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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




OUT OF THE DARK

OUT OF THE DARK
(Out of the Dark)

Réalisateur : Lluís Quílez
Année : 2014
Scénariste : Javier Gullón, Àlex Pastor, David Pastor
Pays : Etats-Unis, Espagne, Colombie
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Julia Stiles, Scott Speedman, Stephen Rea, Pixie Davies...


L'HISTOIRE : Paul et Sarah Harriman, un jeune couple américain, s'expatrient en Colombie avec leur petite fille, Hannah, afin de reprendre l'entreprise familiale dirigée par le père de Sarah. Ils s'installent à Santa Clara, une ville hantée par un passé très sanglant. Ils emménagent dans une grande maison en dehors de la ville. Mais très vite d'étranges phénomènes commencent à se produire dans leur nouvelle demeure...

MON AVIS : Premier long métrage du réalisateur Lluís Quílez, repéré par la production suite à ses courts-métrages dans lesquels il semblait être très à l'aise pour créer une ambiance et faire monter la tension, Out of the Dark respire le cinéma d'épouvante à l'espagnol dans tous ses pores malgré son casting américain.Je croyais d'ailleurs avoir affaire à un film made in USA au départ mais plus j'avançais dans le métrage, plus je me disais que ça devait être un film espagnol, tant l'ambiance, la façon de filmer et les thématiques me rappelait des œuvres comme L'orphelinat pour n'en citer qu'une. Une fois découvert que le réalisateur est bien espagnol et que Out of the Dark est une production colombo-américano-espagnole, tout devenait clair et expliquait mon ressenti. La majeure partie du film joue avec les codes du film de maison hantée et l'introduction, efficace, nous a donné une longueur d'avance sur les protagonistes principaux qui vont débarquer dans cette ville au passé trouble et venir habiter dans cette demeure qui ne l'est pas moins. Le couple composé par la toujours excellente Julia Stiles et Scott Speedman fonctionne très bien et on félicitera également la toute jeune actrice Pixie Davies qui interprète leur petite fille avec un naturel et un charme désarmant et qui tient presque le film sur ses frêles épaules. Durant une bonne partie du métrage, on se questionne à savoir si les événements mystérieux et angoissants qui ont lieu dans la maison sont véritablement l'oeuvre de fantômes ou non, ce qui donne tout son intérêt à Out of the Dark. Bien sûr, on ne peut pas vraiment dire que le film de Lluís Quílez propose quelque chose de neuf ou d'original. Même si le scénario utilise avec intelligence l'histoire d'enfants massacrés vivants par les Conquistadors il y a plusieurs décennies, drame qui est célébrer dans la ville chaque année et permet de créer une certaine tension chez les personnages, si l'aspect social est fortement présent également, avec une virulente critique des effets néfastes sur l'environnement de l'implantation d'entreprise américaine en Colombie, si certaines séquences jouent plutôt bien avec le suspense et si la mise en scène et le travail sur la photographie sont des plus corrects, avouons qu'on reste dans le déjà-vu et que Out of the Dark se contente de ressasser les effets et les stéréotypes vus dans d'autres films de ce type. On se doute qu'un secret familial est à l'origine des événements qui placent dans une situation délicate le personnage interprété par Julia Stiles et surtout sa petite fille, qui semble être la proie choisie par ce qui semble être des fantômes d'enfants. Le final ne laisse plus aucun doute sur la nature de la menace et flirte totalement avec le fantastique et le drame. Relativement soft sur l'aspect horrifique, Out of the Dark est davantage un thriller teinté d'un aspect dramatique et fantastique. Son seul soucis est d'arriver après tant d'autres œuvres du même genre, ce qui rend sa vision pas désagréable, loin de là, mais il ne parvient jamais à se démarquer de ses modèles et reste en fait juste quelconque, noyé dans la masse en quelque sorte.

* Disponible en DVD et BR chez WILD SIDE VIDEO

NOTE : 3/6


JESSABELLE

JESSABELLE
(Jessabelle)

Réalisateur : Kevin Greutert
Année : 2014
Scénariste : Robert Ben Garant
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Sarah Snook, Mark Webber, Joelle Carter, David Andrews...


L'HISTOIRE : Victime d'un terrible accident, Jessie est de retour dans la maison de son enfance, une demeure isolée dans les bayous de Louisiane. Son père y vit seul depuis le décès de sa mère survenue peu après sa naissance. La jeune femme ne tarde pas à découvrir un mystérieux enregistrement vidéo que sa mère lui a laissé en héritage. Sa découverte et le secret qu’il contient vont provoquer l’ire d’un esprit vaudou que rien ne semble pouvoir arrêter...

MON AVIS : Principalement connu pour son travail en tant que monteur sur les films de la saga SawKevin Greutert est passé derrière la caméra en 2009 et a réalisé Saw 6 puis Saw 3D en 2010. Après un break de quatre ans, il fait son retour en tant que metteur en scène en 2014 avec Jessabelle, film dont il a également assuré le montage. Le film bénéficie de l'interprétation réussie de son actrice principale, la ravissante Sarah Snook qui passe son temps dans un fauteuil roulant, ce qui lui confère une certaine fragilité et nous la fait prendre en empathie. Elle s'en sort vraiment bien dans la retranscription de diverses émotions telles la joie, la tristesse, l'angoisse et la frayeur. Jessabelle jongle sur plusieurs thématiques du cinéma horrifique et s'amuse avec les codes et clichés du film de fantôme, du film de malédiction et du film traitant du vaudou. L'action de Jessabelle a d'ailleurs lieu en Caroline du Sud, ce qui permet au réalisateur de créer une atmosphère moite et inquiétante qui sied particulièrement bien à l'esthétique de son long métrage et à sa volonté de faire monter la tension chez le spectateur. La scène dans le bayou, avec la découverte d'une tombe sur laquelle figure la date de naissance de l'héroïne, est franchement réussie et maintient un suspense à couper au rasoir. Il en va de même avec les séquences dans lesquelles Jessie visionne de vieilles VHS retrouvées au domicile familiale. Sur les bandes, des images de sa mère enceinte et qui, se sachant atteinte d'un cancer incurable, a voulu léguer un souvenir vidéo à sa fille qui n'aura pas eu la joie de la connaître. Adepte du tirage de cartes de tarot, les prédictions que sa mère lui fait, prédictions imposées par les fameuses cartes, ne sont guère rassurantes et font naître un certain malaise, aussi bien sur l'héroïne que chez le spectateur, et renforce l'intérêt que l'on porte à l'histoire et ses rouages. Jessabelle n'est, de plus, pas avare en "jump-scares" et certain sont assez efficaces, avec notamment une scène dans une baignoire qui fait son petit effet. L'apparition d'une créature féminine, ses cris et ses attaques sur Jessie, m'ont même fait penser aux démons du remake d'Evil Dead. Bien sûr, le film ne fait pas preuve d'une originalité des plus folles, et le final nous renvoie même au long métrage de Iain Softley, La Porte des Secrets. Malgré tout, Jessabelle se montre efficace et sait nous tenir en haleine. Le film de Kevin Greutert a rempli pour ma part son contrat et sa vision a été des plus plaisantes. Bon casting, bonne ambiance, beau décor, histoire classique mais rondement menée et quelques doux frissons. Idéal pour passer une soirée "épouvante" sympa...

* Disponible en DVD et BR chez Metropolitan

NOTE : 4/6




SHARKTOPUS VS PTERACUDA

SHARKTOPUS VS PTERACUDA
(Sharktopus vs Pteracuda)

Réalisateur : Kevin O'Neill
Année : 2014
Scénariste : Matt Yamashita
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Robert Carradine, Katie Savoy, Mario Ceara, Akari Endo...


L'HISTOIRE : Un savant, le docteur Rico Symes, mélange l'ADN d'un barracuda avec celui d'un pteranodon, créature préhistorique ailée ayant vécue au Crétacé supérieur. Le monstre engendré est surnommé pteracuda. Alors qu'il semble sous contrôle, le pteracuda se met à refuser les ordres et provoque de nombreuses catastrophes. Dans le même temps, une belle océanologue travaillant dans un parc aquatique, Lorena Christmas, a éduqué un sharktopus trouvé lors d'une session de pèche. Ce croisement entre un requin et une pieuvre est parvenu à l'âge adulte. En apprenant l'existence du sharktopus, le docteur Symes, aidé de son homme de main, décide de kidnapper la créature et de lui implanter une puce afin de la mettre sous son contrôle et de l'envoyer se battre contre le pteracuda...

MON AVIS : Après un premier Sharktopus réalisé en  2010 par Declan O'Brien, il semblait évident que cette curieuse créature au look des plus réussis allait faire son come-back tôt ou tard. C'est donc quatre ans plus tard que le sharktopus revient sur les écrans, toujours sous la houlette de Roger Corman à la production et avec Kevin O'Neill (Dinocroc, Dinoshark ou L'attaque la Pom-Pom Girl Géante entre autre) à la réalisation. Petite série B n'ayant pour autre vocation que celle de divertir, Sharktopus vs Pteracuda y parvient relativement assez bien, se montre même plutôt bien rythmé, ennuie rarement et m'a fait passé un agréable moment devant mon écran. Evidemment, on n'est pas en présence d'un grand film de genre, ni d'un classique mais franchement, je m'attendais à pire et j'ai donc été agréablement surpris par le spectacle proposé. Sharktopus vs Pteracuda en donne pour son argent aux spectateurs et envoie ses deux monstres improbables bouffer des tas de touristes et autres baigneurs, le tout avec pas mal d'effets gores qui éclaboussent l'écran et le casting lui-même. On regrettera que l'ensemble des effets-spéciaux soient à base d'images numériques, le sang en CGI n'étant franchement pas très crédible. Les deux monstres s'en sortent un peu mieux, ça dépend des plans ou des décors dans lesquels ils évoluent (on pense parfois à des images de Playstation 2) mais dans l'ensemble, on va dire que ça passe pas trop mal à ce niveau et qu'on sait de toute façon à quoi s'attendre quand on enclenche le film. En tout cas, s'il y a bien un point sur lequel on ne peut pas faire de reproche à Sharktopus vs Pteracuda, c'est bien sur sa générosité. Le film n'est en effet pas avare en distraction de toute sorte, ne lésine jamais sur les apparitions de ses deux vedettes et nous offre bien ce que le titre laisse envisager : des combats entre monstres génétiquement modifiés ! Ça castagne donc dur entre le sharktopus et le pteracuda et ce, à plusieurs reprises et pour notre plus grand plaisir. Dominant le territoire du ciel, le pteracuda peut également s'amuser en territoire aquatique sauf que là, il a enfin un adversaire à sa taille. A chacun de choisir sa créature préférée et d'ouvrir les paris ! Le casting "humain" s'en sort correctement et joue sur les clichés de ce type de production de façon efficace : le savant  (Robert Carradine) est un clone de Tony Stark, son homme de main est un véritable commando qui n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver la situation et l'océanologue (Katie Savoy) est ravissante et assure plutôt bien. Quelques gags ou répliques comiques viennent s'immiscer dans les nombreuses scènes d'action ou de panique pour donner au final un film pas prise de tête, fun, souvent délirant et assumant jusqu'au bout son idée de scénario tordu et son côté nanar. Sharktopus vs Pteracuda s'oubliera sûrement aussi vite qu'il a été vu mais en tout cas, il ne m'a pas fait perdre mon temps, c'est tout à son honneur. Il ne reste plus qu'à attendre 2016, puisqu'il est annoncé un Sharktopus vs Mermantula, toujours réalisé par Kevin O'Neill. Encore tout un programme, qui promet de nouveaux combats titanesques...

* Disponible en DVD chez PROGRAM STORE

NOTE : 3/6


DEAD BALL

DEAD BALL
(Deddobôru)

Réalisateur : Yudai Yamaguchi
Année : 2011
Scénariste : Yudai Yamaguchi, Keita Tokaji
Pays : Japon
Genre : Gore, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Tak Sakaguchi, Kai Atô, Mickey Curtis, Erina, Masayoshi Haneda...


L'HISTOIRE : Jubeh Yakyu est la terreur des terrains de Baseball. Après avoir causé accidentellement la mort de son père avec un lancer de balle mortel, Jubeh jure de ne plus jamais jouer et devient un dangereux criminel. Il est envoyé dans un centre de détention pour délinquants juvéniles dirigé d’une main de fer par la sadique directrice Ishihara. Malgré qu’il ait promis de ne plus jouer au Baseball, Jubeh est contraint de reprendre la batte pour sauver la vie d’innocents en péril. Un dangereux tournoi commence, où tous les coups sont permis. Jubeh ne joue plus pour gagner, mais pour survivre !

MON AVIS : Le réalisateur Yudai Yamaguchi (scénariste de Versus l'ultime guerrier) a déjà traité du Baseball (sport particulièrement apprécié au Japon) dans son film de 2003, Battlefield Baseball. Il est également connu pour avoir mis en scène le gore Meatball Machine en 2005. En 2011, il revient au baseball avec Dead Ball, film produit par la firme déjantée Sushi Typhoon et dont on retrouve nombre d'éléments qui ont fait la réputation de cette dernière chez les amateurs de "manga live gore". Au programme des festivités proposées, entre autre joyeusetés : un héros charismatique (Tak Sakaguchi) qui peut lancer une balle à vitesse supersonique ou faire apparaître une cigarette comme bon lui semble, une gardienne de prison ultra sadique en tenue de SS, des nazis, un mécha, une équipe de baseball composée de tout un tas de jolies filles qui ne respectent pas vraiment les règles, des personnages exubérants, des fouilles anales (!!), du vomi de prisonnier en guise de nourriture et bien sûr du gore et des massacres en pagaille, malheureusement réalisé en image de synthèse qui pique les yeux. Avec ce mélange d'ingrédients détonants, on se dit que le spectacle va assurer un maximum et ce, malgré les effets numériques de piètre qualité ! Manque de bol, Dead Ball se montre tellement foutraque, tellement sans queue ni tête que la sauce a bien du mal à prendre et qu'au final, on reste plutôt sur notre faim. Bien sûr, le film se montre souvent fun et décomplexé du bulbe mais là, je ne sais pas, ça n'a pas fonctionné sur moi. Qui plus est, le film oublie quasiment ce pour quoi on veut le voir : le fameux match de baseball entre l'équipe du héros et l'équipe des Black Dahlia, entièrement composée, comme déjà dit, de ravissantes (mais mortelles) jeunes filles plutôt très sexy ! Certes, on assiste bien à quelques séquences opposant les deux équipes, dont certaines sont assez sympas et plutôt bien gores, mais on n'a pas un vrai match de baseball sous les yeux. Et ça, c'est franchement dommage ! J'imagine le même film avec un pur match filmé façon "Olive et Tom versus Dragon Ball" ! Ça aurait trop déchiré et ça aurait mis tout le monde K.O. mais là, l'impression finale reste juste : "bof". Trop décousu, brassant trop de clichés, manquant d'un vrai scénario, d'un vrai fil conducteur, Dead Ball rate sa cible, se montre un brin trop long, trop lourd aussi, et ne divertit pas autant qu'on pouvait le penser. On a vu largement mieux chez Sushi Typhoon

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 3/6


DEAD SUSHI

DEAD SUSHI
(Deddo sushi)

Réalisateur : Noboru Iguchi
Année : 2012
Scénariste : Noboru Iguchi 
Pays : Japon
Genre : Gore
Interdiction : -12 ans
Avec : Rina Takeda, Kentarô Shimazu, Takamasa Suga, Takashi Nishina, Asami...


L'HISTOIRE : Fille d'une grande lignée de Sushiman, Keiko est élevée dans la pure tradition familiale pour prendre le relais de ses illustres aïeux. Lasse d'un entrainement âpre à la découpe de sashimis, elle décide de s'enfuir pour échapper à son destin. Trouvant refuge dans un hôtel réputé pour ses sushis, Keiko tente de s'adapter malgré ses maladresses. Elle ne s'imagine pas qu'elle va devoir faire face à des hordes de sushis cannibales. Face à ses propres démons et une destinée qui la poursuit, la jeune fille n'a plus le choix et doit désormais achever les poissons morts par la lame de son Ghinzu le plus aiguisé...

MON AVIS : Après ses délires comico-gores que sont The Machine GirlRoboGeishaMutant Girls Squad ou Zombie Ass: The Toilet of the Dead, le réalisateur japonais frappadingue Noboru Iguchi nous a offert un sujet encore plus hallucinant en 2012 avec le bien nommé Dead Sushi ! Niveau originalité, on peut dire que ce film fait quand même très fort ! Des sushis tueurs, il fallait l'inventer ! De quoi regarder différemment les sushis dans nos assiettes ! Comment est-ce possible me direz-vous ? Simple : un scientifique a inventé un sérum redonnant la vie aux poissons morts. Petit soucis, le sérum déclenche chez ces derniers des instincts meurtriers et cannibales. Une bonne aubaine pour le scientifique, devenu clochard après avoir été renvoyé de son entreprise, et qui voue une haine farouche à son ex-employeur, lequel, grand amateur de sushis, débarque avec des membres de sa société dans l'hôtel où travaille dorénavant la jolie héroïne du film interprétée par Rina Takeda. Il lui suffit de contaminer les poissons frais du Sushiman de l'hôtel pour que les clients et le personnel de l'établissement se retrouvent confrontés à une invasion relevant du jamais vu : des sushis volants, dotés de petites dents aiguisés et particulièrement agressifs ! Attention à la crevette ou au thon rouge ! Par contre, le sushi à l'omelette pourra devenir votre allié, les sushis aux poissons ne l'appréciant pas vraiment ! Avec un tel scénario, inutile de préciser que le sérieux n'a pas sa place dans Dead Sushi, qui aligne tantôt gags balourds ou réussis, personnages exubérants, référence scatologique, gore à l'ancienne, effets numériques (plutôt laid il faut bien l'avouer), un brin d'érotisme et pleins de jolies filles, certaines se transformant en "body sushi" pour notre plus grand plaisir ! Plutôt bien rythmé malgré quelques baisses de rythme de ci-delà, le film se veut avant tout être une comédie mêlant action, kung-fu, humour et gore, ce dernier élément étant bien représenté (décapitations, morsures de sushi, arrachage de langue et même "une douche de sang" du plus bel effet entre autre) sans être prépondérant non plus. La galerie de personnages loufoques vaut son pesant de cacahuètes et certaines scènes versent vraiment dans le grand n'importe quoi, à l'image de cette "danse robotique" exécutée par la directrice de l'hôtel, du "baiser à la japonaise" (je vous laisse la surprise !) ou ce combat de l'héroïne ayant pour arme un nunchaku-sushis ! Et je ne vous cause même pas de "l'homme-thon" ! Défouloir décomplexé qui ne recule devant aucune excentricité, Dead Sushi se montre suffisamment divertissant et délirant pour qu'on y prenne du plaisir, même si on préférera les autres titres mis en scène par Noboru Iguchi. Ils sont quand même bien frappés les Japonais...

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 4/6


MORT OU VIF... DE PRÉFÉRENCE MORT

MORT OU VIF... DE PRÉFÉRENCE MORT
(Vivi o preferibilmente morti / La chevauchée vers l'Ouest)

Réalisateur : Duccio Tessari
Année : 1969
Scénariste : Ennio Flaiano
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western, Comédie
Interdiction : /
Avec : Giuliano Gemma, Nino Benvenuti, Sydne Rome, Cris Huerta...


L'HISTOIRE : Afin de toucher un héritage familial, Monty Mulligan, jeune dandy et joueur de poker invétéré, doit se rendre dans l'Ouest sauvage et passer 180 jours en compagnie de son frère Ted, qu'il n'a pas vu depuis des années. Les retrouvailles ne se passent pas comme prévu et les deux frères vont devoir faire face à une horde de brigands et à bien d'autres imprévus...

MON AVIS :  En 1962, le réalisateur Duccio Tessari s'empare du péplum et fait dériver ce genre vers la comédie et le pastiche avec Les Titans, qui mettait en scène le beau Giuliano Gemma. Les deux hommes retravailleront ensemble à maintes reprises et notamment pour sur des westerns, tels Un pistolet pour Ringo et sa suite Le retour de Ringo par exemple. En 1969, Tessari et Gemma se retrouvent à nouveau pour Mort ou vif... de préférence mort, western sur lequel le réalisateur italien va à nouveau apporter une touche comique et parodique, pour un résultat un peu bancal mais divertissant. Point fort du film, son excellent duo d'acteurs, composé de Giuliano Gemma et Nino Benvenuti, qui nous concoctent un tandem irrésistible façon Laurel et Hardy, et qui n'en ratent pas une au niveau des gaffes et autres loufoqueries. Véritable "Pierre Richard" malchanceux, le personnage interprété par Gemma commet bêtises sur bêtises, et provoque un comique de situation souvent fort drôle : par exemple, en voulant faire le noir dans la maison de son frère pour repousser une attaque de brigands, il tire sur la lampe à pétrole et s'avère fort fier de son geste, avant de s’apercevoir que le pétrole répandu à terre est en train de mettre le feu à la maison en bois qui se verra ravagée par les flammes. Un exemple parmi tant d'autre qui transforme ce western en un véritable festival de gags façon Tex Avery. Certaines séquences comiques font preuves d'une inventivité originale et provoquent bien des fous rires, à l'image de la séquence endiablée dans laquelle Gemma est dans une baignoire, les savonnettes envoyées à terre provoquant nombre de chute chez ses assaillants. La séquence finale dans un train est également haute en couleurs et fait preuve d'un entrain et d'une énergie qui fait plaisir à voir. Autre plaisir à voir justement, la très jolie Sidne Rome qui interprète une jeune femme qui se fait kidnapper par le duo de héros et qui va s'avérer être bien plus encombrante que prévu, cette ravissante lady n'ayant pas la langue dans sa poche et ne se laissant nullement démonter par le fait d'être retenue prisonnière. Si l'aspect "pochade burlesque" tient la dragée haute dans ce film de Duccio Tessari, le réalisateur n'en a pas oublier pour autant les codes du western et les bagarres et autres gunfights sont également bien présents, tout comme le méchant de service, interprété avec panache par un Cris Huerta qui en fait des tonnes et ne cesse de se trouver sur le chemin de Gemma / Benvenuti et ce, pour le plus grand malheur de ces derniers. Mort ou vif... de préférence mort est au final un western comique qui amuse et se montre généreux, qui plaira certainement aux amateurs des films de Terence Hill mais rebutera les amoureux de western plus classique. Si j'ai passé un bon moment de détente devant mon écran en compagnie de Giuliano Gemma, il est vrai que je préfère pour ma part les westerns italiens plus crépusculaires, plus sérieux. Pas déplaisant, c'est sur, mais pas inoubliable pour autant. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 3,5/6



BIG RACKET

BIG RACKET
(Il Grande Racket)

Réalisateur : Enzo G. Castellari
Année : 1976
Scénariste : Enzo G. Castellari, Massimo De Rita, Arduino Maiuri
Pays : Italie
Genre : Policier
Interdiction : -16 ans
Avec : Fabio Testi, Vincent Gardenia, Renzo Palmer, Joshua Sinclair, Orso Maria Guerrini...


L'HISTOIRE : A Rome, les commerçants vivent dans la terreur et se voient racketter avec violence par une organisation criminelle dirigée par Rudy le Marseillais. L'inspecteur Nico Paliermi se démène pour faire coffrer le gang de voyous mais personne n'ose déposer plainte, de peur de représailles. Toutes ses tentatives se soldent par des échecs, les avocats mettant en avant le manque de preuve et la non-déposition des témoins. Démis de ses fonctions pour cause de méthode trop virulente, et voulant venger la mort de son coéquipier, Paliermi va rassembler des citoyens cherchant vengeance et former une milice pour nettoyer la ville des racketteurs...

MON AVIS : Le cinéma des années 70 est généralement un cinéma de contestation, percutant et rentre-dedans, qui n'hésite pas à dénoncer les abus de toutes sortes, le pouvoir politique en place ou la corruption du système. L'Italie étant l'un des pays les plus touchés par les magouilles politiques et les attentats, avec les fameuses Brigades Rouges des "années de plomb", il n'est pas étonnant de voir sortir des films contestataires ou qui s'impliquent dans la dénonciation des abus du gouvernement. Big Racket (sorti en France sous le titre de Racket) du réalisateur Enzo G. Castellari fait partie de cette mouvance et ce polar ultra-violent a été acclamé par le public de l'époque et par les commerçants, qui étaient victimes de racket. Évidemment, il a subit les foudres de la censure et des bien-pensants qui ont même voulu le faire interdire à cause de son succès public justement. Polar nerveux, au rythme soutenu et à la violence exacerbée, Big Racket mélange le film de gangster avec le vigilante movie et fait également de jolis clin d'oeil à des films comme Les Douze Salopards par exemple, la constitution d'une milice avec des individus de différents milieux (un pick-pocket ayant perdu son neveu, un père ayant perdu sa fille, un mari as du tir de précision ayant perdu sa femme, un caïd ayant perdu son territoire, un parrain de la drogue handicapé ayant perdu son fructueux marché...) mais ayant tous en commun leur soif de vengeance envers les racketteurs ne passant pas inaperçu. Les réalisateurs italiens ne faisant guère de compromis sur l'aspect violent de leur film, Big Racket ne s’embarrasse donc pas de considérations métaphysiques sur le sujet et nous balance deux séquences de viol bien graveleuses, dont une sur mineure ! Shocking ! Idem pour les scènes d'intimidations des commerçants par les racketteurs, elles ne font pas dans la dentelle et on comprend fort bien la réticence des victimes à aller témoigner à la police. Dans toute cette violence urbaine, l'excellent Fabio Testi promène sa silhouette avec une classe indéniable et on suit avec grand intérêt sa croisade contre le crime organisé. Il paiera d'ailleurs de sa personne, notamment dans une séquence diabolique et ingénieusement mise en scène dans laquelle, prisonnier dans sa voiture, il verra celle-ci dévaler une pente en faisant des tonneaux, le tout filmé de l'intérieur ! A ses côtés, tout un tas de trognes d'enfer viennent soit lui prêter main forte, soit servir le camp adverse. On appréciera le sympathique Joshua Sinclair dans le rôle de Rudy le Marseillais, tous ceux qui ont vu La Mort au Large du même Enzo G. Castellari le reconnaîtront sans hésiter. Idem pour Vincent Gardenia ou Orso Maria Guerrini, leurs têtes ne vous seront pas inconnues. Si on devine assez rapidement qui est le grand patron de ce gang de racketteurs, cela ne gâche en rien l'efficacité de ce poliziottesco survitaminé qui se conclut sur un dernier quart d'heure apocalyptique, dans lequel on ne compte plus les impacts de balles sanglantes et qui se termine sur l'image de l'inspecteur cassant son fusil, refusant ainsi la violence dont il a été obligé de faire usage. Nul doute que le Sam Peckinpah de La Horde Sauvage aurait pu passer par là tant ce final est intense et désespéré. Bref, du bon boulot de la part de Enzo G. Castellari qui a rondement mené ce polar sans concession. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4,5/6