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NINJA 3 - LA DOMINATION


NINJA 3 - LA DOMINATION
(Ninja 3 - The Domination)

Réalisateur : Sam Firstenberg
Année : 1984
Scénariste : James R. Silke
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, arts-martiaux
Interdiction : /
Avec : Shô Kosugi, Lucinda Dickey, Jordan Bennett, David Chung, James Hong...


L'HISTOIRE : Un ninja se fait mortellement blesser par la police après avoir commis un vrai massacre. Avant de mourir, il croise la route de Christie, une jeune employée d'une compagnie de téléphone et lui remet un katana maléfique qui contient un esprit démoniaque. Celui-ci s'empare du corps de la jeune femme et, une fois possédée, va la pousser à tuer les policiers responsables de la mort de son hôte précédent. Heureusement, Yamada, un ninja qui traque le ninja maléfique depuis le Japon, va tout faire pour l'aider et détruire l'esprit démoniaque...

MON AVIS : Ah Ninja 3 ! Rien que d'écrire le titre me fait jubiler devant mon écran d'ordinateur ! Un titre culte auprès des aficionados de nanar et de film de ninja ! Suite au succès d'Ultime Violence réalisé en 1983, les producteurs de la Cannon ont décidé de ne pas changer une équipe qui gagne et font donc à nouveau appel au réalisateur Sam Firstenberg et au scénariste James R. Silke pour mettre en oeuvre un nouveau film de ninja dès l'année suivante : ce sera donc Ninja 3 - La Domination ! J'aimerais beaucoup savoir ce qu'on pu demander les producteurs au scénariste pour qu'on aboutisse au final avec un tel patchwork de genres et d'influences ! Parce que dans Ninja  3, on trouve tellement de tout que ça en devient même assez hallucinant : on a une héroïne (la jolie Lucinda Dickey) qui donne des cours de fitness, fringuée comme le duo phare français Véronique et Davina ; on a un katana qui bouge tout seul et qui contient un esprit maléfique ; on a une borne d'arcade qui transmet cet esprit maléfique à l'héroïne (me demandez pas pourquoi la borne d'arcade, si ce n'est que c'est très 80's ou alors, c'est pour surfer sur le film Wargames) ; on a donc une héroïne possédée, qui se met parfois à parler avec une voix lugubre et qui fait des tours sur elle-même, comme dans L'Exorciste ; on a une séquence où tous les objets de l'appartement de l'héroïne se mettent à bouger tout seul et à vouloir partir vers une porte ouverte, comme dans Poltergeist ; on a des tubes 80's en guise de bande sonore, qui auraient très bien pu être dans Flashdance, le succès de 1983. Quoi d'autre ? Bah on a des combats de ninja évidemment, dont une géniale introduction qui envoie du lourd à ce niveau. Et puis il y a Shô Kosugi, dans un rôle nettement plus effacé que dans Ultime Violence, la faute à une prise de bec avec les producteurs de la Cannon mais comme il avait déjà signé un contrat pour trois films, il a bien fallu qu'il s'y colle et qu'il joue dans Ninja 3 ! D'où cette impression que ça l'emmerde plus qu'autre chose (ce qui expliquerai le très faible nombre de dialogues qu'il a à prononcer) sauf lors du combat final où il fait de réels efforts et assure comme il faut. Mais clairement, le personnage central, c'est bien notre héroïne qui va donc devenir une ninjette sans le vouloir, ne pouvant se soustraire au pouvoir et à la possession du démon ninja ! Une femme ninja, moi je trouve ça plutôt cool mais apparemment, c'est un manque de respect envers les ninjas, qui ne peuvent être que des hommes. Dommage. Reste que Lucinda Dickey fait ce qu'elle peut et qu'elle se donne à fond, que ce soit quand elle danse dans son appart, quand elle fait de la gym, quand elle doit gérer un flic tombé amoureux d'elle ou doit se bagarrer avec une bande de mâles qui se croient tout permis. Quand elle nous la joue possédée, elle fait les gros yeux ou se balade avec plein de maquillage sur le visage destiné à l'enlaidir un peu, histoire qu'on comprenne bien qu'elle est pas dans son état normal ! Et tout ça avec un sérieux et un flegme assumé, même si, à l'écran, ça prête largement à sourire. Mais qu'importe. Ce melting-pot foutraque, c'est ce qui fait tout le charme de Ninja 3, qui ne s’embarrasse pas des conventions et balance à l'écran tout ce qui lui passe par la tête, sans retenue aucune. Certains considèrent ce mélange comme du grand n'importe quoi, comme une hérésie qui a enterré le genre du ninja movie. D'autres, dont je fais partie, considèrent Ninja 3 comme un pur moment jubilatoire WTF, comme un moment de détente improbable mais qui fait du bien par où il passe. Vous avez eu une journée morose ? Un p'tit coup de Ninja 3 et ça repart comme en 40 ! 


ULTIME VIOLENCE

 

ULTIME VIOLENCE
(Revenge of the Ninja)

Réalisateur : Sam Firstenberg
Année : 1983
Scénariste : James R. Silke
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, arts-martiaux
Interdiction : /
Avec : Shô Kosugi, Keith Vitali, Virgil Frye, Kane Kosugi, Ashley Ferrare...


L'HISTOIRE : Cho Osaki découvre que toute sa famille a été massacré par des ninjas, à l'exception de sa mère et de Kane, son jeune fils qui vient de naître. Sur les conseils de son ami Braden, les trois survivants émigrent aux USA et Cho ouvre une galerie d'objets japonais, toujours avec l'aide de Braden. Il ignore que ce dernier est en fait un trafiquant d'héroïne et qu'il se sert des poupées de luxe japonaises importées pour y cacher la drogue. Quand la mafia locale refuse de payer la drogue, Braden, qui est aussi un ninja, va se mettre à éradiquer les trafiquants et tenter de récupérer discrètement les poupées dans la galerie de Cho. Mais Kane le voit sans masque et devient donc une menace. Braden tue la mère de Cho et kidnappe son fils. Malgré sa promesse de ne plus se servir de son art du ninjutsu, Cho n'a d'autre choix que de redevenir un ninja pour lutter contre Braden...

MON AVIS : Bien qu'ayant reçu un accueil plus que satisfaisant qui a permit de remplir les caisses de la Cannon, et qu'il a été le film initiateur de la vague de Ninjasploitation 80's, L'Implacable Ninja, réalisé en 1981 par Menahem Golan, n'était qu'un divertissement sympathique qui frisait souvent le ridicule de par son humour potache et surtout parce que le célèbre Franco Nero n'était pas crédible pour un sou dans le rôle du ninja. Néanmoins, qui dit succès dit forcément exploitation du filon et la firme Cannon décide de livrer un nouveau film de ninja deux ans plus tard. La réalisation est confiée à Sam Firstenberg, un petit nouveau qui n'a que deux films à son actif. Une bien bonne idée en tout cas puisque ce réalisateur va insuffler un réel dynamisme à ce nouveau ninja movie, intitulé Revenge of the Ninja et rebaptisé chez nous en Ultime Violence, et en faire rien de moins que LE fleuron du film de ninja ! Exit Franco Nero et prise de galon pour le méchant ninja de L'Implacable Ninja, Shô Kosugi, qui devient ici le héros du film. Et ça, c'est l'autre très bonne idée de Firstenberg, puisque Kosugi est un véritable pratiquant du ninjutsu et qu'il possède des aptitudes physiques adéquates pour le rôle. Ce dernier parviendra même à faire jouer son propre fils, Kane Kosugi, dans le film. Sur un scénario somme toute classique, à base de mafia, de trafic de drogue et de trahison, Ultime Violence propose un spectacle de tous les instants aux spectateurs, qui ne boudera pas son plaisir devant ce déferlement de bagarres incessantes, d'action en veux-tu, en voilà, le tout ponctué par quelques petits effets sanguinolents attractifs et même un petit zest d'érotisme, autant d'éléments qui font plaisir à voir. Les thématiques orientales sont également présentes, comme la transmission du savoir ou le respect, notamment dans la relation père / fils présentée. Avec des moyens plus conséquents et un budget revu un peu à la hausse, Sam Firstenberg parvient à faire du très bon boulot, filme en plan large des chorégraphies nerveuses, des bastons qui envoient (pour les standards de l'époque s'entend) et propose un final totalement culte, avec l'affrontement des deux ninjas sur des toits d'immeubles, qui utilisent tous les gadgets mis à leur disposition (katana, shuriken, sarbacane, poudre aveuglante, clous et j'en passe, tout l'attirail est présent) ! Car seul un ninja peut affronter un ninja ! Mortelle cette réplique !!! Shô Kosugi est impérial dans Ultime Violence, il est LE ninja rêvé, l'icône du genre et on comprend pourquoi ici ! Sans aucun temps mort, Ultime Violence est une pure série B comme on les aime, qui en donne pour son argent au public ! Assurément le meilleur film de ninja jamais réalisé !


              

L'IMPLACABLE NINJA

 

L'IMPLACABLE NINJA
(Enter the Ninja)

Réalisateur : Menahem Golan
Année : 1981
Scénariste : Dick Desmond, Menahem Golan
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Arts-martiaux
Interdiction : /
Avec : Franco Nero, Shô Kosugi, Susan George, Christopher George, Alex Courtney...


L'HISTOIRE : Après avoir passé avec succès toutes les épreuves pour devenir un ninja, l'américain Cole part pour les Philippines rejoindre un de ses meilleurs amis, Frank, qui lui demande de l'aide. Propriétaire d'un vaste terrain, Frank et sa femme Mary Ann sont harcelés par monsieur Venarius, le patron d'un gang local qui veut absolument l'acquérir. Face aux refus du couple, Venarius envoie régulièrement ses hommes de main effrayer les employés de Frank et de Mary Ann. La venue de Cole va changer la donne, ses compétences en combat faisant pencher la balance en faveur de Frank et de sa femme. Jusqu'à ce que Venarius demande l'aide d'un autre ninja, qui connaît bien Cole et lui voue une haine farouche...

MON AVIS : Pour faire suite au succès mondial d'Opération Dragon avec Bruce Lee, et après avoir racheté la firme Cannon Group Inc. en 1979 avec l'aide de son cousin Yoram Globus, le réalisateur / acteur / scénariste / producteur Menahem Golan décide de réaliser un film au consonance asiatique et de mettre en avant le personnage emblématique du ninja et ce, dès 1981 avec L'Implacable Ninja, initiateur de toute la vague de Ninjasploitation à venir ! Décidant de tourner aux Philippines, il croise la route de l'acteur Franco Nero, star du Django de 1966 entre autres et lui propose le rôle principal de son film de ninja. Problème, Franco Nero n'y connaît absolument rien en art-martial ni en culture asiatique. Pas de quoi faire changer d'idée Golan, qui voit dans la présence de l'acteur au générique une belle opportunité. Il suffira de doubler Nero durant les scènes de combat et le tour est joué. Tant qu'à faire, on le doublera aussi vocalement puisque l'acteur est italien et n'a pas du tout un accent américain ! Malin comme un singe ce Menahem Golan ! Pour l'aspect asiatique, il engage Shô Kosugi, qui deviendra par la suite LE ninja par excellence. Ici, il joue le rôle du méchant ninja qui ne supporte pas qu'un occidental soit passé maître dans l'art asiatique du ninjutsu. Vouant une haine envers Cole, il ne se fera pas prier quand on lui proposera de venir le combattre ! Comme vous l'avez lu, le scénario de L'Implacable Ninja n'a rien d'extraordinaire, se montre un peu passe-partout mais il fait le job. Le film lui-même propose les clichés attendus d'un film avec un ninja, à savoir des guerriers en costumes et maniant diverses armes, allant du katana au nunchaku, des shuriken aux griffes de chat, de l'arc à la sarbacane. La longue scène introductive est à ce titre assez savoureuse, avec des ninjas vêtus de blanc (Nero), de noir (Kosugi) et même de rouge ! On a fait plus discret quand même mais passons ce détail. Le ninja blanc semble être seul face aux autres ninjas et semble avoir une mission à remplir. On découvrira que c'était le rituel final pour acquérir le statut de vrai ninja. L'action se déplace ensuite dans la propriété de Frank et Mary Ann et durant une bonne partie du film, on n'aura plus trop l'occasion de voir Franco Nero affublé de son costume de ninja, le film devenant un film d'action assez lambda, avec moult bagarres tout de même. Vous me direz, c'est peut-être mieux ainsi parce qu'il faut bien reconnaître qu'on a bien du mal à prendre au sérieux Franco Nero déguisé en ninja ! Ce n'est clairement pas Mickael Dudikoff hein ! Qui plus est, Nero ne livre pas vraiment une grande prestation, il se contente de suivre les directives du réalisateur et de jouer un peu des poings et des pieds (avec peine quand il n'est pas doublé). Il est clairement plus à son aise dans le western notre Franco Nero. Mais la palme revient assurément à un autre acteur bien connu des fans de cinéma de genre, et notamment des fans de Lucio Fulci, puisqu'on trouve au générique Christopher George dans le rôle de Venarius ! Et là, mesdames, messieurs, c'est à un véritable festival de cabotinage auquel se livre l'acteur ! Il voit le voir pour le croire ! Je ne sais pas quelles étaient les intentions de Menahem Golan en le dirigeant de la sorte mais sa prestation et son jeu outrancier tire clairement L'Implacable Ninja vers le nanar de compétition, surtout que l'humour de certaines situations ou répliques nous fait parfois penser à une parodie. Heureusement, le final voit le retour des ninjas en costumes et se pare de quelques petits effets sanguinolents sympathiques. Peu mémorable en fin de compte, L'Implacable Ninja se savoure néanmoins gentiment, divertit ce qu'il faut à défaut de nous émerveiller. Le film connût un réel succès en salles, apportant aux public un peu de nouveautés. On lui préférera tout de même le second film de ninja produit par la Cannon, le célèbre Ultime Violence, et pour ma part, même l'incroyable Ninja 3


BEST OF THE BEST


BEST OF THE BEST
(Best of the Best)

Réalisateur : Robert Radler
Année : 1989
Scénariste : Paul Levine, Phillip Rhee
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Arts-martiaux
Interdiction : /
Avec : Eric Roberts, James Earl Jones, Phillip Rhee, Sally Kirland, Chris Penn...


L'HISTOIRE : Un grand championnat de Taekwondo va avoir lieu en Corée. L'équipe nationale va devoir affronter les Etats-Unis. Un groupe de cinq athlètes américains se voit entraîner par Frank Couzo afin de réussir à remporter le combat. Un combat en équipe, où tous les points de chaque combattant compte pour le résultat final. Parmi eux, Alex Grady, ancien champion qui avait arrêté la compétition suite à une blessure à l'épaule et qui vit seul avec son fils, suite au décès de sa femme ; Tommy Lee, asiatique américain qui va devoir rencontrer le plus grand champion de Corée, Dae Han, responsable de la mort de son frère. Avec les trois autres combattants, le groupe américain va devoir apprendre à coexister et à respecter les consignes de leur entraîneur, afin de devenir les meilleurs parmi les meilleurs...

MON AVIS : Ah les années 80 / 90 et les films d'action à base d'arts-martiaux ! Toute une époque chérie de ceux qui ont connus les vidéoclubs et l’avènement de Jean-Claude Van Damme, dont les films, notamment Karaté Tiger, Bloodsport et Kickboxer, ont remis au goût du jour le genre et ont multiplié les déclinaisons jusque plus soif. La saga Best of the Best en fait partie, avec quatre films au compteur, réalisés respectivement en 1989, 1993, 1996 et 1998. Assurément, c'est bel et bien le premier film qui mérite d'être (re)visionné, les trois suites étant de moindre qualité. Il y a donc plus de trente ans que je n'avais pas revu Best of the Best ! L'aspect nostalgique allait-il jouer ou allais-je être déçu et classer ce film dans la catégorie nanar ? Eh bien pas du tout ! Certes, le film a vieilli (normal) et apparaîtra peut-être un peu ringard et kitsch, notamment au niveau des coupes de cheveux, des fringues portés par les acteurs et des tubes musicaux, qui correspondent bien aux standards de l'époque. Mais pour le reste, ça tient encore plutôt bien la route et ça reste vraiment très sympa à visionner. Bien sûr, on est loin des prouesses d'un Jet Li, d'un Tony Jaa ou des chorégraphies de dingues des films de Jason Statham par exemple. Mais personnellement, c'est ce qui fait la force de Best of the Best. Le film ne se veut pas spectaculaire, avec des enchaînements de fous furieux qui donnent le tournis. Non, il se veut crédible et réaliste, donnant un aperçu de ce qu'est une compétition de Taekwondo et c'est très certainement ce qui en fait la force. Tous les spectateurs ayant fait à l'époque du karaté ou un art-martial ne trouveront pas que les combats manquent du fureur ou de dynamisme. Ils trouveront au contraire que c'est une belle représentation de ce qui se passe réellement en compétition officielle. Un bon point donc, et il y en a d'autres à attribuer au film de Robert Radler. Le casting est bien sûr primordial dans ce type de film et la présence d'Eric Roberts (Alex Grady) et surtout du très doué Phillip Rhee (Tommy Lee) le tire vers le haut, tout comme celle de James Earl Jones en entraîneur dur et sévère. Pour ce qui est sûrement son meilleur rôle, Eric Roberts se montre très touchant ici dans le rôle d'un papa veuf et qui s'occupe de son fils. Il y dévoile également de belles qualités physiques, notamment lors de son combat contre l'athlète coréen. Mais celui qui tire vraiment son épingle du jeu est dont Phillip Rhee, un superbe athlète martial en plus d'être un acteur plutôt correct. Le background de son personnage et son violent combat lui faisant affronter le meurtrier de son frère apporte une réelle touche émotionnelle au film, sublimée par un très beau final, qui ne manquera pas de vous tirer quelques larmes des yeux ! Il faut dire que les thématiques abordées font souvent mouche dans ce genre de divertissement : le don de soi, l'abnégation, le respect de l'adversaire, le respect de ses coéquipiers, le travail d'équipe afin de remporter la victoire finale. Le film décline tous les éléments inhérents au genre, avec entraînement incessant et mise en parallèle façon Rocky 4 entre les méthodes américaines et les méthodes plus traditionnelles coréennes, friction entre coéquipiers (il faut dire que le personnage joué par Chris Penn fait tout pour compromettre le travail d'équipe, avec son attitude arrogante), scène de bagarre dans un bar et donc cinq combats pour le grand final. Je pense honnêtement que Best of the Best est l'un des meilleurs films du genre et il mérite d'être réévalué ou revu car il possède de grandes qualités.


KARATÉ TIGER

 

KARATÉ TIGER
(No Retreat, No Surrender)

Réalisateur : Corey Yuen
Année : 1985
Scénariste : Keith W. Strandberg
Pays : Etats-Unis, Hong-Kong
Genre : Action, Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Kurt McKinney, Jean-Claude Van Damme, J.W. Fails, Kathie Sileno, Kent Lipham...

L'HISTOIRE : Jason pratique le karaté avec son père qui tient un dojo. Mais Jason voue un culte à Bruce Lee et s'entraîne secrètement aux techniques de son maître à penser. Lorsque son père est victime de la pègre locale, qui veut détenir tous les clubs de karaté de la région, Jason déménage à Seattle avec sa famille. Il transforme un garage un salle d'entraînement et fais connaissance avec R.J., un jeune noir fan de Michael Jackson et de danse. Ce dernier l'emmène sur la tombe de Bruce Lee, située dans la région. Jason est victime de brimades de la part de Scott, un adepte de la malbouffe, qui parvient à lui mettre à dos le prof de karaté du coin. La situation se corse encore quand ledit prof s'aperçoit que Jason connaît Kelly, la fille de ses rêves, et que cette dernière semble être éprise de son rival. Suite à une dispute avec son père, Jason, totalement perdu, demande l'aide de Bruce Lee. Le fantôme de ce dernier lui apparaît et va devenir son professeur d'arts-martiaux. Une aide précieuse car les membres de la pègre sont également présents à Seattle, dont un Russe adepte du karaté et que Jason va devoir combattre sur un ring...

MON AVIS : J'avais été voir ce film lors de sa sortie au cinéma, pratiquant moi-même le karaté et j'avais donc découvert Jean-Claude Van Damme dans l'un de ses premiers rôles. Même si son temps de présence est relativement court dans Karaté Tiger, le Belge en imposait en méchant Russe et le combat final, contre trois karatékas successifs, dont le héros bien sûr, nous faisait déjà comprendre que JCVD n'était pas un amateur et qu'il avait un énorme potentiel au niveau sportif. Après sa première victoire, il fera sur les cordes du ring ce qui deviendra sa marque de fabrique durant quelques années, à savoir son impressionnant grand écart facial ! Pour le reste, Karaté Tiger possède un scénario digne d'un nanar de compétition puisque, si vous avez lu le résumé ci-dessus, on y parle quand même d'un jeune ado qui va se faire entraîner par le spectre de Bruce Lee ! Rien que ça ! Ce dernier étant mort depuis 1973, c'est donc un autre acteur qui va l'incarner à l'écran, à savoir l'asiatique Kim Tai Chong. Si celui-ci possède une vague ressemblance physique avec le petit dragon, il possède par contre sa gestuelle, ses mimiques et si on passe outre la différence physique, on en oublie que ce n'est pas Bruce Lee au final et on se laisse porter par le film, réalisé par le Chinois Corey Yuen. Karaté Tiger marche dans les pas de Karaté Kid, sorti en 1984, et on y retrouve la plupart des ingrédients de ce dernier : le héros qui déménage et se retrouve seul, les brimades par les jeunes du coin, une relation amoureuse qui déclenche des hostilités et un entraînement intensif par un Sensei original. On a également droit à un combat USA / Russie, à l'image de Rocky 4 ! Le héros de Karaté Tiger est interprété par Kurt McKinney, dont c'est ici sa première apparition à l'écran. On s'étonne que le jeune acteur n'ait pas poursuivi une carrière dans le cinéma d'action car il est plutôt doué et possède de bonnes capacités physiques (il a été champion du monde de Taekwondo) mais après Karaté Tiger, il va se retrouver dans le milieu de la série-télévisée. Si aucun cliché ne nous est épargné, toute la partie entraînement est assez dynamique et à même de satisfaire les ados qui désirerait pratiquer les arts-martiaux. Exercices dans la salle d'entraînement improvisée (une garage customisé) ou avec les éléments urbains disponibles, à savoir ceux d'un parc, notre pauvre Jason va suer pas mal pour devenir un combattant expérimenté. Heureusement, il peut compter sur le soutien de son seul ami, le jeune R.J. (J.W. Fails, dont c'est aussi la première apparition et qui n'a pas fait carrière par la suite), un noir qui a la danse pour passion. Franchement, Karaté Tiger se suit sans trop de difficulté et ça m'a fait plaisir de le revoir. Si on ne peut oublier son aspect nanaresque, qui saute encore plus aux yeux lorsqu'on le revoit, il permet en tout cas de passer un bon moment devant son écran et de découvrir une future star du cinéma qui va exploser trois ans plus tard avec l'excellent Bloodsport. A l'époque, Karaté Tiger déchaîna les passions et le film connût de nombreuses suites, malgré l'absence des acteurs de ce premier film. 



MORTAL KOMBAT (2021)

 

MORTAL KOMBAT
(Mortal Kombat)

Réalisateur : Simon McQuoid
Année : 2021
Scénariste : Greg Russo, Dave Callaham
Pays : Etats-Unis, Australie
Genre : Action, Fantastique, Gore, Arts-Martiaux
Interdiction : -12 ans
Avec : Lewis Tan, Jessica McNamee, Josh Lawson, Joe Taslim, Hiroyuki Sanada...

L'HISTOIRE : La Terre est sous la menace de l'Autre Monde, un lieu ténébreux dirigé par Shang Tsung. Depuis des millénaires, des guerriers de la Lumière combattent les combattants de Shang Tsung dans une compétition universelle baptisée Mortal Kombat. L'Autre Monde a déjà remporté 9 victoires. Si les héros de Shang Tsung remporte une dixième victoire, ce sera l'envahissement de la Terre par les ténèbres. Le dieu du tonnerre, Raiden, protecteur de la Terre, doit réunir une nouvelle équipe de combattants pour contrer Shang Tsung et ses redoutables guerriers, dont Sub-Zéro, Mileena, Reiko, Kabal, Goro ou Nitara. Un jeune boxeur, Cole Young, ainsi qu'un mercenaire, Kano, vont être recrutés par Sonya Blade et Jax, puis emmener au temple de Lord Raiden pour y suivre une formation menée par Liu Kang et Kung Lao. Un entraînement destiné à faire surgir leur pouvoir, une capacité spéciale qui ne sera pas de trop pour affronter la redoutable équipe de Shang Tsung...

MON AVIS : La fameuse franchise vidéo-ludique Mortal Kombat, apparue en 1992 et qui compte déjà 11 numéros et 3 spin-offs, a eu droit à une première adaptation cinématographique en 1995, qu'on doit à Paul W. S. Anderson et qui met en scène Christophe Lambert dans le rôle de Lord Raiden. Le film a rapporté 122 millions de $ de bénéfices dans le monde. Une suite apparaît en 1997, sans Christophe Lambert, remplacé par James RemarMortal Kombat : Destruction finale, qui reçoit un accueil bien plus mitigé et ne réitère pas le succès de son prédécesseur. Il faudra attendre 2021 pour qu'un reboot fasse son apparition. Reprenant en gros l'histoire du premier jeu vidéo, ce Mortal Kombat version 2021 se veut un gros blockbuster mêlant action, fantastique et gore. Les adaptations de jeux vidéos sont la plupart du temps ratées ou ne recueillent pas souvent les suffrages du public. Le réalisateur Simon McQuoid veut tout faire pour inverser cette tendance et on peut dire qu'il y est parvenu en grande majorité. Adapter un jeu vidéo de combat n'est pourtant pas si facile que ça, notamment en terme scénaristique. Honnêtement, ce Mortal Kombat 2021 s'en sort plutôt bien à ce niveau. Forcément, on ne va pas avoir un scénario Shakespearien, surtout qu'on n'est pas là pour voir ça non ? On veut de la baston, du gore et surtout voir les personnages de pixels prendre vie à l'écran de la manière la plus respectueuse possible vis à vis du jeu vidéo. De ce point de vue là, difficile d'avoir quelque chose à redire : Sub-Zéro est incroyable, Lord Raiden foudroyant, Goro parfaitement conçu, Mileena a bien sa bouche dentée, Jax a ses deux bras robotisés, Kano à bien son œil laser et j'en passe. Les effets visuels sont parfaitement mis en valeur, les différentes facultés des personnages sont respectés et prennent vraiment vie à l'écran, ce qui provoque une vraie jubilation de spectateur-gamer. Voir le chapeau tranchant de Kung Lao en action donne la banane, surtout quand on assiste à une vraie fatality ultra gore ! Il en va de même avec Jax, qui nous offre une brutality de premier ordre ! Ces différents personnages vont donc intervenir dans un scénario somme toute basique mais pas plus bête qu'un autre et qui remplit sa fonction première : divertir. La séquence introductive, se déroulant au Japon médiéval, est sublime et permet a revoir l'acteur culte de mon enfance, Hiroyuki Sanada, le célèbre Ayato de la série San Ku Kaï, qui joue ici le personnage de Scorpion. On le reverra dans sa tenue jaune et noir vers la fin du film, servi par des effets-spéciaux qui rendent justice à ce personnage phare de la saga. La suite nous présente le héros du film, un boxeur du nom de Cole Young, interprété par Lewis Tan. J'entend déjà rugir les haters, regrettant que ce personnage n'existe pas dans l'univers Mortal Kombat. Qu'ils aillent périr en Enfer, les mecs jamais content de rien et qui se plaignent de tout, y'en a ras-le-bol. C'est même plutôt sympa d'avoir créé un nouveau protagoniste pour ce film, ça apporte un peu de nouveauté justement. Poursuivi par Sub-Zéro, qui a reçu pour mission d'éradiquer tous les combattants portant la marque du Dragon sur Terre, Cole Young va faire la rencontre de la belle Sonya Blade (Jessica McNamee), du puissant Jax (Mehcad Brooks) et du mercenaire Kano (Josh Lawson). Ce dernier apporte un peu d'humour au film, avec quelques répliques pas piquées des hannetons et qui font dans le graveleux et le misogyne. Ce n'était peut-être pas obligé de faire de ce personnage une sorte de parodie de mercenaire qui aurait pu jouer dans un Bis italien mais ça passe. On est pas là pour se prendre la tête de toute façon mais pour s'amuser. Le film prend ensuite une tournure sans réel surprise, logique même, avec ces nouvelles recrues se rendant au Temple de Lord Raiden (Tadanobu Asano) pour y suivre un entrainement martial destiné à faire surgir leurs capacités spéciales. Scènes de bagarre s'enchaînent avec rythme, la formation étant menée par Liu Kang (Ludi Lin) et Kung Lao (Max Huang). Bien sûr, de son côté, le méchant Shang Tsung poursuit sa quête et va venir perturber l'entraînement, avec quelques petits rebondissements et retournements de situation qu'on a vu venir. Toute cette partie se déroulant au Temple se montre un peu plus molle que prévue et on regarde ce spectacle sans en être retourné ou bluffé, attendant en fin de compte qu'arrive enfin l'affrontement entre forces du Bien et du Mal ! Là, par contre, c'est du tout bon ! Les divers adversaires vont s'affronter chacun dans des décors différents, ce qui rend une nouvelle fois un bel hommage au jeu vidéo, certains coups étant même repris lors des bagarres. Les effets-spéciaux tiennent largement la route, les apparitions/disparitions de Kabal par exemple sont extraordinaires et d'une belle fluidité. Le film retrouve une bonne dynamique et ces divers combats font plaisir à voir. La dernière partie, avec l'affrontement entre Sub-Zéro et Scorpion est badass à mort et assure un divertissement de bon niveau. Le célèbre thème musical du film de 1995 s'invite à la fête, pour une courte durée il est vrai mais ça fait toujours plaisir de le réentendre. Au final, Mortal Kombat 2021 est un pur entertainment qui n'a pas d'autre objectif que d'en mettre plein la vue au public. C'est fun, coloré, violent, un peu gore, le scénario est un peu passe-partout, possède quelques facilités et défauts, on ne s'en cache pas, mais dans l'ensemble, le contrat est quand même bien remplit. Un pop-corn movie assez solide, nettement plus réaliste que le film de 1995, qui possède pour lui un aspect nostalgique certain. Les deux versions valent le coup d'être vu en tout cas.


LES MONSTRES DU KUNG FU

LES MONSTRES DU KUNG FU
(Tian can di que)

Réalisateur : Chi Lo
Année : 1979
Scénariste : Chi Lo
Pays : Hong Kong, Taïwan
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Sung-Chuan Shen, Chao-Ming Kang, Chiu Ho, Chung-Kuei Chang...


L'HISTOIRE : Un maître tyrannique ampute des deux bras l'un de ses serviteurs et le chasse de sa demeure. Plus tard, un autre serviteur voit ses deux jambes brûlées à l'acide. Les deux hommes, invalides, vont se retrouver ensemble chez un autre maître du kung fu qui vit en ermite. Ce dernier va leur enseigner l'art du combat et leur apprendre à se servir de leur partie du corps encore intact. Devenus d'excellents combattants, les deux amis n'ont qu'une idée en tête : se venger de leur ancien maître et bourreau...

MON AVIS : Mon dieu, quel ovni cinématographique que ce Monstres du Kung Fu ! Imaginez l'univers du Freaks la Monstrueuse Parade de Tod Browning dans le monde du kung fu et vous aurez une idée assez juste de ce qui vous attend pendant la vision de ce film improbable de 1979. Interprété par deux personnes réellement handicapées, l'un n'ayant qu'un moignon de bras et l'autre ayant des jambes non développées, Les Monstres du Kung Fu se montre certes original au niveau de son casting, proposant une sorte de spectacle trash a base de coup de tatanes ou de poings, mais a tout de même du mal à convaincre totalement sur la durée. Si un certain malaise peut s'emparer du spectateur au début du film, se demandant si tout cela est bien correct ou ne relève pas du pur voyeurisme malsain, les aptitudes bien réelles des deux acteurs a tôt fait de nous convaincre et nous permettent d'apprécier le show proposé sans se poser trop de questions existentielles ou éthiques. Il faut en effet les voir se battre, faire tournoyer une lance (pour le manchot) ou se déplacer à la force des bras sur deux tiges de bambous (pour le cul-de-jatte) pour mesurer l'étendue de leur talent et la force mentale qu'il leur aura fallu pour vaincre leurs handicaps et s'adonner au plaisir mais aussi à la discipline que requiert la pratique du kung fu. Même si la caméra se focalise sur leur difformité physique de façon parfois obscène, leur dextérité et leur souplesse font la différence et on en vient même à se dire que ce film est une belle leçon de vie et de courage, même si au fond de nous, on sait très bien qu'il n'a été réalisé que dans un but purement mercantile. Niveau scénario, c'est un peu léger et somme toute classique : un méchant maître, expert en kung fu, mutile deux de ses serviteurs. Ceux-ci vont apprendre l'art du combat avec un autre maître et pourront alors essayer de se venger de leur bourreau. C'est à peu près tout, avec l'ajout vers les trois-quart du film d'un petit coffre contenant huit figurines de chevaux en jade, figurines qui, si on trouve le secret qu'elles renferment, peuvent donner un réel avantage au combattant en lui proposant une technique de combat inédite. Evidemment, on se doute que cette technique imparable viendra de "l'association" des deux amis handicapés ! L'un sera les bras, l'autre les jambes d'un même corps ! Le slogan L'union fait la force n'a jamais été aussi bien représenté à l'écran ! Parmi les meilleures scènes du film, on retiendra principalement la phase d'entraînement que leur nouveau maître leur impose. Leur progression enchante le spectateur, qui reste assez bluffé par leur capacités physiques. Le souci du film est qu'une fois passée la surprise et l'étrangeté de la situation, les séquences de combats tournent un peu en rond et proposent à peu de chose près la même chose au final, tant est si bien qu'en ennui relatif s'empare un peu de nous. On apprécie les chorégraphies, typiques des films de kung fu, mais au bout de la cinquième bagarre, on a l'impression de voir toujours la même. Bref, Les Monstres du Kung Fu est avant tout une réelle curiosité pour amateurs de "freaks" et de cinéma déviant. A noter que les deux acteurs tourneront à nouveau ensemble trois fois, dans Cripple Heroes (1980), Fighting Life (1981) et Raiders of the Shaolin Temple (1982) avant de disparaître des écrans. 

* Disponible en DVD chez BACH FILMS



47 RONIN

47 RONIN
(47 Ronin)

- visionné via le BR 3D -

Réalisateur : Carl Rinsch
Année : 2013
Scénariste : Chris Morgan, Hossein Amini
Pays : Etats-Unis
Genre : Arts-Martiaux, Aventure, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Ko Shibasaki, Tadanobu Asano, Rinko Kikuchi...


L'HISTOIRE : Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l'honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié - lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d'effroyables dangers. Cet exil sera l'occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d'insoumis l'énergie de marquer à jamais l’éternité...

MON AVIS : Blockbuster pourvu d'un budget avoisinant les 175 millions de dollars, 47 Ronin fût un flop retentissant, ne récoltant que 20,6 millions de dollars lors de sa sortie. Il faut dire que son tournage a été des plus chaotiques, avec un scénario réécrit plusieurs fois, une envie subite de faire le film en 3D qui a imposé à ce que des scènes soient entièrement retournées et une sortie repoussée à diverses reprises également; Autant d'éléments qui n'ont pas joué en faveur d'une oeuvre qui ne mérite pas du tout sa réputation de mauvais film. Certes bancal, plombé parfois par des images de synthèses un peu trop voyantes, 47 Ronin parvient en tout cas à assurer le spectacle et à nous divertir. Mêlant aventure, arts-martiaux et fantastique, le premier long métrage de Carl Rinsch utilise comme matériau de base une légende universelle japonaise, celle des 47 Ronin donc, légende inspirée par un fait divers réel ayant eu lieu en 1701 dans la ville d'Ako. Si les scénaristes ont évidemment pris quelques libertés par rapport à la véritable histoire, ajoutant dans le film un bestiaire fantastique comme une sorcière (magnifique Rinko Kikuchi), un Qilin, un dragon et un ogre, 47 Ronin la respecte dans sa plus grande partie et la destinée de ses samouraïs privés de maître suite au complot fomenté par le vil Kira nous procurera bien des émotions et du dépaysement. Bénéficiant de superbes images la plupart du temps ainsi que de jolies trouvailles visuelles, nous rappelant parfois les classiques de Tsui Hark, 47 Ronin, même s'il semble hésiter sur la direction à prendre ou aurait mérité un traitement encore plus approfondi, voire même une durée plus longue, joue admirablement bien avec les notions d'honneur, de vengeance et de fidélité, dans la plus pure tradition japonaise. Restaurer l'honneur de son maître et de sa ville, tel est le devoir que veut mener Ôishi et ses samouraïs déchus, assistés d'un sang-mêlé, interprété par un Keanu Reeves assez monolithique mais bien en place. La figure légendaire d'Ôishi est quant à lui interprété par un acteur également légendaire, à savoir Hiroyuki Sanada, que les enfants des années 80 connaissent mieux sous le nom d'Ayato, le célèbre "Fantôme" de la série San Ku Kaï, qu'on avait revu dans le terrifiant Ring en 1998. 47 Ronin nous offre des combats bien ficelés et admirablement chorégraphiés, des séquences spectaculaires et une certaine poésie qui fait qu'on prend du plaisir à sa vision. Etant amateur de ce type de production, j'ai vraiment apprécié le film qui est très loin d'être la purge annoncée. Un beau divertissement, joliment mis en scène, qui nous fait voyager et atteint son but la plupart du temps. On regrettera par contre que "zombie boy" (Rick Genest) ne soit présent à l'écran qu'une vingtaine de seconde alors qu'il figure en bonne place sur l'affiche française du film.

NOTE : 4/6


DYNAMITE JACKSON

DYNAMITE JACKSON
(T.N.T. Jackson)

Réalisateur : Cirio H. Santiago
Année : 1974
Scénariste : Dick Miller, Ken Metcalfe
Pays : Etats-Unis, Philippines
Genre : Arts-martiaux, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Jeanne Bell, Stan Shaw, Pat Anderson, Ken Metcalfe...


L'HISTOIRE : La belle et expert en karaté Diana Jackson apprend la mort de son frère. Suspectant un gang de trafiquants de drogue d’en être la cause et déterminée à découvrir la vérité, elle s’envole pour Hong Kong. Accompagnée d’un professeur d’arts martiaux, elle leur déclare la guerre totale...

MON AVIS : Michael Jackson nous avait caché qu'il avait une autre sœur dans sa famille ! La bien-nommée Dynamite Jackson !! Trêve de plaisanterie, cette jolie noire, adepte de la castagne et qui porte plutôt bien son nom dans ce film (elle s'appelle même T.N.T. Jackson en VO !), est interprétée par Jeanne Bell (ou Jeannie Bell), qui fut quand même, pour ceux qui ne la connaitrait pas bien, "poster central et couverture" du magazine Playboy (j'en vois qui relève direct la tête dans le fond...) ainsi que la compagne d'un temps de Richard Burton, excusez du peu ! En plus d'être une vedette de la Blaxploitation dans les années 70. Un joli palmarès pour une actrice qui n'est pourtant pas aussi connue que l'illustre Pam Grier par exemple, ce qui est plutôt dommage car la gent dame a quelques arguments non négligeable qui méritent d'être découvert. Outre le fait d'avoir un joli visage et un charisme animal, Jeanne Bell a aussi de belles et longues jambes (ce qui est plutôt utile pour envoyer des bons coups de tatanes dans les adversaires) ainsi qu'une jolie paire de seins. Comment je le sais vous demandez-vous ? Simple : le réalisateur Cirio H. Santiago nous les dévoile dans Dynamite Jackson justement, lors d'une séquence haute en couleurs dans laquelle notre experte en arts-martiaux se retrouve à combattre des vilains voyous en portant juste une petite culotte ! Une scène qui vous rappellera celle du film Attaque à Mains Nues, et pour cause, ce dernier étant une variation/remake de Dynamite Jackson par le même réalisateur ! Il est malin ce Cirio H. Santiago quand il s'agit de dévêtir ses actrices ! Vous l'aurez compris, Dynamite Jackson est une pure série B 70's qui mêle Blaxploitation, action et kung-fu, le tout sur un scénario un brin bateau et pas toujours inspiré, mais qui en donne pour son argent au public. Evidemment, vu en 2015, le film n'est pas exempt de défauts, à commencer par ses scènes de bastons justement, qui sont d'un cheap assez sévère à l'époque où Jason Statham, Jet Li ou Tony Jaa proposent au public des chorégraphies à l'énergie dévastatrice qui vous achèvent directes devant votre écran. Dans Dynamite Jackson, c'est plutôt très... mou. Les scènes de combats ont pourtant été mises en place par l'un des principaux acteurs du film, Stan Shaw. On apprend dans les bonus du DVD que ce dernier était un expert en arts-martiaux et franchement, j'ai du mal à le croire parce que les coups sont d'une mollesse redoutable et les bastons semblent être filmées au ralenti ! Effet bonne humeur et hilarité sur nos zygomatiques puissance mille en tout cas durant la vision du film ! Toujours est-il que ce Stan Shaw a une sacré gueule, une coupe afro du tonnerre et qu'il est le personnage masculin le plus charismatique du film, une sorte de Jim Kelly du pauvre certes, mais qui mérite amplement le coup d’œil et qui multiplie les tenues à une vitesse grand V ! Chacune de ses apparitions (et elles sont nombreuses) mérite le détour rien que pour voir ses nouvelles fringues, entendre ses répliques et admirer sa façon de jouer les gros machos ! Notre playboy dealer tombera bien sûr sous le charme de Jeanne Bell, ce qui ne lui réussira pas vraiment, je vous laisse découvrir pourquoi. Ne se prenant jamais au sérieux, Dynamite Jackson sait en tout cas divertir et malgré ses airs de gentil nanar, il propose 71 minutes de soul,de funk, de coups de tatanes qui ne font jamais mal, de nichons et pimente le tout d'une petite pincée de gore, dont la scène finale qui valu à Jeanne Bell le "Ebony fist award" ! N'hésitez pas à visionner Dynamite Jackson pour savoir à quoi correspond cette curieuse récompense mentionnée sur l'affiche originale. Si vous êtes amateur de ce style de film, de cette époque, de cette musique ou que vous avez l'esprit ouvert et cherchez à voir autre chose que des blockbusters, tentez l'expérience ! Pour ma part, j'ai toutefois préféré Attaque à Mains nues.

* Disponible en DVD chez LE CHAT QUI FUME

NOTE : 3,5/6



ATTAQUE A MAINS NUES

ATTAQUE A MAINS NUES
(Firecracker / Naked Fist)

Réalisateur : Cirio H. Santiago
Année : 1981
Scénariste : Cirio H. Santiago, Ken Metcalfe
Pays : Etats-Unis, Philippines
Genre : Arts-martiaux, Action
Interdiction : -12 ans
Avec :  Jillian Kesner, Darby Hinton, Rey Malonzo, Ken Metcalfe, Vic Diaz...


L'HISTOIRE : La séduisante américaine Susanne Carter se rend aux Philippines pour rechercher sa sœur Bonnie, qui a disparu pendant qu’elle écrivait un article sur la mafia locale. Les investigations de Susanne la conduise au night-club Arena, qui offre des combats de karaté comme distraction aux touristes. Elle-même ceinture noire de cette discipline, Susanne se fait remarquer par le patron et par Chuck, son homme de main qui ne reste pas insensible à ses charmes. Mettant à profit sa couverture, Susanne découvre que le night-club sert également de plaque tournante à un trafic de drogue et que des combats à mort sont également organisés dans les sous-sols de l'établissement, combats sur lesquels parient des joueurs fortunés...

MON AVIS : Un grand merci à l'éditeur Le Chat qui Fume pour nous avoir offert cette perle du cinéma bis 80's ! Attaque à mains nues est un pur bijou du cinéma d'action de cette décennie si propice à toutes les extravangances possibles, et qui ne reculait devant rien pour en offrir toujours plus au public. Dire qu'Attaque à mains nues est un film généreux ne ferait qu'amoindrir cette stricte vérité. Car le réalisateur philippin Cirio H. Santiago, à qui l'on doit des films de genres divers et variés tels Stryker, Les Roues de Feu, Hell Hole, Dynamite Jackson, 3 Panthères au combat ou bien encore Caged Fury pour les plus connus, nous offre ici un cocktail ébouriffant mêlant arts-martiaux, action, érotisme et gore, le tout sur un rythme survitaminé qui ne laisse guère de place à l'ennui. C'est bien simple, l'histoire n'est qu'un simple prétexte pour enchaîner tambour battant les scènes de combats de façon quasiment ininterrompue : on a une discussion de cinq minutes ? Hop, ça enchaîne sur un combat. L'héroïne se balade dans les rues ? Hop, elle se fait agresser et met en pratique ses dons de karatéka. Tout le film est à l'avenant et il faudrait vraiment faire le difficile ou la fine bouche pour ne pas trouver le spectacle détonnant. Évidemment, les scènes d'action sont fortement marqués par leur époque et on ne risque pas de tomber nez à nez avec Jet Li ou Jason Statham. Mais qu'importe ! Le charme opère réellement et on passe un vrai bon moment devant notre écran. Surtout que le casting vient apporter une touche bis supplémentaire qui nous fait littéralement jubiler : on a pèle-mêle un clone de Bruce Lee (Rey Malonzo, excellent lors de la séquence finale), un clone de John Holmes (Darby Hinton, avec moustache et coupe de cheveux improbable, expert en déshabillage à coup de couteau !), un asiatique aussi méchant que bête (Vic Diaz, vu dans une tripotée de films) et surtout, une héroïne blonde comme les blés et très joliment pourvue par Dame Nature, comme on s'en apercevra dans la séquence culte du film, dans laquelle elle combat deux affreux, en tenue plus que légère, à mains nues tout comme sa poitrine ! Interprétée par Jillian Kesner, qui ne fit pas une grande carrière, notre championne en arts-martiaux s'avère convaincante dans les phases d'action (ce n'est pas Cynthia Rothrock mais bon...) et ça fait rudement plaisir de voir une femme mettre des raclées aux hommes dans un film ! Cerise sur le gâteau, Cirio H. Santiago parsème quelques séquences d'une touche de violence bienvenue, et met à profit son décor, avec l'utilisation d'une scie circulaire par exemple. On a donc droit à quelques petites éclaboussures sanglantes, qui trouveront leur point culminant lors du combat final, avec un joli planté de bâton dans les yeux, pour un résultat cette fois vraiment gore. Si Attaque à mains nues souffre de quelques légers défauts, comme des raccords pas toujours très heureux, voire même un peu abruptes lors de certaines transitions, ceux-ci n'empêchent pas le film d'être un divertissement de qualité, bénéficiant d'une bande sonore funky qui le tire encore vers le haut. Bref, n'hésitez pas à acheter Attaque à mains nues, vous passerez 1h18 en bonne compagnie et vous en aurez largement pour votre argent !

* Disponible en DVD chez LE CHAT QUI FUME

NOTE : 4/6

OPÉRATION DRAGON

OPÉRATION DRAGON
(Enter the Dragon)

Réalisateur : Robert Clouse
Année : 1973
Scénariste : Michael Allin
Pays : Etats-Unis, Hong-Kong
Genre : Arts-martiaux
Interdiction : -12 ans
Avec : Bruce Lee, John Saxon, Jim Kelly, Kien Shih, Ahna Capri, Robert Wall, Bolo Yeung...


L'HISTOIRE : Une compétition d'arts-martiaux est organisée sur une île par le mystérieux Han, derrière lequel se cache un redoutable trafiquant de drogue et un trafiquant d'esclaves. Lee, agent de renseignements occidental et spécialiste de kung-fu, reçoit pour mission de démanteler l'organisation criminelle et de retrouver Mai Ling, jeune fille qui a été enlevé. Juste avant de partir, il apprend que Han est le responsable de la mort de sa soeur...

MON AVIS : Un an avant sa mort, Bruce Lee tourne dans une grosse production américano-hongkongaise réalisée par Robert Clouse : Opération Dragon. Succès phénoménal pour ce film lors de sa sortie en France en 1974, qui popularisa la pratique des arts-martiaux et notamment du karaté dans notre pays. Opération Dragon est un film d'action digne d'intérêt car il combine combats spectaculaires (pour l'époque, entendons-nous bien) et ambiance à la James Bond : Bruce Lee incarne en effet un agent secret devant infiltrer une organisation criminelle via un tournoi d'arts-martiaux. Le scénario, qui aurait pu être un peu plus développé, fait la part belle à l'aventure, à l'exotisme, se montre légèrement érotique, joue avec le suspense et met en vedette le personnage de Han, un vilain très charismatique et qui n'est pas sans rappeler les personnages de méchants de certains James Bond justement.  On pense au Dr. No par exemple car Han possède une main artificielle qu'il peut enlever et remplacer par des armes mortelles (main armée de trois pics acérés, main composée de quatre lames aiguisées...). Le sadisme et la cruauté de ce personnage en font un super-vilain détonnant et le combat final l'opposant à Bruce Lee est un des grands moments du film. Pour bien montrer l'influence américaine, Robert Clouse a situé cet ultime combat dans un salle remplie de miroirs, référence à la séquence finale du classique d'Orson Welles, La Dame de Shanghaï. Un clin d'oeil réussi et qui donne au combat une vraie dynamique. Bruce Lee nous régale également de son physique irréprochable et de sa dextérité, que ce soit au combat à main nue ou lorsqu'il utilise des armes comme des bâtons, une lance ou un nunchaku. Même si à notre époque les combats d'Opération Dragon peuvent paraître un peu "mou" face aux exploits de Jet Li ou Jason Statham, impossible de nier l'efficacité de Bruce Lee et sa maîtrise totale de son art. Sa vitesse d'exécution de certains coups n'a jamais été égalée. Autre point fort du film, la présence de deux acteurs au combien sympathique : John Saxon tout d'abord, second couteau vu dans une pléiade de longs métrages et surtout l'acteur le plus cool au monde, l'excellent Jim Kelly, que Robert Clouse engagera en 1974 pour tenir le rôle principal du film La Ceinture Noire. Dans Opération Dragon, Jim Kelly est tout aussi "badass" et s'amuse autant que nous, multipliant les conquêtes féminines et se battant avec classe, jusqu'à subir un sort peu enviable. On appréciera également la présence du robuste Bolo Yeung, qui  interprétera l'impitoyable Chong Li dans Bloodsport en 1988 au côté de Jean-Claude Van Damme. Grand film d'action des 70's, Opération Dragon est un spectacle divertissant qui possède un côté kitsch assez marqué, ce qui le rend hautement sympathique pour certains ou trop vieillot pour d'autres. Pour ma part, c'est un film à revoir avec des yeux indulgents et en se replaçant dans le contexte de l'époque évidemment sous peine d'être un peu déçu. Robert Clouse se montre souvent trop académique et peine à maintenir un rythme correct par exemple. On le sent à l'aise lorsqu'il s'agit de filmer des combats mais pour les scènes annexes, il redevient trop conventionnel, trop cliché. La dernière demi-heure est par contre vraiment énergique. A noter la participation rapide de Sammo Hung et Jackie Chan.

NOTE : 4/6



BEATDOWN

BEATDOWN
(Beatdown)

Réalisateur : Mike Gunther
Année : 2010
Scénariste : Bobby Mort, Mike Gunther
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Arts-Martiaux
Interdiction : -12 ans
Avec : Susie Abromeit, Rudy Youngblood, Michael Bisping, Kyle Woods, Danny Trejo, Eric Balfour...


L'HISTOIRE : Brandon, combattant de rue très respecté, se retrouve la cible du dangereux gangster qui a assassiné son frère pour de l'argent. Pour assurer sa sécurité, il n'a d'autre choix que de quitter la ville. Il va rapidement découvrir un circuit de combats en cage clandestin où il va apprendre les techniques du free fight... L'heure de la vengeance ne va pas tarder à sonner !

MON AVIS : Le héros du Apocalypto de Mel Gibson dans un film d'action, ça vous tente ? Rudy Youngblood se voit donc protagoniste principal dans ce film de Mike Gunther qui n'a rien d'un chef-d'oeuvre mais qui assure le minimum syndical pour une soirée détente, surtout si vous êtes amateurs de Free-Fight, un sport ultra-violent dans lequel on ne compte plus les dents cassés. Le film ne se contente pas d'aligner les scènes de castagnes, il développe un scénario certes simpliste et déjà-vu (le jeune combattant qui doit assurer pour gagner de l'argent qu'il doit à un parrain de la pègre...), parsemé de tonnes de clichés (Brandon fait la connaissance d'une jolie fille dont le frère régente sa vie et s'opposera à cette union, frère qui est évidemment le champion de Free-Fight local...) et de bons sentiments (retrouvailles avec un père absent, décès de son unique frère...) mais on fini par y trouver un certain charme et on se laisse tranquillement embarqué dans l'histoire. Le casting n'est pas trop mal et s'en sort avec les honneurs pour ce type de production. Évidemment, le principal intérêt de Beatdown reste ses séquences de bagarres et le réalisateur n'a pas lésiné sur cet aspect même si j'aurais aimé que les combats durent un peu plus longtemps. Mais ca cogne sévère et les coups font très mal, âmes sensibles s'abstenir ! Les habitués de l'Ultimate Fighting apprécieront cette débauche de violence brutale. Un gros bémol par contre, l'utilisation plus qu'abusive de zoom façon clip-vidéo qui finissent par saouler et faire mal à la tête. Une réalisation plus posée n'aurait absolument pas amoindri l'impact recherché. Point positif, la bande originale, avec un peu de rap (bouhhhh) et pas mal de métal (yeahhh). Cerise sur le gâteau, la présence de l'incontournable Danny Trejo dans le rôle du père de Brandon. On reconnaîtra également Eric Balfour (Massacre à la tronçonneuse 2003, Skyline) dans le rôle du champion local. Saluons la prestation de Rudy Youngblood qui est plutôt crédible et assure vraiment bien dans les combats. Beatdown est à réserver avant tout aux fans de film d'action et à déconseiller aux épileptiques ! Un divertissement sympa, rien d'inoubliable mais ça remplit son contrat. A noter la présence de véritables champions de Free-Fight au casting, comme Michael Bisping par exemple.

NOTE : 3/6


THE KARATE KID

THE KARATÉ KID
(The Karaté Kid)

Réalisateur : Harald Zwart
Année : 2010
Scénario :  Christopher Murphey
Pays : Etats-Unis, Chine
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Jaden Smith, Jackie Chan, Taraji P. Henson, Wenwen Han, Rongguang Yu...


L'HISTOIRE : Lorsque la carrière de sa mère l'entraîne à Benjing en Chine, le jeune Dre Parker doit faire face à des changements radicaux. Au bout de quelques jours, il se retrouve mêlé à une altercation au sein de son école, impliquant Cheng, l'un des garçons les plus doués en Kung Fu et qui lui fait définitivement perdre le respect de ses camarades de classe. Témoin de cet affrontement, Mr Han, professeur de Karaté à la retraite et homme à tout faire du lotissement, décide d'aider Dre à regagner le respect de son entourage...

MON AVIS : En 1984, Karaté Kid - le moment de vérité devenait rapidement un titre phare pour toute une génération d'adolescents et popularisait le karaté à travers le monde. En 2010, une version moderne (pour ne pas dire "remake") sort sur les écrans, sponsorisait par Will Smith, qui avait à coeur de montrer au monde entier les talents de son fils Jaden. Soit un spectacle familial d'une durée de 2h20, qui fait effectivement la part belle à ce petit bonhomme de 11 ans qui possède d'indéniable capacités physiques et qui s'en sort plutôt bien en tant qu'acteur. Ce qui fonctionnait à plein régime dans le film de 84, c'était l'alchimie entre le duo  Ralph Macchio / Pat Morita. Coup de bol, le duo moderne Jaden Smith / Jackie Chan est également en parfaite adéquation et la relation qui va s'instaurer entre le jeune élève et ce vieux professeur à la retraite est franchement très sympathique et participe pleinement au plaisir ressenti durant la vision du film. Dans un rôle beaucoup plus sérieux qu'à son habitude, Jackie Chan se révèle franchement étonnant, voire même bouleversant lors de certaines séquences, notamment lors de la scène où il se remémore la tragédie qui a coûté la vie à sa femme. Si dans les grandes lignes le scénario reste le même qu'en 1984, ce nouveau Karaté Kid se veut néanmoins plus percutant, plus spectaculaire. S'il perd un peu niveau charme et émotion, il gagne une certaine tonicité, une certaine énergie qui passe bien à l'écran. Avec son cocktail d'humour, d'action, de bons sentiments, de valeurs universelles (respect d'autrui, respect des traditions...) et un casting judicieusement choisi, The Karaté Kid version 2010 s'avère être un divertissement hautement recommandable pour une bonne soirée détente. On pourra pinailler sur le fait que l'art-martial enseigné dans le film est le kung-fu et non le karaté. Un petit détail sur lequel on passe rapidement devant certaines trouvailles (l'actualisation des séances d'entrainement toujours aussi drôle, les clin d'oeil au film de 84 avec la voiture dans le salon ou la mouche que Jackie essaye d'attraper avec ses baguettes et qui trouve une conclusion pleine d'humour). On appréciera également que le film ait été tourné en Chine, ce qui nous offre de somptueux paysages (la cité interdite, la muraille de Chine) et un vrai dépaysement.

NOTE : 4/6