Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




Affichage des articles dont le libellé est 80. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 80. Afficher tous les articles

DOOM ASYLUM

 

DOOM ASYLUM
(Doom Asylum)

Réalisateur : Richard Friedman
Année : 1987
Scénariste : Rick Marx
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Michael Rogen, Patty Mullen, Ruth Collins, Kristin Davis, William Hay, Harrison White...

L'HISTOIRE : Judy et Mitch, un couple d'amoureux qui mène la grande vie, ont un grave accident de voiture. Judy décède et Mitch est envoyé à la morgue pour une autopsie. Seulement, il n'est pas mort et assassine les deux médecins légistes. Totalement défiguré et dans un état corporel monstrueux, il reste caché dans l'hôpital qui sera abandonné après le drame. Dix ans plus tard, un groupe d'amis se rend dans le bâtiment désaffecté pour y passer le week-end. Les cinq camarades doivent cohabiter avec un trio de punkettes qui vont les embrouiller. La présence des intrus va réveiller la colère de Mitch qui va les assassiner un à un...

MON AVIS : Après avoir mis en scène Death Mask en 1984 et quelques épisodes de série-télé, dont certains pour Les Contes de la Crypte, le réalisateur Richard Friedman se fait remarquer avec Abraxas, film de maison hantée datant de 1987. La même année, il tourne avec un budget dérisoire ce Doom Asylum, qui ne laissera pas de grand souvenir chez ceux qui l'ont vu, à juste titre d'ailleurs. Un slasher ultra low-cost, qui dénote avec sa réalisation précédente, qui, elle, avait un certain cachet esthétique. Tout le contraire de Doom Asylum, qu'on pourrait presque considérer comme un film fait au hasard entre potes. Est-ce que le réalisateur a découvert ce bâtiment abandonné au cours d'une balade et s'est dit chouette, faisons un film d'horreur là-dedans ? C'est possible tant l'amateurisme respire pleinement durant les 78 minutes trop longues que dure ce film. Le scénario, d'une banalité exemplaire, n'est pas forcément à pointer du doigt. C'est un scénario lambda de film d'horreur, comme il en existe des centaines. La mise en scène est par contre d'une faiblesse abyssale, bourrée de maladresse, de faux raccords, d'éléments absents dans un plan et qui apparaissent dans le suivant (le fauteuil roulant vers la fin par exemple), bref, c'est pas fameux à ce niveau. Le casting n'est pas en reste malgré la présence de la ravissante Patty Mullen, qui interprète deux rôles, Judy dans la scène introductive et Kiki dans le reste du film, et qu'on reverra avec grand plaisir en 1990 dans le Frankenhooker de Frank Henenlotter dans lequel elle interprète le rôle principal. Les autres acteurs se démènent comme ils peuvent, surjouant à l'extrême et rendant les scènes assez drôles dans l'ensemble, surtout lorsqu'ils doivent prononcer des dialogues qui ne peuvent que prêter à rire. Le but du réalisateur était-il de faire une sorte de comédie horrifique ou un film d'horreur sérieux ? Je penche pour la première solution, ce qui fait qu'on peut accorder un peu plus de clémence à Doom Asylum. Non parce que certaines situations sont quand même à hurler de rire ! Kiki, dont Judy était la mère, n'a toujours pas digéré la mort de cette dernière, même si dix ans se sont passés. Elle demande donc à son petit ami si elle peut l'appeler "maman" pour atténuer sa peine ! Et quand ce dernier veut profiter de sa petite amie, elle lui rétorque vigoureusement que ce serait de l'inceste !! Impayable ! Je ne vous parle pas du groupe de nénettes punks dont la chef de bande passe son temps à rire comme une démente (Ruth Collins a bien du s'amuser avec ce rôle, surtout quand elle nous montre sa charmante poitrine dénudée). Tout est à l'avenant et on est plus souvent consterné qu'amusé devant l'écran. Le scénario n'étant pas plus épais qu'une feuille de cigarette, le réalisateur a eu l'idée de faire de son tueur monstrueux un cinéphile, histoire d'allonger la durée du film. Notre monstre, entre deux meurtres, va donc s'installer face à sa télé et visionne différents films avec l'acteur Tod Slaughter, dont The Demon Barber of Fleet Street, The Face at the Window ou Maria Marten, or the Murder in the Red Barn entre autres. Des scènes qui allongent certes la durée du film mais ramollissent considérablement son rythme, déjà pas bien élevé ! Alors, que reste-t-il de potable dans Doom Asylum au juste ? Et bien, on prendra plaisir à assister à ce petit catalogue de meurtres assez sympathiques, tout comme on appréciera le masque en latex monstrueux que porte Michael Rogen en guise de visage ravagé suite à l'accident de voiture de son personnage. Le gore s'invite gentiment durant les meurtres, dont on retiendra un sectionnement d'orteils à la pince coupante, un visage en partie découpé à l'aide d'une scie chirurgicale, un foret de perceuse enfoncé dans un crâne ou une tête plongée dans de l'acide par exemple. Tout le budget a été alloué aux maquillages, c'est certain. Bref, si vous êtes amateurs de nanars, ruez-vous sur Doom Asylum, ça devrait vous faire passer une bonne soirée de rigolade. Les autres peuvent passer leur chemin sans souci...

* Disponible en BR chez -> ARROW VIDEO <-      


CUJO

CUJO
(Cujo)

Réalisateur : Lewis Teague
Année : 1983
Scénariste : Don Carlos Dunaway, Lauren Currier
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Dee Wallace, Daniel Hugh Kelly, Danny Pintauro, Christopher Stone ...



L'HISTOIRE : Cujo est un gentil saint-Bernard qui vient d'être mordu par une chauve-souris porteuse de la rage. Il vit chez Joe Camber, un garagiste dont l'atelier est situé à l'extérieur de la petite ville de Castle Rock. De plus en plus agressif, Cujo tue le voisin de son maître puis ce dernier. C'est ce jour que Donna Trenton, accompagné par son jeune fils Tad, décide d'amener sa voiture au garage de Joe Camber pour la faire réviser. La mère et l'enfant ne savent pas qu'ils vont vivre deux journées de terreur, pris au piège dans leur voiture, unique protection contre la fureur de Cujo...  

MON AVIS : Stephen King, ainsi que ses millions de fans, a souvent regretté que les adaptations cinématographiques de ses romans ne soient pas à la hauteur des attentes. En 1983, il supervise avec les scénaristes Don Carlos Dunaway et Lauren Currier l'adaptation de son livre Cujo. Il parvient également à imposer le réalisateur Lewis Teague aux producteurs. Ce dernier s'était illustré dans le domaine du film d'agression animale en 1980 avec L'Incroyable Alligator. En lui confiant la réalisation de Cujo, Stephen King a vu juste. Lewis Teague livre en effet non seulement l'une des meilleures adaptations d'un livre du King mais également l'un des meilleurs films mettant en scène la lutte entre un humain et un animal. Comme d'habitude chez le maître de l'épouvante littéraire, l'horreur va venir s'immiscer dans la vie d'une petite famille du Maine. Ici, c'est la famille Trenton, composée du père Vic Trenton (Daniel Hugh Kelly), de la mère Donna Trenton (Dee Wallace) et du petit Tad Trenton (Danny Pintauro, qu'on retrouvera entre 1984 et 1992 dans la série Madame est Servie au côté de la sublime Alyssa Milano). Habile, le romancier (et donc le film par la même occasion) évoque les peurs enfantines (le monstre du placard qui a terrorisé des générations d'enfants), fait dire aux parents que "les monstres ça n'existe pas" et envoie notre pauvre petit chérubin et sa mère dans les pattes d'un croque-mitaine terrifiant car bien réel : un saint-Bernard atteint de la rage, véritable monstre de puissance qui offre à Cujo des séquences flippantes de réalisme (l'attaque de la voiture, les coups portés aux portières, aux vitres) et qui bénéficient de la mise en scène énergique de Lewis Teague. Dire qu'on aimerait pas être dans la voiture relève de l'euphémisme tant on sent dans notre propre être la fureur dévastatrice qui anime cette grosse boule de poil à quatre pattes. On félicitera les dresseurs et les différents chiens utilisés pour le film car ils ont fait un travail vraiment méritoire et qui transparaît parfaitement à l'écran. Il en va de même par l'actrice Dee Wallace et le petit Danny Pinturo, qui offrent tous deux une composition saisissante, parvenant à nous faire ressentir tout le stress de la situation. Chaque tentative pour sortir de la voiture fait monter la tension, aussi bien chez les personnages que chez le spectateur, car on sait que, tapis dans l'ombre, Cujo attend la moindre occasion pour frapper. Ce huis clos infernal est de plus renforcé par d'autres événements qui viennent amplifier le climat de détresse : soleil à son zénith qui fait ressembler l'intérieur du véhicule à un sauna, état physique de l'enfant proche de la déshydratation mortelle, panne de batterie viennent donc compliquer les choses et même l'intervention d'un policier ne sera pas d'une grande utilité face à un Cujo de plus en plus monstrueux physiquement, la dégénérescence de son apparence via le virus de la rage étant superbement retranscrit par les maquillages. Si on se posera la question de savoir si Stephen King joue au moraliste (Donna Trenton trompe son mari, Cujo est-il la matérialisation de ses péchés ?), on sera en tout cas enchanté par ce film de Lewis Teague, dont on regrettera seulement qu'il n'a pas gardé la fin du roman, plus nihiliste et plus sombre puisque sans happy-end. Cujo est toujours efficace de nos jours et mérite vraiment d'être redécouvert si vous êtes amateur de films d'agressions animales.

NOTE : 4/6