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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LA CHAMBRE DES HORREURS

 

LA CHAMBRE DES HORREURS
(Chamber of Horrors)

Réalisateur : Hy Averback
Année : 1966
Scénariste : Stephen Kandel
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Patrick O'Neal, Cesare Danova, Wilfrid Hyde-White, Laura Devon, Philip Bourneuf...


L'HISTOIRE : La police, aidée par deux détectives amateurs qui tiennent un musée de cire consacré aux divers criminels de notre temps, arrête Jason Cravatte, un tueur en série. Ce dernier est condamné à mort mais il parvient à s'enfuir en sautant dans un fleuve et en se coupant la main afin de se libérer des menottes. Considéré comme mort, il se fait confectionner une prothèse sur laquelle il peut clipper un crochet, un hachoir et autres outils dangereux, et avec l'aide d'une prostituée, Marie Champlain, il prépare sa vengeance contre ceux qui l'ont condamné à mort. Lorsque le juge Walter Randolph est retrouvé décapité, lo police redemande l'aide des deux gérants du musée de cire...

MON AVIS : Spécialisé dans la série-télévisée, le réalisateur Hy Averback choisit en 1966 de mettre en scène son premier film. Ce sera le très bon La Chambre des Horreurs, film d'épouvante luxueux, à la mise en scène on ne peut plus soignée et aux couleurs chatoyantes qui flattent la rétine. Le travail sur les costumes, le jeu d'acteurs et la photographie sont ce qui frappent le plus à la vision du film, qui se pare en plus d'un gadget à la William Castle : une scène pré-générique nous apprend que les quatre séquences horrifiques du film bénéficieront d'un avertissement visuel (le Fear Flasher) et sonore (le Horror Horn) afin que les spectateurs trop sensibles ne vacillent pas. Bon, ce procédé, des plus efficaces, me semble toutefois purement mercantile puisque même un enfant de deux ou trois ans peut regarder La Chambre des Horreurs sans sourciller, tant les scènes horrifiques sont inoffensives et ne montrent absolument rien en définitive. Ce qui n'en fait pas un mauvais film pour autant, loin de là. Il faut dire qu'au départ, Hy Averback voulait en faire une série-télévisée mais il a été jugé trop violent pour cette forme de diffusion et a donc été reformaté pour pouvoir être projeté au cinéma. Parmi les nombreux points forts du film, on citera en premier lieu la prestation incarnée de Patrick O'Neal, qui joue le psychotique Jason Cravatte. Un vrai fou, qui aime se marier avec des femmes mortes ! Une fois passé pour mort après s'être échappé et avoir du se couper la main droite, ce personnage va prendre une nouvelle ampleur en ajoutant à son moignon une prothèse sur laquelle il peut enficher divers accessoires, comme un crochet ou un hachoir entre autres ! Bénéficiant d'un réel charisme et d'une présence magnétique, ce psychopathe marque les esprits et donnera bien du fil à retordre au sergent Jim Albertson (Wayne Rogers) et à son supérieur, l'inspecteur Matthew Strudwick (Philip Bourneuf), qui n'auront d'autres solutions pour l'arrêter que de quémander l'aide de deux détectives amateurs mais passionnés, qui gèrent d'ailleurs un musée de cire entièrement dédié aux grands criminels. Les déambulations au sein du musée de cire sont des plus plaisantes et les reproductions de cire sont de grande qualité et donneraient des complexes à celles du musée Grévin ! La Chambre des Horreurs possède donc une atmosphère policière non dénué d'intérêt, qui lui donne un charme certain. Jamais ennuyeux, le film se suit avec entrain et même si on aurait aimé que les scènes soit-disant chocs le soient un peu plus graphiquement parlant, impossible de bouder son plaisir ! On notera un final asses surprenant, qui laisse carrément présager une suite et qui est dû au format série-télévisée un temps envisagé. Personnellement, je n'aurai pas été contre revoir nos deux détectives amateurs, bien plus malins que la police ! 

   

EN SECRET


EN SECRET
(In Secret)

Réalisateur : Charlie Stratton
Année : 2013
Scénariste : Charlie Stratton
Pays : Serbie, Hongrie, Etats-Unis
Genre : Drame, romance
Interdiction : /
Avec : Elizabeth Olsen, Oscar Isaac, Tom Felton, Jessica Lange, Matt Lucas...


L'HISTOIRE : Après la mort de sa mère, la jeune Thérèse est placée chez sa tante, madame Raquin, qui vit seule avec son fils Camille, un souffreteux chronique. Madame Raquin organise un mariage entre Thérèse et son fils. Tous trois partent pour Paris où madame Raquin ouvre une mercerie avec Thérèse. A son nouveau travail, Camille retrouve Laurent, un ancien ami. Rapidement, Thérèse tombe sous le charme de Laurent et réciproquement. La passion grandit entre les deux amants, qui organisent un plan pour se débarrasser du mari gênant...  

MON AVIS : Une très belle adaptation du roman d'Emile Zola, Thérèse Raquin bien évidemment. Pour son premier film, Charlie Stratton s'offre un film en costumes, l'histoire se déroulant dans les années 1860 environ. Il a eu l'excellente idée de choisir la magnifique et surtout très talentueuse Elizabeth Olsen pour incarner cette héroïne tragique et passionnée, qui, après une enfance difficile, a envie de s'épanouir pleinement et de vivre une vie de passion intense. Avec son mariage imposé avec le fils de sa tante qui l'a élevé suite au décès de sa mère et à l'abandon de son père, la jeune Thérèse n'a jamais connu les joies de la sexualité et de l'amour, son mari, Camille (très bon Tom Felton) étant constamment souffrant et ne sachant pas comment se comporter face à une femme. Sa rencontre avec Laurent, ami de Camille, va changer la donne. Laurent est joué par Oscar Isaac, futur star de la postologie Star Wars. Le duo qu'il forme avec Elizabeth Olsen est parfait, les deux amants se révélant fusionnels. Agissant en cachette de Camille et de sa mère (Jessica Lange), chacune de leur retrouvaille donne lieu à un acte d'amour filmé sans vulgarité ni voyeurisme. Une passion réelle, qui ne se voit contrarier que par la présence d'un mari au bras de Thérèse. De film romantique, En Secret bifurque lentement vers le drame passionnel, et nos beaux amants prennent une voie qui ne pourra que les transformer en amants maudits. Une fois leur plan mis à exécution, tout leur univers va vaciller, le poids de la culpabilité étant trop lourd à porter. L'ambiance se pare alors d'une réelle tension, surfant même parfois avec le film d'épouvante, notamment lors d'une scène de cauchemar dans laquelle le corps décomposé de Camille vient perturber le sommeil de Thérèse. Acculée, sentant la suspicion de la mère de son défunt mari envers elle, Thérèse se révèle psychologiquement trop fragile pour endosser le rôle qu'elle a pourtant voulu et désiré. Le duo romantique qu'elle formait avec Laurent ne sera plus que l'ombre de lui-même et on sombre clairement dans la tragédie. Avec une belle mise en scène, des costumes d'époque qui font illusions et une interprétation de grande qualité, En Secret marque des points et se révèle bien moins fleur-bleue que je ne le pensais, n'ayant jamais lu le roman de Zola.  

SHARK BAY

 

SHARK BAY
(Shark Bait)

Réalisateur : James Nunn
Année : 2022
Scénariste : Nick Saltrese
Pays : Angleterre, Malte
Genre : Thriller, Horreur, sharksploitation
Interdiction : /
Avec : Holly Earl, Jack Trueman, Catherine Hannay, Thomas Flynn...


L'HISTOIRE : Un groupe de cinq amis fête le Spring Break et, après une soirée bien arrosée, décide d'emprunter sans permission deux jet-skis. Conduisant leurs engins de manière irraisonnée en pleine mer, ils ont un accident, perdent un des jet-skis et se retrouvent avec un blessé. Manque de bol, un grand requin blanc est de passage dans le coin et se retrouve irrémédiablement attiré par l'odeur du sang...

MON AVIS : Énième film de Sharksploitation, genre ô combien apprécié des fans mais qui comporte généralement plus d’œuvres mineures, voire bas de gamme, que de petits classiques, notamment depuis que la firme Asylum enchaîne les productions de ce type. Parmi les franches réussites, on citera à titre d'exemple les biens connus Les Dents de la Mer, La Mort au Large, Peur Bleue ou The Reef. En 2022, James Nunn, réalisateur de quelques thrillers et autres films d'action passés relativement inaperçus par chez nous (Tower Block en 2012, Eliminators en 2016, The Marine 5 en 2017, The Marine 6 en 2018 ou One Shot en 2021) s'attelle à la tâche de nous proposer un nouveau film de requin avec Shark Bay. Va-t-il réussir à donner un nouveau souffle au genre ? Pas vraiment. Si l'histoire n'est pas plus bête qu'une autre et place cinq protagonistes en pleine mer, isolés de tout et n'ayant que pour seul possibilité de survie que de réussir à se maintenir sur un jet-ski défectueux, on ne peut pas dire que les événements proposés fassent dans l'originalité. Qui plus est, la caractérisation des cinq personnages n'offre aucune nouveauté : on a toujours le couple qui a quelques problèmes relationnels, avec l'héroïne qui va découvrir que son petit ami l'a trompé avec sa meilleure amie qui est bien sûr présente dans l'aventure, ou bien notre héroïne, présentée comme une gentille fille un peu trop sage, qui va se révéler au fil du drame et devenir la final girl, comme on s'y attendait. Ajoutons évidemment la soirée trop arrosée qui provoque un accident, les problèmes de réseaux téléphoniques - un classique - les tentatives de rejoindre à la nage une embarcation éloignée et j'en passe et vous aurez tous les poncifs réunis en un film. Le casting, composé de jeunes acteurs, ne s'en sort pas trop mal, et notamment l'héroïne précitée, à savoir Holly Earl. Niveau mise en scène, là encore, rien de nouveau à l'ouest mais ça fait le job, avec de belles séquences en prises de vue sous-marine, qui font monter un peu la tension, ou de beaux plans aériens renforçant l'impression de solitude en pleine mer. Maintenant, le principal : le requin.  Ici, c'est un grand requin blanc et le film alterne, je pense, avec des images d'un vrai requin et d'autres en CGI, nettement moins convaincantes malheureusement. Certaines attaques du squale ne peuvent faire illusion, comme celle où il attaque le jet-ski et pour laquelle on distingue clairement les effets visuels. Avec seulement cinq personnages, on se doute également que le nombre de morts va être de trois ou quatre, ce qui fait que l'ensemble manque clairement de mordant, même si on trouve une chouette mort, celle de Milly (Catherine Hannay), qui se retrouve coupée en deux au niveau du bassin, ce qui serait un hommage à la mort de Quint dans Les Dents de la Mer apparemment. Au final, Shark Bay se classe dans une bonne moyenne, et malgré un budget dont on se doute qu'il n'est pas faramineux, James Nunn s'en tire avec les honneurs, si ce n'est qu'il ne révolutionne rien et ne propose rien qui n'ait pas été vu ailleurs. 

VERY GOOD GIRLS

 

VERY GOOD GIRLS
(Very Good Girls)

Réalisateur : Naomi Foner
Année : 2013
Scénariste : Naomi Foner
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Drame, Romance
Interdiction : /
Avec : Elizabeth Olsen, Dakota Fanning, Boyd Holbrook, Demi Moore, Ellen Barkin...


L'HISTOIRE : Lilly et Gerri sont deux copines inséparables. Elles vivent à New York, chacune dans leur famille respective, très différente en matière d'éducation. Toujours vierges à 18 ans, elles aimeraient bien perdre leur virginité avant d'entrer à l'université. Les vacances d'été étant propices à l'amour, elles attendent le prince charmant. Sur la plage, elles rencontrent David, un vendeur de glace, qui ne les laissent pas indifférentes. Lilly s'amourache du jeune homme, sans le dire à Gerri. Mais celle-ci est également sous le charme du séduisant jeune homme. Leur amitié va-t-elle être ébranlée par les non-dits et les secrets ?

MON AVIS : Dakota Fanning (Lilly) et Elizabeth Olsen (Gerri) réunies au sein du même film. Déjà, ça démarre bien, les deux jeunes actrices possédant un charme et un charisme indéniables, ma préférence allant à Elizabeth Olsen. Very Good Girls est réalisé par Naomi Foner, qui n'est autre que la mère de Maggie Gyllenhaal et Jake Gyllenhaal. Elle a rédigé le scénario du film 20 ans avant que celui-ci ne soit produit. Elle avait envisagé les actrices Kristen Stewart et Jennifer Lawrence pour tenir les rôles principaux mais ces deux actrices n'étant pas assez connues à l'époque, elle ne trouva aucun producteur pour financer le film. C'est donc à 67 ans qu'elle peut enfin mettre en image l'histoire qu'elle a imaginé des années auparavant, s'attribuant les postes de réalisatrice et scénariste, histoire que personne ne dénature ses idées et son récit. A l'arrivée, on obtient un film rafraîchissant, comédie romantique douce-amère sur la fin de l'adolescence et ce difficile passage à l'âge adulte, transition périlleuse qui se voit pimentée par des problèmes familiaux (Lilly surprend son père avec une autre femme, Gerri doit surmonter le décès de son père) et surtout par le désir de ne pas briser une amitié sincère et inaliénable. L'amitié, c'est le thème principal de Very Good Girls, et cette notion va être mise à mal quand les deux copines tombent sous le charme du même garçon, David (Boyd Halbrook), un vendeur de glace et street-artiste. David se sentant plus attiré par Lilly, cette dernière ne parviendra pas à avouer sa relation à sa meilleure amie, même quand celle-ci a des rencarts avec lui. Les deux actrices sont d'une complémentarité folle et jouent avec une sincérité et un naturel déconcertants, apportant une note d'authenticité à ce récit attendrissant et touchant. La ville de New York s'avère un décor propice à cette gentille romance et permet une belle mise en scène de ce dilemme qui risque de briser une complicité qui semble pourtant à toute épreuve. Si Dakota Fanning a nettement plus de temps de présence à l'écran que sa partenaire, Elizabeth Olsen s'en tire admirablement elle aussi et continue de convaincre le spectateur de ses capacités en tant qu'actrice. Dans les seconds rôles, on trouve Demi Moore et Ellen Barkin, qui interprètent les mères de des héroïnes. Very Good Girls est un joli petit film en tout cas, à réserver aux romances fleur-bleues mais jamais niaises.   


LA NUIT D'HALLOWEEN (1988)

 

LA NUIT D'HALLOWEEN
(Hack O' Lantern)

Réalisateur : Jag Mundhra
Année : 1988
Scénariste : Carla Robinson
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Hy Pyke, Gregory Scott Cummins, Katina Garner, Carla Baron, Jeff Brown...


L'HISTOIRE : Un grand-père, leader d'une secte sataniste, tente de rallier à lui Tommy, son petit fils, afin de préparer la soirée d'Halloween, point culminant des activités de la secte. Dans le même temps, un mystérieux tueur commet des crimes qui endeuillent la région...

MON AVIS : Eh ben mes aïeux ! Il y avait longtemps que je n'étais pas tombé sur un navet intergalactique pour lequel j'ai du lutter afin d'arriver jusqu'au bout. L'heureux gagnant de ce 2 mars 2023 est donc La Nuit d'Halloween aka Hack O' Lantern, réalisé par Jag Mundhra en 1988. J'avais ce film en VHS et je ne l'avais toujours pas visionné. C'est donc chose faite et croyez-moi, ça m’étonnerait qu'elle ressorte de son boitier. Un véritable calvaire que ce film, incompréhensible, risible au possible et qui nous propose des situations d'une rare débilité, à l'image des réactions des personnages d'ailleurs. La scénariste Carla Robinson a frappé fort dans le grand n'importe quoi : on a donc un vieux monsieur qui est le leader d'une secte sataniste et qui veut embrigader son petit fils Tommy. Enfin, petit-fils, c'est vite dit puisqu'on apprendra rapidement qu'il s'agit en fait de son propre fils, né d'une relation incestueuse avec sa fille ! Bref, le mari de sa fille n'aime pas que grand-père tourne autour de Tommy et s'en va lui dire. Pas de bol, il tombe en pleine messe noire et se verra tueur par les adeptes de la secte. Hop, saut dans le temps. On retrouve Tommy devenu un solide gaillard bien baraqué et qui semble apprécier tout ce qui a attrait à Satan, ce qui provoque la tristesse de sa mère et de ses frères et sœurs. Comme il en a marre qu'on lui fasse des reproches, il s'enferme dans sa chambre et écoute de la musique métal, ce qui ale don de le faire dormir et rêver. Et là, boom, sans prévenir, on a une séquence de rêve assez hallucinante, dans laquelle Tommy se voit guitariste d'un groupe de hard-rock 80's, victime d'une sorte d'une succube qui va éradiquer un à un les membres du groupe. Quel cauchemar ! Bon, c'est pas tout ça, mais on retrouve notre grand-père incestueux et pas bien dans sa tête (Hy Pyke) en pleine préparation d'Halloween, sa fête préférée et on comprend pourquoi : il est livreur de citrouille ! Bref, passons. Dans le même temps, il semblerait qu'un cinglé déguisé en adorateur du Diable commette quelques crimes crapuleux ! Les soupçons du public, s'il n'est pas encore endormi devant son écran, vont se porter sur Tommy bien sûr. Son petit-frère est policier dans la ville, ça tombe bien, il va enquêter ou un truc dans le genre, j'ai du fermer l’œil à un moment. Heureusement, il y a une ou deux actrices qui se montrent en tenue d'Eve, ça réveille un petit peu. Il y en a même une qui se prend une sorte de fourche démoniaque (ou une griffe d'agriculteur) en plein dans la jugulaire ! Elle avait qu'à pas être toute nue, encore une qui n'a pas regardé Vendredi 13 ! Sinon, quoi de neuf chez vous, ça va ? Ah oui, le film. Euh, j'ai perdu le fil conducteur là. Ah oui, y'a la soeur de Tommy qui n'est pas contente parce que son petit ami a été retrouvé mort et elle croit que c'est Tommy le responsable. Franchement, à l'écran, on a l'impression que ça ne lui fait ni chaud ni froid, elle en discute avec sa copine comme si elle parlé d'aller acheter du pain. Une technique de l'Actor's Studio sûrement. Niveau meurtres, il doit y en avoir six ou sept, dont un sympa avec une pelle qui vient se ficher dans un crâne. Bizarre, la victime était un mec et il était tout habillé. Dur à suivre notre tueur. Quels sont ses motivations et qui est-il ? Notre grand-père fou ? Tommy ? Autre ? Sadique comme je suis, je ne vous dévoilerai rien et vous invite à regarder Hack O' Lantern pour le savoir ! Prévoyez deux thermos complètes de café pour tenir jusqu'à cette extraordinaire révélation finale (non, j'rigole...) ! Allez, film suivant...



SILENT HOUSE (2011)

 

SILENT HOUSE
(Silent House)

Réalisateur : Chris Kentis, Laura Lau
Année : 2011
Scénariste : Laura Lau
Pays : Etats-Unis, France
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : /
Avec : Elizabeth Olsen, Adam Trese, Eric Sheffer Stevens, Julia Chan, Haley Murphy...


L'HISTOIRE : Sarah revient avec son père et son oncle Peter dans leur vieille maison de vacances, laissée  à l'abandon, afin de débarrasser le superflu et la retaper pour la vendre. La jeune femme entend des bruits inquiétants et pense que des individus sont cachés à l'intérieur de la bâtisse. Lorsqu'elle retrouve son père inconscient après avoir été agressé, Sarah sombre dans la panique...

MON AVIS : En 2010, un film uruguayen, La Casa Muda de Gustavo Hernandez, avait fait sensation avec son concept technique : filmer en temps réels les événements et en un seul plan séquence ! Si on avait découvert que cet unique plan séquence avait été réalisé en plusieurs fois tout de même, on a salué cette performance ainsi que le jeu de l'actrice principale que la caméra ne lâche pas d'une seconde. Seulement un an plus tard, les Américains décident d'en faire un remake en gardant ces deux idées du temps réel et du long plan séquence. Deux réalisateurs, Chris Kentis et Laura Lau, seront en charge de réaliser le remake, intitulé tout simplement Silent House. Chris Kentis, on le connaît pour avoir mis en scène un huis-clos aquatique assez stressant avec Open Water en 2003. Ce nouveau film étant aussi un huis-clos, il semblait être la personne toute désignée pour réussir ce pari et provoquer de belles montées d'angoisse chez le spectateur. On le félicitera déjà d'avoir choisi l'actrice Elizabeth Olsen en tant qu'héroïne, un choix plus que judicieux tant elle parvient ici à dégager des émotions et à faire ressentir la peur, l'effroi, le désespoir. Ce n'est que son second film et elle confirme tout son potentiel qu'elle nous avait fait découvrir dans Martha Marcy May Marlene. Si elle a avoué que l'unique plan séquence n'en est pas un et que le film a été tourné en plusieurs plans séquences de 12 minutes environ, il convient de saluer l'effort technique et d'interprétation de l'équipe du film ainsi que la prestation d'Elizabeth Olsen, qui est donc constamment suivie par l’œil de la caméra. Ceux qui ont vu le film de guerre 1917 de Sam Mendes voient de quoi je parle et la difficulté d'un tel exercice ! Tous les déplacements des acteurs et de la caméra au sein des décors doivent être travaillés à l'avance et avec une minutie de tous les instants pour conserver une fluidité de mouvement et parvenir à immerger le spectateur dans l'ambiance voulue. Honnêtement, le pari est réussi pour ma part. La progression des événements au sein de cette maison délabrée, l'intensité dégagée par Elizabeth Olsen qui s'enfonce de plus en plus dans l'inquiétude et la frayeur, la menace sourde et insidieuse qui règne dans le bâtiment, les quelques jumps-scares efficaces qui feront monter votre tension, le travail sur la lumière ou l'absence de lumière (tétanisante séquence uniquement éclairée par des flashs d'appareil-photo) et l'ambiance musicale savamment orchestrée font de Silent House un savoureux moment de stress jouant avec les codes du home invasion. Et puis arrive le twist final, annoncé par de petits détails tout au long du film et qui va donner une nouvelle atmosphère à Silent House. Sans révéler quoi que ce soit, on pourra trouver ce retournement de situation un peu alambiqué mais en fait, non. Le réalisateur du film original s'est servi d'un fait divers survenu en Uruguay et a fait des recherches sur la thématique traitée pour s'assurer de la crédibilité de ce twist final. A vous de voir si vous adhérer ou pas à ce rebondissement inattendu et assez malsain, qui donne une tonalité bien plus dramatique à Silent House.  


MARTHA MARCY MAY MARLENE

 

MARTHA MARCY MAY MARLENE
(Martha Marcy May Marlene)

Réalisateur : Sean Durkin
Année : 2011
Scénariste : Sean Durkin
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Elizabeth Olsen, Sarah Paulson, John Hawkes, Christopher Abbott, Louisa Krause...


L'HISTOIRE : Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu...

MON AVIS : Alors que ses deux sœurs aînées sont mondialement connues (qui ne connaît pas les jumelles Mary-Kate et Ashley Olsen, stars, entre autres, de la série télévisée La Fête à la Maison ?), Elizabeth Olsen est restée dans l'ombre malgré une petite apparition en 1994 dans Deux Jumelles dans l'Ouest. Il aura fallu attendre 2011 et Martha Marcy May Marlene pour que la beauté et surtout le talent d'Elizabeth Olsen explose à la face du monde. Que de chemin parcouru depuis, avec une vingtaine de films et de séries à son actif et une reconnaissance mondiale avec son intégration à l'univers Marvel en tant que Wanda Maximoff alias La Sorcière Rouge. Mais revenons en 2011. C'est donc le réalisateur Sean Durkin qui lui offre son premier rôle à l'écran, lui-même étant pour la première fois derrière la caméra. Film indépendant américain, Martha Marcy May Marlene est un drame psychologique qui nous plonge dans le trauma et la psyché de sa jeune héroïne, Martha, interprétée par la novice Elizabeth Olsen comme vous vous en doutez. Une jeune femme qui a passé deux ans de sa vie dans une secte et qui a subit un lavage de cerveau de la part de Patrick, son gourou. Brisant son identité, Martha est devenue Marcy May et se fait parfois appeler Marlene ! Trois prénoms pour mieux déstructurer la carapace mentale de notre jeune et innocente victime et lui donner une nouvelle identité au sein de sa "nouvelle famille". On pense bien sûr à la "famille" de Charles Manson, la ferme de Patrick, lieu perdu et autogéré, nous rappelant le célèbre Spahn Ranch. Patrick est lui aussi un hippie qui abuse sexuellement des membres féminines de sa secte, joue de la guitare et possède un charisme et un "pouvoir hypnotique" lui permettant de rallier les brebis égarés à sa cause. Lorsque Martha parvient à s'échapper et à retrouver sa sœur Lucy avec qui elle n'avait plus de lien depuis deux ans, on se dit que la jeune femme est tirée d'affaire. C'est là où le film de Sean Durkin dévoile ses enjeux : montrer que s'échapper d'une secte n'est que le premier pas vers une liberté retrouvée mais que le chemin qui mène à cette liberté est semée d'embûches et tortueux. Une fois chez sa grande sœur, Martha, qui ne parvient pas dire à Lucy ce qu'elle a vécu ni qu'elle faisait partie d'une secte, va sombrer peu à peu dans une paranoïa lascive, dans une sorte de schizophrénie dans laquelle elle ne sait plus si elle est Martha ou Marcy May. La réalité se confond avec le rêve, le passé se confond avec le présent et vice-versa, et cette sensation est transmise aux spectateurs grâce au montage du film, qui alterne sans cesse présent et passé. Elizabeth Olsen est juste admirable dans ce rôle difficile, parvenant à jouer sur diverses émotions avec une fascinante habileté et un naturel assez hallucinant. Éblouissante, fragile, d'une sensibilité à fleur de peau, elle porte littéralement le film sur ses épaules. Le final pourra déconcerter le public, qui ne saura pas si l'intuition de Martha, qui se croit épier par la secte, est vrai ou non. A vous de vous faire votre propre idée. Un beau film, qui a rempoté de nombreux prix dans les divers festivals où il a été projeté, dont Cannes et Sundance.