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lundi 6 septembre 2021

LE MAGNIFIQUE

 

LE MAGNIFIQUE
(Le Magnifique)

Réalisateur : Philippe de Broca
Année : 1973
Scénariste : Philippe de Broca, Vittorio Caprioli, Jean-Paul Rappeneau, Francis Veber
Pays : France, Italie, Mexique
Genre : Comédie, Action
Interdiction : /
Avec : Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Jean Lefebvre...


L'HISTOIRE : Romancier populaire à succès ayant déjà écrit 42 aventures de son héros Bob Sinclar, François Merlin planche sur son nouveau roman, qu'il rédige au sein de son appartement miteux. Pour façonner ses personnages, il utilise ceux qu'ils croisent dans sa vie de tous les jours, comme sa charmante voisine Christine, qui devient Tatiana dans son nouveau roman, ou son vil éditeur, qu'il transforme en Karpof, le génie du crime que doit combattre Bob Sinclar. Les tracas du quotidien ou l'affection qu'il porte à Christine en secret chamboule parfois sa façon d'écrire...

MON AVIS : 6 septembre 2021. Décès de Jean-Paul Belmondo, grand acteur populaire français, connu pour sa gentillesse et les prises de risques qu'il prenait lors des tournages de ses films, puisqu'il réalisait lui-même ses cascades. Pour lui rendre un petit hommage bien mérité, lui qui a enchanté de nombreuses séances télévisées quand j'étais adolescent, je viens de me revoir l'un de ses films-phares, à savoir Le Magnifique. Réalisé en 1973 par Philippe de Broca, Le Magnifique est un film qui donne le sourire, la banane. C'est une comédie jubilatoire, qui nous propose deux univers : celui, un peu triste et morne, du romancier François Merlin, qui vit dans un appartement qui tombe en ruine, qui n'arrive pas à payer ses factures, qui n'a aucun soutien de son éditeur, le vil Charron, et dont la seule note de positivisme tient en la rédaction de ses romans et la présence d'une charmante voisine, Christine, dont il est secrètement amoureux ; l'autre, c'est la visualisation des pages de son nouveau roman. Et là, place à l'aventure, à l'action, à l'espionnage, aux décors paradisiaques,  aux bagarres et à l'humour, grâce au héros Bob Sinclar, une parodie de James Bond, un athlète au sourire craquant, au corps musclé comme un éphèbe, au charme inimitable. Belmondo interprète bien sûr les deux personnages et quand Bob Sinclar est à l'écran, c'est un pur plaisir que de le regarder mener à bien ses missions, protéger la belle Tatiana et lutter contre le méchant Karpof, dans des aventures le menant au Mexique, principalement dans la ville d'Acapulco. Sourire ultra-brite qui fait fondre le cœur des dames, torse et abdos en acier, teint bronzé, Bob Sinclar a tout pour lui et ses aventures passionnent des milliers de lecteurs. La grande originalité du film, c'est que tous les personnages qui prennent vie du roman sont issus de la vie de François Merlin. Christine, Charron, le plombier, l'électricien et j'en passe, vont servir l'imagination du romancier. Ce dernier, au gré de son humeur, de ses frustrations, de ses envies, de ses fantasmes, adapte son récit, fait subir les pires sévices à ceux qui lui ont causé du tord et on se prend à rire devant les facéties qu'il leur fait subir. Le romancier est maître de la destinée de ses personnages et même son héros peut en faire les frais. Il suffit que François Merlin soit contrarié pour que Bob Sinclar devienne ridicule, n'arrive plus à sauter dans sa voiture, rate ses cibles ou se prennent les pieds dans le tapis. La majorité des scènes mettant en vedette Bob Sinclar sont impayables, que ce soit ses vêtements, ses répliques, sa façon de marcher, de charmer ou de se tirer d'affaire. Jacqueline Bisset, dans le double-rôle de Christine / Tatiana est parfaite également, tout comme l'acteur Vittorio Caprioli, qui joue Charron et Karpof. Les rebondissements, les retournements de situation, le comique de situation également, tout file à 100 à l'heure dans un grand mélange de kitsch assumé et de référence aux films d'espionnage classique. Le film s'autorise tous les excès, comme ce déferlement de gore bon enfant où le sang couleur peinture rouge recouvre les ennemis ou coule sur un escalier tel un torrent. Le pauvre Jean Lefebvre en fera les frais. Les transitions entre François Merlin et Bob Sinclar sont superbement agencées, le rythme est énergique, on en voit clairement pas le temps passer. Belmondo est vraiment magnifique dans ce double-rôle qui lui va comme un gant et il éclipse tous les autres membres du casting  aussi talentueux soient-ils. Une comédie vraiment admirable, fort drôle et rondement menée par une équipe en état de grâce. 


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