOTHERS OF MONSTERS
(M.O.M. - Mothers of Monsters)

Réalisateur : Tucia Lyman
Année : 2020
Scénariste : Tucia Lyman
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, thriller, found-footage
Interdiction : -12 ans
Avec : Melinda Page Hamilton, Bailey Edwards, Julian de la Celle, Janet Ulrich Brooks...


L'HISTOIRE : Mère de famille célibataire, Abbey Bell a du mal à gérer son fils Jacob, 16 ans. Le comportement et le renfermement sur lui-même de Jacob incite Abbey à penser que son fils prépare peut être une tuerie de masse dans son lycée. Pourtant, il passe les tests psychologiques avec succès et ne semble pas inquiéter les médecins. Pour être sûr de ne pas acvoir un monstre à la maison, Abbey s'équipe de caméras de surveillance qu'elle dissimule partout dans la maison pour surveiller Jacob et avoir des preuves s'il passe à l'acte...

MON AVIS : Malgré une affiche qui m'a fait penser à l'excellent Found de Scott Schirmer, M.O.M. - Mothers of Monsters ne joue pas dans la même catégorie, même si on peut y voir quelques points communs. On est ici en présence d'une mère désemparée, qui pense que son fils est un psychopathe en devenir. La question qu'on se posera tout au long du film est : est-ce bien le cas ? Même si Jacob a un comportement colérique, s'il passe des heures à jouer à des FPS sur sa Playstation, s'il ne se montre pas tendre avec ses iguanes et ses rats et se prend de passion pour les armes à feu, est-il réellement comme le pense sa mère ? Cette dernière ne deviendrait-elle pas parano du fait de son incapacité à dialoguer avec son grand adolescent ? Ne se fait-elle pas tout un cinéma pour rien ? M.O.M. Mothers of Monsters joue relativement bien avec cette ambiguïté qui anime les deux personnages principaux, et le film nous perd encore plus quand certain détail concernant Abbey font leur apparition, notamment en ce qui concerne un certain Jerry. Pour être sûr d'elle, Abbey va truffer sa maison de caméras de surveillance, savamment dissimulées, afin de prendre en vidéo son fils au quotidien et de prouver ainsi sa pensée. Si certaines vidéos sont en effet quelque peu déstabilisantes, y'a-t-il réellement un potentiel danger avec Jacob ? La réalisatrice Tucia Lyman a voulu avec ce film donner des outils aux mères célibataires ou même aux parents afin de déceler des signes, des comportements qui pourraient permettre de détecter des problèmes graves chez leur progéniture et éviter certains drames, comme les tueries de masse en milieu scolaire par exemple. Une intention plus que louable et qui trouve une bonne représentation ici. Film indépendant à petit budget, M.O.M. tire son épingle du jeu en utilisant les caméras ou les vidéos comme seuls vecteurs de l'image. Une sorte de found-footage donc, qui donne un aspect singulier au film et permet à ses deux acteurs principaux, Melinda Page Hamilton et Bailey Edwards, de délivrer une solide composition. Assez glaçant parfois, stressant également, le film met bien en avant la difficile relation mère / fils et joue avec réalisme sur cette notion. Qui plus est, la progression dans la dramaturgie est bonne et donne un intérêt constant au film. Le final ne prête guère à sourire et ne répondra pas vraiment à la question qu'on se pose depuis le début : le fils est-il un psychopathe en puissance , La mère a-t-elle de problèmes mentaux ? Les deux ? A vous de voir...


AMERICAN GIRL


AMERICAN GIRL
(Luckiest Girl Alive)

Réalisateur : Mike Barker
Année : 2022
Scénariste : Jessica Knoll
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Mila Kunis, Chiara Aurelia, Finn Wittrock, Alex Baron, Jennifer Beals...
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L'HISTOIRE : Ani FaNelli, New-Yorkaise à la langue bien pendue, semble tout avoir pour être heureuse : un poste convoité à la rédaction d'un magazine réputé, une garde-robe à tomber et un mariage de rêve prévu à Nantucket. Mais quand le réalisateur d'un documentaire l'invite à raconter sa version du terrible incident survenu au prestigieux lycée Brentley durant son adolescence, Ani doit affronter une sombre vérité qui menace la vie qu'elle s'est bâtie au prix de tant d'efforts...

MON AVIS : Adaptation d'un récit autobiographique de Jessica Knoll, qu'elle a elle-même scénarisé d'ailleurs, American Girl traite de sujets graves puisque Jessica Knoll a été durant sa période scolaire victime d'un viol collectif, a vu deux de ses amis devenir des tireurs fous pour se venger du même groupe d'agresseurs, a du en tuer un pour stopper le massacre et s'est vu accusée d'être co-organisatrice du drame par un des violeurs qui a survécu au massacre et qui se déplace dorénavant en fauteuil roulant. Une adolescence compliquée pour la jeune femme, qui a longtemps refusé de parler de cette période de sa vie avant de tout poser par écrit pour exorciser ses démons. Son livre, sortit en 2015, est devenu un Best-seller. Si Jessica Knoll a inventé la partie "tuerie scolaire" pour renforcer le caractère brutal des violences scolaires, la jeune autrice de 38 ans a bel et bien été violé par trois garçons en 1999 lors d'une soirée arrosée. Elle n'avouera ce drame personnel qu'un an après la sortie de son livre. Le parcours de l'héroïne Ani FaNelli est donc inspirée de sa propre expérience. C'est l'actrice Mila Kunis qui joue ce personnage à l'écran et elle s'en sort plutôt bien, pas toujours aidée par une mise en scène assez quelconque la plupart du temps. Le film interroge et intrigue le spectateur grâce à sa structure en flashback, ne dévoilant que petit à petit tous les enjeux de l'histoire. On se demande pourquoi l'héroïne a une telle soif de reconnaissance et d'ascension sociale, puis on se demande ce qu'elle a pu commettre dans son adolescence, son aversion pour les couteaux et les visions qui se rappelle à elle nous laissant entrevoir un drame personnel. Plus le film avance et plus les flashbacks nous mettent sur la voie. Si la partie contemporaine du récit ne m'a pas plus séduit que ça, les flashbacks se révèlent par contre de grande qualité et nous font penser à la série 13 Reasons Why. La violence scolaire que peuvent subir les plus faibles est montrée sans embage et les scènes de viol mettent mal à l'aise car filmée de façon assez réaliste. On saluera la prestation de la jeune actrice Chiara Aurélia qui joue donc Ani jeune et qui livre une prestation solide. La scène de la tuerie de masse en établissement scolaire fait aussi froid dans le dos, tout en apportant des réponses quant à la responsabilité de ce drame vis à vis d'Ani. Car la question qu'on se pose la plupart du temps, avant d'avoir eu les précisions, c'est : Ani est-elle complice de cette tuerie ? A-t-elle voulu se venger par l'intermédiaire de ses deux amis, qui ont eux aussi subit des violences de la part des trois mêmes garçons ? Malgré une durée un peu trop longue pour ma part, American Girl est un film méritant, qui pose de vraies questions, notamment sur la libération de la parole des femmes violentées. Une étape nécessaire pour une meilleure reconstruction. Un beau film.

     

AVATAR 2 - LA VOIE DE L'EAU


AVATAR 2 - LA VOIE DE L'EAU
(Avatar: The Way of Water)

Réalisateur : James Cameron
Année : 2022
Scénariste : James Cameron, Rick Jaffa, Amanda Silver
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang...


L'HISTOIRE : Jake et Neytiri ont désormais une famille et vivent heureux avec leur quatre enfants. Mais "les hommes venus du ciel" et un ancien ennemi de Jake n'entendent pas les laisser tranquilles et reviennent sur Pandora pour tout détruire. Conscient que le peuple de la forêt ne sera jamais en sécurité tant qu'il vivra parmi eux, Jake, accompagné de sa famille, décident de fuir et vont rejoindre le peuple de l'eau. Là, ils vont devoir apprendre les coutumes de ce nouveau peuple et se mettre en symbiose avec l'eau. Mais les "hommes venus du ciel" continue leur traque et se rapproche dangereusement...

 MON AVIS : Retour sur Pandora pour James Cameron et ses équipes, treize ans après le premier voyage qui a marqué la conscience collective et fait du premier Avatar le flm le plus rentable au monde. Treize ans pour que les prouesses technologiques permettent au réalisateur visionnaire de livrer un second voyage encore plus immersif, encore plus beau, encore plus grandiose. Et à ce petit jeu, James Cameron enterre la concurrence, même Steven Spielberg ou Peter Jackson. C'est simple : personne ne peut rivaliser avec James Cameron quant à l'association cinéma / technologie. Comme sur le premier volet, Avatar 2 - La Voie de l'Eau bénéficie d'un scénario qui n'a rien de magistral ou de très poussé, même si de nombreuses thématiques sont présentes et parleront au public sans souci, puisque traitant de problèmes contemporains : écologie toujours, respect de l'environnement et de ses richesses, souffrance animale mais aussi lien familial ou difficulté d'être un paria et de trouver sa place dans la société par exemple viennent étoffer l'apparente simplicité de l'histoire. Mais comme souvent : simplicité = efficacité. Et puis il y a l'enrobage. Et là, c'est juste vertigineux. Avatar 2, c'est Avatar puissance 1000, que ce soit au niveau visuel, fluidité des scènes d'action, détail sur la faune et la flore, réalisme des effets spéciaux (c'est bien simple, on a l'impression que tout existe pour de vrai), jeu de lumière et j'en passe. Difficile de faire plus féerique que ces expéditions dans les profondeurs de l'océan de Pandora, qui relèguent toutes les cartes postales de voyage aux oubliettes, se parant d'une poésie de tous les instants qui marquent encore plus les esprits. Le mot "émerveillement" semble avoir été créé pour la saga Avatar. Bien sûr, les haters de tous bord pourront vous dire que James Cameron a fait ici un condensé de son cinéma, puisqu'on y trouve un résistant poursuivi par un méchant (Terminator), beaucoup d'eau et des créatures fantastiques (Abyss), des Na'Vi hybrides considérés comme des "Aliens" et un final dantesque sur un bateau futuriste qui sombre dans la mer (Titanic). Ce à quoi on répondra un "c'est pas faux". Mais devant la majestuosité des images proposées et la richesse de l'univers créé, on répondra aussi "mais on s'en fout". Spectacle virtuose relevant à nouveau du jamais vu, Avatar 2 redéfini la notion même de grand spectacle au cinéma. Et si on y regarde bien, on à l'impression que ce film n'est pas seulement une suite mais une sorte d'épisode transitoire qui a posé les bases, les personnages et qui annonce Avatar 3. Rendez-vous dans deux ans pour confirmation. 

       

AVATAR

 

AVATAR
(Avatar)

Réalisateur : James Cameron
Année : 2009
Scénariste : James Cameron
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang...


L'HISTOIRE : En l’an 2154, Jake Sully, ancien marine paraplégique, accepte de participer au programme Avatar pour remplacer son frère jumeau décédé, Tom Sully. Il est envoyé sur Pandora, l’une des lunes de Polyphème, qui possède des gisements d'un minerai très rare. Recouverte d’une jungle luxuriante, Pandora est peuplée d’une faune et d’une flore aussi magnifiques que redoutables. Son atmosphère se distingue par une concentration élevée d'acide sulfurique, létale pour les Terriens. En outre, la planète est habitée par les Na'vis, une espèce indigène humanoïde que les militaires considèrent comme primitive et hostile. Pourtant, ces derniers se caractérisent par un mode de vie en totale harmonie avec la nature...

MON AVIS : James Cameron est l'un des plus brillants réalisateurs de sa génération, et sûrement celui qui sait le mieux mettre les progrès technologiques au service du cinéma, d'une histoire, de sa mise en scène. On se souvient tous du choc Terminator 2 en 1991 bien sûr, mais aussi de Titanic en 1997. En 2009, Cameron revient sur le devant de la scène avec Avatar, tourné en caméra 3D révolutionnaire et promettant des effets visuels jamais vus sur un écran. Réalité ou affabulation ? Le verdict lors de sa sortie en salle est sans appel : c'est un succès colossal, dépassant le score de Titanic. En décembre 2022, le film a rapporté au box office mondial plus de $2 922 917 914 de recettes, le propulsant en tête du classement des films les plus rentables au monde. Succès mérité ? Oh que oui. Car le voyage proposé par James Cameron au public sur la planète Pandora est de ceux qui laissent des traces. Dire que le spectateur est totalement immergé sur cette planète créée de toute pièce n'est pas un mensonge. Et qu'effectivement, en terme visuel, on n'a clairement jamais vu ça. La minutie des détails, cette faune et cette flore incroyables de réalisme, sa population bleutée qui vit en parfaite harmonie avec sa nature, tout participe à nous entraîner dans un monde fantastique, certes non sans danger, mais qui offre un dépaysement de tous les instants. Les effets spéciaux ont atteint ici un nouveau degré de technicité et relèvent bien du jamais vu revendiqué. Le casting "humain" s'intègre parfaitement avec les effets visuels et c'est une réelle prouesse qui est accomplie par son réalisateur visionnaire. Alors oui, l'histoire en elle-même nous rappelle évidemment des films comme Danse avec les Loups ou Pocahontas. On a un élément extérieur (le caporal Jack Sully) qui doit s'intégrer aux natifs de la planète Pandora et qui se met, par son apprentissage de leurs coutumes, à tomber amoureux de Pandora, de sa faune, de sa flore, de sa population, ce qui le poussera à affronter les siens, à savoir des militaires au service de l'argent. La colonisation d'un peuple, voire son expatriation à des seuls fins monétaires n'est pas nouveau et le scénario d'Avatar ne fait pas dans une très grande originalité, avouons-le. Le thème de l'écologie est omniprésent également, avec le fait de respecter la nature et ceux qui y vivent. Qu'importe dirais-je. Parfois, une histoire simple n'empêche en rien le fait d'avoir sous les yeux un grand film de cinéma, un thème universel est souvent plus porteur qu'un scénario alambiqué qui ne parle pas à grand monde. Pari amplement rempli pour Avatar en tout cas, qui, revu 13 ans après sa sortie, n'a rien perdu de sa superbe et n'en finit pas de nous éblouir et de nous émerveiller, notamment lors du final, avec des scènes d'actions réellement impressionnantes. Du beau cinéma.