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BRISBY ET LE SECRET DE NIMH

 

BRISBY ET LE SECRET DE NIMH
(The Secret of Nimh)


Réalisateur : Don Bluth
Année : 1982
Scénariste : Don Bluth, John Pomeroy, Gary Goldman, Will Finn
Pays : USA
Genre : Animation
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Après la mort de son mari Jonathan Brisby, madame Brisby élève seule ses quatre enfants. Le petit Timmy étant gravement malade, elle décide d'aller rendre visite à monsieur Ages, afin d'obtenir un remède. Elle va également devoir trouver une solution pour que sa maison souterraine ne soit pas dévastée par le tracteur du fermier. Elle va demander conseil au Grand Hibou, qui lui dit d'aller demander de l'aide auprès de Nicodemus, le chef des rats de Nimh. Des rats spéciaux, qui cachent un secret...

MON AVIS : Tombé amoureux de l'art de l'animation après avoir vu Blanche Neige et les Sept Nains, Don Bluth se fait engager chez Disney et devient au fil des années un animateur talentueux mais frustré par la tournure que le célèbre studio fait prendre à ses productions dans les années 70. Il décide de créer son propre studio et emmène avec lui quelques artisans de Disney pour concrétiser son projet : l'adaptation en animé du livre de Robert C. O'Brien, Mrs. Frisby and the Rats of NIMH. Nanti d'un budget correct, bien que de moitié inférieure à une production Disney, et de 30 mois de tournage, Don Bluth réalise donc Brisby et le Secret de Nimh, qui sortira en 1982. Une année difficile pour s'imposer, surtout face à E.T. L'Extra-Terrestre de Spielberg entre autres. Le film ne fût pas un échec, il rentra dans ses frais mais ce fût tout de même une déception pour Don Bluth, même si Brisby et le Secret de Nimh gagna une réelle renommée au fil du temps et reste classé parmi les meilleurs films d'animation jamais réalisé. Il faut dire que les aventures de cette madame souris a de quoi satisfaire autant les enfants que les adultes. Visuellement déjà, le film est magnifique, bénéficiant d'une animation de grande qualité, d'une belle fluidité dans les mouvements et d'un réel travail sur les décors et les ambiances proposés. Ensuite, l'histoire se montre originale et propose quelques thématiques bien éloignées d'un film Disney, faisant même preuve d'une maturité à même de choquer les gentilles têtes blondes. On parle quand même de laboratoires d'expérimentations animales, expériences qui ont modifié le comportement des rats et développé leur intelligence. Qui plus est, les scénaristes ont apporté une touche de fantasy, voir même de dark fantasy au roman d'origine, avec une ambiance assez sombre et inquiétante lors de certaines séquences, à laquelle on ajoutera le design de certains personnages, qui versent quasi dans le graphisme d'épouvante. On pense bien sur à Dragon, le gros chat du fermier dont la première apparition est bien flippante, au Grand Hibou qui aurait très bien pu être le méchant d'un film d'héroic fantasy ou même à l'introduction du film, avec cette main qui écrit sur un livre avec des lettres magiques. Ces aspects font que Brisby et le Secret de Nimh s'éloigne de la production balisée de Walt Disney et a su développer un univers qui lui est propre, même si les codes Disney sont néanmoins bien présents. Don Bluth a pensé son oeuvre pour les enfants avant tout et malgré ses incartades dans un univers plus obscur, il n'en oublie pas les thématiques universelles : madame Brisby fait tout pour sauver sa famille, quitte à prendre des risques et elle possède un coeur pur qui l'aidera dans sa tâche ; pour apporter de l'humour, il adjoint à l'héroïne Jeremy, un corbeau un peu gauche, qui commet gaffe sur gaffe et fait souvent sourire ; le final met en valeur l'honneur avec un duel à l'épée qui nous rappelle les affrontements des film de cape et d'épée d'anatan et j'en passe. Ce mélange entre film d'animation traditionnel pour enfant et univers mystique plus adulte est la force de Brisby et le Secret de Nimh. N'oublions pas de mentionner la superbe partition musicale du regretté Jerry Goldsmith, particulièrement inspiré ici et qu'on prend grand plaisir à écouter ni les acteurs qui ont prété leur voix à ces personnages animés : en VO, on a John Carradine (le Grand Hibou), Elizabeth Hartman (mme Brisby), Derek Jacobi (Nicodemus) ou Dom DeLuise (Jeremy) entre autres. Les voix françaises sont également de qualité. Bref, Brisby et le Secret de Nimh a marqué de son empreinte le monde de l'animation et il ne faut pas hésiter à ses replonger à la suite de madame Brisby et ses amis, vous ne le regretterez pas !

* Disponible en combo DVD + BR chez RIMINI EDITIONS
Bonus : 
- Entretien avec Xavier Kawa-Topor, spécialiste du cinéma d'animation 
- Making of inédit
- Bande-annonce


L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 4 - PARTIE 1

 

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 4 - PARTIE 1
(Shingeki no kyojin season final - part 1)

Réalisateur : Masashi Koizuka et divers
Année : 2020
Scénariste : Hajime Isayama, Yasuko Kobayashi et divers
Pays : Japon
Genre : Animation, Science-fiction, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : /

L'HISTOIRE : Quatre ans après son départ de Paradis, Reiner s'impose en soldat d'élite aux côtés des futures réceptacles des titans primordiaux. Mais son passé le hante toujours et la menace d'une vengeance de la part d'Eren et de ses camarades plane...

MON AVIS : Après 3 saisons d'une qualité exceptionnelle, voici donc la première partie de la Saison finale. 16 épisodes pour se mettre en appétit, en attendant la partie 2 qui viendra conclure cette saga incroyable. Plusieurs changements s'opèrent avec cette saison 4 - partie 1 puisque le studio de dessinateur original, Wit Studio, se voit remplacé par le studio Mappa par exemple. Le compositeur Hiroyuki Sawano cède également sa place à Kohta Yamamoto. Rassurez-vous, ces changements n'ont aucun impact sur la qualité de l'animé, le studio Mappa parvenant même à surpasser son prédécesseur en terme de détail, notamment au niveau des visages des personnages. Personnellement, l'utilisation de CGI ne m'a pas choqué plus que ça et je ne comprend pas trop les polémiques faites à ce sujet. Quand aux musiques, elles restent impériales. Le début de cette saison 4 est assez original puisque, durant trois épisodes, nous ne verrons aucun de nos personnages favoris ! Un choix surprenant mais des plus intéressants, et qui nous emmène au delà de la mer. Nous découvrons enfin ce qu'il y a de l'autre côté de l'océan, loin de Paradis. Nous retrouvons une tête bien connue par contre, celle de Reiner, le fameux Titan cuirassé. Et on fait la connaissance avec de nouveaux personnages, de jeunes adolescents, destinés à devenir de futurs Titans. La rancœur entre Eldiens et habitants de Mahr est bien mise en avant et l'aspect politique prend le pas sur l'action, dévoilant des enjeux scénaristiques encore plus élaborés que dans les saisons précédentes. L'histoire de cette guerre des Titans qui semblent ne jamais connaître de repos est réellement captivante, complexe bien sûr, pas passionnante. Le personnage de la jeune Gaby Braun est particulièrement bien développé, tout comme celui de Falco, autre ado devant devenir un réceptacle à Titan. Sieg, le Titan bestial, est lui aussi de la partie et il prendra une importance incroyable au cours du récit. Les erreurs et les absurdités de la guerre sont mises en avant de façon convaincante et crédible. Que ce soit sur Paradis ou de l'autre côté de la mer, la guerre ne fait que des victimes et il n'y a pas vraiment de véritables héros en fin de compte. Les retrouvailles avec Eren, Mikasa, Armin, Livaï se font d'une manière juste incroyable et surprenante, nous laissant souvent bouche bée devant notre écran. On va de surprise en surprise, de rebondissements en rebondissements et ces 16 premiers épisodes de la saison finale sont prodigieux en terme émotionnel. Les révélations sur les Titans et l'histoire de certains personnages-clés, le pourquoi de leur choix, passés et à venir, le comportement radicalement différent de certain, qui questionne et remet pas mal de choses en compte, les scènes d'action, époustouflantes, tragiques et épiques, tout concoure à rendre cette première partie de saison 4 réellement fabuleuse et haletante. Avec ces complots, trahisons, renversements de situations, conspirations et j'en passe, on se croirait dans le machiavélisme de Game of Thrones à de nombreuses reprises. Bref, pas de ramollissement ici, on est toujours dans le haut du panier qualitativement parlant. On en est même triste de se dire que la saison 4 - partie 2 sera la dernière. On a hâte de découvrir ce qu'elle va nous réserver comme surprise de taille. 

 

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 3

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 3
(Shingeki no kyojin season 3)

Réalisateur : Masashi Koizuka et divers
Année : 2018
Scénariste : Hajime Isayama, Yasuko Kobayashi et divers
Pays : Japon
Genre : Animation, Science-fiction, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : /

L'HISTOIRE : Eren et ses compagnons de la 104ème brigade sont affectés à la nouvelle escouade de Rivaille. Celle-ci a pour mission de protéger Historia, dont la lignée familiale est désormais connue, ainsi qu'Eren, détenteur d'un pouvoir précieux pour le sort de l'humanité. Rivaille et Erwin sont plus que jamais sous pression après avoir découvert que la Police militaire a tenté de dissimuler les circonstances de la mort du Révérend Nick. Pour éviter la dissolution du bataillon d'exploration, ils devront user de recours extrêmes. Eren rencontre des problèmes avec sa transformation en Titan, tandis qu'un terrible assaillant est sur ses traces, ainsi que celles d'Historia, pour orchestrer leur enlèvement. Viendra ensuite le retour tant attendu à Shiganshina. Une fois de plus, Eren, Mikasa et Armin affrontent les Titans dans leur ville natale. L'aboutissement de toutes ces années d'efforts et de sacrifices se trouve enfouis dans la cave de la famille Jaeger. Durant cette périlleuse mission où la vie ne tient plus qu'à un fil, l'escouade va vite réaliser que Reiner et Bertholt sont en réalité le moindre de leur soucis...

MON AVIS : Troisième saison pour cet excellent animé et le niveau ne faiblit toujours pas. Une saison divisée en deux parties, la première comportant 12 épisodes, la seconde 10 épisodes. Soit 22 épisodes à se mettre sous la dent. Et ce sera sans aucune difficulté qu'on les ingurgitera, tant la suite des aventures d'Eren, Mikasa, Armin et le caporal-chef Rivaille subjuguent et développent un intérêt sans cesse grandissant. Les 12 premiers épisodes de cette saison 3 sont nettement moins axés sur les combats contre les Titans, puisque la menace est cette fois humaine. Cette première partie a la lourde tâche de développer l'arc narratif du coup d'état, et privilégie les rapports entre les personnages et surtout leurs vécus et leurs passés, à travers de nombreux flashback explicatifs qui viennent éclairer de nombreuses zones d'ombre et donnent encore plus de consistance à ces personnages attachants et charismatiques. On va donc en apprendre davantage sur l'enfance du caporal-chef Rivaille (un des meilleurs personnages), qui va retrouver pour l'occasion son mentor, un certain Kenny Ackerman, qui a pour mission de capturer Eren et Historia. Le passé de cette dernière va également être mis en lumière à de nombreuses reprises et elle va gagner en importance au sein de l'intrigue. Même s'il y a de l'action au sein de ces 12 premiers épisodes, avec des scènes percutantes et bénéficiant d'une belle fluidité à l'écran, on est plus ici dans le domaine des intrigues, des complots, de la conspiration, de la corruption, de la question du pouvoir. La quasi absence des Titans aurait pu sembler être préjudiciable, il n'en est absolument rien tant les révélations et cette lutte interne entre brigades est palpitante, intrigante, pleine de suspense. L'accession d'Historia dans les plus hautes sphères du pouvoir est fort touchante, et l'émotion est au rendez-vous. Les 10 épisodes composant la seconde partie de la saison 3 se focalisent quant à eux sur l'arc narratif du retour à Shiganshina, le village natale d'Eren, Mikasa et Armin. On va enfin savoir ce que contient le sous-sol de la maison d'Eren, une question qu'on se pose depuis la saison 1. Le passé du père d'Eren va aussi être la source de nombreuses émotions et révélations incroyables. Niveau action, ces 10 épisodes vont envoyer la sauce puisque le Titan colossal, le Titan cuirassé et le Titan bestial sont de la partie et vont tout faire pour anéantir définitivement les membres de la 104ème brigade et récupérer Eren. Les scènes de bataille sont incroyables, l'épisode 54 (Héroïque) et 55 (Soleil de Minuit) proprement phénoménaux en terme de rythme et d'émotions proposées. Tragique, épique, haletant, cette fin de saison est prodigieuse et les trois derniers épisodes vont à nouveau nous laisser sur des questionnements et de zones d'ombre qui vont sûrement se révéler passionnante par la suite. Cette saison 3 et ses deux arcs narratifs complexifient certes l'histoire et on a parfois l'impression de se perdre un peu, avec tous les flashbacks et découvertes capitales qu'ils dévoilent. Il faut être concentré pour ne pas s'emmêler les pinceaux mais le jeu en vaut largement la chandelle. Vraiment une grande série, avec un final qui redistribue les cartes de manière intelligente et surprenante. On a hâte de découvrir la saison 4, qui viendra donc clôturer l'Attaque des Titans...


L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 2

 

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 2
(Shingeki no kyojin season 2)

Réalisateur : Masashi Koizuka et divers
Année : 2017
Scénariste : Hajime Isayama, Yasuko Kobayashi et divers
Pays : Japon
Genre : Animation, Science-fiction, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : /

L'HISTOIRE : L’arrivée du titan colossal et du titan cuirassé a complètement bouleversé la vie d’Eren Jäger. Après s’être enrôlé dans l’armée pour le combattre ainsi que ses congénères, Eren découvre qu’il peut se transformer lui-même en ce qu’il exècre le plus. Mais il comprend rapidement que ses nouveaux pouvoirs peuvent lui servir à repousser ses assaillants. Un peu de répit lui est ensuite accordé après sa courte victoire contre le Titan féminin. Mais il doit désormais faire face à une horde de titans s’approchant dangereusement du Mur Rose. De nouveaux mystères apparaissent au grand jour alors qu’un titan à l'apparence simiesque et doué de parole semble tirer les ficelles de cette nouvelle vague d’assaillants affamés et surdimensionnés, et que les membres du “culte du mur” semblent cacher des informations capitales pour la survie de l’humanité. La pression qui repose sur Eren et le bataillon d’exploration est plus insupportable que jamais...

MON AVIS : Après une première saison de 25 épisodes époustouflants, qui est sortie en 2013/2014, il a fallu attendre 2017 pour que la seconde saison voit le jour, toujours basée sur le manga culte de Hajime Isayama. Cette fois, il n'y a que 12 épisodes au menu, toujours d'une durée approchant les 24 minutes. On retrouve bien sûr les héros de la première saison, à savoir Eren, Mikasa, Armin, le caporal-chef Livaï et les soldats de bataillon d'exploration. Cette saison 2 est un peu moins axée sur l'action, même si de nombreuses scènes de combats entre humains et titans seront dispatchées au cour des divers épisodes, avec de nombreux rebondissements et surprises de taille. Mais ces 12 épisodes mettent plus en avant encore l'émotion et les relations entre les personnages, relations qui procurent bien des frissons chez le spectateur, à l'image de celle qui se passe entre Ymir et la charmante Christa par exemple. Comme dans la première saison, on assiste à de nombreux flashbacks qui mettent en lumière des événements marquants qui nous donnent des clés de compréhension en ce qui concerne les événements présents ou le pourquoi du comportement de certains personnages emblématiques. Extrêmement bien travaillée, la psychologie de ces personnages animés donnent tout son intérêt à cette série prodigieuse, qui n'a pas fini de nous surprendre. Quelques zones d'ombres commencent à se disperser, quelques mystères commencent à s'éclaircir, comme la nature même des titans par exemple, ce qui nous vaudra une révélation absolument incroyable lors de l'épisode 31 (ou le sixième de la saison 2, intitulé Guerriers) et plus encore avec le génial épisode final, le N°37 intitulé Cri et qui est assurément le meilleur de cette saison 2. La bande son et la partition musicale de Hiroyuki Sawano sont admirables et nous plongent au cœur de l'action et des émotions, avec des thèmes virils, explosifs ou plus en retenus, joués au piano. L'animation et les dessins remplissent amplement leur mission et sont de très bonne facture encore une fois. Mon personnage préféré, Mikasa Ackerman, s'avère toujours aussi Badass et lors de l'épisode 37 (encore lui !), elle se lance dans une déclaration passionnée qui prend aux tripes, magnifiée par la partition musicale, et se laisse aller à des émotions qu'elle a longtemps retenu, ce qui nous vaut une très jolie séquence. Eren, le héros principal, va encore vivre des aventures rocambolesques, capturé par le titan colossal et le titan cuirassé, puis se découvrant un nouveau pouvoir dont je vous laisse la surprise et que personne ne peut voir venir, sauf s'il connaît le manga de base bien sûr. Même si cette saison 2 se montre plus posée, un peu moins folle que la première saison, si l'action n'a pas toujours son mot à dire, elle reste d'une qualité exceptionnelle, préférant prendre son temps pour nous détailler le background scénaristique en distillant une multitudes d'indices à travers ses 12 épisodes. Implacable, L'Attaque des Titans saison 2 est d'une puissance exacerbée et se révèle passionnante, dramatique, héroïque, épique. Un must ! 

    

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 1

 

L'ATTAQUE DES TITANS SAISON 1
(Shingeki no kyojin)

Réalisateur : Tetsurô Araki et divers
Année : 2013
Scénariste : Hajime Isayama, Yasuko Kobayashi et divers
Pays : Japon
Genre : Animation, Science-fiction, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : /

L'HISTOIRE : Dans un monde ravagé par des Titans mangeurs d'homme depuis plus d'un siècle, les rares survivants de l'Humanité n'ont d'autre choix pour survivre que de se barricader dans des cités-forteresses. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un Titan, n'a qu'un objectif : entrer dans le corps d'élite chargé de découvrir l'origine des Titans et les annihiler jusqu'au dernier. Avec sa sœur adoptive Mikasa et son ami Armin, Eren va accéder à la formation du combat tri-dimensionnel, espérant pouvoir intégrer la brigade d'exploration pour mener à bien son unique objectif...

MON AVIS : Sur les conseils avisés de mon fils, totalement conquit par cette série d'animation adaptée d'un célèbre manga de Hajime Isayama, vendu à plus de 100 millions d'exemplaires de par le monde, je me suis donc lancé dans la vision de la première saison de L'Attaque des Titans, aussi connu sous les acronymes de AOT (Attack on Titan) ou SNK pour le titre japonais (Shingeki no Kyojin). 25 épisodes d'une durée de 24 minutes et des poussières m'attendaient donc. Ça faisait un bon moment, voire même un très long moment, qui peut se compter en année je pense, que je n'avais pas regardé de film d'animation ou de série d'animation. Allais-je adhérer à L'Attaque des Titans et ressentir l'engouement de mon fils, qui ne cessait de me balancer des phrases du style "whouah, l'épisode que j'ai regardé est juste dément" ou des "whouah, c'était incroyable !!" On dit que la vérité sort de la bouche des enfants et même s'il a 17 ans, mon fils est bien un enfant. Et vous savez quoi ? Bah il avait raison. Sur toute la ligne. L'Attaque des Titans et sa première saison, c'est juste un truc incroyable ! On pourrait comparer l'histoire à celle de Starship Troopers en fait, les arachnides faisant régner la terreur sur le monde étant ici remplacées par des Titans, êtres asexués de tailles diverses, pouvant mesurer entre 3m et 15m de haut, et qui n'ont d'autre but dans la vie que de dévorer les vivants, agissant tels des zombies que rien ne semble pouvoir arrêter. Un groupe d'amis, Eren, sa sœur adoptive Mikasa et leur ami Armin, vont n'avoir d'autre choix que de s'engager dans l'armée suite à une attaque de Titans dans leur village, dirigée par un Titan haut de plus de 50m, surnommé le Titan Colossal. Entraînement au combat tri-dimensionnel, apprentissage de la vie en groupe, rivalité et amitié vont s'entremêler avec des phases de combats dantesques, superbement mises en scène par les talentueux dessinateurs qui parviennent à donner une réelle énergie, une réelle fluidité et impression de vitesse aux actions des divers personnages. Des personnages qu'on apprend à aimer, qui deviennent nos amis au fil des épisodes, certains se démarquant bien sûr plus que d'autres. Le trio de héros, Eren, Mikasa et Armin, est magnifiquement développé, que ce soit au niveau de leur psychologie, de leur réaction, de leur comportement. On vie l'aventure avec eux, on craint pour leur vie, on ne veut pas les voir prendre de mauvaises décisions, bref, un ressent une totale empathie à leur égard, et c'est bien là la grande force de cette série d'animation. En cours de route, de nouveaux personnages viendront se greffer à l'histoire et certains deviendront incontournables, comme le caporal-chef Livaï (aussi appelé Rivaille ou Levi en fonction des pays), qu'on déteste au début de par son attitude hautaine mais qui va se révéler attachant au final. Les 25 épisodes nous présentent plusieurs arcs narratifs, allant de La chute de Shiganshina (2 épisodes), Le réveil de l'humanité (2 épisodes), La lutte pour le district Trost (9 épisodes), Depuis l'autre jour (1 épisode), La veille de la contre-attaque (3 épisodes), La 57e expédition extra-muros (6 épisodes) pour se conclure avec Attaque surprise au district de Stohess (3 épisodes). Des arcs narratifs qui se suivent, ponctués de flashback explicatifs, qui permettent de ne jamais s'ennuyer. On a même, comme dans Starship Troopers avec ses flashs infos, de petits dessins apparaissant à chaque épisode et décryptant les éléments essentiels de la série, comme les trois murs protégeant les zone de la région, le système de combat tri-dimensionnelle et j'en passe. Les rebondissements sont très nombreux, et certains nous laissent pantois devant notre écran, avec ces Titans déviants par exemple qui sortent de l'ordinaire et pour cause, je vous laisse la surprise bien sûr. Les images sont également accompagnées par une excellente bande sonore, qui procurent émotion et énergie. Le seul bémol que je ferais, c'est au niveau des voix japonaises, toutes très bonnes évidemment, mais certaines ont un aspect criard qui peut soûler un peu à la longue. On ne peut pas dire que les voix ne sont pas expressives en tout cas ! Bref, si vous voulez vivre des aventures extraordinaires avec Eren, Armin et Mikasa (mon personnage préféré), n'hésitez pas à vous plonger dans l'univers de L'Attaque des Titans, ça vaut très largement le détour ! Il est fort mon fils...

 

LE ROI LION (2019)

LE ROI LION
(The Lion King)

Réalisateur : Jon Favreau
Année : 2019
Scénariste : Jeff Nathanson
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure, Drame, Animation
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

MON AVIS : Dans leur projet pharaonique de remettre au goût du jour leurs dessins-animés cultes en version "live", il était impossible pour les studios Disney que le film d'animation plébiscité par une très grande majorité de fans comme étant le meilleur, Le Roi Lion bien sûr,  réalisé en 1994, échappe à ce traitement. Après Cendrillon, Le Livre de la Jungle, La Belle et la Bête, Dumbo ou Aladdin entre autres, et en attendant Mulan ou La Petite Sirène, penchons-nous sur le cas du Roi Lion, qui a divisé les foules lors de sa sortie. C'est le réalisateur Jon Favreau qui s'est collé à la tâche, celui-là même qui avait mis en scène Le Livre de la Jungle en 2016 ainsi que les deux premières aventures du super-héros Iron Man en 2008 et 2010. Les principales critiques autour de sa version en images de synthèse du Roi Lion tiennent principalement au fait que Jon Favreau n'a jamais cherché à s'écarter des sentiers balisés par le dessin-animé de 94. L'histoire est la même, les chansons sont les mêmes (bien que réinterprétées par de nouveaux chanteurs, avec quelques légères variations), les rebondissements sont les mêmes, les répliques sont (quasiment) les mêmes (avec de nouvelles voix par contre) et j'en passe. Quelle utilité alors, me direz-vous, si on vient juste regarder un copié-collé d'une oeuvre culte, qui, en son temps, avait déjà provoqué la polémique en ne disant jamais qu'elle était une adaptation (plagiat ?) du dessin-animé japonais Le Roi Léo ? Il est vrai que si on connaît bien l'animé de 1994, on ne peut s'empêcher tout au long du film d'y penser et de se dire "ah oui, c'est vraiment l'animé refait à l'identique en synthèse". Pourtant, il est difficile de ne pas prendre de plaisir à regarder cette version 2019 malgré cette impression un peu gênante tant la beauté des images proposées vient flatter les rétines. Il faudrait quand même être de mauvaise foi pour ne pas être émerveillé devant la prouesse technique réalisée par Jon Favreau et son équipe de magiciens de l'image. Le réalisme absolument bluffant des divers animaux présentés dans le film nous montre qu'on a encore monté le niveau d'un cran dans ce domaine : les poils, les crinières, le pelage, la texture, les expressions, la fluidité des mouvements sont juste époustouflants. Et même le regard et ce qu'il y a derrière (l'âme ?), cette notion tellement difficile à recréer en image de synthèse (l'exemple de Peter Cushing dans Rogue One est le plus flagrant, le corps et la visage du défunt acteur étant magnifiquement reproduits quand son regard reste froid et sans "âme justement) parvient ici à trouver crédit au yeux du public. Impossible de rester insensible à cette petite boule de poils qu'est bébé Simba au début du film, tout comme la sagesse et la démarche de Mufasa en impose. Timon et Pumba sont également exemplaires en terme de recréation synthétique. La démonstration technique est poussée à son plus haut niveau de crédibilité et bien souvent, je me demandais si j'avais en face de moi de vrais animaux ou des CGI. Il en va de même pour les sublimes décors du film, d'un réalisme incroyable et pourtant entièrement numérisés à partir d'endroits existants au Kenya. Les scènes emblématiques du dessin-animé répondent toutes à l'appel et m'ont procuré tout autant d'émotions, que ce soit la mort de Mufasa, la romance entre Simba et Nala, l'attaque des Hyènes et le combat final par exemple. Alors oui, la version 1994 a encore de beaux jours devant elle et reste indétrônable. Mais cette version 2019 a quand même de sacrés atouts et la magnificence de ses images est franchement à couper le souffle. Un peu plus de prise de risques et d'innovations au niveau de l’histoire n'auraient pas été de trop (quitte à faire rager les puristes) pour insuffler un petit renouveau et donner un réel intérêt à cette modernisation. Je comprends ceux qui trouvent cette version 2019 totalement vaine et inutile du fait de son approche "je refait la même chose au découpage de plan près" mais en ce qui me concerne, j'ai tout de même été happé par l'ambiance et le réalisme des animaux (les hyènes plus vraies que nature) et j'ai trouvé assez intéressant également l'approche du réalisateur qui voulait de l'ultra-réalisme justement : les animaux, quand ils parlent ou chantent, n'ont évidemment pas les mêmes expressions que dans le dessin-animé, leurs expressions sont plus "rigides", moins grandiloquentes sous couvert de ce réalisme. Et bien ça ne m'a pas choqué plus que ça, au contraire, je trouve que le film, de ce point de vu, est même plus "crédible" que le dessin-animé et que dans la "vraie vie", ça se passerait justement comme ça si on avait la chance d'être invisible et de pouvoir assister aux mêmes événements dans la savane. C'est un peu comme si on était dans un documentaire animalier scénarisé en fait. Ça peut déplaire tout autant que ça peut plaire. En tout cas, cette démonstration technologique est d'une réelle beauté et la prouesse réalisée pour ce divertissement sophistiqué mérite d'être saluée. Longue vie au Roi !

* Disponible en BR 4K, BR et DVD chez Walt Disney France