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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




HERCULE CONTRE LES FILS DU SOLEIL

HERCULE CONTRE LES FILS DU SOLEIL
(Ercole contro i figli del sole)

Réalisateur : Osvaldo Civirani
Année : 1964
Scénario : Osvaldo Civirani, Franco Tannuzzini
Pays : Italie, Espagne
Genre : Péplum, Aventure
Interdiction : /
Avec : Mark Forest, Anna-Maria Pace, Giuliano Gemma, Franco Fantasia...


L'HISTOIRE : Après que son bateau se soit échoué sur une terre inconnue, Hercule se lie d'amitié avec le prince Maytha, un Inca qui vit dans l'espoir de faire reprendre à son père le trône qui lui a été dérobé par le cruel Ata Hualpa. Ce dernier a enlevé Hamara, la soeur de Maytha, dans le but de l'offrir en sacrifice au Dieu soleil. Hercule va apporter son aide et sa force aux guerriers de Maytha et va tenter de sauver Hamara de son triste sort...

MON AVIS : Le légendaire Hercule au pays des Incas, voilà l'aventure que nous propose le réalisateur italien  Osvaldo Civirani en 1964, avec le bien nommé Hercule contre les Fils du Soleil. Des fils du soleil qui ont déjà été mis en avant l'année précédente dans le très sympathique Les Rois du Soleil de J. Lee Thompson, avec Yul Brynner en vedette. Normal donc que l'Italie se glisse dans le filon et, fidèle à son sens du délire, ne se gène pas pour y envoyer un héros antique comme Hercule. Après tout, c'est aussi ça la magie du cinéma populaire dont le seul but est de divertir son public, sans se soucier réellement de la véracité historique des scénarios mis en image. Avec Hercule contre les Fils du Soleil, Osvaldo Civirani, principalement connu pour quelques westerns et son giallo Le diable a sept visages, nous offre une aventure très colorée et divertissante, mais qui laisse un petit goût d'inachevé au final. Le film est en effet plus à ranger dans le cinéma d'aventure que dans le registre péplum, ce qui n'est en rien un reproche. Là où j'ai été un peu déçu, c'est au niveau des exploits de sa vedette, Hercule bien sûr. Interprété par Mark Forest, un spécialiste bien connu de tous les amateurs, notre fils de Zeus n'est pas vraiment mis en valeur ici, du moins au niveau de sa force herculéenne. Contrairement à Hercule l'Invincible qui est aussi sorti chez nos amis d'Artus Films, et qui, lui, faisait affronter à notre héros lion, dragon, éléphants et méchants guerriers, Hercule contre les Fils du Soleil ne propose rien de bien spectaculaire au final. Hercule soulève un rocher, fait tomber une colonne de pierre, s'oppose avec le guerrier le plus fort de Maytha, se bat contre les guerriers d'Ata Hualpa et... c'est tout. On en attend plus dans un film censé mettre en avant un être à la force divine. Mais hormis ce manque de folie et de puissance dans les interventions d'Hercule, le film se suit toutefois avec plaisir. Mark Forest, toujours prêt à aider la veuve et l'orphelin avec ses muscles, ne va pas hésiter une seconde pour aider son nouvel ami, le prince Maytha. Ce dernier est joué par Giuliano Gemma, qui nous dévoile ici une musculature assez impressionnante. Les deux acteurs semblent bien s'amuser à jouer ensemble et leur bonne humeur est communicative. On pourrait même croire qu'ils en pince l'un pour l'autre parfois. La jolie fille en détresse qu'Hercule doit sauver est jouée quant à elle par la charmante Anna-Maria Pace, qui a eu une carrière cinématographique assez courte puisqu'elle n'a que cinq films à son actif. La séquence dans laquelle elle veut panser la blessure d'Hercule pour mieux pouvoir toucher les muscles de son sauveur, avec, dans le regard, un désir intense et passionné qui ne passe pas inaperçu, est assez amusante car le fils de Zeus ne semble pas comprendre le message ou fait semblant de ne pas le comprendre. On a connu héros bien plus entreprenant envers la gent féminine ! Rassurez-vous, la belle finira par avoir son bisou fougueux ! Il faut dire aussi qu'Hercule n'a pas trop le temps de batifoler puisque le prince Maytha doit aussi aller sauver son père retenu dans les geôles du palais d'Ata Hualpa. Pour aider son ami, Hercule va enseigner à ses guerriers l'art de la guerre, leur apprendre à construire des roues et des engins de combat roulant. Forcément, avec un tel attirail, totalement inconnu du peuple Inca, il est normal que la victoire se fasse dans le camp de notre héros. La bataille finale sera assez énergique, avec quelques flèches ou lances venant se planter violemment dans le corps des guerriers. Une bataille qui nous sort un peu de la torpeur qui nous avait étreint lors de la fameuse séquence de la danse rituelle : une séquence avec des costumes à plumes sublimes et flamboyants mais qui s'éternise quelque peu et vient plomber un rythme déjà pas très relevé. Au final, Hercule contre les Fils du Soleil est un spectacle plaisant mais il ne rivalise pas avec ses illustres ancêtres, c'est certain. Les amateurs se laisseront tout de même tenter à coup sûr, surtout que la copie proposée par l'éditeur est de toute beauté...

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS



LES POSSÉDÉES DU DIABLE

LES POSSÉDÉES DU DIABLE
(Lorna the Exorcist)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1974
Scénario : Jess Franco, Robert de Nesle, Nicole Guettard
Pays : France
Genre : Fantastique, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Pamela Stanford, Guy Delorme, Lina Romay, Jacqueline Laurent...


L'HISTOIRE : De retour d’un voyage d’affaires afin de pouvoir fêter les dix-huit ans de sa fille Linda, Patrick Mariel reçoit un appel d’une certaine Lorna qui se montre extrêmement dure et sévère, l’obligeant à modifier ses projets ; il se rend avec sa femme et sa fille en Camargue et sans éveiller les soupçons de sa famille, il retrouve Lorna qui lui réclame sa fille. Refusant de céder à la pression, la vie de Patrick va sombrer dans le chaos, Lorna étant une puissante sorcière possédant des pouvoirs surnaturels lui permettant de dominer et de soumettre qui bon lui semble. Elle va d’abord s’en prendre à la femme de Patrick puis à Linda afin que soit respecté le pacte diabolique que Patrick a accepté il y a dix-huit ans…

MON AVIS : Le titre français Les possédées du Diable est bien plus approprié que le titre original de Lorna the Exorcist qui veut surfer évidemment sur le succès mondial de L’exorciste l’année précédente. Pourtant, point d’exorcisme dans le film et, comble d’incohérence, le personnage de Lorna représente la face du Mal, la sorcière possédant ses victimes et non un quelconque religieux venant combattre le démon. Par contre, des possédées, on en trouve plusieurs. L’amateur sera donc moins surpris et aura moins l’impression de s’être fait vendre un film d’exorcisme qui n’en est pas un avec le titre français. Ceci étant établi, passons au contenu. Comme a son habitude, Jess Franco nous gratifie de nombreuses séquences érotiques, et ce, dès l’introduction. Le casting féminin se voit continuellement dénudée, ce qui n’est pas pour nous déplaire vu qu’il s’agit de Lina Romay, Pamela Stanford et Jacqueline Laurent. Le réalisateur aime les femmes et les filme avec amour, peut-être trop même, car sa caméra s’attarde sur les corps nus de manière parfois trop insistante, contemplative, ralentissant le rythme et l’action du long métrage. En tout cas, on remarquera que Lina Romay a un rôle plus travaillé ici et qu’en plus des scènes érotiques dans lesquelles elle s’en sort très bien, elle « joue » un vrai personnage et se révèle même surprenante lors du final qui la voit être possédée à son tour. Son visage, sa bouche, ses yeux, ses cris, associés à la position de la caméra, lui donne un air véritablement angoissant, qui parvient à faire frissonner, sans aucun recours à des effets-spéciaux. Une possession à l’état brut, qui relève plus de la folie et qui nous fait penser aux images de certains pensionnaires des hôpitaux psychiatriques vues dans des documentaires. Troublant. Les possédées du diable baigne d’ailleurs dans un univers trouble, fantasmagorique, pas dénué d’intérêt. On a l’impression d’être dans un cauchemar éveillé qui puise son inspiration dans le mythe de Faust, avec cet homme qui fait un pacte avec une femme juste pour pouvoir la posséder sexuellement, sans prendre réellement conscience des enjeux que cela entraînera dans le futur. Jess Franco utilise tout ce qu’il a à disposition pour parvenir à créer cette ambiance particulière. Les décors, les façades d’immeubles, le casino, le maquillage de Lorna. En outre, il met en scène quelques images chocs, comme celles où Jacqueline Laurent, en proie au pouvoir de Lorna, croit voir des crabes se promener sur son corps : une séquence qui renvoie à nouveau à la notion de folie, le personnage n’ayant plus de lien avec la réalité. Autre scène qui reste en mémoire, celle où Lorna donne son sein au personnage joué par Lina Romay afin de lui transmettre son pouvoir et la déflore à l’aide d’un godemiché. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte se fait grâce au diable pour la jeune fille qui ne sera plus jamais la même, ce que confirme la séquence finale. Bref, Jess Franco nous plonge dans un univers réaliste et psychédélique à la fois qui ne laissera personne indifférent.

LE BR DU CHAT QUI FUME :
J'ai toujours l'impression de me répéter quand je parle des éditions du Chat qui Fume mais que voulez-vous, il faut bien accepter cet état de fait : c'est encore un travail de grande qualité qui nous est proposé ici. La copie du film de Franco est certes imparfaite, avec quelques scories à l'image mais il s'agit tout de même de la plus belle copie du film à ce jour. Le travail de restauration a été minutieux et réalisé à partir de deux copies 35mm et le résultat enterre la version présente sur l'édition DVD de Mondo Macabro. Ajoutons à cela des bonus intéressants, avec une présentation du film par le spécialiste Alain Petit et une interview de Pamela Stanford et Jacqueline Laurent. Ce combo DVD / BR est donc l'achat obligatoire pour découvrir dans les meilleures conditions cet étrange objet qu'est Les Possédées du Diable.

* Disponible en BR chez LE CHAT QUI FUME






VENGEANCE A QUATRE MAINS

VENGEANCE A QUATRE MAINS
(Die Vierhändige)

Réalisateur : Oliver Kienle
Année : 2017
Scénariste : Oliver Kienle
Pays : Allemagne
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Frida-Lovisa Hamann, Friederike Becht, Christoph Letkowski, Agnieszka Guzikowska...


L'HISTOIRE : Alors qu'elles n'étaient que des enfants, Sophie et Jessica ont assisté au meurtre de leurs parents. Sophie a été moins marqué par ce drame car Jessica, sa grande sœur très protectrice, lui a caché les yeux et bouché les oreilles durant l'assassinat. Vingt ans plus tard, Sophie est devenue une pianiste virtuose mais elle vit toujours dans l'ombre de Jessica qui, elle, est devenue paranoïaque et croit toujours qu'un danger menace sa petite sœur. La tension entre les deux sœurs augmente quand Jessica apprend que les deux meurtriers viennent de purger leur peine de prison et vont être relâchés. Lors d'une dispute, Sophie et Jessica ont un violent accident de voiture et Jessica y perd la vie. Sophie tente de reprendre une existence normale, libérée du poids de la présence de sa sœur. Elle se lit d'amitié avec un infirmier et commence une relation avec lui. Mais petit à petit, Sophie ressent la présence de Jessica à ses côtés. Même morte, il semble bien que Jessica veuille toujours veiller sur Sophie...

MON AVIS : Après avoir eu pas mal de succès dans les divers festivals où il a été présenté (Beaune, les Arcs, Chicago, Munich...), voici que débarque en France le DVD de Vengeance à quatre mains, film allemand réalisé en 2017 par Oliver Kienle, qui signe également le scénario de ce thriller paranoïaque de bonne facture. C'est son second long métrage, le premier, Stronger than Blood datant de 2010. Avec une mise en scène efficace, classieuse et maîtrisée, Oliver Kienle nous plonge dans un drame familial qui va s'avérer bien tortueux, emmenant le spectateur et les personnages principaux au limite de la folie. En effet, après une séquence introductive nous expliquant le trauma des deux héroïnes, Sophie et sa sœur Jessica, l'histoire nous propulse vingt ans plus tard et nous constatons que si la blonde Sophie s'est plutôt bien remise du meurtre de ses parents, la brune Jessica vie toujours dans la tourmente et dans la peur. Devenue encore plus hyper protectrice envers Sophie, Jessica fait, sans le vouloir, vivre un enfer à cette dernière, étant constamment sous surveillance, même lors d'une audition de piano qui n'aura pas lieu à cause de la paranoïa qu'a développé Jessica. Si le décès de Jessica lors d'un accident de voiture aurait pu donner une bouffée d'oxygène à Sophie, ce ne sera malheureusement pas le cas, et c'est tant mieux pour le spectateur qui va alors se demander s'il est en présence du fantôme de Jessica prenant possession de l'esprit de sa sœur ou si Sophie, qui paraissait avoir les pieds sur terre, ne serait pas victime d'un dédoublement de personnalité. De manière très habile, le réalisateur nous interroge et nous manipule avec des séquences intrigantes qui peuvent aboutir à diverses interprétations. Lorsque Sophie agresse son nouveau petit ami, elle est comme possédée par Jessica. Elle dira d'ailleurs ressentir la présence de sa sœur. Plus inquiétant encore, les messages laissés sur le répondeur de Sophie et dont la voix est clairement celle de Jessica, lui expliquant qu'elle a retrouvé la trace des deux assassins de leurs parents. Plus l'intrigue avance, plus la santé mentale de Sophie est mise à rude épreuve, sa personnalité se confondant de plus en plus avec celle de sa défunte sœur, ce qui se traduit carrément à l'image par le passage d'une actrice à une autre pour jouer le personnage de Sophie. Frida-Lovisa Hamann, qui joue Sophie, et Friederike Becht, qui joue Jessica, sont franchement épatantes et portent le film sur leurs épaules. Elles donnent une vraie consistance à leur personnage respectif et parviennent vraiment à impliquer le spectateur dans cette histoire intense et psychologique. Consciente de ses pertes de repères et de sa descente dans la folie, Sophie ira jusqu'à s'attacher la nuit à son lit, de peur de commettre des exactions qu'elle n'arriverait pas à contrôler. Oliver Kienle traite son film de manière sérieuse et profondément déprimante. Il est rare de voir des rayons de soleil dans Vengeance à Quatre Mains au fur et à mesure de l'avancée des événements. La couleur dominante reste le gris, ce qui sied très bien à l'ambiance cafardeuse qui nous est présentée. Le film nous réserve un petit twist final que les spectateurs les plus attentifs aux détails disséminés par le réalisateur auront sûrement devinés. Toujours est-il que Vengeance à Quatre Mains, sans être profondément original, est un thriller schizophrénique attachant, bien interprété, bien réalisé et à l'esthétisme travaillé qui parle aussi de la difficulté de faire le deuil d'une personne aimée. A découvrir...

* Disponible en DVD chez ARP SELECTION


UN TUEUR SOUS INFLUENCE

UN TUEUR SOUS INFLUENCE
(Craze / Mystic Killer)

Réalisateur : Freddie Francis
Année : 1974
Scénariste : Herman Cohen, Aben Kandel
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Jack Palance, Diana Dors, Julie Ege, Martin Potter, Edith Evans...


L'HISTOIRE : Neal Mottram est antiquaire. Son commerce ne marchant pas très bien, il se livre à des rituels de magie noire, vénérant une divinité africaine du nom de Chuku dont il possède une représentation en bois dans son sous-sol. Afin que celle-ci lui apporte protection et richesse, il décide de lui faire des offrandes bien particulières et se met à assassiner des gens en guise de sacrifices humains. Petit à petit, la santé mentale de Neal Mottram vacille et il s'enfonce de plus en plus dans la folie, persuadé d'être possédé par l'esprit de Chuku. La police, alertée par ces meurtres inquiétants, mène l'enquête...

 MON AVIS : Le réalisateur britannique Freddie Francis, qui fut un excellent chef opérateur et directeur de la photographie, est bien connu des fans de cinéma d'épouvante made in UK puisqu'il travailla pour la célèbre firme Hammer Films mais aussi pour les firmes concurrentes, à savoir la Amicus, la Tyburn ou la Tigon par exemple et ce, durant les décennies 60 et 70. S'il n'est pas l'égal d'un Terence Fisher, ses films sont tout de même appréciés des amateurs et parmi ses plus célèbres réalisations, on peut citer des titres emblématiques comme Paranoïaque, Meurtre par procuration, L'Empreinte de Frankenstein, Le Jardin des Tortures ou Dracula et les Femmes par exemple. Il est également célèbre pour ses sympathiques films à sketchs Histoires d'Outre-tombe et Le Train des épouvantes. Le Docteur et les Assassins, l'un de ses tout dernier film réalisé en 1985, a également connu un joli succès auprès du public. En 1974, on le retrouve derrière la caméra pour ce curieux film baptisé en France Un Tueur sous Influence. L'habitué des œuvres de Freddie Francis sera sûrement étonné à la vision du film car on ne retrouve guère la patte de son réalisateur : photographie terne et mise en scène assez quelconque donnent à Un Tueur sous Influence un aspect très téléfilm, manquant vraiment d'ampleur. Autre surprise, celle de trouver Jack Palance dans le rôle principal. Enfin, semi-surprise car l'acteur a eu son lot de méchants personnages à interpréter au cours de sa carrière. Ici, il joue le rôle d'un antiquaire totalement cinglé, qui voue un culte à une divinité africaine. Le film démarre d'ailleurs par une cérémonie cultiste, avec Palance habillé en maître de cérémonie et ses disciples à ses pieds. Il demandera à une femme dévêtue de danser devant l'idole de bois représentant la divinité Chuku puis de verser son sang en offrande. Une séquence introductive qui met le spectateur dans une bonne ambiance, la divinité en bois ayant un look assez inquiétant il faut bien le reconnaître. La suite sera de facture bien plus classique, tirant le film vers le genre du thriller, tout en flirtant avec le fantastique puisqu'on en arrive à se demander si le personnage joué par Jack Palance est simplement fou à lier ou s'il subit une sorte de possession de sa divinité Chuku, ce qui pourrait être le cas, notamment lors d'une séquence où le visage de l'idole en bois se superpose sur le visage de l'acteur. Sur un rythme peu entraînant, Palance va multiplier les meurtres, persuadé que ces sacrifices humains vont lui apporter gloire et richesse. Il se mettra en quête de victimes potentiels, traînant dans les bars à la recherche de jeunes femmes seules (l'une de ses premières victimes sera jouée par la mignonne Julie Ege, blondinette sexy vue dans le Creatures the World Forgot de Don Chaffey en 1971 ou dans Les Sept Vampires d'Or de Roy Ward Baker en 1974. La folie de l'antiquaire ne devant jamais connaître de répit, parlant de Chuku comme si elle existait réellement, il passera à la vitesse supérieure en allant carrément assassiner sa vieille tante pour s'accaparer son héritage ! Une séquence assez réussie, dans laquelle, portant un masque africain effrayant, il va provoquer une frayeur mortelle à la pauvre vieille dame, avant de lui planter un pieu dans la gorge ! Les amateurs apprécieront de voir Jack Palance cabotiner comme jamais, à grand renfort de sourire forcé ou de regard appuyé. Pas sûr qu'il sorte grandit d'une telle prestation mais ce jeu un peu théâtral donne un certain intérêt au film, qui aurait sûrement sombré dans un relatif oubli si l'acteur principal avait été un parfait inconnu. La scène finale, où il tourne sur lui-même, armé d'une hachette, tel Leatherface et sa tronçonneuse dans le final de Massacre à la Tronçonneuse, vaut son pesant de cacahuètes. Pour donner un peu de suspense au film, les scénaristes ont bien sûr fait intervenir la police et notre antiquaire psychopathe va devoir se montrer plus malin que les enquêteurs afin de ne pas se faire prendre la main dans le sac, de gros soupçons pesant sur sa personne. Toute la partie avec les inspecteurs ralentit encore le rythme du film, qui n'ennuie pas vraiment en fait et qui se laisse regarder tranquillement. Rien d'extraordinaire, c'est sûr mais comme souvent dans les productions anglaises de ce genre, on y trouve toujours un petit quelque chose qui fait qu'on prend un certain plaisir à les visionner. Même si le film n'est pas très violent, Il y a de petites effusions de sang de temps à autre, ce qui n'est pas pour me déplaire. Un Tueur sous Influence n'est donc pas un grand film de Freddie Francis mais ce mélange de thriller et de film de magie noire reste à découvrir pour les fans de Jack Palance avant tout mais aussi pour ceux qui aiment se détendre au gré d'une petite série B sans prétention autre que celle de divertir.

* Disponible en DVD en VOSTA chez NUCLEUS FILMS



LES MONSTRES DU KUNG FU

LES MONSTRES DU KUNG FU
(Tian can di que)

Réalisateur : Chi Lo
Année : 1979
Scénariste : Chi Lo
Pays : Hong Kong, Taïwan
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Sung-Chuan Shen, Chao-Ming Kang, Chiu Ho, Chung-Kuei Chang...


L'HISTOIRE : Un maître tyrannique ampute des deux bras l'un de ses serviteurs et le chasse de sa demeure. Plus tard, un autre serviteur voit ses deux jambes brûlées à l'acide. Les deux hommes, invalides, vont se retrouver ensemble chez un autre maître du kung fu qui vit en ermite. Ce dernier va leur enseigner l'art du combat et leur apprendre à se servir de leur partie du corps encore intact. Devenus d'excellents combattants, les deux amis n'ont qu'une idée en tête : se venger de leur ancien maître et bourreau...

MON AVIS : Mon dieu, quel ovni cinématographique que ce Monstres du Kung Fu ! Imaginez l'univers du Freaks la Monstrueuse Parade de Tod Browning dans le monde du kung fu et vous aurez une idée assez juste de ce qui vous attend pendant la vision de ce film improbable de 1979. Interprété par deux personnes réellement handicapées, l'un n'ayant qu'un moignon de bras et l'autre ayant des jambes non développées, Les Monstres du Kung Fu se montre certes original au niveau de son casting, proposant une sorte de spectacle trash a base de coup de tatanes ou de poings, mais a tout de même du mal à convaincre totalement sur la durée. Si un certain malaise peut s'emparer du spectateur au début du film, se demandant si tout cela est bien correct ou ne relève pas du pur voyeurisme malsain, les aptitudes bien réelles des deux acteurs a tôt fait de nous convaincre et nous permettent d'apprécier le show proposé sans se poser trop de questions existentielles ou éthiques. Il faut en effet les voir se battre, faire tournoyer une lance (pour le manchot) ou se déplacer à la force des bras sur deux tiges de bambous (pour le cul-de-jatte) pour mesurer l'étendue de leur talent et la force mentale qu'il leur aura fallu pour vaincre leurs handicaps et s'adonner au plaisir mais aussi à la discipline que requiert la pratique du kung fu. Même si la caméra se focalise sur leur difformité physique de façon parfois obscène, leur dextérité et leur souplesse font la différence et on en vient même à se dire que ce film est une belle leçon de vie et de courage, même si au fond de nous, on sait très bien qu'il n'a été réalisé que dans un but purement mercantile. Niveau scénario, c'est un peu léger et somme toute classique : un méchant maître, expert en kung fu, mutile deux de ses serviteurs. Ceux-ci vont apprendre l'art du combat avec un autre maître et pourront alors essayer de se venger de leur bourreau. C'est à peu près tout, avec l'ajout vers les trois-quart du film d'un petit coffre contenant huit figurines de chevaux en jade, figurines qui, si on trouve le secret qu'elles renferment, peuvent donner un réel avantage au combattant en lui proposant une technique de combat inédite. Evidemment, on se doute que cette technique imparable viendra de "l'association" des deux amis handicapés ! L'un sera les bras, l'autre les jambes d'un même corps ! Le slogan L'union fait la force n'a jamais été aussi bien représenté à l'écran ! Parmi les meilleures scènes du film, on retiendra principalement la phase d'entraînement que leur nouveau maître leur impose. Leur progression enchante le spectateur, qui reste assez bluffé par leur capacités physiques. Le souci du film est qu'une fois passée la surprise et l'étrangeté de la situation, les séquences de combats tournent un peu en rond et proposent à peu de chose près la même chose au final, tant est si bien qu'en ennui relatif s'empare un peu de nous. On apprécie les chorégraphies, typiques des films de kung fu, mais au bout de la cinquième bagarre, on a l'impression de voir toujours la même. Bref, Les Monstres du Kung Fu est avant tout une réelle curiosité pour amateurs de "freaks" et de cinéma déviant. A noter que les deux acteurs tourneront à nouveau ensemble trois fois, dans Cripple Heroes (1980), Fighting Life (1981) et Raiders of the Shaolin Temple (1982) avant de disparaître des écrans. 

* Disponible en DVD chez BACH FILMS



HERCULE L'INVINCIBLE

HERCULE L'INVINCIBLE
(Ercole l'Invincibile)

Réalisateur : Alvaro Mancori
Année : 1964
Scénariste : Kirk Mayer, Pat Kein, Alvaro Mancori
Pays : Italie
Genre : Péplum, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Dan Vadis, Spela Rozin, Carla Calò, Howard Ross, Ken Clark...


L'HISTOIRE : Après avoir sauvé des griffes d'un lion la belle Teica, fille du roi Tideo, Hercule se voit charger par ce dernier d'aller combattre un dragon afin de lui apporter la plus petite de ses dents. S'il réussi cette mission, Hercule pourra épouser Teica. Pendant qu'il s'en va affronter le terrible monstre, le village du roi Tideo est assailli par l'armée des Demios. Le roi, sa fille et les habitants sont faits prisonniers et emmenés auprès d'Etel, la cruelle reine des Demios. Revenant de son périple avec la dent du dragon, Hercule découvre le village calciné du roi Tideo. Avec l'aide de Babar, un rescapé, il part en territoire Demios pour sauver sa promise...

MON AVIS : Le réalisateur italien Alvaro Mancori, qui n'a que deux films à son actif (Hercule l'Invincible en 1964 et Le lit à deux places en 1965) est plus connu pour ses talents de directeur de la photographie, puisque, à ce poste, sa filmographie compte plus d'une soixantaine de titres. Il décide de passer derrière la caméra en 1964 donc pour mettre en scène une aventure du célèbre fils de Zeus, Hercule. Un personnage emblématique du péplum et du Muscle Opera, qui fût interprété par divers acteurs, les plus célèbres étant Steve Reeves, Reg Park, Gordon Scott, Kirk Morris, Lou Ferrigno et même Arnold Schwarzenegger. Dans Hercule l'Invincible, c'est Dan Vadis qui s'y colle et il s'en sort assez bien. Sans avoir un corps de la carrure de celui de Steve Reeves, il campe toutefois un Hercule au capital sympathie certain et les scénaristes ne vont pas y aller avec le dos de la cuillère pour lui mettre des bâtons dans les roues puisque notre héros mythologique va avoir bien des aventures durant les 85 minutes que dure ce péplum lorgnant un peu beaucoup vers l'heroic fantasy, avec ce dragon et une sorcière donnant à Hercule une lance magique par exemple. Le spectateur n'aura lui non plus guère le temps de s'ennuyer puisque les péripéties d'Hercule vont le tenir gentiment éveillé : combat contre un lion, un ours, un dragon (franchement pas très réussi il faut bien l'avouer, on est encore loin du réalisme des dragons de Game of Thrones ou même du sublime spécimen vu dans Le Dragon du Lac de Feu) puis affrontements contre les guerriers Demios, lutte contre deux éléphants qui ne demandent qu'à l'écarteler, fuite face à un écoulement de lave qui va entièrement ensevelir une cité enfouie dans une montagne et j'en passe. Sans être un grand péplum, loin s'en faut, Hercule l'Invincible tient la route et joue avant tout la carte du divertissement. Le réalisateur adjoint d'ailleurs à son héros le personnage de Babar, un habitant du village du roi Tideo, et qui, par sa couardise, va apporter une touche d'humour à l'ensemble du film. Qui dit héros dit forcément belle fille à sauver et dans le cas qui nous intéresse ici, ce sera la ravissante actrice Spela Rozin, qui interprète donc Teica. Sans avoir eu une grande carrière, on a pu la voir également dans Maciste et les Filles de la Vallée, The Naughty OnesAvec Django la mort est là ou Le fils de Sherwood entre autres. A la vue de ses jolis yeux et de son visage angélique, on comprend qu'Hercule soit sous son charme et fasse tout pour lui éviter un sacrifice humain ! Car oui, les Demios sont cannibales à leur heure perdue, les guerriers se rassasiant de la chair de leurs victimes les plus valeureuses pour augmenter leur puissance. Dommage que cette thématique cannibalistique soit juste évoquée et non pas montrée à l'écran. En ce qui concerne Teica, ce sont justement ses beaux yeux qui attirent la convoitise de la cruelle reine Etel ! Il y a donc urgence pour Hercule à se rendre en territoire ennemi. Si on sent bien que ce péplum n'a pas du avoir un gros budget, on appréciera en tout cas le soin apporté aux décors. Certes, on est loin de la démesure des décors de Spartacus ou de Quo Vadis. Ici, on fait plutôt dans le petit village forestier que dans les temples géants. Néanmoins, toute la partie se déroulant dans le territoire Demios, situé dans des grottes sous une montagne et proche d'un lac de lave, bénéficie de très beaux éclairages qui nous renvoie presque au travail de Mario Bava, dans une moindre mesure. Mais ces effets de lumière, avec utilisation de fumée vaporeuse, donnent un certain cachet au film d'Alvaro Mancori je trouve et participent pleinement au charme de cette petite production modeste mais attrayante. Bref, voici de quoi passer un bon moment au sein d'un genre des plus populaires mais dont le chant du cygne avait déjà débuté...

PS : on notera que la VF du film transforme le nom d'Hercule en Ursus ! Une pratique courante dans le péplum, où le héros du film dans son pays d'origine voit son nom être modifié lors de son exploitation dans d'autres pays. Mieux vaut regarder Hercule l'Invincible en version italienne sous-titrée donc...

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS 



LADY FRANKENSTEIN

LADY FRANKENSTEIN
(La figlia di Frankenstein)

- Visionné en version intégrale de 99 minutes -

Réalisateur : Mel Welles
Année : 1971
Scénariste : Edward Di Lorenzo
Pays : Italie
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Joseph Cotten, Rosalba Neri, Paul Muller, Mickey Hargitay, Herbert Fux...


L'HISTOIRE : Le Baron Frankenstein, aidé par le docteur Charles Marshall, désire finaliser ses expériences de transplantation en greffant un cerveau frais dans un corps qu'il a lui-même construit. Il tente de dissimuler son projet à Tania, sa fille, qui a terminé ses études de chirurgien et qui vient d'arriver au château. Profitant d'une nuit orageuse, le Baron déclenche l'expérience qui s'avère une réussite. Malheureusement, sa créature se retourne contre lui et le tue avant de s'enfuir. En découvrant son père assassiné, Tania n'a plus qu'une obsession : poursuivre les expériences de ce dernier et créer une nouvelle créature qui aura suffisamment de force pour se battre contre celle qui sème la terreur alentour. Dans le même temps, le capitaine de police Harris mène son enquête sur plusieurs meurtres qui seraient les faits d'un monstre selon la population...

MON AVIS : Au début des années 70, le cinéma d'épouvante connaît un net déclin de qualité et d'intérêt. La Hammer Films, maître-étalon du genre, poursuit tout de même dans cette voie et va tenter de dynamiser ses productions en leur incluant quelques éléments érotiques et une violence plus accentuée, comme dans The Vampire Lovers, Les Horreurs de Frankenstein, Vampire Circus, Dr Jekyll and Sister Hyde ou La Fille de Jack l'éventreur par exemple. Mais malgré ces efforts, le cinéma d'épouvante ne résistera pas longtemps face à l'arrivée des films d'horreurs plus réalistes et agressifs qui vont débarquer durant cette décennie 70, à l'image de La Dernière Maison sur la Gauche, L'Exorciste ou Massacre à la Tronçonneuse entre autres. Toujours est-il qu'en 1971, Dracula, vampires, fantômes, momies et créatures de Frankenstein ont encore la cote auprès d'une certaine partie du public, adorateur de cette ambiance gothique qui envoûte et fait frissonner. Le cinéma d'épouvante italien n'ayant rien à envier à celui des Anglais, c'est donc en pays transalpin que le réalisateur américain Mel Welles va tourner Lady Frankenstein, en lui injectant les éléments cités ci-dessus, à savoir de la violence et du sang et un peu d'érotisme. Je précise bien qu'il s'agit d'érotisme léger, et non pas de pornographie, comme a voulu nous le faire croire le distributeur français du film à l'époque, qui l'intitula Lady Frankenstein, cette Obsédée Sexuelle ! Du grand n'importe quoi puisqu'on est avant tout en présence d'un pur film gothique, dans la grande tradition du genre. Au casting, on trouve la présence, curieuse et surprenante, de Joseph Cotten dans le rôle du Baron Frankenstein. Un acteur qu'on ne présente plus, ayant tourné pour Orson Welles, Alfred Hitchcock, King Vidor ou bien Henry Hathaway et qui, vers la fin de sa carrière (il est décédé en 1994 mais sa dernière apparition date de 1981 dans Le Survivant d'un Monde Parallèle) sera présent dans de petites séries B bien moins glorieuses que ses films phares. Il interprète donc, durant la première demi-heure, notre fameux Baron et sa composition est agréable même si elle n'a rien de mémorable. Fait assez rare, son associé n'est pas un bossu monstrueux mais un vrai gentleman, à savoir le docteur Marshall, interprété par Paul Muller, acteur possédant lui aussi une filmographie pléthorique. Les amateurs de cinéma Bis seront quant à eux heureux de retrouver le visage bien connu de l'acteur autrichien Herbert Fux, célèbre pour avoir été un bourreau sans pitié dans le violent La Marque du Diable en 1970 entre autres. Il interprète ici le chef d'un gang de déterreurs de cadavres, le film faisant de nombreuses allusions aux célèbres Burke et Hare évidemment. On appréciera particulièrement son comportement macho envers Tania Frankenstein quand celle-ci aura besoin de ses services. Tania Frankenstein, parlons-en d'ailleurs, puisqu'elle est l'héroïne du film et qu'elle lui donne son titre. Notre Lady Frankenstein est merveilleusement campée par la belle actrice italienne Rosalba Neri, qui trouve avec le film de Mel Welles l'un de ses meilleurs rôles. Déterminée, aussi folle que son cher papa, Tania Frankenstein va nous faire aller de surprise en surprise, notamment quand elle énonce au docteur Marshall son plan diabolique pour créer une nouvelle créature. Le docteur étant amoureux d'elle, notre lady va se servir des sentiments de ce dernier pour obtenir son approbation quand au prélèvement de son cerveau pour qu'elle puisse le greffer dans le corps de Thomas, le jeune homme à tout faire du château, au corps parfait mais à l'esprit peu développé. Ne pouvant résister aux charmes de Tania (vu le physique de Rosalba Neri, on le comprend), le docteur va donc aider cette dernière à tuer Thomas pour se servir de son corps comme réceptacle de son propre cerveau. L'amour rend fou paraît-il, on en a encore un parfait exemple ici. La séquence du meurtre de Thomas est excellente et totalement bis : Tania Frankenstein, entièrement nue, fait l'amour à Thomas pendant que le docteur Marshall l'étouffe avec un oreiller. Le dernier souffle de Thomas se confond avec le cri d'extase de Tania, ou quand Eros rencontre Thanatos ! Si Lady Frankenstein affiche un peu de nudité et quelques moments bien dans l'esprit du cinéma Bis, avec notamment le faciès de la première créature, salement amoché comme vous pouvez le voir sur l'affiche du film, il n'en oublie jamais d'être un beau film d'épouvante gothique traditionnel et c'est bien ce mélange des deux univers qui en fait tout son charme et son intérêt. Mel Welles adore le cinéma d'épouvante et il a mis toute sa passion pour ce genre dans Lady Frankenstein. Le tournage a eu lieu dans un vrai château pour les scènes d'intérieur, avec de beaux costumes et un soin particulier apporté au détail et à la décoration. Les scènes extérieurs profitent du cadre champêtre de la région et se révèlent agréable à l'oeil. Un choix payant donc, le château et ses alentours étant très cinégéniques. Toutes les séquences se déroulant dans le laboratoire ont par contre été tournées en studio. Le principe de la création de la créature reste le même que dans le Frankenstein de James Whale, auquel Mel Welles rend hommage à plusieurs reprises, comme dans la scène où la créature jette une jeune femme dans un lac. Ce n'est pas une petite fille et elle est entièrement nue mais impossible de ne pas y voir un gros clin d'oeil à la séquence culte jouée par Boris Karloff et la petite Marilyn Harris dans le film de 1931. On appréciera également les scènes dans lesquelles les villageois, armés de torche et de fourche, veulent se faire justice eux-mêmes : une figure de style classique dans ce type de film. Très honnêtement, ce Lady Frankenstein a de solides arguments à faire valoir. La mise en scène tient la route, le casting est bon, les éclairages sont soignés tout comme les costumes (Rosalba Neri enchaîne les jolies robes) et ce mélange entre épouvante vintage et cinéma Bis décomplexé fait son petit effet. Bref, que vous soyez fan de la thématique de Frankenstein, du cinéma d'épouvante ou de Rosalba Neri, je vous conseille la vision de Lady Frankenstein, surtout que l'éditeur Nucleus Films vient de le sortir en Blu-Ray dans une copie restaurée et surtout intégrale (99 minutes contre les 85 minutes vues habituellement), avec STA et une foule de bonus (non sous-titrée), faisant de cette édition la plus complète sur ce film à ce jour. A titre comparatif, on peut dire que Lady Frankenstein annonce le Chair pour Frankenstein de Paul Morrissey qui verra le jour deux ans plus tard...... 

* Disponible en BR chez NUCLEUS FILMS 


LES BONUS  : 
- Complete and Restored 99 min Director's Cut
- Complete and Restored 84 min New World Pictures American Theatrical Cut
- Audio Commentary with Alan Jones and Kim Newman 
- Optional English Subtitles
- The Truth About Lady Frankenstein (2007) - German TV Special (42 mins)
- New Featurette - Piecing Together Lady Frankenstein (35 mins)
- Featurette - The Lady and The Orgy (8 mins)
- Bigfilm Magazine (1971) - Italian Lady Frankenstein Photo Novel
- BBFC's 1972 Theatrical Censor Notes
- English, Italian, German and 3 x US Trailers
- US TV spots
- US Radio Spots
- Home Video Releases Gallery
- Extensive Image Gallery