Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




JUNO

JUNO
(Juno)

Réalisateur : Jason Reitman
Année : 2007
Scénariste : Diablo Cody
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Ellen Page, Michael Cera, Jennifer Gardner, Jason Bateman, Allison Janney...


L'HISTOIRE : Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage...

MON AVIS : Que voilà une comédie rafraîchissante ! Juno est un divertissement quatre étoiles, mené avec un entrain communicatif. Amusante, revigorant et dynamique, cette comédie est littéralement transcendée par sa jeune actrice Ellen Page, véritable révélation qui met totalement sa jovialité et son naturelle au service du film. Le scénario est intelligent et se révèle bien plus subtil qu'on ne pourrait le croire au départ. La bande originale composée de chansons est excellente et bien dans le ton du film. Les autres acteurs sont tous très bons et on passe un vrai bon moment de cinéma avec eux. Certaines répliques sont franchement très amusantes et on rit souvent devant le franc-parler de la jeune Juno. Point fort du film, outre Ellen Page, l'absence de mièvrerie ou de romance à l'eau de rose comme on pouvait s'y attendre. Certes, c'est parfois un peu "fleur bleue" mais ça ne tombe jamais dans l'excès ou le cliché et on félicitera la scénariste Diablo Cody d'avoir su éviter les pièges avec une histoire qui aurait pu verser dans la facilité. Un film vraiment très sympa qui redonne le sourire. Avec, cerise sur le gâteau, une discussion entre Juno et Mark sur Herschell Gordon Lewis et Dario Argento, avec extrait de The Wizard of Gore ! Ça ne peut décidément pas être un mauvais film !

NOTE : 4/6



LES NOCES FUNÈBRES

LES NOCES FUNÈBRES
(Corpse Bride)

Réalisateur : Tim Burton, Mike Johnson
Année : 2005
Scénariste : John August, Caroline Thompson, Pamela Pettler
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Animation, Fantastique, Romance
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Au XIXe siècle, dans un village d'Europe de l'est, Victor, un jeune homme, découvre le monde des morts après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria, l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus animée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme... 

MON AVIS : Après L'étrange Noël de Mr. Jack, Tim Burton confronte à nouveau son univers si particulier au film d'animation avec Les Noces Funèbres en 2005. Autant le dire de suite, c'est une totale réussite qui enchantera aussi bien les enfants (à partir de 7/8 ans néanmoins) que les parents. Cette romance d'outre-tombe bénéficie d'une animation exemplaire, véritable prouesse technique qui rend un vibrant hommage au maître de l'animation image par image, Ray Harryhausen, dont le nom est inscrit sur le piano situé dans la maison de Victoria en guise de clin d'oeil. C'est un véritable enchantement visuel qui nous attend, magnifié par un joli scénario qui mêle love-story, humour noir, sentiment et romantisme, le tout dans un univers macabre somptueusement recréé. Les séquences chantées participent pleinement à la progression de l'histoire et viennent rythmer un film qui ne manque pas d'entrain malgré son sujet. Le triangle amoureux Victor / Victoria / Emily possède une réelle richesse et certaines séquences font monter les larmes; car oui, même un cadavre peut éprouver des sentiments amoureux et le tragique destin d'Emily s'avère des plus touchants. Il sera exalté lors de l'ultime séquence où elle retrouve sa liberté. Ajoutons que Les Noces Funèbres bénéficie d'une partition de Danny Elfman qui apporte une touche poétique et magique comme lui seul sait en composer. A voir sans hésiter !

NOTE : 5/6




HELLDRIVER

HELLDRIVER
(Nihon Bundan : Heru Doraibâ)

Réalisateur : Yoshihiro Nishimura
Année : 2010
Scénariste : Yoshihiro Nishimura, Daichi Nagisa
Pays : Japon
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Eihi Shiina, Yumiko Hara, Kentaro Kishi, Yûrei Yanagi, Kazuki Namioka...


L'HISTOIRE : Alors que Kika, jeune lycéenne, rentre chez elle, une météorite s'abat sur le Japon. Un gaz nocif se répand dans tout le pays et transforme les habitants en zombies infectés. Kika évite la contamination mais sa mère est infectée : elle se met à dévorer son mari tétraplégique avant de s'en prendre à sa fille et de lui arracher le coeur. Parvenant à lui échapper, Kika se réfugie dans la forteresse que le gouvernement a érigé pour la protection des survivants. Dotée d'un coeur artificiel et d'un sabre-tronçonneuse, Kika part en guerre contre les hordes de zombies cannibales, bien déterminée à venger l'espèce humaine. Mais le seul moyen pour Kika de stopper le fléau est d'éliminer la Reine des zombies, qui n'est autre que sa mère...

MON AVIS : Le réalisateur de Tokyo Gore Police et de Vampire Girl vs Frankenstein Girl a encore frappé un grand coup avec Helldriver ! Si les deux titres précités faisaient preuve d'une imagination débordante en matière de gore et de situations plus folles les unes que les autres, Helldriver parvient à les surpasser dans tous les domaines, vous imaginez un peu le résultat ! Yoshihiro Nishimura est un réalisateur complètement fou, pour qui verser dans la surenchère totale est une vraie religion. Bien sûr, Helldriver n'est pas parfait et possède quelques petits défauts : une durée bien trop longue pour un film de ce type (1h56 au compteur !), un scénario décalé qui se perd un peu en chemin et se montre parfois trop fouillis. On pourrait même reprocher au film d'être trop speed dans son rythme (sic !) ce qui a pour effet de nous lessiver devant notre écran. Parce que Helldriver, ça n'arrête quasiment jamais ! C'est un long métrage survitaminé qui fonce à 100 à l'heure et qui propose tellement de trouvailles visuelles que ça en devient presque usant. Un comble non ? En tout cas, ce qui est certain, c'est que les amateurs de délire filmique, de film déviant, de trash et de gore (à l'ancienne et en CGI) vont en prendre plein les mirettes. Comme à son habitude, Yoshihiro Nishimura se concentre principalement sur ses actrices (dont Eihi Shiina, vue dans Tokyo Gore Police et Audition entre autre) et les place sous des litres de sang qui éclaboussent littéralement l'écran. L'idée du sabre-tronçonneuse est excellente mais le sommet est atteint pour ma part avec cette séquence incroyable d'un zombie qui tranche les têtes de ses compatriotes, ce qui a pour effet de les envoyer en l'air telles des bombes qui vont assaillir les ennemis au sol. Hallucinant ! Les maquillages sont toujours aussi réussis et sauront satisfaire un public averti. Les fans de Braindead seront aux anges, notamment avec la scène du bébé zombie que sa maman fait tourner au dessus de sa tête à l'aide du cordon ombilicale pour l'envoyer, telle une fronde, sur Kika et ses amis. Pour ceux qui n'ont pas peur des excès sanglants qui versent dans le grand délire cinématographique et même dans le grand n'importe quoi, la vision d'Helldriver est vivement conseillé ! Les autres hallucineront sûrement devant cette production Sushi Typhoon, comme lorsqu'ils verront débuter le générique du film à la...45ème minutes !

NOTE : 4/6



THE DEVIL'S ROCK

THE DEVIL'S ROCK
(The Devil's Rock)

Réalisateur : Paul Campion
Année : 2011
Scénariste : Paul Finch, Paul Campion, Brett Ihaka
Pays : Nouvelle-Zélande
Genre : Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Craig Hall, Matthew Sunderland, Gina Varela, Karlos Drinkwater...


L'HISTOIRE : Dans les îles anglo-normandes, à la vieille du débarquement, deux commandos de Kiwi sont envoyés pour détruire des emplacements d'armes à feu allemandes. Ils découvrent dans un immense bunker un colonel SS qui tente de libérer des forces démoniaques sur terre, dans le but de gagner la guerre...

MON AVIS : Spécialiste des effets visuels, Paul Campion, après avoir travaillé sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, Eragon, 30 jours de nuit ou Le choc des Titans entre autre, décide de passer derrière la caméra et de réaliser son premier long métrage. Ce sera donc The Devil's Rock. Un film à faible budget mais qui possède un certain charme car il n'est pas sans nous rappeler certains longs métrages des années 80. Le film est avant tout un huis clos puisque la quasi totalité de l'action se déroule dans le bunker, ce qui permet à Paul Campion de travailler son ambiance et de se servir des longs corridors pour faire naître la peur et l'angoisse. Les amateurs de sorcellerie ou de Lovecraft devraient être comblés par le film puisque le scénario se focalise sur les expériences d'un officier nazi qui a réussi grâce à un ancien grimoire, et sur les ordres d'Adolf Hitler qui était très intéressé par les forces occultes, à faire venir sur Terre un puissant démon féminin. The Devil's Rock mise donc tout sur son duo d'acteurs qui a la lourde tache de maintenir notre intérêt durant 1h26, ce qu'il parvient à faire sans trop de difficulté. Il faut dire que Craig Hall et surtout Matthew Sunderland, qui interprète l'officier SS, s'en sortent vraiment bien et leur affrontement aussi bien physique que verbal n'est pas dénué d'intérêt. Le décor du bunker est propice à faire surgir l'horreur et les maquillages de corps décharnés ou éventrés sont diablement efficaces. Principal attrait du film, la présence d'une succube venant jouer le troisième larron. Apparaissant d'abord sous forme humaine, le réalisateur peaufine ses séquences la mettant en scène avant de la révéler sous sa forme démoniaque. Un joli travail visuel a été effectué à ce sujet et la créature s'avère plutôt réussie. Si The Devil's Rock ne révolutionne pas le genre et rappelle immanquablement Outpost par exemple, il possède néanmoins un petit quelque chose qui fait qu'on prend plaisir à le visionner. Généreux en matière de gore, jouant avec l'aspect "sorcellerie" qui est bien mis en avant, correctement mis en scène et possédant un bon casting, c'est un film intéressant qui fleure bon le cinéma Bis comme on l'aime.

NOTE : 4/6



BODY COUNT

BODY COUNT
(Camping del Terrore)

Réalisateur : Ruggero Deodato
Année : 1987
Scénariste : Alessandro Capone, Luca d'Alisera, Sheila Goldberg, Dardano Sacchetti
Pays : Italie, Etats-Unis
Genre : Horreur, Slashers
Interdiction : -12 ans
Avec : David Hess, Mimsy Farmer, Nicola Farron, Charles Napier, Bruce Penhall...


L'HISTOIRE : Deux jeunes adolescents se font massacrer dans un camping. La légende veut que le meurtrier soit une créature mystique indienne, le Shaman. 15 ans plus tard, une bande de copains débarque dans le camping abandonné pour y passer le week-end. La joyeuse équipe à pris en stop Ben qui revient de l'armée et qui est le fils du propriétaire du camping. Malgré les avertissements de son père, toujours persuadé que le Shaman rôde alentours, Ben et ses nouveaux amis décident de rester sur les lieux. Peu de temps après, des incidents se produisent. Il semblerait que le Shaman soit bien décidé à sévir à nouveau...

MON AVIS :  Ruggero Deodato, réalisateur du culte Cannibal Holocaust, décide de nous faire son Vendredi 13 en 1987 avec Body Count. Tous les éléments du slasher movie sont présents dans le film, à savoir une bande d'ados bien demeurés au comportement stupide, un endroit abandonné perdu dans les bois, un mystérieux tueur, plusieurs coupables possible et un nombre solide de meurtres effectués à l'arme blanche, avec machette, hache et couteau en guise de réjouissances. Ajoutons à la mixture la présence de quelques acteurs de genre confirmés comme David Hess, Charles Napier et Mimsy Farmer et une fois le tout bien mélangé, on aurait du obtenir un slasher enjoué, sanglant et assurant les moments de terreur. Manque de pot, Ruggero Deodato ne devait pas être bien inspiré puisque Body Count s'avère plus que décevant, provoque l'ennui et ne donnera que peu de satisfaction aux fans du genre. L'intrigue, pourtant du à quatre scénaristes, est d'une banalité à toute épreuve et multiplie les scènes incohérentes ou ridicules. Pour exemple : une fille découvre le cadavre de son ami et au lieu de s'enfuir, elle préfère se réfugier dans une pièce avoisinante, attendant patiemment le tueur. Impayable. La mise en scène est d'une mollesse assez sidérante et rien ne vient vraiment provoquer la peur ou le suspense. Les actrices passent leur temps à se rendre dans une douche perdue au milieu des bois sans se dire que c'est l'endroit idéal pour se faire zigouiller. La crédibilité atteint rapidement le niveau zéro et le visionnage du film se transforme vite en un calvaire. Heureusement, les meurtres sont assez nombreux et quelques-uns se montrent plutôt sympa, notamment le sectionnement des doigts d'une main par un joli coup de hache bien placé. Hormis cela, il n'y a pas grand chose à sauver de ce long métrage paresseux et peu innovant. Même la musique de Claudio Simonetti ne parvient pas à sauver les meubles.

NOTE : 1/6



A SERBIAN FILM

A SERBIAN FILM 
(Srpski film)

-Version intégrale-

Réalisateur : Srdjan Spasojevic
Année : 2010
Scénariste : Srdjan Spasojevic, Aleksandar Radivojevic
Pays : Serbie
Genre : Thriller, Torture porn
Interdiction : -18 ans (version intégrale) / -16 ans (version censurée)
Avec : Srdjan Todorovic, Sergej Trifunovic, Jelena Gavrilovic, Katarina Zutic, Slobodan Bestic...


L'HISTOIRE : Milos est un ancien acteur porno. Véritable étalon et superstar du X à l'époque, il n'est aujourd'hui qu'un simple homme contraint à la retraite qui a du mal à faire vivre sa femme Maria et son fils lors des fins de mois difficiles. Une de ses anciennes amies, Lejla, reprend contact pour lui proposer un nouveau tournage professionnel avec à la clé une somme d'argent très importante à gagner. Milos rencontre le réalisateur Vukmir qui veut faire de la pornographie un art. Ce dernier ne désire donner aucune information à Milos concernant son projet, afin qu'il soit le plus naturel possible lors des scènes hards. Devant l'offre pécuniaire mirobolante, Milos signe le contrat avec l'approbation de sa femme. Si les premiers jours de tournage se passent sans anicroche, la suite va rapidement faire comprendre à Milos qu'elle sorte de film réalise Vukmir. Afin de satisfaire des clients "exigeants", celui-ci n'hésite pas à mêler dans ses films pornographie, ultra violence et enfants. Milos décide de se retirer de la partie mais Vukmir ne l'entend pas ainsi...

MON AVIS : Film choc qui a provoqué les foudres de la censure dans de nombreux pays, A Serbian Film n'est effectivement pas à mettre devant tous les yeux, certaines séquences se révélant profondément dérangeantes ou choquantes, citons la plus célèbre avec un nouveau-né qui risque d'en estomaquer plus d'un même s'il ne s'agit, et heureusement, que d'une habile mise en scène. Souhaitant dénoncer les conditions de vie dans son pays, la Serbie donc, le réalisateur Srdjan Spasojevic livre pour son premier film une oeuvre extrême, viscérale mais qui va bien au-delà de cet aspect racoleur et immoral. Loin d'une réalisation au caméscope à la August Underground par exemple, ce qui frappe avant tout dans A Serbian Film c'est la totale maîtrise de son sujet et l'aspect ultra pro des images. Avec sa mise en scène impeccable, ses images léchées, ses acteurs en total osmose avec cet univers déviant et qui se montre absolument parfaits, notamment Srdjan Todorovic qui interprète Milos, et sa partition musicale adéquate, A Serbian Film est un thriller ultra sombre, vénéneux, très violent, érotique, qui possède une réelle dynamique, une réelle tension et se montre hypnotisant sur bien des points. Nihiliste, le final brise les tabous et verse dans le sordide le plus complet. C'est à une véritable descente aux Enfers qu'on assiste, et on comprend bien qu'il n'y aura aucune échappatoire, ce que vient confirmer l'ultime image. S'il est compréhensible que ce film divise l'opinion et que certains le rejettent de façon définitive (voir les réactions de haine vis à vis du réalisateur ou du film sur le net), on ne peut pas lui reprocher d'être un mauvais film de cinéma parce que A Serbian Film fait passer pour des navets bon nombre de longs métrages qui ne possèdent ni sa classe ni sa maîtrise cinématographique. Après, qu'on aime ou qu'on aime pas, c'est une autre histoire...

NOTE : 5/6


TEMPÊTE SOUS LA MER

TEMPÊTE SOUS LA MER
(Beneath the 12-mile Reef)

Réalisateur : Robert D. Webb
Année : 1953
Scénariste : A.I. Bezzerides
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Robert Wagner, Terry Moore, Gilbert Roland, Richard Boone, Peter Graves...


L'HISTOIRE : Michael Petrakis est un pêcheur grec spécialisé dans le ramassage d'éponge. Avec son fils Tony et son équipage, il arpente les mers et effectue lui-même les plongées, équipé d'un scaphandrier. Un métier particulièrement dangereux car les récifs peuvent s'avérer mortels. Michael a déjà perdu un fils lors d'une pêche et il protège Tony le plus qu'il peut. Désirant gagner plus d'argent, il part pêcher des éponges dans une zone interdite aux grecs et uniquement réservé aux anglais. Après avoir effectué une pêche miraculeuse, son embarcation est prise à partie par la famille anglaise Rhys qui lui vole le fruit de son travail. En bon grec, Michael n'entend pas se laisser faire et part avec Tony à la recherche des voleurs qu'ils retrouvent ans un bar. Là, Tony fait la connaissance de Rosette Rhys et en tombe amoureux...

MON AVIS : Réalisé en 1953, Tempête sous la mer est connu pour avoir été l'un des trois premiers films à être tourné en Cinémascope, avec La tunique et Comment épouser un millionnaire. C'est un agréable film d'aventure mâtiné d'une jolie romance entre deux personnes que leur nationalité sépare. Bénéficiant de scènes sous-marines très réussies, Tempête sous la mer nous procure une réelle évasion et nous emmène dans de superbes paysages joliment filmés. Le jeune et fougueux Tony est interprété par Robert Wagner qui sera propulsé sur le devant de la scène l'année suivante avec son rôle dans le film Prince Vaillant. Il reste évidemment pour beaucoup le séducteur et aventurier Jonathan Hart de la série Pour l'amour du risque. Sa romance avec une anglaise ne sera pas de tout repos et nous vaudra quelques séquences de bagarres et d'action qui viennent bien rythmées le film et permettent de faire quelques pauses au milieu du romantisme ambiant. Les scènes de pêche avec le scaphandrier sont vraiment très sympas et nous ramènent à une époque révolue pleine de nostalgie. L'émotion est aussi de la partie avec la mort tragique du père de Tony, qu'une belle partition musicale vient rendre encore plus douloureuse. On est vraiment dans un film d'aventure typique des années 50 et le fan de ce cinéma d'antan, amateur des films diffusés lors de La dernière Séance par exemple, y trouvera plus que son compte. La scène finale, avec le combat contre une bien méchante pieuvre, sera la cerise sur le gâteau. Divertissant, bien réalisé et bénéficiant d'un casting où l'on reconnaît de futures stars alors en pleine jeunesse, Tempête sous la mer avait sombré dans l'oubli. Merci à Artus Films de le remettre au goût du jour !

PS : le personnage de Gwyneth Rhys se retrouve baptisé en Rosette Rhys dans la VF.