Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




FEAR STREET PARTIE 2 : 1978

 

FEAR STREET PARTIE 2 : 1978
(Fear Street part two : 1978)

Réalisateur : Leigh Janiak
Année : 2021
Scénariste : Leigh Janiak, Zak Olkewicz
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, slashers, sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec : Sadie Sink, Emily Rudd, Brandon Spink, Chiara Aurelia, McCabe Slye...

L'HISTOIRE : Deena et Josh emmène Samantha, toujours possédée, chez l'unique survivante du drame s'étant déroulé en 1978, madame Berman. Cette dernière, d'abord réticente à les accueillir, finit par leur raconter les tragiques événements ayant eu lieu au camp d'été de Nightwing en cette triste année 78 : comment Cindy, sa sœur aînée, a trouvé la mort, comment Tommy, le petit ami de celle-ci, s'est transformé en machine à tuer, comment le shérif Will Goode, qui n'était qu'un simple adolescent à l'époque, lui ai venu en aide et surtout, quel est le moyen pour stopper la malédiction de Sarah Fier...

MON AVIS : Après un premier chapitre se déroulant en 1994 nous présentant l'histoire de la sorcière Sarah Fier et mettant en avant les codes du néo-slasher mêlés à des éléments de sorcellerie, on laissait lors du final Josh et Deena face à la pauvre Samantha, possédée par Sarah Fier. Fear Street partie 1 - 1994 était vraiment fun, coloré, dynamique et assez violent pour une adaptation de romans destinés avant tout au jeune public, puisque l'auteur n'est autre que R.L. Stine, créateur de la série de livre Chair de Poule. Une semaine plus tard, voici donc Fear Street partie 2 - 1978, qui reprend l'affaire là où on l'avait laissé. Rapidement, madame Berman va raconter à nos deux jeunes héros les événements sanglants qui se sont déroulés en 1978 au camp de vacances de Nigthwing. La bande-annonce de cette seconde partie nous avait laissé penser que cette fois, l'épisode allait s'orienter franchement vers le slasher traditionnel type Vendredi 13. Un camp de vacances, un lac, des ados et un tueur à la hache, les ingrédients étaient réunis pour nous concocter un petit slasher 80's sympa. Mais en fait, même si on a bien cette partie slasher dans cette partie 2, Fear Street 1978 s'en éloigne assez souvent, pour mieux se concentrer sur ses personnages principaux et sur la malédiction de la sorcière Sarah Fier. Niveau casting, on trouve Sadie Sink, qui joue Ziggy Berman, ainsi que Emily Rudd qui joue sa grande sœur. La relation conflictuelle entre les deux sœurs est bien amenée et les deux actrices sont très convaincantes dans leurs rôles respectifs. On trouve aussi Brandon Spink, qui interprète quant à lui le shérif Goode quant ce dernier n'était qu'un ado, moniteur du camp en 1978. L'histoire est assez prenante puisqu'on apprend des tas de choses sur Sarah Fier, sur la malédiction de Shadyside, ainsi que sur deux des tueurs iconiques de la partie 1994. Fear Street 1978 met l'accent sur le tueur à la hache portant une cagoule en toile de jute, hommage au Jason Voorhees de Vendredi 13 chapitre 2 bien sûr. On apprend pourquoi le gentil Tommy (encore un clin d'oeil à la saga Vendredi 13...) est devenu une véritable machine à tuer, qui a massacré un nombre assez conséquent de jeunes enfants et de moniteurs de camp. On en apprend également un peu plus sur Ruby Lane, la fameuse tueuse au rasoir qui chantonne avant de passer à l'acte. On en apprend également nettement plus sur la malédiction de la sorcière et surtout sur le moyen de stopper tout ça. Le film divise ses protagonistes principaux en deux groupes vers sa moitié, emmenant Cindy et une de ses anciennes amies dans le repaire enfoui de la sorcière quant il laisse la jeune Ziggy et Will Goode dans le camp lui-même. La partie se déroulant dans l'antre de la sorcière propose de très bons décors souterrains et met bien en avant l'aspect sorcellerie de l'histoire. La partie dans le camp se montre plus nerveuse, avec pas mal de mort à la hache, des meurtres montrés parfois en hors champ quand il s'agit de jeunes enfants, et parfois de manière frontale et brutale, avec de solides effets-spéciaux. Décapitation, coup de hache en pleine figure, coup de hache en plein ventre sont parmi les petites réjouissances gores de cette seconde partie. La bande-originale, composée encore de nombreux tubes rock, assure toujours autant, tout comme la musique de Marco Beltrami. Si le rythme est plus posé dans cette seconde partie, moins frénétique, on a encore à faire à une mise en scène qui fait le job, à des décors soignés, ainsi qu'à un casting de qualité qui nous rappelle avec plaisir les slashers 80's bardés d'ados fumeurs de drogue et accroc au sexe. La séquence finale nous laisse sur un terrible suspense et annonce la dernière partie, se déroulant en 1666 et qui va faire la lumière sur la vie de Sarah Fier quand Shasyside et Sunnyvale ne faisait qu'n seul village. On espère que la conclusion sera de la même qualité que ces deux premières parties.


LA RUÉE VERS L'OR

 

LA RUÉE VERS L'OR
(The Gold Rush)

Réalisateur : Charles Chaplin
Année : 1925
Scénariste : Charles Chaplin
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Charles Chaplin, Mack Swain, Tom Murray, Georgia Hale, Malcolm Waite...

L'HISTOIRE : Pendant la ruée vers l'or dans le Klondike, au nord-ouest du Canada en 1896, une file de chercheurs d'or s'étire au creux des montagnes enneigées. Pris dans une tempête de neige, un pauvre prospecteur solitaire trouve refuge dans la cabane isolée de Black Larsen, un dangereux repris de justice qui refuse de le secourir. Entre alors Big Jim McKay, autre prospecteur à la recherche d'un abri, qui mate Larsen et obtient que tous trois puissent rester sur place. La faim les tenaille : qui sera mangé ? Black Larsen perd le tirage au sort et doit partir à la recherche d'un secours ou de vivres. Il tue deux policiers à sa recherche puis tombe sur le filon prospère de Big Jim qu'il commence à piller. Plus tard, le prospecteur solitaire se rend en ville et tombe sous le charme de Georgia, une danseuse de cabaret...

MON AVIS : Après Le Kid, tourné en 1921, Charles Chaplin réalise La Ruée vers l'Or en 1925. Un film qui figure parmi les œuvres phares du talentueux réalisateur, acteur, scénariste, producteur, monteur et musicien que tout le monde connaît. Prenant place lors de la grande ruée vers l'or qui eut lieu entre 1897 et 1899 dans le Klondike, au Canada, et qui attira quelques 100 000 prospecteurs d'or dans la région, le film est une savoureuse comédie qui bénéficie encore et toujours du talent imaginatif de Chaplin. La scène d'introduction, qui nous met en lieu et place de cette ruée vers l'or, fût entièrement réalisée dans les montagnes rocheuses de Californie. Chaplin fit creuser un passage de 700m dans la neige, le tout à 3000 mètres d'altitude, comme nous l'indique le site Charleschaplin.com. On connaît le caractère pointilleux de Chaplin, qui pouvait faire rejouer une même scène des dizaines et des dizaines de fois pour que tout soit parfait, un peu comme le fera Kubrick par la suite. La suite du film verse dans la pure comédie, avec notre vagabond venu lui aussi chercher de l'or et qui se retrouve pris dans une tempête de neige. Il tombe sur la seule maison du coin, qui appartient à un dangereux brigand, ce qu'il ignore. Un second individu, le prospecteur Big Jim McKay, va lui aussi entrer dans cette cabane de bois. Les situations comiques vont alors s'enchaîner à un rythme de croisière constant, Chaplin jouant sur le sentiment de faim qui tenaille ses protagonistes et qui leur fait avoir des hallucinations (Chaplin se transforme en poulet géant !) ou manger des objets insolites, comme... la semelle d'une chaussures ! Impayable ! Cette partie dans le cabanon de Black Larsen se transforme en huis-clos amusant et original, le vagabond se demandant si Big Jim ne va pas finir par le manger tellement il a faim ! Les gags fusent et nous font bien rire devant notre écran. La suite transfère le lieu de l'action en ville, et le vagabond va tomber sous le charme d'une danseuse de saloon, Georgia. Comme souvent dans ses films, Chaplin teinte la comédie d'une petite touche dramatique, Georgia lui préférant un playboy un brin macho. Le repas du Nouvel An, qui voit le vagabond seul alors qu'il avait invité Georgia et ses amies à venir fêter cet événement avec lui, est assez touchant et joue bien avec l'émotion. Cette partie donne également à Chaplin l'occasion d'exécuter la fameuse danse des petits pains, qui restera un morceau d'anthologie au cinéma. La troisième partie du film voit les retrouvailles du vagabond avec Big Jim, qui, amnésique, ne retrouve plus sa cabane ni son filon d'or. Le vagabond va donc l'aider à rentrer et Chaplin nous livre une scène hilarante à l'intérieur de la maison, cette dernière se trouvant, suite à une violente tempête, en équilibre au bord d'un précipice. En fonction de l'endroit ou le vagabond et son acolyte se trouve dans la maison, celle-ci tangue et menace à chaque instant de chuter dans le vide. Une scène virtuose et parfaitement millimétrée. Le final sera placé sous un ciel positif puisque La ruée vers l'Or se clôturera avec un happy-end qui fait plaisir à voir. Encore une réussite donc pour un film qu'on prend toujours plaisir à visionner quelques 96 ans plus tard...


FEAR STREET PARTIE 1 : 1994

 

FEAR STREET PARTIE 1 : 1994
(Fear Street part one : 1994)

Réalisateur : Leigh Janiak
Année : 2021
Scénariste : Leigh Janiak, Phil Graziadei
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, slashers, sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec : Kiana Madeira, Benjamin Flores Jr, Julia Rehwald, Olivia Scott Welch, Fred Hechinger...

L'HISTOIRE : Contrairement à la ville voisine de Sunnyvale, qui est un havre de paix, la ville de Shadyside est depuis des décennies le théâtre d'accidents et de morts violentes, ce qui laisse à penser que la ville serait maudite, suite à la pendaison d'une sorcière en 1666. Lorsqu'un tueur masqué commet des meurtres dans un supermarché et est abattu par le shérif local, il ne fait aucun doute pour Josh, un ado qui mène sa propre enquête sur la légende de la sorcière, que ce dernier était manipulé par celle-ci. Lors d'un accident de voiture, Samantha a des visions de la sorcière. Dès lors, elle va devenir la proie de trois tueurs que rien ne semble pouvoir arrêter. Josh, Kate, Simon et Deena, sœur de Josh et petite amie de Samantha, vont tenter de protéger cette dernière des attaques répétées des trois tueurs et de briser la malédiction de la sorcière...

MON AVIS : Après Chair de Poule, l'auteur de romans de terreur pour ados R.L. Stine voit une autre de ses sagas littéraires être adaptées à l'écran : Fear Street. Je ne sais pas vraiment si cette adaptation en trois parties reprend la trame de certains romans de cette série de R.L. Stine ou si c'est une adaptation libre qui prend place dans la même ville de Shadyside. Toujours est-il que le concept est plutôt sympa : trois films, trois époques (1994 / 1978 / 1666), une même histoire de sorcière qui sévit donc sur ces trois époques et une sortie sur Netflix sur trois week-end ! La première partie est donc consacrée à l'année 1994. Elle nous présente un groupe d'adolescents en proie à trois tueurs qui semblent immortels et qui sont morts à diverses époques, ramenés à la vie par une sorcière qui a été pendu en 1666 et qui réclame vengeance. La scène d'introduction se montre claire et précise quant à l'ambiance et les références retenues pour cette première partie de l'histoire : une jeune vendeuse se fait agresser par un tueur portant un masque en forme de crâne et vêtu d'une tenue noir rappelant celle de Ghostface. Une allusion à la célèbre saga initiée par Wes Craven en 1996 qui ne s'arrêtera pas là puisque le meurtre de la vendeuse rappelle clairement celui de Drew Barrymore dans le premier Scream. Le néo-slasher sera au centre de toutes les attentions dans Fear Street partie 1 : 1994 et les nombreux clin d'oeil à cet univers du slasher seront appréciés par les fans du genre. Les héros du film sont de jeunes ados, un peu moins bêtes que dans les films du genre, et on ne peut s'empêcher de penser que le succès de la récente série Stranger Things a également dû être une référence prise en compte pour créer l'ambiance de 1994. Certains diront que le fait d'avoir mis un couple de lesbiennes en tant que protagonistes principales ne sert qu'à satisfaire les communautés LGBT et que ça fait très cliché. Personnellement, j'ai trouvé que les deux actrices interprétant Deena (Kiana Madeira) et Samantha (Olivia Scott Welch) étaient particulièrement investies et que leur relation donnait lieu à quelques séquences assez touchantes, qui parleront sûrement aux ados, cible première de cette trilogie. Mais attention, ce n'est pas parce que le public cible est les adolescents et que la base provient de romans de R.L. Stine que Fear Street partie 1 : 1994 se montre guimauve ou timide face à la violence. On sera en effet assez surpris du degré de violence graphique présenté ici et la réalisatrice Leigh Janiak, qui semble bien connaître ses classiques, n'y a pas été avec le dos de la cuillère en la matière. Les meurtres se montrent assez brutaux, bien sanglants et on a même une scène anthologique avec une tête passée dans une trancheuse à pain parmi les réjouissances ! Alors oui, on n'ira pas jusqu'à dire que 1994 fait dans l'originalité absolue puisqu'il reprend à sa sauce une recette déjà vue auparavant. Le mélange entre slasher et sorcellerie n'est pas nouveau mais encore une fois, 1994 est une oeuvre référentielle et ce manque de nouveauté, cet afflux de référence, ne l'empêche pas d'être un spectacle assez jouissif, dynamique, correctement interprété, au scénario classique mais intéressant et aux effets-spéciaux réussis. La bande-son est très sympa (avec quelques anachronismes au niveau des titres choisis mais là, c'est vraiment pour chipoter parce qu'on s'en fout un peu en fait, et puis écouter du Iron Maiden ou du Prodigy dans un film, c'est toujours fun) et l'ensemble fonctionne vraiment bien. C'est nerveux, gore, intrigant. L'histoire de cette sorcière revancharde qui va se poursuivre à rebours durant trois films est un concept sympa et franchement, j'ai hâte de voir l'épisode 1978, qui fait clairement ambiance 80's et Vendredi 13 pour le coup. Une découverte bien agréable donc que ce Fear Street partie 1 : 1994, qui nous ravive de jolis souvenirs de jeunesse pour les plus anciens spectateurs.


CHILD'S PLAY - LA POUPÉE DU MAL

 

CHILD'S PLAY - LA POUPÉE DU MAL
(Child's Play)

Réalisateur : Lars Klevberg
Année : 2019
Scénariste : Tyler Burton Smith
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Gretchen Mol, Lili Taylor, Chris Bauer, Sarah Paulson, Cara Seymour...

L'HISTOIRE : Karen, mère célibataire, veut absolument faire plaisir à son fils Andy pour son anniversaire. Travaillant dans une grande enseigne de jouets, elle parvient à dérober une poupée de la marque Buddi qui semble défectueuse. Ben, d'abord réticent face à ce cadeau, tombe sous le charme de la poupée, qui possède toutes les dernières technologies en son sein. Totalement connectée, la poupée peut apprendre continuellement et se comporter comme un véritable ami. Baptisée Chucky, elle devient vite indispensable à Andy, qui, grâce à elle, parvient à se faire des amis. Ce que le jeune garçon ignore, c'est que sa poupée a été reprogrammé par un ouvrier revanchard et que tous ses codes de sécurité anti-violence ont été annihilé...

MON AVIS : La poupée Chucky est entrée au panthéon de figures légendaires du bestiaire du cinéma fantastique, au même titre de Dracula, Freddy ou Jason Voorhees. Sa première apparition remonte à l'année 1988, avec l'excellent Jeu d'Enfant de Tom Holland. Six suites virent ensuite le jour, de 1990 à 2017, popularisant encore plus ce jouet diabolique et meurtrier, possédant un humour noir assez cinglant. En 2019 l'annonce d'un remake / reboot avait surpris son monde. Les premiers visuels du nouveau look de Chucky n'avait guère plus convaincu. La vision du film viendra confirmer ces mauvaises impressions : Child's Play - la Poupée du Mal fait partie de ces remakes totalement inutiles qui n'apportent rien à l'oeuvre originale, si ce n'est un contexte plus contemporain. Ici, c'est l'univers du tout-connecté qui est visé, nos appareils étant de plus en plus sophistiqués et pouvant communiquer entre eux, via diverses applications. La nouvelle gamme de jouet Buddi possède toutes ces nouvelles fonctionnalités, les poupées peuvent être régulièrement mises à jour et donc évoluer et apprendre au contact de leur heureux possesseur. La poupée du jeune Andy, douze ans, a, quant à elle, subit une petite modification de son système interne, comme nous le montre la séquence introductive. Un employé, travaillant sur une chaîne de fabrication des poupées, se voit  réprimandé par son chef et renvoyé. Pour se venger, il modifie le système informatique d'une poupée, contourne le système de sécurité et annihile tous les dispositifs de protections, comme le langage ordurier ou le comportement violent. Bien sûr, c'est cette poupée trafiquée qui va parvenir jusqu'au jeune héros du film, interprété par Gabriel Bateman. Un ado solitaire, qui vit avec sa mère, divorcée (Aubrey Plaza), cette dernière ayant une liaison avec Shane, un nouveau prétendant que déteste Andy. Andy va trouver en Chucky réconfort et attention et va développer une vraie relation amicale avec le jouet dernier cri. Chucky se considérera comme l'ami ultime d'Andy et ne tardera pas à vouloir le protéger par tous les moyens possibles. Le chat griffe son maître ? Chucky tente de l'étrangler ! Shane réprimande Andy et celui-ci veut qu'il ne remette pas les pieds chez sa mère ? Chucky s'en occupe et rapportera un joli trophée à son meilleur ami, à savoir la peau du visage de Shane posée sur une pastèque ! Conscient du potentiel malveillant de sa poupée, Andy va devoir s'en séparer, ce qui ne sera pas du goût de Chucky bien sûr, qui va devenir de plus en plus menaçant. Bon, on le voit, rien de nouveau ou d'original ici. On est dans le cliché ultra balisé, avec le flic noir qui habite dans le même immeuble qu'Andy, les geeks qui deviennent potes avec ce dernier (bon, ils regardent Massacre à la Tronçonneuse 2 à un moment, un bon point pour eux) et un petit aspect slasher pas désagréable, avec quelques meurtres divertissants. Mais rien d'extraordinaire ou de surprenant. Rien qui ne fasse vibrer devant son écran. Pire que tout, le look de ce nouveau Chucky ! Mon dieu, le visage, il est juste abominable ! Une totale hérésie qui n'aide pas du tout a apprécier ce film qui ne sert au final à rien. Mieux vaut se replonger dans la saga initiale et ne pas perdre son temps avec cette version 2019 qui n'aurait pas du voir le jour...


THE NOTORIOUS BETTIE PAGE

 

THE NOTORIOUS BETTIE PAGE
(The Notorious Bettie Page)

Réalisateur : Mary Harron
Année : 2005
Scénariste : Mary Harron, Guinevere Turner
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Biographie
Interdiction : -12 ans
Avec : Gretchen Mol, Lili Taylor, Chris Bauer, Sarah Paulson, Cara Seymour...

L'HISTOIRE : Bettie Page, une jeune fille de Nashville, va devenir malgré elle l'icône des pin-up des années 50. Ses photos de charmes vont conduire certains sénateurs à livrer une bataille acharnée contre l'érotisme, voyant là une menace pour la jeunesse...

MON AVIS :  Ah Bettie Page. Un nom particulièrement célèbre, un visage et une coupe de cheveux connus de tous et des photos de charme et des petits films à la célébrité mondiale. C'est simple, Bettie Page, c'est la Reine des Pin-Up des années 50, rien de moins que cela. Ce biopic réalisé par Mary Harron, à qui on doit I Shot Andy Warhol en 1996 et American Psycho en 2000, va donc s'attaquer à cette légende née en 1923 à Nashville et décédée le 11 décembre 2008 à Los Angeles. Sans jamais se montrer vulgaire ou sombrer dans le graveleux ou le putassier, la réalisatrice livre un portrait assez touchant de ce fabuleux mannequin qui était avant tout une jeune fille pleine d'insouciance et qui aimait la vie malgré quelques douloureuses épreuves de jeunesse. Vivant dans une famille très croyante, la petite Bettie a une enfance assez difficile, devant subir le divorce de ses parents, être placée dans un orphelinat durant deux ans puis subir les agressions sexuelles de son père. Le film nous présente également une scène dans laquelle elle accepte l'invitation d'un jeune homme qui s'avère être un jeune voyou qui l'emmène subir un viol collectif. Elle épouse par la suite un homme qui deviendra violent et finit par le quitter. Elle se lance dans l'enseignement, fait plusieurs petits boulots et se trouve une passion dans le théâtre. Elle part pour New York et s'en sort comme elle peu. Lors d'une balade sur une plage de Coney Island, elle croise un policier noir qui est aussi photographe. D'un physique très agréable, Bettie accepte de se faire prendre en photo par ce dernier, ce qui constituera son premier port-folio de pin-up. Elle fait par la suite connaissance avec Irving Klaw, qui a une entreprise de photos de charmes avec sa femme Paula. C'est là que la carrière de Bettie Page va littéralement exploser. les Klaw travaille pour des personnalités de la haute bourgeoisie (médecin, notaire, avocats, chef d’entreprise) qui aime voir des femmes dans des poses et des tenues un peu... spéciales ! Bettie découvre alors le monde du fétichisme et du bondage et son sourire, allié à son naturel, font un carton dans ce milieu. Ses clichés, dans lesquels elle est vêtue de cuir, avec bottes et cravache, s'arrachent et elle fait la couverture de nombreux magazines pour hommes spécialisé dans le bondage. Tous les photographes du milieu veulent la photographier. Elle rencontre également la photographe renommée Bunny Yeager, qui la rendra encore plus célèbre dans le monde avec ses photos, dont celles où Bettie est entourée de deux guépards. Un autre cliché, de Bettie, qui, entièrement nue, est chapeautée d'un bonnet de père-Noël, fera la couverture d'un nouveau magazine, Playboy ! Elle sera nommée Playmate du mois en janvier 1955. La célébrité de Bettie, qui s'amuse comme une folle à être attachée ou à fesser ses partenaires, toujours dans une bonne humeur communicative et sans violence, déclenche la réactions de certains sénateurs qui veulent lutter contre la pornographie, qui rend décadent la jeunesse selon eux. En 1957, les Klaw, tout comme Bettie, doivent comparaître à une commission d'enquête. Les Klaw se retirent alors du business, et Bettie fait de même. Elle retrouve la Foi et se tourne totalement vers la religion. Le film élude sa vie d'après, car elle sombre dans un délire mystique assez chaotique. On lui diagnostiquera une schizophrénie paranoïde, car elle "entend" Dieu lui parler. Elle ira dans un hôpital psychiatrique, sera inculpée de tentative d'assassinat sur sa propriétaire de son appartement, qu'elle poignardera de 27 coups de couteau. Déclarée irresponsable et instable, elle passera huit ans à l'hôpital. Elle décédera d'une attaque cardiaque le 11 décembre 2008; Elle est enterrée au Westwood Village Memorial Park Cemetery. Même si sa vie après son glorieuse apogée en tant que pin-up est laissée de côté, The Notorious Bettie Page n'en demeure pas moins un film intéressant, qui mélange séquences en noir et blanc et scènes en couleurs. L'actrice qui interprète Bettie, Gretchen Mol, est saisissante et sa ressemblance assez frappante. Le film ne prend jamais partie, ne critique jamais les choix de Bettie ni des photographes de charme, ni le public amateur de ces clichés bondage bien innocents. Certes, on peut penser que le film n'a en fait pas grand chose à raconter. Il n'y a pas de tension, pas de réel rebondissements à se mettre sous la dent. On se contente de suivre le parcours de Bettie, un parcours qui semble un peu semé d'embûches au départ mais qui prend un tournant certes original, mais dans lequel la jeune femme semble totalement épanouie. On est bien loin du graveleux des productions pornographiques qui existeront dans le futur. Ici, les photographes respectent leurs modèles, ces dernières étant les vraies déesses du milieu. Elles ne font que ce qu'elles ont envie de faire et ne sont jamais forcées. La nudité semble une chose très naturelle pour Bettie, qui a un rapport avec son corps totalement décomplexé et ne comprend pas l'acharnement des sénateurs contre son métier. L’érotisme est très soft dans le film, et il est traité de manière naturelle, sans voyeurisme aucun. Le casting est bon, la mise en scène adéquate, sans fioriture ou excès de zèle auteurisant ou rébarbatif. On prend autant de plaisir à visionner le film que ce dernier nous en donne. Un biopic qui donne envie d'approfondir ses connaissances sur Bettie Page ou de se replonger dans ses petits films de bondage inoffensif et où la perversion n'est que l'apanage des faux pudibonds qui se scandalisent au moindre sein dévoilé quand ceux-ci sont les premiers a acheter les revues qui mettaient en valeur Bettie...    


CRIMES AU MUSÉE DES HORREURS

CRIMES AU MUSÉE DES HORREURS
(Horrors of the Black Museum)

Réalisateur :  Arthur Crabtree
Année : 1959
Scénariste :  Herman Cohen, Aben Kandel
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante
Interdiction : -16 ans
Avec : Michael Gough, June Cunningham, Graham Curnow, Shirley Anne Field...

L'HISTOIRE : La police de Scotland-Yard enquête sur une série de crimes horribles, commis avec divers instruments ingénieux, comme une paire de jumelles qui peut faire surgir deux pointes acérées par exemple. Sans indice, l'enquête piétine, ce qui fait les choux gras du journaliste Edmond Bancroft, qui est aussi un écrivain réputé dont les romans sont spécialisés dans les histoires de meurtres sordides. Ce dernier, suivi par un psychiatre, voue une obsession sans faille à l'univers du crime, et possède dans un sous-sol secret un véritable musée des horreurs avec plusieurs mannequins de cire. Responsable des meurtres, Edmond Bancroft veut prouver l’inefficacité de la police et son incompétence à le démasquer. Il tient également sous sa coupe son jeune assistant, qu'il envoie parfois commettre de vils méfaits...

MON AVIS : Célèbre directeur de la photographie, Arthur Crabtree s'est également illustré dans la réalisation et ce, dès l'année 1945. Dans le genre du fantastique, on lui doit quelques œuvres sympathiques, comme Les Monstres invisibles en 1958 et surtout ce Crimes au Musée des Horreurs en 1959, qui fit les délices du public et des amateurs de film d'épouvante de l'époque. L'originalité de ce petit classique du genre vient du fait que l'identité du meurtrier est dévoilée assez rapidement ou, du moins, elle ne reste pas cachée très longtemps. Des tas d'indices nous conduisent à émettre des soupçons sur le personnage d'Edmond Bancroft et il s'avérera qu'on avait raison. Magnifiquement interprété par un Michael Gough inquiétant et fou à lier, Edmond Bancroft possède une personnalité complexe, qui prend un malin plaisir à narguer la police et qui voue une véritable passion pour l'art du crime. Son but ultime est de prouver qu'on peut commettre le crime parfait et on ne peut pas dire qu'il ne s'y emploie pas avec fougue et une certaine appétence. Outre son criminel, Crimes au musée des Horreurs possède d'autres originalités. L'emploi d'armes du crime on ne peut plus fantasques par exemple, qui change littéralement du classique pistolet ou couteau. Dans le film de Crabtree, on tue avec des jumelles qui peuvent faire surgir deux pointes acérées, on décapite avec une pince à glace ou grâce à une guillotine ou on utilise un rayon laser pour tuer avant de faire disparaître le corps dans une cuve d'acide ! Original donc ! La présence d'un musée de cire chez notre criminel, représentant de nombreuses scènes de crimes, fait aussi partie du charme de cette série B anglaise de qualité. On pense évidemment aux classiques Masques de cire de 1933 dû à Michael Curtiz ou L'Homme au masque de cire de 1953 avec Vincent Price, deux œuvres emblématiques du genre. Mais Crimes au Musée des Horreurs ne s'arrête pas là au niveau des références. Le scénario brasse large en effet puisqu'on a aussi droit à une variation de Dr Jekyll et Mr Hyde au sein de l'histoire ! En effet, Michael Gough a un jeune associé sous sa coupe, qu'il domine grâce à son pouvoir hypnotique et à qui il injecte parfois une dose de sérum transformant le jeune homme en monstre bestial qui va commettre des crimes sur sa demande. L'entremêlement de tous ces éléments peuvent parfois donner au film un petit aspect disparate, un peu comme si il y avait plusieurs films en un. Mais en fait, l'ensemble reste plutôt cohérent et donne au final un film vraiment intrigant. Les petites touches de sadisme qui l'égrène, ainsi qu'une connotation érotique suave mais bel et bien présente, notamment lors d'une scène où une future victime se retrouve en petite tenue devant l'écran, ont scandalisé la censure de l'époque, tout comme le public d'ailleurs. La censure anglaise de l'époque a d'ailleurs envisagé un classement spécial pour Crimes au Musée des Horreurs, à savoir l’appellation SO - for Sadist Only : pour sadiques seulement ! La vision du film en 2021 nous fera évidemment sourire concernant cette levée de boucliers des bien-pensants vis à vis du film d'Arthur Crabtree car on trouvera cette violence fort légère évidemment. Le film sortit en France avec une interdiction aux moins de 16 ans. Exagéré mais rappelons que nous sommes en 1959 et que l'horreur en couleur est encore assez récente, popularisé par le Frankenstein s'est échappé de la Hammer en 1957. En tout cas, ce Crimes au Musée des Horreurs vaut le détour et mérite d'être redécouvert pour tout amateur de cinéma d'épouvante d'antan !



LE CIRQUE

 

LE CIRQUE
(The Circus)

Réalisateur : Charlie Chaplin
Année : 1928
Scénariste : Charlie Chaplin
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, romance
Interdiction : /
Avec :  Charles Chaplin, Merna Kennedy, Al Ernest Garcia, George Davis, Harry Crocker...

L'HISTOIRE : Pourchassé par la police qui croit qu'il est un pick-pocket, le vagabond échoue en plein numéro de cirque et provoque les fous rires du public. Le directeur du cirque, un homme tyrannique, qui maltraite même sa fille Merna, engage le vagabond, dont les mimiques assurent le spectacle et attirent le public. Sans lui dire qu'il est devenu la vedette du cirque, le directeur exploite le vagabond, qui se lie d'amitié avec Merna. Des sentiments pour la jeune fille commence à apparaître mais cette dernière tombe sous le charme d'un nouvel arrivant, Rex le funambule...

MON AVIS : Après Le Kid en 1921 et La Ruée vers l'Or en 1925, Charlie Chaplin continue sa carrière derrière et devant la caméra dans des formats plus longs que les courts-métrages dont il était la vedette. En 1928, il met en scène son quatrième long-métrage, Le Cirque, qui n'est pas forcément l'un des titres les plus cités quand on évoque Chaplin mais qui s'avère pourtant une franche réussite dans le domaine de la comédie. Il faut dire que le tournage fût assez compliqué puisque Chaplin était alors en plein divorce d'avec Lita Grey et que ce divorce fût très mouvementé, devenant presque un lynchage médiatique contre Chaplin. Mais revenons au film lui-même. Reprenant son personnage du vagabond, Chaplin va se livrer à un véritable marathon de gags qui emprunte au comique de situation et qui fonctionne à plein régime. Le début du film voit le vagabond être confondu avec un pick-pocket et poursuivi par la police dans une fête foraine. La séquence va alors prend pour cadre de l'action un palais des glaces et le réalisateur / acteur / scénariste va employer avec intelligence ce curieux décor pour enchaîner les situations loufoques. La suite va ensuite se déplacer dans le cadre d'un cirque, qui restera le lieu unique de l'action jusqu'à la fin du film. Un cirque en difficulté, les clowns ne parvenant pas à faire rire le public, ce qui provoque colère et désarroi chez le directeur du lieu, interprété par l'imposant et patibulaire Al Ernest Garcia. Ce dernier se montre assez virulent envers ses employés et même envers Merna, sa propre fille (Merna Kennedy). L'apparition du vagabond en plein spectacle, provoquant des gags non prévus dans le numéro, déclenche les rires du public, et, par la même occasion, ceux du spectateur du film. Voyant quel intérêt il aurait à engager ce vagabond, le directeur du cirque va s'empresser de l'engager. Les prestations du vagabond ramènent du monde dans les gradins, le bouche-à-oreille fonctionnant à plein régime. Chaplin s'amuse comme un fou à travers de multiples gags et n'ennuie jamais. Il intègre toutefois à l'histoire des éléments plus dramatiques ainsi qu'une romance entre son personnage et celui de la fille du directeur. Une romance à sens unique puisque, malgré l'amitié qui se développe entre les deux personnages, le sentiment amoureux ne sera présent que chez le vagabond, Merna lui préférant un beau funambule fraîchement arrivé dans le cirque. Et c'est là où Chaplin fait fort, puisque lorsque son personnage est heureux, il parvient à déclencher le rire chez le public mais lorsqu'il est malheureux, plus rien ne se passe comme il veut  et le public ne rie plus à gorge déployée, ce qui provoque l'exaspération du directeur du cirque. Notre vagabond est donc perpétuellement sur le fil, entre joyeuseté et tristesse, tout comme le film lui-même navigue entre burlesque et drame. Un état d'esprit parfaitement retranscrit lors d'une scène incroyablement maîtrisée, celle où notre vagabond doit remplacer au pied levé le funambule introuvable. Il se retrouve alors à plusieurs mètres du sol, en équilibre sur un câble et se livre à un exercice périlleux, très bien chorégraphié. Une autre séquence retient notre attention, celle de la cage aux lions, qui nécessita plus de 200 prises ! Cette scène est hautement jubilatoire et fait preuve de la maestria de son auteur pour le ressort comique. Rire, émotion, suspense, romance, humanité, générosité, voici les ingrédients que vous retrouverez dans Le Cirque, qui mit longtemps à être réhabilité par Chaplin lui-même, les conditions difficiles de tournages et les aléas survenus durant ce dernier lui ayant fait prendre ce film en grippe durant de longues années. A redécouvrir séance tenante !