Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


dimanche 16 avril 2017

LA FILLE DU TRAIN

LA FILLE DU TRAIN
(The Girl on the Train)

Réalisateur : Tate Taylor
Année : 2016
Scénariste : Erin Cressida Wilson
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Emily Blunt, Haley Bennett, Rebecca Ferguson, Justin Theroux, Luke Evans...



L'HISTOIRE : Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite, jusqu’au jour où elle est le témoin d’un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère...

MON AVIS : Adaptation du polar à succès de Paula Hawkins, La Fille du Train est un thriller puzzle brillant qui nous tient en haleine grâce à son scénario déstructuré, alternant flash-backs et séquences se déroulant au présent pour mieux nous intriguer et distiller ses multiples secrets au compte-gouttes. Au spectateur de rassembler les pièces du puzzle avant la découverte du pot-aux-roses. Solidement mis en scène, avec une ambiance très thriller 90's, La Fille du Train se focalise sur le destin de trois héroïnes qui ont plus en commun qu'elles ne le pensent. On a Rachel (excellente Emily Blunt), la fille du train du titre, qui, brisée par son divorce, s'est réfugiée sans l'alcool et se projette dans le couple qu'elle regarde depuis son wagon à chaque trajet qu'elle accomplie. Un couple composé d'un homme séduisant et d'une jolie petite blondinette, Megan, interprétée par la sexy Haley Bennett qui ne sera pas avare de ses charmes. Un couple fusionnel apparemment, vivant d'amour et d'eau fraîche, du moins en apparence. Et vous le verrez, les apparences sont souvent trompeuses dans La Fille du Train. Dernière fille venant constituer ce triangle diabolique, Anna, jouée par Rebecca Ferguson, qui n'est autre que la nouvelle compagne de l'ex-mari de Rachel, et qui a pour baby-sitter... Megan ! Le film de Tate Taylor alterne donc entre ces trois vedettes, nous présentes leurs vies actuelles et passées, et met petit à petit en place les divers éléments qui vont faire monter le suspense, la tension et notre intérêt. Magistralement bien ciselé et orchestré, La Fille du Train ne cesse de nous surprendre plus le film avance et l'aspect intriguant et un peu décousu du début laisse place à une histoire solide. Le film reste assez contemplatif, ne vous attendez pas à de l'action en pagaille mais cet aspect posé, qui fait que l'histoire semble tourner en rond et pourrait créer un certain ennui, participe fortement à l'ambiance désirée, pour mieux nous asséner les révélations et frapper un grand coup. On regrettera peut-être le final grand-guignolesque mais vraiment, j'ai été happé par l'intrigue et le jeu des actrices et j'ai vraiment adoré. Le film reste exigeant vu l'absence de chronologie dans le déroulement des événements et pourra dérouter le spectateur qui le regarderait en dilettante. Un beau portrait de femmes en tout cas, mêlé à une énigme tortueuse et prenante. 

NOTE : 5/6



samedi 15 avril 2017

POWER RANGERS

POWER RANGERS
(Power Rangers)

Réalisateur : Dean Israelite
Année : 2017
Scénariste : John Gatins
Pays : Canada, Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Ludi Lin, Becky G, Elizabeth Banks...



L'HISTOIRE : Dans une petite ville, cinq adolescents découvrent des sortes de bijoux de couleurs différentes ainsi qu'un gigantesque vaisseau extraterrestre. Ils vont alors devoir apprendre à surmonter leurs peurs et à faire équipe pour devenir les Power Rangers. En effet, le destin les a choisis pour sauver le monde de la destruction orchestrée par une force extraterrestre surpuissante. Une force qui a déjà remporté la bataille il y a 65 millions d'années...

MON AVIS : Pour tous les enfants des années 90, la série Power Rangers fait partie des incontournables, au même titre que X-Or ou Goldorak pour les générations précédentes. Cette adaptation moderne devrait satisfaire les fans de l'équipe multicolore, qui devront toutefois patienter et attendre la dernière demi-heure pour voir leurs héros revêtir leur armure rouge, bleu, jaune, noir et rose. Car ce Power Rangers 2017, d'une durée de 124 minutes, nous propose durant une heure et demi de faire connaissance avec les cinq adolescents qui vont devenir les sauveurs de la Terre. Jason, Kimberly, Billy, Zack et Trini, respectivement interprétés par Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Ludi Lin et Becky G, sont des jeunes ados un peu "clichés" (beaucoup diront certains), un peu rebelles ou mis à l'écart. On a d'ailleurs la forte impression de voir un pseudo remake de Breakfast Club au départ, puisque certains d'entre-eux sont collés tous les samedis, comme dans le film culte de John Hughes. On a le sportif qui prend la défense des plus faibles, le noir un peu bizarre mais super intelligent, la jolie brune rebelle, l'asiatique frappadingue et même une lesbienne. Bref, des clichés certes mais qui participent bien à nous faire apprécier cette joyeuse équipe au destin fantastique. Le film met bien en exergue les notions d'amitié, de respect des autres, d'anti-racisme et de tolérance puisque, pour pouvoir acquérir leur costume de Power Rangers, les cinq héros devront tous être raccord, c'est à dire former une vraie équipe, un ensemble soudé, faire fi de leur différence et de leur égo pour se mettre à l'unisson dans leur mission. Avec parfois des dialogues un peu crus ou des allusions sexuelles, Power Rangers est clairement dédié à un public adolescent et, personnellement, j'interdirais ce film aux moins de dix ans, car outre ces détails, certaines séquences mettant en vedette la méchante iconique du film, Rita Repulsa, interprétée par Elizabeth Banks, risquent d'impressionner fortement les plus jeunes. Bien rythmé, Power Rangers bénéficie de bons effets-spéciaux, qui trouveront leur point d'orgue lors d'une dernière demi-heure menée tambour battant et qui nous offre (enfin) le loisir de voir nos héros dans leur tenue (moderne) de Power Rangers. J'aurais aimé voir plus de séquences de combat comme celles de cette demi-heure mais on se doute que si le film est un succès, une suite ne tardera pas à venir pointer le bout de son nez et comme les présentations ont été faite, on devrait rentrer directement dans le feu de l'action. Outre nos héros costumés, on appréciera l'apparition de leurs Zords (robots de combats), qui, dans un dernier déluge visuel, se rassembleront pour former le  Megazord ! Bref, ce Power Rangers 2017 est un chouette spectacle, bourré de "fan-service" (on entend même le "Go Go Power Rangers"), qui a su parfaitement s'adapter à son époque (réseaux sociaux, harcèlement scolaire, orientation sexuelle différente...) et moderniser le concept. Petite mention pour la Power Ranger rose et le Power Ranger bleu qui domine les autres pour ma part.

NOTE : 4/6




dimanche 9 avril 2017

DOCTOR STRANGE

DOCTOR STRANGE
(Doctor Strange)

- Visionné en BR 3D -

Réalisateur : Scott Derrickson
Année : 2016
Scénariste : Scott Derrickson, Jon Spaihts, C. Robert Cargill
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Super-héros
Interdiction : /
Avec : Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Rachel McAdams, Mads Mikkelsen...



L'HISTOIRE : Brillant neurochirurgien, le docteur Stephen Strange est victime d'un accident de voiture qui le prive de l'usage de ses mains. La chirurgie étant dans l'impossibilité de le guérir, il se réfugie dans le domaine des arts mystiques et découvre un monde dont il ne soupçonnait pas l'existence. Son apprentissage va lui conférer des pouvoirs qui dépassent les lois de la physique. Des pouvoirs qu'il va devoir mettre au service de l'humanité car un puissant sorcier menace la Terre...

MON AVIS : Je n'ai jamais vraiment accroché au personnage du Doctor Strange quand, adolescent, je lisais les BD issus de l'univers Marvel, préférant les X-Men (époque Serval / Colossus / Diablo) et Spiderman entre autres. L'annonce d'un (nouveau) film sur ce personnage n'a donc pas créé d'attente particulière chez moi. Plus intriguant était le nom du réalisateur choisi : Scott Derrickson. Ce metteur en scène sous-estimé est pourtant l'auteur de films horrifiques assez intéressants, à l'image de Hellraiser 5 : Inferno, L'exorcisme d'Emily Rose, Délivre-nous du Mal ou du terrifiant Sinister. Son remake du Jour où la Terre s'arrêta, avec Keanu Reeves, restait du domaine du blockbuster divertissant même s'il n'arrive pas à la cheville du film original. Tous ces films n'ont pas bénéficié d'un budget très élevé et le voir aux commandes d'une grosse production Marvel avait de quoi troubler les spectateurs. Une fois la vision de Doctor Strange terminée, une conclusion s'impose : Scott Derrickson était bien l'homme de la situation et son film est tout simplement l'une des meilleures adaptations Marvel, rien que ça ! Spectaculaire divertissement jamais gnan-gnan, qui utilise l'humour avec parcimonie et à bon escient, Doctor Strange bénéficie avant tout de l'interprétation du charismatique Benedict Cumberbatch, alias Sherlock Holmes dans la série du même nom initiée en 2010. Il interprète ici un neurochirurgien à l'égo surdimensionné, imbu de sa personnage, qui ne recherche que la célébrité grâce aux brillantes opérations du cerveau qu'il effectue. Son accident de voiture va le rappeler à l'ordre et lui faire comprendre qu'il va falloir s'ouvrir aux autres et arrêter de se la jouer. Son parcours initiatique dans une école d'arts mystiques va donc façonner la mentalité de ce super-héros en devenir et lui ouvrir des possibilités dont il ignorait l'existence. On est loin de l'univers des sorciers façon Harry Potter et les prouesses qu'accomplissent ceux dans Doctor Strange sont époustouflantes, surtout en 3D. Rien que la scène d'introduction nous laisse sur la carreau. Les jeux avec l'espace temps et sa distorsion sont assez hallucinants et d'une beauté visuelle impressionnante. Bénéficiant également d'un rythme soutenu, Doctor Strange n'ennuie jamais et on ne voit pas passer le temps devant notre écran. Les scènes de dialogues sont intelligemment mixées avec les séquences d'action et le tout tient très bien la route. Certes, le film reste un divertissement familial absolument tout public, on est très loin de la noirceur et de la violence d'un Logan par exemple. Mais tout passe comme une lettre à la poste et on en prend plein la vue. A noter la présence de l'excellent Mads Mikkelsen dans le rôle du méchant du film. Franchement, un personnage de super-héros des plus intéressants et que je prendrai plaisir à revoir dans la suite, évidemment annoncée à la fin du générique. Bravo à Scott Derrickson pour ce divertissement haut de gamme et pour avoir contrecarrer tous mes préjugés sur ce personnage. 

NOTE : 5/6


dimanche 2 avril 2017

TROPIQUE DU CANCER

TROPIQUE DU CANCER
(Al tropico del cancro)

Réalisateur : Giampaolo Lomi, Edoardo Mulargia
Année : 1972
Scénariste : Giampaolo Lomi, Edoardo Mulargia, Anthony Steffen
Pays : Italie
Genre : Giallo
Interdiction : -12 ans
Avec : Anthony Steffen, Anita Strindberg, Gabriele Tinti, Umberto Raho...



L'HISTOIRE : Vivant depuis de nombreuses années à Port-au-Prince, le Docteur Williams traîne une réputation de fabricant de drogue. Sa dernière création est un puissant hallucinogène permettant de plonger dans un univers érotique ouvrant sur ses désirs les plus secrets. Peacock, énorme fortune de l’île, pédophile notoire, convoite la formule, tout comme un certain Murdock, fraîchement arrivé en ville. Après avoir caché son invention, Williams voit débarquer un vieil ami, Fred Wright et son épouse, la sublime Grace. Commence alors une série de règlements de comptes de plus en plus violents, tandis que Grace, au son des tambours vaudou, découvre ses désirs enfouis...

MON AVIS : Après avoir été assistant metteur en scène sur le mondo Les Négriers de Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi, dont le tournage a eu lieu à Haïti, Giampaolo Lomi désire tourner un long métrage sur cette île, étant tombé sous le charme de sa population et de ses décors paradisiaques malgré la dictature de Duvalier. Son souhait sera exaucé l'année suivante, en 1972, puisqu'il décide de mettre en scène Tropique du Cancer, sur un scénario écrit par ses soins mais aussi par Edoardo Mulargia, le second réalisateur que les producteurs lui imposent, et par l'acteur Anthony Steffen, ce dernier désirant retoucher le script afin d'y apparaître à son avantage. Des remaniements de scénario qui viennent compliquer un peu la tâche de Giampaolo Lomi et qui peuvent expliquer l'aspect fortement décousu de l'histoire, notamment lors de la première demi-heure. En effet, le début du film n'est pas très clair et on a souvent l'impression de passer du coq à l'âne entre deux scènes, sans qu'il y ait un réel fil conducteur. La multiplication des personnages et le manque d'information sur le sujet même du film, à savoir l'intérêt de plusieurs individus à s'approprier le résultat des recherches du docteur Williams, renforcent encore ce sentiment d'incompréhension et cet aspect fractionné de l'intrigue. Heureusement, la suite du film se verra nettement plus structurée et relancera notre intérêt. Tropique du Cancer est classé dans la catégorie des gialli, et effectivement, on y trouve les codes du genre, à savoir une intrigue policière, un mystérieux tueur portant des gants noirs, quelques meurtres (dont un très violent et bien mis en scène dans une usine de fabrication de papier) et bien sûr un aspect érotique présent. Ce dernier est incarné par la sublime Anita Strindberg, particulièrement rayonnante ici. Il faut dire que le soleil et les décors paradisiaques d'Haïti mettent bien en valeur sa blondeur virevoltante au milieu de la population noire. L'actrice nous offrira une séquence onirique du plus bel effet, un peu à la manière de celle dont elle était la vedette dans Le Venin de la Peur. A ses côtés, on trouve le beau gosse Gabriele Tinti et Anthony Steffen. Ce dernier, célèbre pour ses rôles dans de nombreux westerns, joue le docteur Williams. Les relations entre ces trois personnages vont évoluer au fil du temps et apporteront un peu de piment à l'intrigue, qui, reconnaissons-le, à un peu de mal à nous tenir en haleine. On est loin des classiques du genre en terme de tension et de suspense. Ce qui fait l'originalité de Tropique du Cancer, c'est avant tout ce mélange entre thriller et film d'aventure exotique teinté de vaudou. Un mélange qui rend le film assez atypique, lui conférant parfois des allures de mondo, comme lors de la séquence de la cérémonie vaudou, qui n'a pas été scénarisé mais bel et bien prise sur le vif par le réalisateur qui n'a pas hésité à prendre sa caméra à l'épaule et à se placer au beau milieu de la population. Bien sur, le but ultime du film, pour nous spectateurs, est de comprendre les rouages de l'intrigue policière et de déterminer qui peut bien être notre mystérieux tueur tellement désireux d'obtenir le secret du docteur Williams. Plusieurs protagonistes vont venir rejoindre la liste des potentiels suspects et le pot-aux-roses, dévoilé à la fin du métrage évidemment, tient la route et se réserve plein de surprise. De par son décor, original et très loin des ambiances urbaines présentes dans de nombreux gialli, Tropique du Cancer fait partie de ces films qui jouent avec les codes du genre tout en les transgressant pour proposer un spectacle inhabituel et inattendu. Pas inintéressant, le film nous rappelle parfois certaines œuvres de Joe d'Amato filmées en République Dominicaine. Nul doute que les amateurs découvriront ce giallo méconnu grâce à la belle édition du Chat qui Fume qui a encore fait un très beau travail de présentation et d'effort au niveau des bonus.

* Disponible en combo BR  + DVD chez LE CHAT QUI FUME

NOTE : 4/6



samedi 1 avril 2017

BÉBÉ VAMPIRE

BÉBÉ VAMPIRE
(Grave of the Vampire)

Réalisateur : John Hayes
Année : 1972
Scénariste : David Chase
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : William Smith, Michael Pataki, Lyn Peters, Diane Holden...



L'HISTOIRE : Venus s’encanailler dans un cimetière, Leslie et Paul se font attaquer par un vampire tout juste sorti de sa tombe. Paul est tué alors que Leslie se fait violer par le monstre. Peu après, elle se retrouve enceinte et, quelques mois plus tard, accouche de son enfant. Un enfant pour le moins étrange, qui semble attiré par le sang…

MON AVIS : Allez savoir pourquoi, lors de la sortie VHS de ce film en France, Bébé Vampire s'est retrouvé affublé du titre Les Enfants de Frankenstein ?? Si enfant il y a, il n'est au nombre que de un et point de docteur Frankenstein ou d'expériences scientifiques macabres dans le film ! Passons sur ce curieux phénomène de re-titrage pour nous attarder sur ce petit film d'épouvante mis en scène par John Hayes. Le filon du film de vampires commencent à s'épuiser et à tourner en rond, notamment en Angleterre avec les productions Hammer Films. Bien qu'accentuant l'aspect érotique et violent, les œuvres vampiriques du prestigieux studios britannique durant les années 70 s’essoufflent malgré des tentatives plus qu'intéressantes (Le cirque des Vampires, The Vampire Lovers). Aux USA, le succès du film Count Yorga, Vampire, provoque au contraire un nouvel élan et un nouvel attrait pour les suceurs de sang et on voit débarquer sur les écrans plusieurs petites productions indépendantes utilisant la thématique du vampire, que ce soit au niveau du film d'épouvante mais aussi dans le film érotique et pornographique. Grave of the Vampire, titre original de Bébé Vampire, se situe dans le courant sérieux et contemporain du cinéma d'épouvante. Le réalisateur veut offrir au public un spectacle de qualité et il y parvient relativement bien malgré quelques faiblesses et même parfois un petit aspect nanaresque, qui n’entache cependant pas trop le plaisir ressenti durant la vision du film. Certes, nous ne sommes pas en présence d'un chef-d'oeuvre ou d'un classique du genre mais le soin apporté à la photographie, aux décors ainsi qu'à la mise en scène permet de passer un bon moment avec ce film curieux et parfois malsain. Malsain en effet, notamment durant la première partie du film qui nous présente le réveil du vampire, plutôt bien interprété par l'acteur Michael Pataki, mais surtout la grossesse d'une malheureuse victime violé par ce dernier, et la naissance du bébé vampire du titre. La scène dans le cimetière joue bien avec les codes du genre, avec caveau déserté par son occupant, brume à foison, musique inquiétante et attaques sanglantes du vampire au look décrépi que l'absorption de sang fera rajeunir. Mais comme dit, ce qui retient notre attention reste les premiers jours d'existence sur Terre du poupon aux longues dents. Si on ne verra jamais le visage de ce chérubin, on comprend vite que boire du lait ne l'intéresse pas vraiment, et qu'il préfère largement les gouttes de sang issues d'une coupure à la main de sa maman. Bien des années avant Baby Blood, notre bébé vampire va donc se nourrir du précieux liquide rouge, que sa mère, pas du tout affolée ou apeurée, va lui offrir avec compassion. La scène dans laquelle elle se taillade le sein à coup de couteau pour que son fils vienne téter le liquide de vie est assez glauque. Censées se situer durant les années 40, cette première partie (que rien ne distingue de la seconde en terme de décors ou de tenues vestimentaires !) s'avère efficace et correctement réalisée.  La seconde partie se déroule trente-cinq après ces événements et notre bébé a bien grandi. Il a désormais le physique de l'acteur William Smith et il est parfaitement conscient que quelque chose cloche chez lui. Pourtant, le film ne met pas l'accent sur le fait qu'il soit un vampire. Plus curieux encore, il se déplace de jour comme de nuit et voue une haine farouche envers son géniteur qu'il tient pour responsable de la mort de sa mère, qui s'est vidée de son sang jusqu'à la dernière goutte pour lui. Il a d'ailleurs retrouvé la trace de son vampire de père, qui a changé de pseudonyme et enseigne dans une université. Même curiosité pour ce dernier, alors que dans la première partie du film, le vampire semblait craindre la lumière, se réfugiant précipitamment dans une maison avant le lever du soleil, il déambule désormais sans vraiment craindre l'astre solaire, même s'il enseigne lors des cours du soir. Certes, on ne le voit jamais en plein jour mais certaines séquences ne semblent pas être tournées de nuit vu la luminosité au dehors. Bref, passons ce petit détail. Cette seconde partie, plus contemporaine donc, joue sur la confrontation du fils avec son père et met en vedette quelques ravissantes actrices dont Lyn Peters et Diane Holden. Si le scénario manque de rigueur certaine fois et qu'on a du mal à comprendre comment Diane Holden, tombée amoureuse de notre bébé vampire adulte, le laisse aller s'encanailler avec Lyn Peters en moins de cinq minutes, le récit se montre assez dynamique en faisant du père vampire un vrai prédateur au charme glacial. Quelques légères effusions de sang viendront éclabousser l'écran lorsqu'il s'en prendra à la gent féminine mais pas de quoi effrayer les ménagères. Le scénariste rajoute pas mal d'éléments à son histoire, comme le fait que papa vampire reconnaisse en Lyn Peters son amour défunt d'antan, qu'il tentera de faire revenir à lui en utilisant le spiritisme et en se servant de l'actrice comme médium. Pourquoi pas ? Reste encore l'affrontement final entre le père et le fils, qui viendra clore ce Bébé Vampire pas inintéressant. Le sérieux du film, le jeu assez convaincant du casting, le charisme ténébreux de Michael Pataki sont autant d'atouts qui tire le film de John Hayes vers le haut. Comme déjà dit, ce n'est pas un grand film d'épouvante mais ça se regarde sans déplaisir en tout cas et l'aspect rétro lui procure un petit charme particulier qui fait passer la pilule. Sympa, divertissant et atypique.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6





samedi 25 mars 2017

LA RAGE DU DÉMON

LA RAGE DU DÉMON
(La Rage du Démon / Fury of the Demon)

Réalisateur : Fabien Delage
Année : 2015
Scénariste : Fabien Delage
Pays : France, Croatie, Etats-Unis
Genre : Documentaire, Fantastique
Interdiction : /
Avec :  Alexandre Aja, Dave Alexander, Jean-Jacques Bernard, Christophe Gans, Pauline Méliès...



L'HISTOIRE : Janvier 2012. Un collectionneur organise la projection privée d’un film muet au Musée Grévin à Paris. Le visionnage tourne au cauchemar : vers la fin de la séance, les spectateurs devenus enragés sèment le chaos dans la salle. Les médias relayent peu l’affaire, pourtant ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident se produit ; il semblerait que le film projeté soit à l’origine de ce phénomène inquiétant. Cette enquête captivante nous emmène sur les traces d’émeutes violentes ayant eu lieu tout au long des XIXème et XXème siècles, provoquées par une œuvre rare, fascinante et dangereuse : La Rage Du Démon, attribuée au cinéaste Georges Méliès. A travers des entretiens avec des journalistes, cinéastes, historiens, experts et psychologues, ce nouveau long métrage documentaire lève le voile sur le film maudit le plus inquiétant que le monde ait jamais connu. De mystères en mystères, d’interrogations en interrogations, découvrez toute la vérité sur ce film disparu qui fait trembler le monde du cinéma depuis plus d’un siècle…

MON AVIS : D'une durée de 60 minutes, La Rage du Démon de Fabien Delage (réalisateur des deux saisons de la sympathique série Dead Crossroads) est un mockumentary, c'est à dire un faux documentaire qui utilise des éléments véridiques associés à de la pure invention. Dans le domaine, on pensera aussitôt à l'excellent Forgotten Silver de Peter Jackson. Avec La Rage du Démon, Fabien Delage utilise comme point de départ la projection privée d'un film disparu qui aurait été retrouvé par un célèbre collectionneur. Une projection qui ne sera pas de tout repos pour les spectateurs puisque ceux-ci vont être pris d'une crise de folie hystérique face aux images proposées. Comment un simple film muet, que certains attribuent à George Méliès, l'inventeur du cinéma fantastique et des effets-spéciaux, a-t-il pu rendre fou la majeure partie du public ? Il semblerait de plus que ce n'est pas la première fois que ce film provoque un tel déferlement de violence. La Rage du Démon va donc tenter de trouver une explication à ce curieux phénomène à travers des recherches dans diverses cinémathèques et en interviewant des journalistes, des réalisateurs, des historiens du cinéma, des prêtres ou des experts en sciences occultes. On retrouve à l'écran des personnalités bien connues des fans de cinéma fantastique, à l'image d'Alexandre Aja, de Christophe Lemaire, de Jean-Pierre Putters, de Jean-Jacques Bernard, de Christophe Gans, de Philippe Rouyer et j'en passe. Tous les intervenants y vont de leur anecdote ou de leur connaissance sur ce film "maudit" qui posséderait un mystérieux pouvoir sur celui qui le regarde. Alternant ces interviews avec des images d'archives, La Rage du Démon devient de plus en plus passionnant au fil de son déroulement et on en oublie rapidement qu'il s'agit d'un faux documentaire. D'ailleurs, les spectateurs qui ne savent pas qu'il s'agit d'une pure invention ne pourront que croire à l'existence de ce film et s'empresseront à coup sûr de faire des recherches sur internet. Parmi les autres intervenants, on trouve Pauline Méliès, l'arrière-arrière petite fille du magicien des images. On ressent tout l'amour qu'elle porte à George Méliès dans ses interventions. En fait, La Rage du Démon est une véritable déclaration d'amour à cet illustre personnage et au cinéma fantastique, voir au cinéma tout court. On a le plaisir de voir de nombreux extraits de films de Méliès dans La Rage du Démon et on ne peut être qu'admiratif devant son travail et son imagination pour mettre en scène des trucages hallucinants pour l'époque. L'intelligence de Fabien Delage et de La Rage du Démon est de traiter son sujet de manière on ne peut plus sérieuse. Les thématiques de l'ésotérisme, du mysticisme sont mises en avant pour ensuite être relativisées par une approche plus scientifique (la vieillesse de la pellicule a pu libérer une substance chimique hallucinatoire qui aurait provoqué cette hystérie collective chez le public ou alors il y aurait des images subliminales insérées dans le film), approche scientifique elle aussi mise de côté par l'hypothèse que l'âme d'une défunte (la femme de meilleur ami de George Méliès qui pratiquait les sciences occultes) peut "hanter" les images et provoquer cette panique. Le mystère reste entier et les tentatives de réponses ne sont que suppositions passionnantes. A la fin du générique, on en vient presque à regretter que ce film ne soit que supercherie et on se prend à rêver qu'un collectionneur détienne réellement la copie d'une telle oeuvre ! En tout cas, un bien bel hommage au cinéma muet à au magicien Méliès.

NOTE : 5/6



vendredi 17 mars 2017

CRUELLE EST LA NUIT

CRUELLE EST LA NUIT
(Cruelle est la Nuit)

Réalisateur : Alan Deprez
Année : 2016
Scénariste : Alan Deprez
Pays : Belgique
Genre : Court-métrage, gore, X
Interdiction : -16 ans
Avec : Kevin Dudjasienski, Bertrand Leplae, Arnaud Bronsart, Pascal Gruselle, Sabrina Sweet...



L'HISTOIRE : À la faveur d’une nuit noire, les activistes d’Aetna partent en mission, avec pour objectif l’assassinat d’une personnalité trouble et médiatique. Leur cible ? L’homme politique véreux Hein Stavros. Mais lorsqu’ils débarquent dans son loft cossu, ils se retrouvent en pleine partie fine. Inutile de préciser que les choses ne vont pas tarder à dégénérer...

MON AVIS : Le talentueux Alan Deprez est bien connu des fans de cinéma bis puisque le jeune homme écrit dans divers fanzines et magazines du genre, tels Medusa, Métaluna, CinemagFantastique, Mad Movies ou Darkness Fanzine entre autres. Passionné également par le cinéma érotique et pornographique, il a également rédigé des articles pour Hot Vidéo ou Lui. Le cinéma étant donc sa passion, il passe derrière la caméra pour deux courts-métrages de genre, Ab Aeterno en 2010 et Erotomania en 2012, dans lesquels il mélange fantastique, horreur et érotisme. En 2016, il se lance dans un nouveau projet avec le court-métrage Cruelle est la Nuit et lance une campagne participative Ulule pour obtenir des fonds et offrir aux spectateurs une oeuvre de qualité. A l'arrivée, Cruelle est la Nuit tient ses promesses. En une vingtaine de minutes, Alan Deprez nous offre de la violence, du sexe non simulée, du gore et de la tripaille au cours de cette virée nocturne qui va vite déraper. Un peu à la manière d'Alex et ses droogs dans Orange Mécanique, mais avec une réelle raison d'user de la violence quand les voyous chez Kubrick ne le faisait que par pur plaisir, le trio mis en scène par Alan Deprez va donc s'armer sobrement (pistolet, batte de baseball en acier, chaîne) afin d'aller casser la gueule, voir plus si affinités, à un politicien véreux et corrompu qui nage dans l'oseille quand le petit peuple crève de faim. L'argument politique tient à cœur principalement au leader du groupe, ses deux acolytes ne semblant pas aussi impliqués que lui dans cette virée sanglante et semblant rechercher avant tout les émotions fortes. Dotée d'une belle mise en scène et d'une photographie élégante, Cruelle est la Nuit s'engouffre dans les tréfonds de l'âme humaine à travers des monologues et des dialogues qui apportent un plus indéniable à ce court-métrage, qui m'a fait penser par certains aspects au cinéma définitif de Gaspar Noé. La mission punitive de notre trio d'anti-héros va se voir légèrement perturbée une fois chez la victime, ce dernier accueillant dans son appartement on ne peut plus luxueux quelques amis libidineux qui gèrent tranquillement une petite orgie dont Alan Deprez ne nous cache rien. Fellation, masturbation, vision des sexes, la caméra se fait frontale et ne cherche pas à occulter cette partie fine, la victime elle-même s'adonnant aux charmes des pratiques de domination et de SM. L'ex porno star Sabrina Sweet s'invite d'ailleurs à la fête et se verra titiller par l'un des membres de notre trio, qui ne se doute sûrement de la petite surprise qu'elle lui a réservé. La violence n'est pas en reste et l'équipe des effets-spéciaux (Squid Lab) s'en donne à cœur joie pour notre plus grand plaisir. Avec de faibles moyens, Alan Deprez a réussi son pari : nous offrir un court-métrage de qualité puisant dans son univers fait de sexe et de violence. Dans l'ensemble, Cruelle est la Nuit remplit admirablement bien son contrat et porte bien son titre ! A découvrir sans tarder tout en étant réserver à un public averti ! Je souhaite à Alan Deprez une bonne continuation et des budgets de plus en plus élevés pour que puisse se développer encore plus son talent.

NOTE : 4/6



mardi 14 mars 2017

CRÉPUSCULE

CRÉPUSCULE
(Sundown)

Réalisateur : Henry Hathaway
Année : 1941
Scénariste : Barré Lyndon
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, guerre
Interdiction : /
Avec : Gene Tierney, Bruce Cabot, George Sanders, Joseph Calleia, Carl Esmond...



L'HISTOIRE : Une petite garnison anglaise située au Kenya et commandée par William Crawford doit faire face à la menace que représente une tribu locale armée secrètement par les allemands. Le major Coombes viendra en renfort sur le terrain. L'arrivée de Zia, une belle métisse, qui voyage avec une caravane de chameaux, va éveiller les soupçons des militaires qui se demandent si elle n'a pas un rôle dans ce trafic d'armes...

MON AVIS : Gene Tierney, Bruce Cabot, George Sanders, dirigés par Henry Hathaway, voici un programme plutôt sympathique et il le sera effectivement. Avec Crépuscule, le réalisateur de Niagara, du Carrefour de la Mort, de Prince Vaillant ou de 100 dollars pour un shérif entre autres nous offre un divertissement de qualité, mêlant aventure, romance, action, trahison, complot sur fond de drame et de guerre et glorifie par la même occasion l'Angleterre et le mérite des soldats luttant face à l'envahisseur. Rappelons que le film date de 1941 et qu'on est en pleine seconde Guerre Mondiale, d'où cet aspect patriotique fortement présent. Si les relations entre les divers personnages sont présentées de manière simple, typique du film d'aventure, Crépuscule n'en oublie pas de se montrer plus réaliste et sérieux lorsqu'il traite de questions plus politiques, à l'image du puissant discours d'un des personnages principaux qui explique quel est l'enjeu pour l'envahisseur de dominer l'Afrique, plateforme terrestre entourée de divers océans. Un jeu de miroir intéressant même si c'est bien le divertissement qui prédomine. Si Bruce Cabot et George Sanders se partagent les rôles masculins principaux avec aisance, c'est bel et bien la sublime Gene Tierney qui tient le haut du pavé, illuminant chaque séquence dans laquelle elle apparaît de sa beauté. L'actrice, qui était souvent choisie au début de sa carrière pour interpréter des personnages de femmes à l'aspect un peu exotique, est ici des plus séduisantes, vêtue d'une tenue orientale qui lui va à ravir. Elle interprète un personnage-clé, parfois ambiguë, et ce, afin de nourrir le film d'un peu de suspense. On parle quand même d'un important trafic d'armes et on aimerait bien savoir quelle est l'odieuse personne qui a rallié le camp ennemi. Est-ce l'un des amis de Crawford, qui envoie un message dans son dos pour annuler sa demande d'aller à la rencontre d'une tribu ennemie ? Est-ce le prisonnier italien qui s'est rendu afin d'infiltrer la garnison ? Est-ce le militaire hollandais fraîchement débarqué de nulle part ? Ou serait-ce la mystérieuse Zia qui servirait de passeuse avec sa caravane de chameaux destinée à faire du commerce ? Henry Hathaway joue avec ces questions de manière habile, ponctue son film de séquences de combats dans de jolis décors naturels, use de l'humour mais aussi du mélodrame. Certes, on a connu Hathaway plus en forme, moins classique dans sa mise en scène et Crépuscule n'est pas à classer dans les immanquables de ce réalisateur. Mais pour ceux qui veulent voir un joli film d'aventure teinté d'espionnage avec un petit côté "serial" et admirer les beaux yeux de Gene Tierney, ne passez pas votre chemin ! Dépaysement garanti !

* Disponible en DVD (VOSTF) chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6





lundi 6 mars 2017

LOGAN

LOGAN
(Logan)

Réalisateur : James Mangold
Année : 2017
Scénariste : Scott Frank, James Mangold, Michael Green
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Fantastique, Super-héros
Interdiction : -12 ans
Avec : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holbrook, Stephen Merchant...



L'HISTOIRE : Dans un futur proche, un certain Logan, devenu chauffeur de luxe, s’occupe d’un Professeur Xavier souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine et avec l'aide de Caliban. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s'amenuiser lorsqu’une Laura, une jeune mutante traquée par de sombres individus, va se retrouver soudainement face à lui...

MON AVIS : Les films de super-héros, on en mange à toutes les sauces depuis quelques années déjà. Héros Marvel ou héros DC, choisissez ou non votre camp, inondent les écrans de manière plus ou moins glorieuse. Certains réalisateurs tentent de nous offrir un peu d'originalité (Deadpool, Les Gardiens de la Galaxie), d'autres tentent de proposer un spectacle plus adulte (WatchmenCaptain America, Captain America et le Soldat de l'Hiver), la plupart misent sur le grand spectacle avant tout (Spiderman, Avengers, Iron Man...), spectacle si possible destiné à toute la famille et évitant la violence frontale pour amasser plus d'argent. Quelques réussites (X-men, X-Men 2, Spiderman 2...) côtoient de franches déceptions (Catwoman, Daredevil, Green Lantern...) et chaque nouveau film annoncé laisse présager du pire ou du meilleur mais quasiment tous veulent conserver l'aspect familial pour toucher le plus grand nombre de spectateur. Nul doute que la vision de Logan va remettre les pendules à l'heure et dire que ce film tient du quasi miracle n'est pas exagéré. Car oui, on tient avec cette perle de James Mangold un film mâture, clairement pas destiné à un jeune public tant il se montre sombre, nihiliste et terriblement violent. On est ici à des années lumières d'un film comme Avengers. Il suffit d'ailleurs de lire les critiques virulentes sur Allociné pour s'en convaincre : "Ce n'est pas un film de super-héros, et c'est indigne d'un Marvel", "Manque d'action pour un film aussi long", "Rien à voir avec les Marvel habituels" et j'en passe. Ils n'ont d'ailleurs pas tort en fait. Oui Logan n'est pas un film de super-héros. Oui, Logan dure 2h27 et les séquences de dialogues et d'ambiances sont légions. Logan, c'est avant tout un film dramatique, quasi intimiste, ponctué de scènes ultra-violentes d'une intensité jamais vu dans une adaptation Marvel et on saluera la ténacité du réalisateur pour avoir réussi à imposer sa vision au studio. Si le scénario n'est pas non plus exceptionnel, il propose en tout cas assez de rebondissements et d'émotions pour que les 2h27 passent comme une lettre à la poste. Hugh Jackman est magistral, Patrick Stewart époustouflant. Ces deux acteurs sont à leur apogée dans Logan. Et que dire de la prestation de la jeune Dafne Keen, parfaite dans ce rôle physique. Par certain aspect, on retrouve dans Logan ce qui faisait le charme du jeu vidéo The Last of Us. Joël, ce vieil homme fatigué, obligé de se battre pour protéger Ellie, on le retrouve dans le personnage de Logan et dans ses mésaventures. Ce qui également fortement appréciable dans Logan, c'est qu'on ne nous propose pas cinquante héros ou méchants différents. Le film se concentre vraiment sur son personnage principal et prend un réel plaisir à le suivre dans son pèlerinage qui ne sera pas de tout repos. James Mangold aime les personnages qu'il met en scène, c'est indéniable. Honnêtement, Logan, c'est une claque dans la gueule, légèrement amoindri dans son dernier acte avec les enfants, mais qui trouve une magnifique conclusion avec une dernière image qui nous met la larme à l’œil. Assurément le meilleur film avec un Wolverine humain et brutal, et un vrai moment de cinéma en état de grâce.

NOTE : 5/6




mardi 28 février 2017

ROCK' N ROLL

ROCK' N ROLL
(Rock' n Roll)

Réalisateur : Guillaume Canet
Année : 2017
Scénariste : Guillaume Canet, Rodolphe Lauga, Philippe Lefebvre
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Guillaume Canet, Marion Cotillard, Philippe Lefebvre, Gilles Lellouche...



L'HISTOIRE : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper. Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy. Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage...

MON AVIS : Une bonne bouffée d'air frais dans le paysage marqueté et codifié de la comédie française que ce Rock' n Roll de Guillaume Canet. Les paparazzis et les accro aux magazines people veulent savoir comment ça se passe chez Marion Cotillard et Guillaume Canet ? Eh bien ce dernier va répondre à leurs attentes en ouvrant les portes de son appartement et en mettant face à la caméra sa femme, son fils, sa mère, ses amis, ses producteurs, son agent et j'en passe, le tout sur un postulat simple mais efficace : la crise de la quarantaine. Ne se prenant jamais au sérieux, Guillaume Canet se moque ouvertement de lui, de son côté "gendre idéal" et va, à travers son film qui ne recule devant rien et s'autorise tout, tenter de casser cette image en adoptant une attitude "rock'n roll" ! Tout démarre par une interview qu'il donne au côté de Camille Rowe, sa partenaire dans le film qu'un de ses amis tourne actuellement. La jeune comédienne évoque le fait que Guillaume mène désormais une vie tranquille avec sa femme et son fils et que ses quarante ans n'en font plus un fantasme chez la gent féminine. Une simple remarque qui déboussole totalement le comédien qui ne comprend pas qu'on puisse le cataloguer chez "les vieux acteurs". A partir de cette sorte de prise de conscience, le film n'arrête plus d'en faire des tonnes et nous amuse souvent, ne reculant devant aucun excès, de l'exploration de la prostate de Canet, des soirées beuveries où il essaye de rester "dans le coup" jusqu'à sa tentative de rajeunir via la chirurgie esthétique, le tout provoquant l'incrédulité de son entourage qui pense que le comédien a tout simplement pété les plombs ! Certains dialogues, certaines situations sont à mourir de rire et on sent que toute l'équipe du film, du casting aux techniciens, a pris un réel plaisir à s'auto-parodier et à verser dans le délire total, tout en menant une réflexion intelligente sur le temps qui passe et comment on est perçu année après année. Le film a peut-être pour défaut d'être un peu trop long, de jouer parfois un peu trop sur les clichés (Johnny Hallyday qui, face à sa cheminée, balance un "je vais allumer le feu") ou les blagues faciles mais dans l'ensemble, c'est quand même bien original et irrespectueux. Et puis il y a cette dernière demi-heure totalement invraisemblable, où on se dit qu'effectivement, Guillaume Canet a vraiment pété les plombs ! On nage dans le non-sensique à un tel point qu'on ne sait plus comment réagir face aux images proposées, je vous laisse la surprise. En tout cas, voilà une belle prise de risque de la part de cet acteur / réalisateur, qui n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour tenter de proposer quelque chose de neuf et d'original. Une bonne surprise !

NOTE : 4/6




  

lundi 27 février 2017

LE CERCLE - RINGS

LE CERCLE - RINGS
(Rings)

Réalisateur : F. Javier Gutiérrez
Année : 2017
Scénariste : David Loucka, Jacob Estes, Akiva Goldsman
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Matilda Anna Ingrid Lutz, Alex Roe, Johnny Galecki, Vincent D'Onofrio...



L'HISTOIRE : Julia s'inquiète pour son petit ami Holt lorsque ce dernier commence à s’intéresser aux mystères entourant une vidéo censée tuer celui qui la regarde 7 jours après l’avoir visionnée. Après avoir été témoin de la mort d'une femme ayant visionné la vidéo, Julia découvre que Holt l'a aussi regardé et qu'il lui reste peu de temps à vivre. Elle se sacrifie pour le sauver et visionne la copie qu'il a enregistré afin de devenir la nouvelle cible de la malédiction. Elle a désormais 7 jours pour trouver une explication à cette vidéo mortelle et découvrir son terrifiant secret...

MON AVIS : Le succès du film japonais Ring a évidemment résonné aux oreilles des producteurs américains qui en ont fait un remake à leur sauce en 2002 avec Le Cercle de Gore Verbinski, réalisateur de Pirates des Caraïbes ou plus récemment du très bon A Cure for Life. En 2005, c'est Hideo Nakata lui-même, metteur en scène du film original, qui se voit confier la caméra afin de mettre en scène la suite des aventures de Samara dans Le Cercle 2. Il a fallu attendre douze ans pour que Samara fasse son retour au cinéma avec ce troisième film intitulé Le Cercle - Rings. L'histoire se déroule d'ailleurs treize ans après les événements du second chapitre. L'actrice Naomi Watts a laissé sa place à la jeune comédienne italienne Matilda Lutz, qui joue le rôle de Julia. Une actrice prometteuse et qui s'en sort franchement bien ici, portant littéralement le film sur ses épaules. C'est à elle qu'incombe de découvrir l'origine de la "vidéo qui tue" et de tenter de mettre un terme à cette terrible malédiction. Technologie moderne oblige, les traditionnels magnétoscopes et cassettes VHS ont fait place dans Le Cercle - Rings aux téléphones portables et vidéos YouTube, ce qui permet de propager la malédiction encore plus rapidement et de faire beaucoup plus de victimes. A ce titre, la séquence d'introduction dans un avion est assez percutante, avec la vidéo maudite s'affichant sur tous les petits écrans situés sur les sièges des passagers ! Avec internet, Samara peut donc s'introduire chez n'importe qui et ce, à grande échelle. Autre bonne idée du film, cette espèce de club étudiant façon secte géré par un professeur qui fait visionner la vidéo maudite à ses élèves et trouve des "suiveurs" qui accepte de la regarder pour lever la malédiction et se l'approprier et ainsi de suite. Des photos de ceux qui ont visionné la vidéo sont affichées sur les murs avec en dessous un compteur décomptant les sept jours qui leur reste à vivre, jusqu'à ce qu'un "suiveur" ne prenne leur place. Tout ça dans le but de mener une enquête sur les origines de la vidéo et d'en percer les mystères mais aussi, et surtout, de mener une étude sur la Mort et la persistance de l'âme. Ce troisième chapitre nous dévoilera également les origines de Samara, nous apprendra des nouveautés sur le pourquoi de sa courte vie sur Terre et sur le pourquoi de la malédiction. Pas mal de jump-scares sont au programme et certaines séquences feront frissonner à coup sûr les néophytes (celle de la tombe par exemple) car le réalisateur F. Javier Gutiérrez se montre assez doué pour faire monter la tension et jouer avec la peur. Il soigne particulièrement les apparitions de Samara et on retiendra celle dans laquelle notre méchant spectre s'extirpe d'un écran plat tombé sur le sol. Une séquence bien flippante et habilement mise en images. Si Le Cercle - Rings s'avère un thriller d'épouvante vraiment honnête, correctement réalisé et servi par un casting bien en place (notamment Vincent D'Onofrio en aveugle), il faut tout de même reconnaître qu'il n'y a rien de vraiment nouveau au royaume des fantômes aux cheveux longs ! On est dans le vu et revu, même si l'histoire sur la naissance de Samara est plutôt bien trouvée et que l'idée de mettre "un film dans le film" n'est pas mal non plus (d'où le "S" à Rings). Le Cercle - Rings est loin d'être un navet en tout cas. On est très loin du monument de terreur qu'était Ring mais ça se laisse regarder sans souci, sans être transcendant...

NOTE : 3/6



mercredi 22 février 2017

A CURE FOR LIFE

A CURE FOR LIFE
(A Cure for Wellness)

Réalisateur : Gore Verbinski
Année : 2017
Scénariste : Justin Haythe
Pays : Etats-Unis, Allemagne
Genre : Thriller, épouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Dane DeHaan, Jason Isaacs, Mia Goth, Celia Imrie...



L'HISTOIRE : Lockhart, jeune cadre ambitieux, est chargé d'une mission de rapatriement d'un de ses supérieurs, parti dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre et le docteur Volmer, tout en poursuivant ses recherches et en tentant d'en savoir plus sur Hannah, une jeune patiente bien mystérieuse...

MON AVIS : Après avoir réalisé quelques blockbusters à l'image de Pirates des Caraïbes 1, 2 et 3 ou Lone Ranger, tous avec Johnny Depp, le réalisateur Gore Verbinski revient à un cinéma plus intimiste, plus exigeant avec A Cure for Life. S'il faudra m'expliquer quel est l'intérêt de traduire un titre original en anglais par un autre titre en anglais pour la sortie française, pas besoin par contre de m'expliquer quel est l'intérêt de sortir ce film au cinéma. Car A Cure for Life est franchement un bon film, un thriller lancinant, contemplatif, d'une durée inhabituelle de 2h27 (!) mais qui n'ennuie jamais, pourvu d'un casting de qualité, d'une mise en scène soignée, ciselée même, d'une très belle photographie et d'une progression dans la dramaturgie et l'angoisse très habile et efficace, réservant aux spectateurs quelques séquences fortes en frissons et en tensions, le tout sans aucune effusion de sang ou de réelle violence (hormis une scène de "dentiste" qui va faire grincer des dents, c'est le cas de le dire !). Véritable OVNI dans le paysage du thriller à connotation fantastique (on parlera plutôt d'épouvante dans le cas présent), A Cure for Life distille habilement un sentiment de malaise sur sa longueur, plaçant un jeune cadre dévoré par l'ambition de grimper toujours plus haut dans la hiérarchie au beau milieu d'une institut de cure thermale perchée dans les massifs montagneux suisses. Des paysages splendides nous sont offerts et on aimerait bien aller y faire un tour dans cet institut, réputée pour les soins qu'elles procurent et pour la qualité de son eau. Les résultats doivent être excellents puisqu'on apprend que les patients ne veulent plus rentrer chez eux et ne désirent plus quitter l'institut une fois le traitement commencé. Après un accident de voiture sublimement filmé qui lui occasionnera une jambe cassée, notre héros n'aura d'autre choix que de devenir lui-même un patient du mystérieux docteur Volmer et de découvrir les bienfaits de cette eau thermale apparemment si pure. L'est-elle réellement ? Par petite touche successive, Gore Verbinski installe son climat, développe l'étrangeté des lieux, des patients, du corps médical, nous assène une première scène avec des anguilles qui fera bien monter la tension et parvient à nous détacher de notre rationalité, au même titre que le héros du film. Ce dernier sombre-t-il lentement dans la folie à cause du stress accumulé par son travail dans sa société ? Est-il proche du Burn-Out et est-il victime d'hallucinations, comme le suggère le docteur Volmer ? L'institut cache-t-elle d'obscurs secrets en ses murs ? Plus on progresse avec le héros, plus ce dernier enquête et tente de découvrir quels mystères entourent Volmer et cette cure thermale apparemment miraculeuse, plus l'angoisse pointe le bout de son nez et plus on est happé dans cette spirale fataliste qui brouille nos propres repères, nos propres déductions. Avec un petit air de Shutter Island (l'acteur Dane DeHaan a parfois les mêmes expressions faciales que Léonardo DiCaprio), A Cure for Life se montre passionnant, intriguant. On est même parfois à la limite du malsain quand la caméra filme complaisamment les vieux patient(e)s entièrement nu(e)s déambuler parmi les couloirs et les salles de soins de balnéothérapie. Le fantastique et l'épouvante progresse de manière intelligente jusqu'au dénouement final peut-être un peu trop démonstratif visuellement, nous rappelant carrément L'Abominable Docteur Phibes ! Là où tout le métrage montré une certaine retenue dans les images proposées, la dernière demi-heure verse dans la non-retenue justement et on le regretterait presque. Par contre, certaines séquences sont réellement superbes, l'élément liquide a une importance capitale et il est mis en scène tel un personnage à part entière. Pour tout vous dire, je m'attendais presque à voir apparaître le grand Chtulhu à un moment, tant l'ambiance distillée et l'importance de l'élément liquide, couplées à ces visions d'anguilles, m'a ramené aux récits de Lovecraft ! C'est donc une bien belle surprise que ce A Cure for Life, réalisé par un Gore Verbinski que je n'attendait pas du tout dans ce registre. Pas sûr que le film plaise au public tant il est exigeant et différent de ce qu'on nous propose habituellement. 

NOTE : 5/6




mardi 21 février 2017

LEGO BATMAN LE FILM

LEGO BATMAN LE FILM
(The Lego Batman Movie)

Réalisateur : Chris McKay
Année : 2017
Scénariste : Seth Grahame-Smith, Chris McKenna, Erik Sommers, Jared Stern
Pays : Etats-Unis, Danemark
Genre : Action, Animation
Interdiction : /
Avec : /



L'HISTOIRE : Batman joue encore et toujours le justicier solitaire pour défendre la ville de Gotham City des nombreux méchants qui y sévissent, dont le Joker bien sûr. Ce dernier parvient à interagir avec l'autre monde, une prison dans laquelle sont prisonniers les pires méchants ayant jamais existé, comme Sauron, Voldemor, les Gremlins, Godzilla ou King Kong. Lorsque Barbara Gordon reprend le poste de chef de la police, elle met Batman à l'écart car elle veut privilégier avant tout le travail d'équipe. Un concept que ne connaît pas l'homme chauve-souris qui a toujours fait cavalier seul. Mais face à la terrible menace que fait peser le Joker sur la ville, il se pourrait bien que Batman soit obligé de travailler en coopération...

MON AVIS : Les Lego, c'est comme les Playmobil. Une institution dans le domaine du jouet. Un concept fort et très vendeur, qui s'est décliné en jeu-vidéo et même en film avec La Grande Aventure Lego sorti en 2014. Trois ans plus tard, c'est donc au tour du célèbre Batman d'investir le grand écran, toujours sous sa forme Lego bien sûr ! Film familial destiné en priorité aux enfants, Lego Batman le Film bénéficie d'une excellente animation et d'un rendu "Lego" totalement bluffant. Tous ces petits personnages sont d'une ressemblance totale avec les héros ou vilains qu'ils sont censés représenter et les costumes respectent à la nuance près leurs homologues "réels" issus des comics, des séries-télévisées ou des adaptations cinématographiques. Car le film est bourré à ras bord de références et de clins d'oeil à l'univers DC Comic mais aussi aux films mettant en scène Batman à travers les décennies. Costumes des années 40, des années 60, référence au récent Batman vs Superman et j'en passe, on sent que réalisateur et scénaristes sont des geeks dans l'âme, des fanboys qui ont voulu se faire plaisir, quitte à ce que leurs multiples clins d'oeil passent totalement inaperçus auprès du plus jeune public. Le film brasse très large puisque d'autres héros Lego s'invitent à la fête : Sauron du Seigneur des Anneaux, les héros d'Harry Potter et principalement Voldemor, les Daleks du Dr. Who, Godzilla, King Kong, le requin des Dents de la Mer, les dinosaures de Jurassic Park, la sorcière du Magicien d'Oz et même les méchants Gremlins sont en effet de la partie et vont venir créer bien des soucis à notre héros masqué. Bien sûr, les méchants traditionnels de l'univers Batman sont également présents au rapport : le Joker, Double-Face, l'homme mystère, Harley Quinn, Catwoman, l'épouvantail, Mr. Freeze et tous les autres sont là, de même que Superman, Wonder Woman et tous les héros DC. Si le temps de présence de tous ces personnages n'est évidemment pas d'une durée très longue, on imagine bien le potentiel de les faire apparaître ne serait-ce qu'une poignée de seconde pour donner envie aux spectateurs de moins de dix ans de se ruer dans les magasins pour aller les acheter et refaire le film dans leur chambre ! Très dynamique, Lego Batman le Film a même fini par m'user tant ça n'arrête jamais. Sympathique, le film en devient tout de même assez fatiguant car il n'y a que très peu de séquences reposantes, l'action et l'humour prédominant durant la quasi totalité du métrage. Plus intéressante apparaissent alors "les temps de pause", dans lesquels la caméra se focalise sur Batman et ses démons intérieurs. Seul, notre justicier a bien du mal à accepter de faire équipe avec quelqu'un, préférant sa vie de solitaire. Le film appuie parfaitement sur la dimension mégalo, colérique et narcissique du personnage créé par Bob Kane et c'est un bon point. Tout n'est pas rose chez l'homme chauve-souris, ce n'est pas un simple bisounours au service du bien et on apprécie grandement que le réalisateur Chris McKay n'est pas éludé cette facette du héros. Film pour enfants, on trouve évidemment une belle morale à la fin de l'aventure, sur l'amitié, la famille, la confiance et le fait qu'on s'en sort mieux à plusieurs plutôt que tout seul. Bref, si vous êtes fan de Batman, n'hésitez pas à emmener vos enfants voir Lego Batman le Film, vos têtes blondes devraient adorer. Les plus grands et les adultes y trouveront un divertissement plaisant, animé, coloré, souvent drôle et dynamique mais aussi épuisant. Par contre, les improvisations à base de RAP de Batman et Robin, au secours ! 

NOTE : 4/6



lundi 20 février 2017

UNDERWORLD : BLOOD WARS

UNDERWORLD : BLOOD WARS
(Underworld: Blood Wars)

Réalisateur : Anna Foerster
Année : 2017
Scénariste : Cory Goodman  
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies, Lara Pulver, Bradley James...



L'HISTOIRE : Depuis qu'elle a tué Viktor, Selene est rejeté par tous les membres de la confrérie des vampires. Son seul allié est David, qui veille sur elle et tente de la protéger. Elle est également la cible des lycans et de leur nouveau chef, Marius, qui désire savoir où se cache sa fille Eve, afin de s'emparer de son sang d'hybride et devenir tout puissant. Face à la montée en force de l'armée des lycans, le conseil des vampires, sur l'idée de Semira, accepte de pardonner à Selene et lui demande de venir entraîner les nouvelles recrues. Mais complot et trahison seront de la partie. La plus douée des chasseuses de lycans n'est pas au bout de ses surprises...

MON AVIS : Ah la saga Underworld ! Initiée en 2003, elle en est déjà à son cinquième épisode avec ce Blood Wars qui contentera assurément ses fans car tous les ingrédients sont à nouveau réunis pour en faire un spectacle certes décérébré mais jouissif et hautement divertissant. Alors soyons clairs : le scénario de Blood Wars ne brille guère par son originalité, et il n'y a rien de nouveau à l'horizon. La guerre ancestrale entre vampires et lycans se poursuit inlassablement, d'épisodes en épisodes, sans grande innovation ou tentative de bifurquer vers un semblant de nouveauté, se contentant de rester dans un chemin balisé et codifié à l'extrême. Les effets-spéciaux, 100% numériques, sont parfois réussis, parfois très moches (les lycans notamment n'étant pas du plus bel effet pour ma part) et semblent datés de l'époque du début de la saga. Des défauts donc, comme il y en a dans quasiment tous les épisodes. Pourtant, c'est toujours avec un grand plaisir que je découvre chaque nouvelle aventure de la belle Selene. Il faut dire que Kate Beckinsale n'est jamais aussi craquante que dans son costume de cuir noir moulant, avec sa coupe au carré et ses yeux bleus de vampire ! Atout charme de la saga (bien qu'absente dans le troisième chapitre), l'actrice en impose toujours autant malgré un personnage qui se veut froid et sans grande émotion. Elle se montre aussi à l'aise dans les scènes d'action, fort nombreuses et donne de sa personne. L'acteur Theo James, qui interprète David depuis l'épisode précédent (Underworld : nouvelle ère), voit son rôle encore plus étoffé : son personnage gagne en importance et risque bien de devenir essentiel dans le futur sixième volet. Jouant toujours sur un aspect gothique-punk, ce cinquième épisode ne lésine pas sur l'énergie et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Quelques effets gores (numériques) viennent s'intégrer aux diverses batailles entre vampires et lycans pour notre plus grand plaisir et la réalisatrice Anna Foerster n'y va pas avec le dos de la cuillère. Par de nombreux aspects, Blood Wars nous évoque la série culte Game of Thrones, avec des intrigues amoureuses, des trahisons, des complots en veux-tu en voilà fomenté par des personnages avides de pouvoir et de puissance et même tout un passage situé sur un territoire de glace, avec un mur gigantesque conduisant à une cité et nous rappelant le décor du territoire de la garde de nuit. Le montage, surtout au début, fait mal à la tête, avec des coupes ultra abruptes, qui n'aident pas à la lisibilité de l'action mais ça se calme un peu par la suite. On saluera la prestation de Lara Pulver, l'une des véritables stars du film, qui parvient presque à tirer la couverture sur elle. Bref, nous sommes en territoire connu et on sait très bien à quoi s'attendre quand on va voir le film. Pas d'arnaque sur la marchandise, j'ai eu exactement ce que je voulais voir à l'écran. Pas un grand film mais une série B mêlant action et fantastique avec beaucoup de générosité.

NOTE : 4/6