Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LES GUERRIERS DE LA NUIT

LES GUERRIERS DE LA NUIT
(The Warriors)

Réalisateur : Walter Hill
Année : 1979
Scénariste : Walter Hill, David Shaber
Pays : Etats-Unis
Genre : Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Beck, James Remar, Dorsey Wright, Brian Tyler, Terry Michos...


L'HISTOIRE : Chef des Gramercy Riffs, le plus grand gang de New York, Cyrus a convié à une réunion neuf membres de chaque gang de la ville. Il a pour but de pérenniser une trêve générale et d'associer tous les membres de gangs en un seul groupe afin de devenir les maîtres de la ville. Un discours rassembleur qui semble être fortement apprécié par tous les voyous présents à la réunion. Le chef d'un petit gang rival ne l'entend pas ainsi et abat froidement Cyrus. Il proclame à la foule que les membres des Warriors sont responsables de cet assassinat. Ces derniers vont vivre une nuit très agité pour rentrer à leur fief situé à Coney Island, traqués par tous les gangs de New York...

MON AVIS : Film culte à l'aura légendaire, Les Guerriers de la Nuit n'en finit pas de déchaîner les passions quelques 40 ans après sa sortie, en 1979. A l'époque, le film subit les foudres de la censure, se voit interdit de diffusion dans de nombreux pays. Pourtant, à bien y regarder, on ne peut pas dire que la violence soit très frontale dans le film. Certes, il y a quelques scènes de bagarres, dont une très réussie dans les W.C du métro, mais rien de bien choquant comparé aux classiques des 70's tel Delivrance, Massacre à la Tronçonneuse, La Colline a des Yeux, Orange Mécanique, Rollerball ou Taxi Driver entre autres. Il faut plutôt aller chercher dans l'aspect idéologique du film pour comprendre le scandale et le tollé qu'il a provoqué dans les institutions. Pensez donc ! On a quand même, en scène d'introduction, une sorte de gourou (Cyrus), qui explique à des milliers de voyous bagarreurs que s'ils unissent leurs forces au lieu de se battre entre eux, ils constitueraient une véritable armée dont le nombre serait supérieur à celui des représentants de l'ordre ! De quoi donner à réfléchir aux véritables bandes existantes dans les rues des divers villes du globe ! Et c'est bien cet aspect que la commission de classification des films aux USA a retenu pour l'interdire : "La commission de contrôle juge en effet le film doté d'une portée incitative, dans la mesure où il donne une vision très réaliste de la guérilla urbaine que des gangs peuvent développer pour conquérir une ville." Adapté d'un roman de Sol Yurick, Les Guerriers de la Nuit bénéficie de la compétence de son réalisateur, Walter Hill, qui livre un survival filmé quasiment un temps réel. Le scénario tient en une ligne : un gang, les Warriors, accusé à tort d'un assassinat, est pourchassé durant une nuit entière par tous les gangs de New York. Point. On peut même dire qu'il ne se passe pas grand chose durant ces 92 minutes, si ce n'est cette traque, cette chasse à l'homme urbaine. Et pourtant, ça fonctionne ! La musique composée par Barry De Vorzon et les chansons funky participent à créer une ambiance unique, associées à une galerie de personnages marquants. Les membres des Warriors sont évidemment en haut de la pyramide. Comment oublier Swan (Michael Beck), Ajax (James Remar), Snow (Brian Tyler), Cochise (David Harris), Cowboy (Tom McKitterick), Vermin (Terry Michos), Rembrandt (Marcelino Sánchez) et Cleon (Dorsey Wright), devant lutter pour leur survie, aidé par l'élément féminin principal du film, Mercy, interprétée par Deborah Van Valkenburgh ? Les autres gangs ne sont pas en reste, chacun arborant fièrement leur "couleur" : les Gramercy Riffs, les Rogues, les Boppers, les Electric Eliminators, les Lizzies (gang féminin), les High Hats, les Moon Runners, les Turnbull ACs, les Orphans ou les célèbres Baseball Furies entre autres. Chaque rencontre entre les Warriors et un autre gang donnent lieu à un affrontement ou une course poursuite. Chaque rue, chaque parc peut devenir un piège pour les Warriors, qui doivent en plus échapper à la police. Avec une mise en scène maîtrisée et des chorégraphies parfaitement exécutées (la bagarre dans les toilettes pour hommes a été répété durant cinq jours et filmée en une seule prise), avec des vues iconiques de New York (Coney Island et sa grande roue, la 72ème rue, Riverside Park), avec des séquences se déroulant dans le métro aérien et souterrain, Les Guerriers de la Nuit est un film totalement ancré dans son époque. L'ambiance poisseuse est typique de la fin des 70's et du début des 80's. Nul doute que la nouvelle génération découvrant ce film dans la décennie 2010's sera peut-être un poil déçu par rapport à tout l'aspect subversif mis en avant à l'époque. L'aspect brut de décoffrage du scénario, le peu de rebondissements et des bagarres qui vont dix fois moins vite que celles de Jet Lee ou Jason Statham pourra aussi jouer en sa défaveur. Mais les fans du film continueront à le défendre bec et ongles, car il reste une oeuvre phare du genre, à replacer évidemment dans son contexte d'époque pour l'apprécier à sa juste valeur.

* Pour tout savoir sur le film : THE WARRIORS.FR


ORGIE SATANIQUE

ORGIE SATANIQUE
(Devils of Darkness)

Réalisateur : Lance Comfort
Année : 1965
Scénariste : Lyn Fairhurst
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : William Sylvester, Hubert Noël, Carole Gray, Tracy Reed, Diana Decker...


L'HISTOIRE : En vacances dans la campagne anglaise, Paul, Karen, et leurs amis, font la connaissance d’Armand du Molière, un aristocrate français. Après la mort d’un des amis et la disparition de Anne, Paul va mener son enquête. Il va découvrir qu’Armand est très proche d’une secte satanique vivant dans un cimetière, et dont le chef pourrait être le comte Sinistre, un vampire assassiné au XVIème siècle...

MON AVIS : L'épouvante gothique à l'anglaise est principalement célébrée par la Hammer Films dans les années 60. Depuis le succès de Frankenstein s'est échappé et surtout du fabuleux Le Cauchemar de Dracula, cette firme britannique est devenue la référence du genre. D'autres petites sociétés de productions anglaises se sont engagées elles aussi dans cette voie, telles la Amicus, la Tyburn ou la Tigon par exemple, afin de surfer sur le succès de la Hammer, avec plus ou moins de réussite. En 1965, la société Planet Film Production s'y colle à son tour et permet au metteur en scène Lance Comfort de réaliser Devils of Darkness, que les distributeurs français ont préféré rebaptiser Orgie Satanique, histoire d'attirer les foules en jouant sur un possible aspect érotique, pourtant totalement absent du film, si ce n'est la beauté de ses deux actrices principales, Carole Gray et la sublime Tracy Reed. J'adore les films d'épouvante gothique, avec leurs ambiances, leurs décors, leurs couleurs et leurs thématiques qui me procurent quasiment à chaque fois un plaisir non dissimulé. Orgie Satanique m'a offert tout cela malgré la faiblesse de ses moyens. Rien que la scène d'introduction est un pur régal visuel, avec cet homme drapé d'une toge d'un rouge flamboyant venant placer une bougie sur la tombe du comte Sinistre, personnage maléfique qu'on accusait être un vampire au XVIème siècle. La suite nous montre une fête de mariage tzigane, avec une ambiance folklorique parfaitement restituée à l'écran. L'apparition de Tania (Carole Gray) enflamme nos rétines jusqu'à ce que la pauvre femme soit victime du mauvais œil et tombe raide morte. Le mariage devient funérailles et on assiste, impuissant, à la résurrection de Tania par le comte Sinistre, un aristocrate français joué par Hubert Noël. Ce dernier possède un médaillon aux pouvoirs occultes qui va devenir le centre d'intérêt de l'histoire. Une très belle séquence introductive donc, qui laisse augurer du meilleur pour la suite. L'histoire se déplace alors dans un environnement bien plus contemporain et nous présente Paul Baxter (l'acteur William Sylvester), le héros du film. Suite à la mort et à la disparition de ses amis, Paul va se retrouver en possession du médaillon du comte Sinistre, ce dernier étant présent avec sa femme Tania. La perte de cet objet placera le comte Sinistre en position de faiblesse et il fera tout pour le récupérer. Le spectateur, contrairement au héros, comprend rapidement que le vampire a de nombreux alliés dans ce petit village breton, lieu de réunion d'une secte satanique qui lui est entièrement dévoué. Orgie Satanique se perd un peu en son milieu dans des scènes qui ralentissent le rythme et dans des séquences de dialogues un peu laborieuse. L'enquête de police de l'inspecteur Malin nous apparaît assez déconcertante, ce dernier semblant préférer manger des croissants que de mener ses investigations. Le fameux médaillon devient donc le centre d'intérêt du film, Paul menant des recherches chez un ami scientifique ou à la bibliothèque, consultant de nombreux ouvrages qui pourraient éclairer sa lanterne. La situation se complexifie pour lui car tous ceux qui veulent l'aider trouvent la mort dans de mystérieuses circonstances. Rien de bien rassurant. Ce qui est intéressant dans cette partie du film, c'est le fait que Lance Comfort, dès 1965 donc, insère des scènes de fêtes londoniennes se déroulant dans un appartement, et ce, bien avant que la Hammer ne fasse de même pour dynamiser ses productions, avec Dracula 73 par exemple, qui date de 1972. Sept ans d'avance donc pour Orgie Satanique avant que les autres studios n'exploitent cet effet d'interconnexion entre épouvante à l'ancienne et décors et costumes totalement contemporains. En tout cas, ces soirées festives à Londres, bien éloignées des cimetières et autres châteaux gothiques, nous permettent de découvrir l'actrice Tracy Reed, pure beauté à la plastique généreuse qui va raviver les désirs du comte Sinistre, décidément sensible à la grâce féminine. Mais ce dernier a oublié qu'il a déjà une femme et la jalousie de Tania va se retourner contre lui. Ah les femmes. La dernière demi-heure retourne aux racines du film d'épouvante et vaut le coup d'oeil, avec membres de la secte encapuchonnés, sacrifice, croix qui repousse le vampire, éboulement, et j'en passe. Le tout joliment filmé par Lance Comfort, dont la mise en scène et le soin apporté aux décors et aux costumes  n'ont pas à rougir face à ses concurrents. Orgie Satanique est une petite série B plaisante  et ce mélange entre vampirisme et magie noire se regarde sans déplaisir aucun. Encore une bien bonne idée de part d'Artus Films que de nous l'avoir fait découvrir dans une copie impeccable ! 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS



LE SECRET DES MARROWBONE

LE SECRET DES MARROWBONE
(Marrowbone)

Réalisateur : Sergio G. Sánchez
Année : 2017
Scénariste : Sergio G. Sánchez
Pays : Espagne
Genre : Thriller, Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : George MacKay, Anya Taylor-Joy, Charlie Heaton, Mia Goth, Matthew Stagg...


L'HISTOIRE : Pour ne pas être séparés, Jack, 20 ans, et ses frères et sœurs plus jeunes, décident de cacher à tout le monde le décès de leur mère qui les élevait seule. Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans la ferme familiale isolée. Bientôt, d’étranges phénomènes indiqueraient qu’une présence malveillante hante leur unique refuge…

MON AVIS : Scénariste en 2007 de l'excellent film de J.A. Bayona, L'Orphelinat, Sergio G. Sánchez décide de passer derrière la caméra en 2017 avec Le Secret des Marrowbone, parrainé par Bayona justement. On le sait, le cinéma fantastique espagnol contemporain est assez remarquable dans son refus de jouer uniquement sur la violence visuelle, préférant privilégier l'ambiance, l'atmosphère et surtout l'histoire à proprement parler. C'est tout à fait ce que nous propose Le Secret des Marrowbone. Dès sa superbe séquence d'introduction, le réalisateur nous plonge dans un univers énigmatique, fait de la demeure ancienne un décor de choix pour faire naître le suspense et nous dépeint avec justesse sa galerie de personnages. Les quatre acteurs qui composent la famille Marrowbone, à savoir George MacKay (Frank), Charlie Heaton (Billy), Mia Goth (Jane) et Matthew Stagg (Sam) sont épatants de justesse et livrent une composition saisissante qui tire le film vers le haut. On sent une réelle cohésion entre les acteurs, ce qui permet d'apporter une vraie crédibilité à leur rôle respectif et, surtout, de nous faire ressentir l'amour profond qui unit ces trois frères et leur sœur. Le réalisateur ménage les révélations sur cette famille unifiée, qui semble cacher un lourd et terrible secret. Durant une bonne heure, il joue avec les non-dits, les faux-semblants, instaure le doute dans notre esprit (le fameux "secret" du titre serait-il que les enfants cachent au monde environnant que leur mère est décédée, événement que le spectateur apprend assez tôt dans le film...) et parsème son histoire d'éléments troublants, qui flirtent avec le fantastique. Pourquoi les miroirs sont-ils systématiquement retirés ou recouvert d'un drap ? D'où viennent ces sons étranges qui semblent émaner des murs même de la demeure ? Quel est l'origine de cette tâche au plafond ? De qui les quatre protagonistes principaux ont-ils peur ? La maison serait-elle hantée par un esprit revanchard et que s'est-il passé dans cette dernière ? Autant d'interrogations qui nous titillent l'esprit et dont les réponses ne nous serons données que lors du final. On sent que Sergio G. Sánchez connaît bien les classiques du film de trouille et de fantômes (Les Innocents, La Maison du Diable, Les Autres, L'Orphelinat...) et il réinjecte ces influences dans Le Secret des Marrowbone avec un certain talent, transformant une simple partie de dès en scène à suspense assez flippante par exemple, tout comme le sera la stressante séquence du petit Sam caché sous un drap et se regardant dans un miroir. Simple mais efficace. La mise en scène est maîtrisée et pour un premier film en tant que réalisateur, c'est plus que prometteur. Les personnages secondaires ne sont pas oubliés et viennent même donner de l'épaisseur à l'intrigue. La mignonne  Anya Taylor-Joy (The VVitch, Split) va devenir le témoin de ce "secret" qu'on aimerait bien connaître, nouant une relation avec l’aîné des Marrowbone, tandis que Kyle Soller joue un notaire amoureux éconduit qui va, lui aussi, tenter de découvrir ce qui se trame autour de cette famille. Sans jamais recourir à la démonstration de force, Le Secret des Marrowbone est au final un joli film mettant en avant des problèmes familiaux qui viennent phagocyter la vie et le bien-être des protagonistes, le tout dans une atmosphère gothico-fantastique à l'ancienne qui fonctionne bien la plupart du temps. Le twist reste intéressant même si on sent encore une fois l'influence d'autres films, ce qui peut en atténuer l'impact. Présenté en ouverture du Festival du film fantastique de Gerardmer 2018, Le Secret des Marrowbone est souvent émouvant, parfois flippant; Il est superbement interprété en tout cas et saura satisfaire les amateurs d'angoisse feutrée.

* Disponible en DVD et BR chez Metropolitan Filmexport



SANCTUAIRE

SANCTUAIRE
(La Chiesa / The Church)

Réalisateur : Michele Soavi
Année : 1989
Scénariste : Dario Argento, Franco Ferrini, Michele Soavi
Pays : Italie
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Hugh Quarshie, Tomas Arana, Feodor Chaliapin Jr., Barbara Cupisti, Asia Argento...


L'HISTOIRE : Moyen Âge. Accusés de servir le Diable, les habitants d’un village sont massacrés par des chevaliers teutoniques. Afin d’enrayer la propagation du mal, une église est érigée sur le charnier. De nos jours, lors des travaux de restauration qu’elle dirige, Lisa découvre un parchemin dissimulé dans la paroi des sous-sols de l’église. Elle s’empresse d’en faire part à Ewald, le nouveau bibliothécaire. Imprégné des théories de l’alchimiste Fulcanelli, Ewald, bien résolu à percer le secret du parchemin, va, bien malgré lui, réveiller des forces obscures et malveillantes qui vont se déchaîner en se propageant à tous ceux présents dans l’édifice...

MON AVIS : En 1985 et 1986 sortent sur les écrans Démons et Démons 2, tous deux réalisés par Lamberto Bava et produits par Dario Argento. Des films Bis très fun et très gores, qui remportent un bon succès d'estime chez les fans. Un troisième volet est alors mis en chantier, Dario Argento et Franco Ferrini en rédigent l'histoire. Mais Démons 3 ne se fera pas car Lamberto Bava est occupé sur un autre projet et ne peut le réaliser. Argento fait alors appel à Michele Soavi pour réaliser le film basé sur l'histoire qu'il a écrite. Ce dernier accepte et apporte quelques idées nouvelles. Le scénario est remanié à trois mains et le titre devient Sanctuaire. En 1991, Umberto Lenzi réalisera Black Démons, qui est le vrai Démons 3. Avec Sanctuaire, Michele Soavi s'éloigne totalement de l'ambiance jouissive et grand-guignolesque instaurée par Lamberto Bava. Il livre un film assez sérieux, au rythme contemplatif, qui prend le temps d'installer une ambiance fantastico-ésotérique plutôt réussie. La scène d'introduction, censée se dérouler à l'époque du Moyen-Âge, avec le massacre d'un village par des chevaliers teutoniques, laisse entrevoir son manque de budget mais parvient tout de même à remplir le cahier des charges et se montre assez cruelle, Soavi plaçant ici et là quelques effets gores bien sentis, comme ce cheval frappant à plusieurs reprises une tête fraîchement décapitée. Cette séquence introductive nous permet également de découvrir une toute jeune Asia Argento  alors âgée de quatorze ans. Une fois passé cette première partie, on se retrouve à l'époque contemporaine et on va faire connaissance avec les deux personnages principaux mais aussi avec la majestueuse cathédrale qui va servir de décor principal et dont on sait qu'elle a été construite sur le charnier des supposés suppôts de Satan massacrés par les chevaliers et ce, afin de protéger notre monde des puissances démoniaques. Bibliothécaire chargé de classer de nombreux livres, Ewald (joué par Tomas Arana) va rencontrer la belle Lisa (sublime Barbara Cupisti, vue dans L'éventreur de New York, Bloody Bird ou Opéra), en charge de la restauration du bâtiment. La découverte d'un mystérieux parchemin antique va les entraîner dans une quête dont ils auraient mieux fait de se tenir à l'écart. Cette seconde partie, qui dure une bonne heure, pourra déstabiliser le spectateur s'attendant à voir une horde de créatures infernales s'abattre sur les occupants de la cathédrale. Car Michele Soavi à d'autres ambitions que celle de se plonger à corps et à cris dans le gore décomplexé. Il va au contraire prendre tout son temps, misant plus sur le mystère et l'ambiance, faisant avancer l'enquête des deux héros à pas d'escargot tout en nous offrant des scènes visuellement superbes. C'est redondant dans le cinéma de Soavi d'ailleurs, ce soin apporté à l'imagerie, aux détails, aux couleurs et Sanctuaire a de la splendeur picturale à revendre. Ce qui ne nous empêche pas de trouver que ce manque de péripéties porte un léger préjudice au film malgré de belles idées de mise en scène. Et puis arrive la dernière demi-heure qui s'emporte et bénéficie d'un rythme nettement plus alerte. Une fois un mécanisme antique déniché, la cathédrale devient un lieu totalement hermétique (sauf pour Asia Argento qui connaît un passage secret pour fuguer et aller s'amuser) et les forces du Mal vont pouvoir se déchaîner sur les occupants. Barbara Cupisti va avoir l'honneur de se retrouver nue (chouette) et de se faire chevaucher par un superbe démon, une créature absolument magnifique qui mérite à elle seule de voir le film. Soavi va même jusqu'à reproduire "en vrai" une peinture de 1979 conçu par Boris Vallejo, avec une femme nue enlacée par un démon ailé. Sublime. Le gore est aussi de la partie, avec un suicide au marteau-piqueur (!), une gorge transpercée par la pointe d'une grille de fer, un prêtre empalé sous la pluie, un visage déchiré avec les ongles façon Poltergeist et j'en passe, le tout sous une musique composée par Philip Glass ou Keith Emerson. Si on aura du mal à comprendre pourquoi les occupants de la cathédrale n'ont quasiment aucune réaction face à la violence qui se déchaîne autour d'eux dans cette dernière partie (les puissances infernales ont déjà contaminés leurs âmes ?), il n'en reste que ce final majestueux bonifie le film de Soavi, qui, malgré ses faiblesses au niveau du rythme, ne démérite pas en tant qu'oeuvre du cinéma fantastique respectueuse des codes du genre. Surtout qu'en cette fin de décennie 80, le cinéma d'horreur italien avait diablement perdu de sa superbe. Michele Soavi a repris le flambeau avec un talent certain et ce n'est pas Bloody Bird, Sanctuaire, La Secte ou Dellamorte Dellamore qui viendront me contredire. Hormis cela, et  ça devient répétitif de le dire à chaque fois, Le Chat qui Fume a encore fait un travail remarquable avec ce magnifique combo DVD / BR. Rien que le fourreau et le digipack trois volets est de toute beauté. Au niveau des bonus, c'est à nouveau la panacée puisqu'on trouve de nombreux modules présentés par les stars du film : l'actrice Asia Argento, le maquilleur Franco Casagni, l'acteur Giovanni Lombardo Radice (excellent, avec des répliques à se pisser dessus!), le responsable du design Massimo Antonello Geleng ou bien encore le scénariste Franco Ferrini viennent nous livrer moults informations et souvenirs sur le tournage du film et sa création. Cerise sur le gâteau, même Michele Soavi est présent pour nous en dire plus sur son film. Si Sanctuaire, en tant que film, ne ralliera pas tous les fans de cinéma de genre à sa cause, nul doute que son édition DVD-BR le fera au vu de la qualité du travail fourni ! 

* Dispo en combo DVD + BR chez LE CHAT QUI FUME



LA SECTE

LA SECTE
(La Setta)

Réalisateur : Michele Soavi
Année : 1991
Scénariste : Dario Argento, Gianni Romoli, Michele Soavi
Pays : Italie
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Kelly Curtis, Herbert Lom, Mariangela Giordano, Michel Adatte, Tomas Arana...


L'HISTOIRE : 1970, Californie. Une communauté hippie est massacrée par Damon et les membres de sa secte. Vingt-et-un ans plus tard, Francfort. Tandis que des crimes rituels attribués à la secte des Sans-Visage ponctuent l’actualité, Miriam Kreisl, jeune institutrice, manque de renverser Moebius, un vieillard au comportement étrange. S’il refuse de se faire soigner, il accepte en revanche de se reposer quelques heures chez elle. Curieusement, Moebius semble connaître la maison et fait part à Miriam d'une mystérieuse destinée. Bientôt, des faits étranges et sanglants se produisent dans l'entourage de la jeune femme...

MON AVIS : assistant-réalisateur de Dario Argento, Lamberto Bava ou Joe d'Amato entre autres, Michele Soavi décide de passer derrière la caméra en 1987 et réalise Bloody Bird, un giallo horrifique fort bien accueilli par le public. Il récidive deux ans plus tard avec Sanctuaire puis en 1991 avec La Secte. Sur une thématique semblable à celle du Rosemary's Baby de Roman Polanski, à savoir un destin imposé par une secte à une jeune femme, celui de mettre au monde l'Antéchrist, Michele Soavi nous offre un film hermétique, ésotérique, qui semble parfois ne pas savoir dans quelle direction aller mais qui, au final, se montre très intéressant et visuellement superbe. Avec un rythme relativement posé, peu énergique, Soavi focalise son attention sur les deux personnages qui donnent corps au récit : Miriam et Moebius. Comme le dit très justement un historien du cinéma dans les bonus de l'édition du Chat qui Fume, notre jeune institutrice interprétée par Kelly Curtis (soeur de Jamie Lee Curtis) n'agit jamais dans le film et subit tout ce qu'il lui arrive. Logique puisque toute la vie de cette jeune femme a été "prévu", réglé dans ses moindres détails par Moebius et sa secte et ce, depuis sa naissance même ! Sa petite vie monotone, que seul un lapin et un poisson rouge partagent avec elle, va donc être chamboulée par sa rencontre avec Moebius, curieux personnage joué par le célèbre acteur Herbert Lom. A partir de cette rencontre, Michele Soavi va instaurer une ambiance feutrée, mystérieuse et envoûtante. Par petite touche, il parvient à créer un certain suspens et le spectateur se questionne sur ce qu'il voit car le réalisateur refuse de lui fournir des explications, ce qui participe à élever l'intérêt du film. Pourquoi Moebius semble connaître l'appartement de Miriam, allant même jusqu'à trouver, sans chercher, le passage menant à la cave, lieu phare du film qui mène à la découverte d'un puits vertigineux qu'on comprend être une porte vers l'Enfer ? Comment ce dernier, trouvant apparemment la mort, peut-il être encore vivant, tout comme une amie de Miriam, déclarée morte et reprenant soudain goût à la vie à la morgue ? Quel pouvoir possède ce suaire sur lequel les traces du visage de Moebius se sont imprimés ? Pourquoi les membres de la secte, emmenée par Damon (un sosie de Charles Manson dans la séquence d'introduction), pratiquent-ils un rituel dans lequel le visage des victimes est littéralement arraché tel un masque ? Beaucoup de questions restent sans réelle réponse durant une bonne partie du film, aux spectateurs de se faire leurs propres opinions. L'ambiance fantastique et horrifique se fait de plus en plus présente, oppressante, emmenée par la caméra virtuose de Soavi qui s'amuse à nous offrir des plans très ingénieux, comme ceux où cette dernière suit un réseau de tuyauterie de l'intérieur par exemple. L'élément de l'eau est d'ailleurs un élément capital dans le film et nous ramène à certaines histoires de Lovecraft lui-même, dont on retrouve un peu l'esprit dans La Secte. Les scènes de cauchemars de Miriam sont excellentes et bourrées d'idées originales, ça fait plaisir de ne pas voir un simple copié-collé d'influences existantes. Eau bleutée au fond du puits, parasites étranges qui prennent possession d'un aquarium, oiseau marabout qui semble forniquer avec l'héroïne, chêne antique parsemé de bijoux celtes, prélèvements de visage, résurrections inexpliquées, suaire qui semble posséder ceux qui le portent sur le visage, personnages inquiétants, meurtres rituels, symbolisme et satanisme sont donc au programme de La Secte, une oeuvre pas si facile d'accès que ça au final mais qui mérite clairement d'être redécouverte, pour mesurer l'étendue du talent de Michele Soavi. L'édition combo DVD + BR du Chat qui Fume est comme à l'accoutumée de haute qualité, avec une image précise et bien définie. Les nombreux bonus donnent de précieuses informations sur le film, laissant la parole au réalisateur, chef décorateur, cameraman ou scénariste. On retrouve pour notre plus grand plaisir l'acteur Giovanni Lombardo Radice, toujours aussi passionnant et direct dans ses propos. Le tout dans un superbe digipack trois volets. Du tout bon.

* Dispo en combo DVD + BR chez LE CHAT QUI FUME



  

ELVIRA MAÎTRESSE DES TÉNÈBRES

ELVIRA MAÎTRESSE DES TÉNÈBRES
(Elvira Mistress of the Dark)

Réalisateur : James Signorelli
Année : 1988
Scénariste : Sam Egan, Cassandra Peterson, John Paragon
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Cassandra Peterson, William Morgan Sheppard, Larry Flash Jenkins, Edie McClurg...


L'HISTOIRE : Présentatrice télé de seconde zone, Elvira désire monter un show à Las Vegas mais il lui faut trouver 50000$. Elle apprend alors le décès de sa grand-tante Morgana et doit se rendre dans la petite ville de Fallwell pour la lecture du testament. Elvira hérite de la très vieille demeure de sa tante, d'un petit chien qu'elle s'empresse de relooker et d'un curieux livre de cuisine. Elle décide de restaurer la bâtisse pour la revendre. Mais les habitants de Fallwell n'apprécient pas sa présence qui détone avec leurs valeurs et principes moraux et puritains. Seul son oncle Vincent semble lui porter de l'attention. Il désire en fait récupérer le livre de cuisine, qui serait un livre de magie...

MON AVIS : Inconnue en France mais célèbre aux USA, Cassandra Peterson a acquis sa notoriété dès 1981 quant elle devient la présentatrice du show télévisée Movie Macabre. Elle s'inspire du personnage de Vampira, s'habille toute en noir, porte une perruque, du maquillage gothique, met en valeur ses arguments mammaires dans des tenues sexy aux décolletés plongeant, un humour noir à toute épreuve et se fait appeler Elvira. Le succès est quasi immédiat et Elvira se construit un véritable empire, avec sa société de production Queen B Productions et un merchandising à rendre fou ses admirateurs. C'est un véritable phénomène, une véritable institution aux Etats-Unis. La France reste totalement hermétique aux charmes de cette truculente jeune femme jusqu'au 24 janvier 1990, date à laquelle sort sur les écrans de cinéma le premier long métrage dont elle est la vedette : Elvira Maîtresse des Ténèbres. Le film a été diffusé en avant-première à Cannes lors du festival, avec la présence de Cassandra Peterson grimée en Elvira. Le film est rapidement devenu culte et nombreux sont les fans à s'être arraché la VHS lors de sa sortie. C'est l'un des films que les fans français préfèrent voir en VF car un très bon travail de doublage a été effectué, grâce notamment à la comédienne Evelyne Grandjean qui double la voix d'Elvira. Elvira Maîtresse des Ténèbres est avant tout une comédie, l'aspect "fantastique" n'apparaissant que tardivement. Une comédie entièrement dévouée à sa vedette-phare, qui va devoir lutter contre les préjugés des habitants de Fallwell, composés d'adultes bigots et puritains qui la considèrent comme une sorcière et n'acceptent pas l'emprise qu'elle exerce sur leurs enfants. C'est clair qu'avec sa tenue noire diablement sexy et sa poitrine atomique, elle fait tâche au milieu de cette population bien habillée et vieux jeu. Qui plus est, elle n'a pas sa langue dans la poche et sort des punchlines que Les Nuls auraient pu écrire en leur temps. Irrévérencieuse, trash, drôle, Elvira est une forte femme qui ne se laisse intimider par personne, même pas par son oncle Vincent qui est en fait un sorcier démoniaque. Si durant une bonne partie du film on assiste aux frasques d'Elvira, avec des gags se focalisant principalement sur sa poitrine. L'actrice n'hésite pas à en faire des tonnes, se lance dans une parodie de Flashdance qui se termine façon Carrie au bal du Diable, le goudron et les plumes ayant toutefois remplacé le sang. L'humour est omniprésent et la personnalité extravagante de cette héroïne hors du commun emporte l'adhésion du public malgré des péripéties assez quelconques en fait. Certaines séquences valent le détour, à commencer par cette curieuse préparation culinaire qui nous permet de voir une créature assez réussie et d'assister aux premiers effets spéciaux du film. La scène dans laquelle Elvira fait manger aux habitants de Fallwell une mixture contenant une filtre magique est impayable car nos tristes-lurons sont alors pris d'une irrésistible frénésie sexuelle et le simple pique-nique se transforme en une curieuse orgie (rassurez fort soft, le film est absolument tout public). La dernière demi-heure est ouvertement fantastique, avec l'affrontement entre Elvira et son oncle. Notre égérie gothique découvre qu'elle aussi possède des pouvoirs magiques et elle ne manquera pas de s'en servir dans une débauche d'effets visuels sympathiques. Les fans de Craignos Monsters tiqueront peut-être quand Elvira ne se montre pas très tendre avec le It Conquered the World de Roger Corman ou L'Attaque des Tomates Tueuses de John De Bello. Mais en interview, Cassandra Peterson a toujours affirmé adoré ce type de série B fauchée. L'honneur est sauf. La scène finale nous permet d'assister à un show d'Elvira façon music-hall et ça en jette pas mal, avec danseurs et costumes farfelus. Elvira Maîtresse des Ténèbres est-il vraiment un film culte comme le proclame les fans ? On pourra trouver que le film est relativement sage et, bien que l'ensemble soit généreux et drôle, on aurait aimé plus d'éléments fantastiques, plus de délires avec des effets spéciaux. Certes, la poitrine d'Elvira est un effet spécial naturel à lui tout seul me répondrez-vous. Ok. Hormis cela, ce premier film mettant en vedette Elvira (on la retrouvera dans le tardif Elvira et le Château Hanté en 2001) est assurément bien sympathique et saura convaincre de nouveaux fans grâce à la superbe édition de Bach Films, qui nous propose une copie magnifique en VF et VOSTF, ainsi que de nombreux bonus intéressants, le tout dans divers packaging, tous d'une grande beauté. De quoi se replonger avec délice dans l'univers kitsch et déjanté d'Elvira !  

* Disponible en combo DVD + BR chez BACH FILMS



TENDER FLESH

TENDER FLESH
(Tender Flesh / Carne Fresca)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1997
Scénariste : Jess Franco
Pays : Espagne, Etats-Unis
Genre : Érotique, Survival
Interdiction : -16 ans
Avec : Amber Newman, Lina Romay, Monique Parent, Aldo Sambrell, Alain Petit...


L'HISTOIRE : Strip-teaseuse dans une boîte de nuit, Paula se fait remarquer par un étrange couple, certainement riche, et prônant l’amour libre. Il l’invite alors à venir passer quelques jours dans un palace sur une île. Là, au milieu du luxe et des mœurs dépravées des protagonistes, elle va découvrir que ses hôtes sont plutôt portés sur la chasse et la chair humaine...

MON AVIS : Si vous connaissez un peu les films de Jess Franco ou si vous possédez ceux qui ont été édité par Artus Films, la lecture du synopsis de Tender Flesh vous aura très certainement fait penser à celui de La Comtesse Perverse, que le réalisateur espagnol a réalisé en 1974. Et vous aurez raison puisque Tender Flesh est le remake moderne de ce dernier. Malheureusement, il est loin d'en avoir les qualités. La Comtesse Perverse mélangeait érotisme et chasse à l'homme avec un certain brio. Les scènes saphiques, la présence de Lina Romay et d'Alice Arno, les décors, dont la maison des maîtres de l'île avec son escalier renversant ou le thème du cannibalisme étaient traités avec raffinement et cette relecture du classique Les Chasses du Comte Zaroff marquait des points et remplissait largement son contrat. Lina Romay est également au générique de Tender Flesh mais avec 23 ans de plus au compteur et il faut bien reconnaître que la jolie brune a perdu de sa superbe avec ses cheveux coupés ultra-court et ses traits marqués. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à se dévêtir devant la caméra de son mari. Mais honnêtement, ce n'est pas très érotique. Plus sexy et excitante est la jeune vedette du film, Amber Newman. Elle joue le rôle de Paula et se livre sans retenue aux différents acteurs et actrices du casting, que ce soit la jolie blonde Monique Parent (la comtesse Irina) ou le jeune Mikail Kronen, qui joue un rabatteur. La plastique de l'actrice, son charme, sa fraîcheur et sa ravissante poitrine sont assurément ce qu'il y a de plus intéressants dans le film, tout comme l'aspect fétichiste qui se dégage de certaines séquences. Vêtements très aérés et bottes en cuir sont mis en avant par Jess Franco, qui filme même l'actrice Analia Ivars faire une fellation au talon-aiguille de sa maîtresse. Le passage du strip-tease d'Amber Newman, entourée de deux mannequins en plastique ressemblant à des sortes de momies et pourvus de membres turgescents est également à mettre dans les points positifs du film, nous rappelant des œuvres décalées comme Café Flesh par exemple (en plus soft bien sûr). Mais hormis cela, on ne peut dire qu'il y a grand chose à retenir de Tender Flesh. Jess Franco mise avant tout sur le côté érotique du film mais peine à rendre les (trop) nombreuses séquences déshabillées ne serait-ce que jolies. J'ai trouvé que le film n'était pas très bien filmé et sur les 90 minutes que dure ce dernier, il y en a 75 qui sont uniquement consacrées à des scènes sexuelles. Heureusement, les ultimes quinze dernières minutes rattrapent un peu l'ensemble car dédiées à la partie de chasse à l'homme, ou plutôt à la chasse à Amber Newman puisque c'est la plus jolie actrice du film qui va devenir la proie de ce groupe de riches adeptes de la traque et de la chasse à l'arc, leurs victimes étant ensuite cuisinées avec raffinement par un Alain Petit qui assure en cuistot cannibale. La dernière image, avec une Monique Parent rôtie à point, est succulente et bien déjantée. Dommage de Franco n'a pas accordé plus d'importance à la chasse à l'homme et qu'il a préféré mettre en scène un simple film érotique avant toute autre considération. Reste donc la prestation bien en chair d'Amber Newman et quelques scènes un brin fantaisiste. Pas suffisant pour préférer Tender Flesh à La Comtesse Perverse en tout cas. A noter que l'édition 2 DVD d'Artus Films nous permet de visionner en bonus un making of sous forme de journal filmé à l'époque et durant le tournage par Alain Petit. De quoi découvrir Jess Franco sur un plateau, dirigeant ses comédiens et comédiennes. Très intéressant.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS