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HERCULE CONTRE ROME

HERCULE CONTRE ROME
(Ercole contro Roma)

Réalisateur : Piero Pierotti 
Année : 1964
Scénariste : Arpad DeRiso, Piero Pierotti
Pays : Italie, France
Genre : Peplum
Interdiction : /
Avec : Sergio Ciani, Wandisa Guida, Daniele Vargas, Carlo Tamberlani...


L'HISTOIRE : A Rome, Filippo Afro fait assassiner l’empereur Gordiano pour prendre sa place. De passage, Hercule parvient à sauver sa fille, Ulpia, mais tous deux sont capturés par les hommes de l’usurpateur. Ayant une dette envers Hercule, Quinto Traiano, le gouverneur de Pannonie, lance une armée sur Rome...

MON AVIS : Plus connu sous son pseudonyme américain d'Alan Steel, Sergio Ciani a débuté comme doublure de Steve Reeves dès 1959, dans les célèbres Hercule et la Reine de Lydie et La Bataille de Marathon, avant de réussir à imposer deux ans plus tard sa musculature aux producteurs italiens et de devenir lui-même une star du péplum, en interprétant les héros du genre, comme dans Samson contre Hercule (1961), Maciste contre Zorro (1963), Maciste contre les Hommes de Pierre (1964), Le Grand Défi (1964) ou bien encore Ursus l'invincible (1964) entre autres. C'est également en 1964 qu'on le verra en tant qu'Hercule dans Hercule contre Rome, réalisé par Piero Pierotti. Un péplum somme toute assez anecdotique, pas déplaisant mais qui ne se hisse pas au niveau des meilleurs représentants du genre. La faute n'en incombe pas à Sergio Ciani mais plutôt au scénario, qui oublie ses leçons de mythologie et fait du fils de Zeus un simple humain, un forgeron à la force certes plus développée que la normale mais qui ne possède quasiment aucune dimension semi-divine. Quasiment, car, comme le raconte l'un des personnages du film, chaque 100 ans naît un enfant qui possède une force et une gentillesse hors du commun et qui serait le descendant du puissant Hercule, fils de Zeus. Une pirouette scénaristique qui vaut ce qu'elle vaut, c'est à dire pas grand chose en ce qui me concerne. Autre souci du scénario, la faible envergure des enjeux. Ici, Hercule va devoir combattre Filippo Afro (Daniele Vargas), un vil usurpateur qui a fait assassiner l'empereur en place afin de prendre le pouvoir et, au passage, d'offrir la fille du défunt, la belle Ulpia (Wandisa Guida)  à son fils Rezio (Walter Licastro). Heureusement pour Ulpia, sa meilleure amie Arminia (Dina De Santis) connaît Hercule et lui demande de l'aide. Ce dernier, qui vit assez loin du lieu où se déroulent ces tragiques événements, doit déjà combattre une horde de pillards venue saccager le marché local de sa ville, ce qui nous vaut une bagarre correcte mais assez peu dynamique dans son ensemble. Un manque de dynamisme qui se maintiendra durant tout le film et durant toutes les scènes d'action d'ailleurs, qui se limitent en fait à de simples bastons entre Hercule et des soldats, avec quelques lancers de sac de farine ou de gros cailloux en prime pour faire trébucher ces derniers de leurs chevaux. On est très loin des exploits surhumains accomplis par Hercule lors de ses nombreuses aventures cinématographiques. L'intrigue du film elle-même, entre complot politique bas de gamme et jolie demoiselle en détresse à sauver, n'a rien de bien palpitante. Le casting masculin ne brille guère, avec des acteurs très peu charismatiques, notamment chez les méchants romains. Le casting féminin rehausse un peu le niveau, Wandisa Guida et Simonetta Simeoni étant assez charmantes. Pas de quoi se relever la nuit en tout cas avec Hercule contre Rome, titre qui nous laissait présager un affrontement titanesque entre Hercule et des milliers de soldats, scène qui ne viendra jamais nous ravir les yeux. Reste donc un petit péplum académique, sans réelle saveur, qu'on oubliera aussitôt visionné. A noter que dans la version française, Hercule devient Samson, par je ne sais quel mystère ! Le film est d'ailleurs sortit dans notre pays sous le titre hallucinant de Samson contre Tous ! Privilégiez donc la version originale italienne sous-titrée pour voir le film !

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS




HERCULE CONTRE LES VAMPIRES

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES
(Ercole al centro della Terra)

Réalisateur : Mario Bava 
Année : 1961
Scénariste : Sandro Continenza, Mario Bava, Francesco Prosperi, Duccio Tessari
Pays : Italie, Allemagne
Genre : Peplum, Fantastique, Epouvante
Interdiction : /
Avec : Reg Park, Christopher Lee, Leonora Ruffo, George Ardisson, Franco Giacobini...


L'HISTOIRE : Afin de s'emparer du trône d'Oechalie, Lycos envoûte la belle Déjanire pour ensuite la sacrifier aux forces des ténèbres. Voulant sauver sa fiancée, Hercule consulte l'oracle qui l'invite à aller chercher une pierre magique au royaume de Pluton. Mais pour s'y rendre, il devra d'abord ramener une pomme du jardin des Hespérides. Avec l'aide de Thésée et de Télémaque, le héros part à l aventure afin de se rendre aux Enfers...

MON AVIS : Après Le Masque du Démon, chef-d'oeuvre du cinéma gothique italien, Mario Bava ne change pas radicalement de genre avec son film suivant : Hercule contre les Vampires. Comme son titre l'indique, on va être en présence d'un péplum, genre phare à l'époque du muet puis revenu en grâce en Italie suite au succès des films Les Travaux d'Hercule, réalisé en 1958, et Hercule et la Reine de Lydie, qui date de 1959, tous deux réalisés par Pietro Francisci. Comme son titre l'indique encore, le film de Bava versera également dans le genre fantastique et épouvante, puisque le héros, Hercule, va donc affronter des vampires. Du moins, c'est ce que le titre français laisse suggérer, le titre original préférant nous indiquer qu'Hercule va se retrouver au centre de la Terre, comprendre ici aux Enfers ! De nombreux péplums des 60's vont s'amuser à mixer ces deux genres, on peut citer à titre d'exemple Le géant de Metropolis, Maciste contre le cyclope, Maciste contre le Fantôme, Hercule à la conquête de l'Atlantide, Maciste en Enfer, Maciste contre les monstres, Hercule contre Moloch, Maciste contre les Hommes de Pierre ou bien encore Ursus la terreur des Kirghiz. L'introduction de Hercule contre les Vampires place d'emblée le spectateur en territoire fantastique : Une sorte de prêtre, interprété par Christopher Lee en personne, se trouve dans un décor macabre, avec moult créatures d'épouvante qui vont aller s'enfermer dans leur tombe de pierre. Le discours de ce curieux personnage est sans ambiguïté : il est au service des ténèbres et du Mal. On voit également le corps d'une jolie femme blonde, inanimée, avec des traces de sang au cou. Si on est attentif, on remarque qu'on est plus en présence de griffures que des deux traditionnels trous provoqués par une morsure vampirique. Qu'importe, le décor est planté, et d'entrée de jeu, on est subjugué par le travail sur la photographie et les jeux de couleurs et autres filtres présents dans cette séquence introductive, qui a souvent disparu des copies mais qui est donc belle et bien présente dans l'édition d'Artus Films. La suite délaisse quelque peu le fantastique et l'épouvante et nous plonge dans un pur péplum, avec aventure, combats et prouesse physique de l'athlète Reg Park, qui joue Hercule bien sûr, aidé dans sa tâche par George Ardisson, qui interprète Thésée. Les deux compagnons de route vont devoir sauver leur peau d'un guet-apens dont on découvrira qu'il est du fait du personnage joué par Christopher Lee. Quelques dialogues plus tard, Hercule va devoir remplir une sacré mission s'il veut se marier avec Déjanire, ravissante jeune femme qui semble sous le coup d'une terrible malédiction. Et quelle mission ! Pour conjurer le sort qui frappe Déjanire, Hercule et Thésée vont devoir récupérer la pomme qui ouvre le passage des Enfers dans le jardin des Hespérides puis se rendre dans le territoire du Dieu des Enfers pour récupérer une pierre de vie, seul objet pouvant briser la malédiction et rendre sa liberté à Déjanire. Et c'est parti pour un voyage haut en couleur, qui mêle aventure, action, fantastique et même comédie, le personnage de Télémaque (Franco Giacobini) étant l'élément parodique du film. De décors naturels, on passe à de splendides décors de studios, mis au point avec une élégance et un raffinement visuel certain par Mario Bava, qui nous ravit les yeux avec ses éclairages travaillés et ses filtres de couleur bleu, rouge et vert, qui confèrent au film une dimension quasi onirique. Malgré un côté assez kitsch (quel péplum ne l'est pas et n'est-ce pas justement ce qui fait le charme de ce genre très apprécié des amateurs ?), les mésaventures d'Hercule et de Thésée aux Enfers s'avèrent hautement dépaysantes, avec la rencontre des Hespérides, le combat contre un monstre de pierre, la traversée du Styx via une corde tendue entre deux rochers, le plongeon de Thésée dans une eau bouillonnante, le voyage en bateau en pleine tempête provoquée par Pluton et j'en passe, le tout avec un peu de romance et la présence de jolies demoiselles à l'écran. La dernière partie du film fera la part belle à Christopher Lee et à ses hideuses créatures, qui ressemblent plus à des goules qu'à des vampires il faut bien le reconnaître. La nature même du personnage interprété par Christopher Lee n'est pas très clair, même si ce dernier dira à un moment que "même Hercule ne peut tuer celui qui est déjà mort" ou qu'il finira consumé par le soleil, après avoir reçu en pleine poire un rocher lancé par Hercule, qui en lancera beaucoup, de rochers, dans le film, allant même jusqu'à dire à son compagnon de voyage qu'il espère bien que ce sera le dernier qu'il lance ! Humour toujours ! Même s'il peut paraître comme un peu anecdotique dans la filmographie de Mario Bava, cet Hercule contre les Vampires est en tout cas un divertissement hautement sympathique, joliment filmé, remarquable visuellement parlant et qui nous fait passer un bon moment devant notre écran. Les amateurs de mec baraqué et de mythologie décalée apprécieront à n'en point douter !

* Disponible en Mediabook DVD + BR chez ARTUS FILMS

LE MEDIABOOK :
Inutile de dire qu'Artus Films nous offre une édition solide, c'est devenu monnaie courante. La copie du film est très bonne et rend justice au travail sur la photographie et les couleurs. La scène d'introduction avec Christopher Lee est présente. Le livret de 80 pages rédigé par Michel Eloy est on ne peut plus informatif et joliment illustré. Niveau bonus, on trouve un entretien avec George Ardisson et Fabio Melleli, une bande-annonce ainsi qu'un diaporama de photos. 



HERCULE L'INVINCIBLE

HERCULE L'INVINCIBLE
(Ercole l'Invincibile)

Réalisateur : Alvaro Mancori
Année : 1964
Scénariste : Kirk Mayer, Pat Kein, Alvaro Mancori
Pays : Italie
Genre : Péplum, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Dan Vadis, Spela Rozin, Carla Calò, Howard Ross, Ken Clark...


L'HISTOIRE : Après avoir sauvé des griffes d'un lion la belle Teica, fille du roi Tideo, Hercule se voit charger par ce dernier d'aller combattre un dragon afin de lui apporter la plus petite de ses dents. S'il réussi cette mission, Hercule pourra épouser Teica. Pendant qu'il s'en va affronter le terrible monstre, le village du roi Tideo est assailli par l'armée des Demios. Le roi, sa fille et les habitants sont faits prisonniers et emmenés auprès d'Etel, la cruelle reine des Demios. Revenant de son périple avec la dent du dragon, Hercule découvre le village calciné du roi Tideo. Avec l'aide de Babar, un rescapé, il part en territoire Demios pour sauver sa promise...

MON AVIS : Le réalisateur italien Alvaro Mancori, qui n'a que deux films à son actif (Hercule l'Invincible en 1964 et Le lit à deux places en 1965) est plus connu pour ses talents de directeur de la photographie, puisque, à ce poste, sa filmographie compte plus d'une soixantaine de titres. Il décide de passer derrière la caméra en 1964 donc pour mettre en scène une aventure du célèbre fils de Zeus, Hercule. Un personnage emblématique du péplum et du Muscle Opera, qui fût interprété par divers acteurs, les plus célèbres étant Steve Reeves, Reg Park, Gordon Scott, Kirk Morris, Lou Ferrigno et même Arnold Schwarzenegger. Dans Hercule l'Invincible, c'est Dan Vadis qui s'y colle et il s'en sort assez bien. Sans avoir un corps de la carrure de celui de Steve Reeves, il campe toutefois un Hercule au capital sympathie certain et les scénaristes ne vont pas y aller avec le dos de la cuillère pour lui mettre des bâtons dans les roues puisque notre héros mythologique va avoir bien des aventures durant les 85 minutes que dure ce péplum lorgnant un peu beaucoup vers l'heroic fantasy, avec ce dragon et une sorcière donnant à Hercule une lance magique par exemple. Le spectateur n'aura lui non plus guère le temps de s'ennuyer puisque les péripéties d'Hercule vont le tenir gentiment éveillé : combat contre un lion, un ours, un dragon (franchement pas très réussi il faut bien l'avouer, on est encore loin du réalisme des dragons de Game of Thrones ou même du sublime spécimen vu dans Le Dragon du Lac de Feu) puis affrontements contre les guerriers Demios, lutte contre deux éléphants qui ne demandent qu'à l'écarteler, fuite face à un écoulement de lave qui va entièrement ensevelir une cité enfouie dans une montagne et j'en passe. Sans être un grand péplum, loin s'en faut, Hercule l'Invincible tient la route et joue avant tout la carte du divertissement. Le réalisateur adjoint d'ailleurs à son héros le personnage de Babar, un habitant du village du roi Tideo, et qui, par sa couardise, va apporter une touche d'humour à l'ensemble du film. Qui dit héros dit forcément belle fille à sauver et dans le cas qui nous intéresse ici, ce sera la ravissante actrice Spela Rozin, qui interprète donc Teica. Sans avoir eu une grande carrière, on a pu la voir également dans Maciste et les Filles de la Vallée, The Naughty Ones, Avec Django la mort est là ou Le fils de Sherwood entre autres. A la vue de ses jolis yeux et de son visage angélique, on comprend qu'Hercule soit sous son charme et fasse tout pour lui éviter un sacrifice humain ! Car oui, les Demios sont cannibales à leur heure perdue, les guerriers se rassasiant de la chair de leurs victimes les plus valeureuses pour augmenter leur puissance. Dommage que cette thématique cannibalistique soit juste évoquée et non pas montrée à l'écran. En ce qui concerne Teica, ce sont justement ses beaux yeux qui attirent la convoitise de la cruelle reine Etel ! Il y a donc urgence pour Hercule à se rendre en territoire ennemi. Si on sent bien que ce péplum n'a pas du avoir un gros budget, on appréciera en tout cas le soin apporté aux décors. Certes, on est loin de la démesure des décors de Spartacus ou de Quo Vadis. Ici, on fait plutôt dans le petit village forestier que dans les temples géants. Néanmoins, toute la partie se déroulant dans le territoire Demios, situé dans des grottes sous une montagne et proche d'un lac de lave, bénéficie de très beaux éclairages qui nous renvoie presque au travail de Mario Bava, dans une moindre mesure. Mais ces effets de lumière, avec utilisation de fumée vaporeuse, donnent un certain cachet au film d'Alvaro Mancori je trouve et participent pleinement au charme de cette petite production modeste mais attrayante. Bref, voici de quoi passer un bon moment au sein d'un genre des plus populaires mais dont le chant du cygne avait déjà débuté...

PS : on notera que la VF du film transforme le nom d'Hercule en Ursus ! Une pratique courante dans le péplum, où le héros du film dans son pays d'origine voit son nom être modifié lors de son exploitation dans d'autres pays. Mieux vaut regarder Hercule l'Invincible en version italienne sous-titrée donc...

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS 



LE GRAND DÉFI

LE GRAND DÉFI
(Ercole, Sansone, Maciste e Ursus gli invincibili)

Réalisateur : Giorgio Capitani
Année : 1964
Scénariste : Sandro Continenza, Roberto Gianviti
Pays : Italie, Espagne, France
Genre : Péplum, Comédie
Interdiction : /
Avec : Sergio Ciani, Howard Ross, Nadir Moretti, Yann Larvor, Elisa Montés...


L'HISTOIRE : Hercule, fils de Zeus, sauve de la noyade Omphale, la fille de Némée, Reine de Lydie. Tombé amoureux d’elle, il désire l’épouser. Afin de prouver qu’il est bien le demi-dieu, la reine le charge de ramener un bateau plein d’or englouti sous la mer. Hercule réussit l’épreuve, mais Omphale ne veut pas de lui. Elle imagine alors un stratagème l’obligeant à défier l’homme le plus fort du monde, Samson. Des hommes sont chargés d'aller trouver Samson pour l'amener à Hercule. Durant leur voyage, ils vont également rencontrer Ursus et Maciste...

MON AVIS : Quatre stars du péplum dans la même histoire, voilà ce que nous propose Le Grand Défi de Giorgio Capitani, coproduction franco-italo-espagnole réalisée en 1964, qui met donc en scène Hercule, Maciste, Ursus et Samson ! Rien que ça ! Avec une telle affiche de rêve, on se dit que les corps bodybuildés vont être à l'honneur et que l'action épique va régner en maître sur ce long métrage. Certes, Sergio Ciani (Hercule), Howard Ross (Maciste), Nadir Moretti (Samson) et Yann Larvor (Ursus) sont plutôt bien charpentés et devraient faire chavirer le cœur des femmes amatrices de muscles et d'abdominaux en béton armé. Les spectateurs masculins quant à eux apprécieront le charme des actrices et notamment celui d'Elisa Montés qui joue la ravissante Omphale ou celui de la française Hélène Chanel, ultra sexy dans sa tenue d'oracle. De nombreuses péripéties parsèmeront le parcours d'Hercule tout comme plusieurs bagarres viendront égayer notre vision du film, les décors ne résistant pas longtemps à ces derniers et ce, pour notre plus grand plaisir de voir des colonnes de soutien ou des murs en carton-pâte s’effondrer sur le casting. On a même droit à la présence de Zeus qui a bien du mal à garder son fils dans le droit chemin, comme en témoigne la séquence d'introduction dans laquelle Hercule doit choisir entre deux chemins indiqués par son père : celui de la vertu et celui du plaisir. C'est évidemment ce dernier que choisira le demi-dieu, malgré la réprobation "éclair" de son divin papa. Cette scène, très amusante, est un bon indicateur de ce qui nous attend par la suite. Car il faut bien avoir en tête que Le Grand Défi n'est pas, mais alors pas du tout, un péplum "sérieux". C'est une pure comédie, lorgnant même parfois vers la parodie, et qui n'hésite pas à jouer avec les clichés du genre ou à se moquer gentiment de ses virils héros. Le comique de situation le dispute à des répliques haute en couleurs qui ne manqueront pas de nous faire sourire devant notre écran. La palme revient certainement à Samson, avec son look de rabbin échappé des Aventures de Rabbi Jacob (chapeau noir et deux couettes sur le côté, à mourir de rire !) et qui verra sa force surpuissante lui être retiré par une Dalila bien jalouse, qui aura entendu son bellâtre demander si les femmes étaient jolies en Lydie, ce qui vaudra à ce dernier de voir ses cheveux coupés par sa belle. Un gag qui joue avec la légende classique de la chevelure de Samson et qui donnera lieu à d'autres gags bien mis en valeur, notre pauvre Samson demandant à ce qu'Hercule ne le frappe pas trop fort par exemple ! Le légendaire Ursus quant à lui nous est présenté comme un être colérique, qui joue les gros bras dans les tavernes et cassent tout ce qui passe à porté de sa main. Maciste à un rôle un peu plus noble puisqu'il passe son temps à prêter main forte aux malheureux sans défense. Le réalisateur Giorgio Capitani malmène donc la mythologie et le péplum lui-même, ne s’embarrasse pas des conventions et amuse le public avec des scènes grosses comme une maison qui ne manqueront pas de faire hurler les puristes absolus du genre. Il est vrai que si on ne s'attend pas à voir une comédie, on reste un peu abasourdi par le divertissement proposé et qu'on ne sait plus trop sur quel pied danser ou comment réagir face au film et son parti-pris. On a même droit à la présence d'un nain qui nous régalera de quelques farces bien trouvées et qui provoqueront moult remue-ménages et quiproquos. On sent et on voit que Le Grand Défi n'a pas du avoir un budget très conséquent et avec cette approche comique, il flirte souvent avec le nanar sympathique. Les scènes de bagarres, comme celle mettant en confrontation nos quatre colosses, peinent à paraître crédibles et versent plutôt dans le "slapstick". Ce qui, au final, correspond tout à fait au style même du film. Le Grand Défi est donc un péplum à prendre au second (voir troisième) degré pour véritablement l'apprécier. Pour ma part, même si j'ai passé un bon moment et que ce film reste fort divertissant et amusant, je préfère tout de même la veine "sérieuse" du genre. A noter que j'ai visionné le film en VOSTF mais que la version française a l'air bien gratiné et devrait en rajouter dans l'aspect parodique de l'entreprise...

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS



LA LÉGENDE D'HERCULE

LA LÉGENDE D'HERCULE
(The Legend of Hercules)

Réalisateur : Renny Harlin 
Année : 2014
Scénariste : Sean Hood, Daniel Giat, Renny Harlin, Giulio Steve 
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Péplum
Interdiction : /
Avec : Kellan Lutz, Gaia Weiss, Scott Adkins, Roxanne McKee, Liam McIntyre...


L'HISTOIRE : Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l'enfant devenu adulte. Amoureux d'Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieux est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l'aide de Sotiris, son compagnon d'armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu…

MON AVIS : La vision de La légende d’Hercule nous prend un peu au dépourvu tant le film s’éloigne de ce qu’on voit traditionnellement dans un film mettant en scène le demi-dieu grec. Certes, nous sommes en 2014 et les péplums d’antan avec Steve Reeves, Reg Park ou Mark Forrest ne sont plus au goût du jour, bien qu’ils restent hautement sympathiques et divertissants. Mais Renny Harlin prend un peu le contre-pied des ces anciennes productions italiennes aux décors en carton-pâte et les aventures de son Hercule sont bien loin de ressembler à des aventures d’Hercule justement ! Gladiator et surtout 300 sont passés par là et les influences de ces deux films, auquel on peut ajouter celle de Conan le Barbare également, se font cruellement ressentir sur le produit fini. Si la base mythologique a été retenue, de très grandes libertés ont ensuite été prise par les scénaristes, si bien que le film se serait appelé "La légende d’un spartiate" que ça aurait été kif-kif, voir même plus adapté ! J’avais souvent l’impression de regarder un film de gladiateur ou un rip-off de 300 plutôt qu’un film sur Hercule ! Visuellement, le film rappelle également celui de Zack Snyder et les séquences de combats font la part belle aux ralentis et autres procédés très vidéo-clipesques. Des combats relativement divertissants et correctement mis en scène, assez nombreux en tout cas pour nous tenir éveillé et faire qu’on ne s’ennuie que rarement devant ce spectacle ô combien décérébré. A l’image de son cinéma, Renny Harlin se montre comme à son habitude d’une belle générosité et veut en donner pour son argent au public, même si parfois le résultat s’avère mitigé, ce qui sera le cas ici. Car malgré toutes ses bonnes intentions, La légende d’Hercule fricote sans sourciller avec le nanar tendance blockbuster. Le personnage même d’Hercule a de grosses difficultés à se montrer vraiment crédible, la faute à l’acteur Kellan Lutz, un beau gosse certes assez musclé (vu dans la saga Twilight) mais à qui il manque quand même une vraie stature, une vraie dimension athlétique, pour convaincre réellement. La scène où il est enchainé entre deux colonnes de pierre est à ce titre assez représentative des faiblesses du personnage niveau musculature comparées à des séquences similaires vues dans d’anciens péplums par exemple. Mentionnons la scène totalement ridicule mettant en vedette le fameux Lion de Némée et qui en fera hurler de rire plus d’un devant son écran. La réalisation du lion est juste calamiteuse et d’une crédibilité proche du néant. Idem pour le grand final dans lequel Hercule reçoit en cadeau de Zeus la foudre qui vient imprégner son épée, lui permettant ensuite de jeter des éclairs monstrueux sur ses assaillants. Les images de synthèses ne sont pas fameuses et peinent à paraître réelles. A bien y regarder, seul Scott Adkins s’en sort avec les honneurs, interprétant un Amphitryon cruel et sadique, au charisme largement plus soutenu que le héros du film lui-même, un comble ! Si La légende d’Hercule n’est pas non plus la bouse annoncée, le dernier long métrage en date de Renny Harlin a quand même bien du mal à en imposer, la faute à trop d’emprunts, trop de clichés, trop d’influences mal digérées de films qui s’avèrent au final largement mieux maîtrisés. Reste donc un spectacle pas prise de tête, plutôt récréatif, qui aligne quelques scènes de bastons hautement jubilatoires entremêlées dans une histoire quelconque qui ne fait pas honneur au demi-dieu grec. Le néo-péplum a parfois bien du mal à imposer son style et ce n’est pas La légende d’Hercule qui va venir lui donner ses lettres de noblesses. Peut-être que le Hercule de Brett Ratner, avec cette fois-ci l’imposant Dwayne Johnson dans le rôle-titre, va venir changer la donne… 

* Disponible en DVD, BR et BR 3D chez METROPOLITAN

NOTE : 3/6



LES ORGIES DE CALIGULA

LES ORGIES DE CALIGULA
(Roma : L'antica chiave dei sensi)

Réalisateur :  Lorenzo Onorati
Année : 1985
Scénariste : Gianfranco Parolini, Dan Kelly
Pays : Italie
Genre : Péplum, Érotique
Interdiction : -12 ans
Avec : Robert Gligorov, Sandra Venturini, Aldo Ralli, Francesco Romei, Maurice Poli...


L'HISTOIRE : L'empereur Caligula plonge Rome dans sa folie et organise orgies et jeux de cirque barbares, provoquant la désapprobation des partisans de la République. Lors d'un combat entre deux belles esclaves, Caligula est attirée par l'une d'elles, Lysia. Cette dernière a pour mission secrète d'assassiner l'empereur mégalomane...

MON AVIS : Le personnage de Caligula devait forcément attirer les réalisateurs de cinéma Bis et on le retrouve dans quelques films, principalement des péplums érotiques, tels Caligula de Tinto Brass (1979), Caligula la véritable histoire de Joe d'Amato (1981), Caligula et Messaline de Bruno Mattei (1981), Una Virgen para Caligula de Jaime J. Puig (1982) ou bien encore Les Folles nuits de Caligula de Roberto Bianchi Montero (1977). En 1985 débarque Les Orgies de Caligula de Lorenzo Onorati qui poursuit la mode du péplum érotique en mettant en scène la vie très romancée de l'empereur sanguinaire. La qualité du film est très en deçà des titres précités et on sent que le budget n'était pas à la hauteur des ambitions, si ambitions il y avait. Ce qui choque le plus sont les nombreux stock-shots maladroitement insérés dans le film, certainement empruntés à de vieux péplums, et dont la qualité d'images diffère avec le film lui-même, ce qui fait qu'ils ne passent pas inaperçus. Si la majorité du casting féminin passe le plus clair de son temps dénudée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent niveau scènes érotiques hormis la tenue d’Ève des actrices. Plus dommageable, l'absence de violence alors que celle-ci faisait tout le charme du film de Joe d'Amato par exemple. Traiter des méfaits du tyran mégalo sans tortures ni effusion de sang n'est pas à mettre dans les points positifs du film d'Onorati et on aurait apprécier que le réalisateur laisse libre cours à son imagination et en donne pour son argent aux spectateurs s'attendant à un spectacle décadent, déviant, pervers et barbare. Tout ce que Les Orgies de Caligula n'est pas. Le film s'avère assez inoffensif en fait et n'a pas la démesure ou la puissance du classique de Tinto Brass ou de Joe d'Amato. On s'amusera de voir l'empereur tenir en laisse trois esclaves marchant à quatre pattes comme des chiens mais à part ça, les extravagances du cinéma Bis italien ne sont pas de mises ici. L'acteur Robert Gligorov manque également d'un certain charisme pour être réellement crédible dans son personnage. Bref, Les orgies de Caligula est un petit film Bis fauché et sans grande prétention, qui n'est pas déplaisant mais qui est loin quand même de provoquer un enthousiasme débridé.

* Disponible en Dvd chez BACH FILMS

NOTE : 2/6


LES TRAVAUX D'HERCULE

LES TRAVAUX D'HERCULE
(Le Fatiche di Ercole)

Réalisateur : Pietro Francisci
Année : 1958
Scénario : Pietro Francisci, Ennio De Concini, Gaio Frattini
Pays : Italie, Espagne
Genre : Péplum
Interdiction : /
Avec : Steve Reeves, Sylva Koscina, Fabrizio Mioni, Gianna Maria Canale, Ivo Garrani...


L'HISTOIRE : Hercule se rend en Thessalie afin de rencontrer le roi Pélias, un usurpateur qui a fait assassiné le roi légitime et volé la Toison d'or pour accéder au trône. Tombé amoureux d'Iole, fille de Pélias, Hercule, après avoir accompli quelques exploits, décide de partir avec Jason et ses Argonautes récupérer la Toison d'or afin de permettre à ce dernier de reconquérir son trône et de démasquer Pélias...

MON AVIS : A tous ceux qui s'attendent à voir Hercule accomplir ses douze travaux, sachez que le film de Pietro Francisci ne vous en présentera que trois : le lion de Némée, le taureau de Crète et la Reine des Amazones. Le reste emprunte à l'épopée de Jason devant récupérer la fameuse Toison d'or, tout en prenant de grandes libertés avec les récits originaux. Mettant en vedette l'imposant Steve Reeves et la superbe Sylva Koscina, Les Travaux d'Hercule souffre d'un cruel manque de rythme et de nombreuses longueurs qui font que ce péplum paraît bien fade comparé à d'autres plus majestueux ou dynamiques. Certaines séquences d'action sont toutefois sympathiques et bien réalisées, comme la tempête s'abattant sur le navire qui emmène Jason et ses amis ou le combat final. Les exploits d'Hercule sont également divertissants, son combat contre le lion de Némée pourra par contre faire sourire tant on perçoit la peluche lors des gros plans. Il en va de même lorsque Jason affronte une drôle de créature lui interdisant l'accès à la Toison d'or. Bien malin sera celui qui pourra mettre un nom sur ce monstre plutôt ridicule. Les décors et le travail sur la photographie sont par contre très soignés, normal pour la photographie me direz-vous puisque c'est Mario Bava qui s'y colle. Les amateurs de jolies filles apprécieront de voir Gianna Maria Canale dans le rôle de la Reine des Amazones. Le passage mettant en scène ces guerrières dominantes est par contre bien trop long et manque cruellement de cadence, nous plongeant dans le sommeil comme les personnages d'ailleurs, ces derniers ayant bu du vin contenant une drogue. A l'époque, Les Travaux d'Hercule fût un gros succès commercial. On peut clairement dire que le film a mal vieilli et que son côté kitsch ne l'aide pas à se hisser plus haut que la moyenne. Les amateurs de péplums lui laisseront sûrement une chance sans trop s'attarder dessus...

NOTE : 3/6


Le film complet : 

CALIGULA : LA VERITABLE HISTOIRE

CALIGULA : LA VERITABLE HISTOIRE
(Caligola : la storia mai raccontata)


Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1982
Scénariste : Joe d'Amato, George Eastman
Pays : Italie
Genre : Péplum, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : David Brandon, Laura Gemser, Luciano Bartoli, Charles Borromel, Fabiola Toledo, Sasha d'Arc


L'HISTOIRE : Troisième empereur romain, Caligula règne en maître despotique absolu et fait vivre son peuple dans la terreur, se prenant pour un Dieu, ridiculisant le Sénat, vivant dans la débauche la plus totale et commettant des crimes et des meurtres de façon arbitraire. La belle esclave Miriam, voulant venger l'une de ses proches assassinée par l'empereur fou, va peu à peu se mêler à la vie du despote pour s'attirer ses faveurs et pouvoir mener à bien son plan...

MON AVIS : En 1979, Tinto Brass étonne son monde avec Caligula, fresque flamboyante avec Malcolm McDowell dans le rôle titre. Il était évident que les italiens allaient vouloir profiter du succès de ce film et en proposer d'autres versions. Ce sera donc Joe d'Amato (sous son pseudonyme de David Hills) qui se collera à la tâche deux ans plus tard avec ce Caligula : La Véritable Histoire, qui n'atteindra évidemment pas le niveau de l'oeuvre qui a servi de modèle. Comme à son habitude, Joe d'Amato va nous offrir ce qu'il sait faire de mieux : des scènes érotiques à profusion et quelques séquences chocs, dont un empalement par l'anus assez douloureux. Le film vaut d'ailleurs principalement pour ce mélange érotico-horrifique car il est de qualité assez moyenne et n'a pas du bénéficier d'un gros budget, les décors étant plutôt limité et sobre, et les costumes ne font pas dans le spectaculaire. Lorsqu'on nous propose un combat de gladiateurs, on a seulement droit à deux combattants. Bref, on assiste à un péplum de petite envergure. Néanmoins, on appréciera l'interprétation de David Brandon, parfait dans le rôle de ce fou en puissance, ainsi que la présence de la belle Laura Gemser, égérie du réalisateur. Même s'il n'est qu'une petite série B sans éclat, Caligula : La Véritable Histoire se présente quand même comme une oeuvre décadente, violente, sadique et cruelle, avec viol, barbarie, orgies, tortures en tout genre et même une séquence zoophile (suggérée) avec un cheval ! De quoi combler les amateurs qui ne s'attendaient évidemment pas à voir une production pharaonique à la Cecil B. DeMille.

NOTE : 3/6




LE GLADIATEUR INVINCIBLE

LE GLADIATEUR INVINCIBLE
(Il Gladiatore Invincibile)


Réalisateur : Alberto de Martino, Antonio Momplet
Année : 1961
Scénariste : Francesco de Feo, Alberto de Martino, Antonio Momplet
Pays : Italie, Espagne
Genre : Péplum
Interdiction : /
Avec : Richard Harrison, Luisella Boni, Livio Lorenzon, Leo Anchoriz, José Marco


L'HISTOIRE : Lors d'un tournoi de gladiateurs, Rezio sauve le premier-ministre Rabirio d'un attentat. Ce dernier offre la liberté à Rezio, ainsi qu'à son compagnon Livio, et lui demande de prendre le commandement de ses soldats pour aller mater une armée de rebelles vivant dans les montagnes. L'attaque se solde par une victoire mais Rezio découvre que le chef des rebelles n'est autre que Sira, fille du défunt roi et soeur de Dario, jeune enfant de douze ans et futur souverain du royaume. Sira explique à Rezio que Rabirio n'est qu'un tyran et qu'il fait vivre le peuple dans la terreur. Tombant sous le charme de la jeune femme, Rezio décide de s'allier aux rebelles et de renverser Rabirio...

MON AVIS : Le gladiateur invincible est un péplum mené tambour battant, qui ne laisse aucune place aux temps morts. Combats de gladiateurs, course de chars, complot, trahison, despote sadique, romance et révolte du peuple sont au programme, pour un spectacle dépaysant et enjoué. Rex Harrison, sans avoir une musculature impressionnante, est bien à l'aise dans le rôle de ce gladiateur révolté et il possède un certain charisme. La réalisation est alerte et le spectateur en a pour son argent. Les combats de gladiateurs sont bien mis en avant et possèdent un certain charme, propre à ce type de production. Le gladiateur invincible se révèle hautement recommandable pour quiconque apprécie les péplums.

NOTE : 4/6


LA TERREUR DES KIRGHIZ

LA TERREUR DES KIRGHIZ
(Ursus, il terrore dei Kirghisi)


Réalisateur : Antonio Margheriti, Ruggero Deodato
Année : 1964
Scénariste : Marcello Sartarelli
Pays : Italie
Genre : Péplum, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Reg Park, Mireille Granelli, Ettore Manni, Maria Teresa Orsini, Furio Meniconi


L'HISTOIRE : Ursus dirige la tribu des Tcherkesses, tandis que le prince Zereteli commande au peuple des Kirghiz. Zereteli ne porte pas Ursus dans son coeur car la future reine Amiko en pince pour le beau guerrier des Steppes et lui donne de fréquents rendez-vous secrets. Il profite alors du fait qu'un monstre sanguinaire s'attaque à son peuple pour accuser les Ursus et les Tcherkesses et déclencher une guerre. Revenu dans la région, Ilo, le frère d'Ursus, est attaqué par le monstre et ce dernier laisse tomber un poignard durant le combat. Ilo découvre que l'arme appartient à Ursus et que son frère n'est jamais présent lors des attaques du monstre. Ursus et la créature ne ferait-elle qu'un ??

MON AVIS : Le péplum était l'un des genres les plus prisés en Italie durant les années 60, avant d'être remplacé par le western spaghetti. C'est un genre très populaire, très familial, qui met en avant des héros musclés tel Maciste, Hercule ou bien Ursus pour les plus connus. Au péplum classique (quoique dans ce cas précis, on parlerai plus de film d'aventure), La Terreur des Kirghiz associe un second élément, à savoir le fantastique. En effet, aux traditionnelles scènes de batailles ou de combats s'ajoute un monstre qui s'avère être un humain qui se transforme sous l'effet d'un filtre magique. Un ingrédient qui accroît le côté sympathique du film et qui vient bonifier un scénario somme toute très classique. Autre originalité de ce film, réalisé par Antonio Margheriti mais aussi par Ruggero Deodato (qui deviendra célèbre avec son Cannibal Holocaust), le fait qu'Ursus, incarné par le culturiste Reg Park, ne soit pas invincible et qu'il se fasse ratatiner par le monstre, ce qui l'exclue de l'écran durant quelques temps, laissant sa place à son frère Ilo qui devra démêler cette mystérieuse affaire du monstre. La Terreur des Kirghiz, sans être un grand film spectaculaire car il n'en a pas les moyens financiers, parvient néanmoins à maintenir un rythme constant, joue avec les retournements de situations, présente à l'écran de jolies filles (la brune Mireille Granelli, fort charmante) et nous fait passer un bon moment devant notre écran, ce qui est bien le principal...

NOTE : 4/6