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AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




X-FILES SAISON 2

X-FILES : AUX FRONTIÈRES DU RÉEL SAISON 2
(X-Files saison 2)

Réalisateur : Divers
Année : 1994
Scénariste : Chris Carter, Glen Morgan, James Wong...
Pays : Etats-Unis
Genre : Série TV, Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Gillian Anderson, David Duchovny, Jerry Hardin, William B. Davis...



L'HISTOIRE : Suite à la fermeture du bureau des affaires non classées, Mulder est relégué à faire de l'écoute téléphonique pendant que Scully donne des cours de médecine légale. Les deux agents se voient en cachette, pensant être continuellement surveillés. Lorsqu'un ami de Mulder l'envoie chercher au Vénézuela des preuves de l'existence des extra-terrestres, l'agent reprend goût à la vie. Peu à peu, Mulder et Scully se mettent à retravailler ensemble et doivent faire face à des enquêtes dans lesquelles le paranormal ne manque pas à l'appel. Quand Scully disparaît mystérieusement, Skinner décide de faire rouvrir le bureau des affaires non classés, malgré la désapprobation de l'homme à la cigarette...

MON AVIS : Après une première saison en demi-teinte mais pleine de promesses pour le futur, Chris Carter, satisfait de l'accueil fait à sa série, décide de poursuivre l'aventure suite à l'audience des plus correctes réalisées par cette première saison et plus particulièrement par le dernier épisode. Nanti d'un budget plus conséquent pour cette saison 2, Chris Carter a même le privilège de pouvoir travailler avec le FBI, qui ne lui avait pas ouvert ses portes pour la première saison. Il se retrouve néanmoins avec un gros souci sur les bras : l'actrice Gillian Anderson est enceinte ! Obligé de faire avec, Chris Carter et ses divers scénaristes vont alors transformer ce problème en force. L'absence de Scully lors de son accouchement va devenir un élément phare pour tout le reste de la série. Les scénaristes font en effet disparaître Dana Scully pour la faire réapparaître un épisode plus tard sans donner aucune explication, mais en nous faisant bien comprendre qu'elle a pu être enlever par... des extra-terrestres ! Bien conscient de l'intérêt du public pour les petits êtres venus d'ailleurs, Chris Carter et son équipe vont alors développer ce que les fans appellent "les épisodes mythologiques", une sorte de fil rouge à travers les diverses saisons de X-Files, ayant pour thème les extra-terrestres mais aussi le complot gouvernemental visant à cacher à la population leur existence. Le mélange de ces épisodes mythologiques avec des épisodes indépendants de qualité font irrémédiablement progressé la série, qui acquiert avec cette seconde saison une vraie renommée. Plus ingénieux encore, certain épisode mythologique sont divisés en deux parties, ce qui en font une sorte de long métrage à l'intérêt constant et à l'intrigue palpitante (Duane Barry ou La Colonie pour cette saison). Les épisodes indépendants font preuve d'une belle qualité d'écriture et jouent avec des références cinématographiques que ne manqueront pas de reconnaître les fans (Vaudou, exorcisme, fantôme, parasites, infection...). La qualité de l’interprétation, de la mise en scène ou des effets-spéciaux s’accroît fortement et la relation entre Mulder et Scully se développe de manière ingénieuse, versant dans l'humour, le respect ou le drame. Les personnages, principaux ou secondaires, sont de plus en plus intéressants et marquent l'esprit du public, qui verra cette seconde saison se conclure sur un excellent épisode, Anasazi, qui comporte un "cliffhanger" détonnant, nous donnant l'envie irrésistible de se plonger dans la saison 3 ! 

X-FILES EPISODE 24 : "Les Petits Hommes Verts"
L'histoire : Depuis la fermeture du bureau des affaires non classées, Mulder s'ennuie ferme, devant faire de l'écoute téléphonique sur des affaires banales. Scully quant à elle prodigue des cours de médecine légale. Les deux agents se voient de temps en temps en cachette, Mulder pensant être surveillé. La routine de leur nouvelle affectation va être brisée quand un sénateur, ami de Mulder, l'envoie chercher des preuves au Vénézuela sur un possible contact extra-terrestre...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 25 : "L'Hôte"
L'histoire : Un homme se fait attaquer par quelque chose dans la cuve d'un navire russe. Son corps est retrouvé dans les égouts de la ville de Newark. Un employé se fait mordre dans ces mêmes égouts. Scully découvre dans le cadavre du russe une douve du foie, parasite ayant besoin d'un hôte pour se développer. Mulder émet la supposition loufoque qu'une mutation a pu donner naissance à un "homme-douve". Il ne croit pas si bien dire...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 26 : "Mauvais Sang"
L'histoire : Des gens d'apparence tranquille se transforment en meurtrier incontrôlable. A chaque fois, un objet électronique muni d'un écran est retrouvé brisé sur les lieux des crimes. Mulder se voit confier l'enquête sur ces accès de rage parmi la population de Franklin. Se pourrait-il que l'utilisation non contrôlée d'un nouveau pesticide soit responsable du comportement violent qui agite la population ?
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 27 : "Insomnies"
L’histoire : Un nouvel informateur, monsieur X, prend contact avec Mulder et lui suggère de s’intéresser au décès du docteur Saul Grissom. Ce dernier a appelé les pompiers pour dire que son appartement été en feu. Sur place, les soldats du feu ont découvert le corps sans vie de Grissom mais aucune trace d’incendie. L’enquête de Mulder le conduit à suivre la piste de deux anciens soldats du Vietnam qui aurait servi de cobayes pour des expériences visant à les priver de sommeil afin d’en faire de parfaite machine à tuer. Mulder est obligé de faire équipe avec un nouvel assistant, Krycek…
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 28 : "Duane Barry partie 1"
L'histoire : Duane Barry s'échappe d'un asile et prend en otage plusieurs personnes. Il est persuadé d'avoir été enlevé a plusieurs reprises par des extra-terrestres. Fox Mulder est appelé en renfort pour jouer le médiateur...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 29 : "Duane Barry partie 2"
L'histoire : Duane Barry s'échappe de l'hôpital dans lequel il était soigné après avoir été arrêté par le FBI. Il kidnappe Scully et l'emmène au sommet d'une montagne en Virginie car il croit qu'elle sera enlevé à sa place par les extra-terrestres. Mulder et Krycek font leur possible pour la retrouver avant qu'il soit trop tard...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 30 : "Les Vampires"
Skinner a rouvert le bureau des affaires non classées après la mystérieuse disaprition de l'agent Scully. Sans sa partenaire, Mulder ère comme une âme en peine. Il est envoyé à Los Angeles pour enquêter sur des meurtres dont les victimes sont vidés de leur sang...
NOTE : 3/6

X-FILES EPISODE 31 : "Coma"
L'histoire : Dana Scully est retrouvée sans explication dans un hôpital, plongée dans profond coma. Mulder tente de comprendre ce qui s'est passé et de découvrir qui sont les responsables de l'état dans lequel se trouve Scully...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 32 : "Intraterrestres"
L'histoire : Une équipe de scientifiques chargée d'étudier les volcans et leurs mystères ne donnent plus signe de vie. Mulder et Scully se rendent dans la base de recherche et découvrent l'équipe en proie à une profonde paranoia vis à vis de leur chef. Il semblerait que des spores provenant de l'intérieur du volcan aient contaminé les membres de l'équipe...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 33 : "Le Musée Rouge"
L'histoire : Dans le Wisconsin, des adolescents sont retrouvés quasiment nus, drogués et porteurs d'une inscription dans le dos "He is one". Pour le shérif local, le suspect pourrait être le leader de l'église du Musée Rouge, une secte de végétariens. L'enquête de Mulder et Scully va mener les deux agents à mettre en lumière une curieuse affaire à base d'hormones de croissance dont les composants sont totalement inconnus sur Terre...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 34 : "Excelsis Dei"
L'histoire : Une infirmière est agressée sexuellement par une entité invisible dans la maison de retraite Excelsis Dei, bâtiment médicalisé pour patients atteints de dégénérescence cérébrale. Mulder et Scully mènent l'enquête et découvrent que les patients reçoivent de la part d'un infirmier asiatique un traitement à base de champignons...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 35 : "Aubrey"
L'histoire : La détective B.J. Morrow découvre dans un champ, suite à une vision, le cadavre d'un enquêteur datant des années 1940. Dans le même temps, de nouveaux meurtres sont perpétrés selon le même mode opératoire que ceux de 1940. Mulder et Scully se rendent dans la petite ville d'Aubrey pour tenter de comprendre quel est le rapport entre B.J. Morrow et les crimes récents et anciens...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 36 : "Le Fétichiste"
L'histoire : Des tombes de jeunes femmes sont profanées et les cadavres sont mutilés au niveau des cheveux et des ongles. Mulder pense avoir affaire à un fétichiste qui ne tardera pas à passer à l'acte pour assouvir ses pulsions. Face à cette incarnation du mal, Scully se sent désemparée et à du mal à gérer ses émotions...
NOTE : 6/6

X-FILES EPISODE 37 : "la Main de l'Enfer"
L'histoire : Un meurtre vient d'avoir lieu dans une forêt avoisinant le lycée Crowley. Il semblerait que des rituels sataniques soient fréquemment pratiqués dans les environs. L'arrivée d'un nouveau professeur, mme Paddock, va compliquer la tâche de Mulder et Scully, confrontés ici aux forces de l'Enfer...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 38 : "Mystère Vaudou"
Mulder et Scully se rendent dans un camp de réfugiés haitiens sous commandement de l'armée. Deux soldats viennent de se suicider. Mais pour la femme de l'un d'eux, c'est la magie vaudou qui serait en cause...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 39 : "La Colonie partie 1"
L'histoire : Un informateur envoie Mulder et Scully enquêter sur le meurtre de trois médecins qui ont pour particularité d'être physiquement identiques. L'enquête conduit les deux agents à découvrir l'existence d'autres "clones" qui sont pourchassés par un tueur invulnérable. Dans le même temps, les parents de Mulder lui demande de venir en urgence : sa soeur disparue, Samantha, serait de retour chez eux...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 40 : "La Colonie partie 2"
L'histoire : L'invulnérable exterminateur des clones a kidnappé Scully. Il veut l'échanger contre la sœur de Mulder. Ce dernier élabore un plan avec le FBI mais celui-ci échoue et sa sœur reste introuvable après 'linterventions des forces spéciales. En poursuivant ses recherches, Mulder découvre que sa soit-disante sœur fait également partie d'un groupe de clones féminins existant depuis les années 40. Sa mission l'entraînera jusqu'en Alaska...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 41 : "Parole de Singe"
L'histoire : Les animaux d'un zoo dans l'Idaho disparaissent mystérieusement puis réapparaissent à trois ou quatre kilomètres du zoo, provoquant de graves incidents. Scully pense que les responsables sont des membres d'un groupe d'activistes luttant pour la défense des animaux. Mulder à une autre théorie : les animaux enlevés, attendant tous un bébé, le sont par des extra-terrestres qui voudraient créer une arche de Noé...
NOTE : 3/6

X-FILES EPISODE 42 : "Le Vaisseau Fantôme"
L'histoire : Mulder et Scully se retrouvent en Norvège, prisonnier dans un navire dont tout l'équipage est mort en raison d'un vieillissement accéléré. Mulder pense que le navire est victime d'une faille temporelle jusqu'à ce qu'il découvre qu'en réalité, c'est le réservoir de désalinisation qui a été contaminé. Les effets du vieillissement vont mettre en péril la vie de Mulder et Scully...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 43 : "Faux Frères Siamois"
L'histoire : Des meurtres sont commis au sein d'une communauté de "Freaks", des artistes de cirque possédant des difformités physiques qui en font des êtres originaux et excentriques...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 44 : "Les Calusaris"
L'histoire : La famille Holvey voit son existence bouleversée par plusieurs drames : leur jeune fils meurt écrasé sous un train, le père est retrouvé pendu au garage. Mulder et Scully découvre que la famille Holvey vit sous le joug des traditions ancestrales roumaines imposées par la grand-mère vivant avec la famille. Cette dernière prétend que le second enfant des Holvey, Charlie, est possédé par le démon. Elle demande aux Calusaris de pratiquer un exorcisme...
NOTE : 5/6

X-FILES EPISODE 45 : "Contamination"
L'histoire : Un entomologiste meurt après avoir été infecté par un virus mortel. Une erreur d'adresse fait qu'un prélévement infecté est envoyé dans une prison. La contamination se déclenche et provoque de nombreuses morts; Deux prisonniers parviennent à s'échapper, sans savoir qu"ils sont contaminés. Mulder et Scully doivent agir rapidement pour éviter qu'une pandémie ne cause plus de ravages...
NOTE 4 /6

X-FILES EPISODE 46 : "'Ombre Mortelle"
L'histoire : Une ancienne élève de Scully lui demande son aide pour sa première enquête qu'elle doit mener pour découvrir l'origine de la disparition de trois personnes. Ceux-ci se sont littéralement volatilisés. Mulder pense tout d'abord à un phénomène de combustion spontanée. Bientôt, des indices amènent Mulder et Scully a entrer en contact avec le Dr Chester Ray Banton, qui travaille sur le phénomène des trous noirs. Une expérience qui s'est mal déroulée à fait de lui un danger mortel : son ombre est devenu un trou noir qui aspire toutes personnes entrant en contact avec elle...
NOTE : 3/6

X-FILES EPISODE 47 : "Une Petite Ville Tranquille"
L'histoire : La disparition d'un homme dans une petite ville de l'Arkansas conduit Mulder et Scully a mener une enquête. Plusieurs habitants semblent avoir des crises de folie. En autopsiant une jeune fille d'une vingtaine d'années, Scully découvre qu'elle était atteinte de la maladie de Creutzfeld-Jacob, ce qui semble être également le cas d'autres victimes des environs. Plus l'enquête avance, plus Mulder pense avoir affaire à des rituels de cannibalisme...
NOTE : 4/6

X-FILES EPISODE 48 : "Anasazi"
L'histoire : Dans une réserve Navajo, un jeune indien découvre un wagon enfoui sous la terre et en rapporte un cadavre qui n'a rien d'humain. Dans le même temps, un hacker parvient à pirater l'ordinateur du Département de la Défense et à copier tous les fichiers ayant un rapport avec les extra-terrestres. L'homme à la cigarette est chargé de résoudre rapidement ce problème. Le hacker donne le fichier à Mulder, qui semble souffrir d'énervement extrême, allant jusqu'à frapper son supérieur Skinner. Scully ment pour protéger son partenaire. L'homme à la cigarette se rend chez le père de Mulder pour lui signifier que son fils détient d'importantes informations qui doivent rester secrètes. Scully tente de trouver un traducteur Navajo car le fichier que possède Mulder est crypté dans cette langue. Quand le père de Mulder se fait assassiner, ce dernier comprend qu'il est proche de la vérité...
NOTE : 6/6

ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE

ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE
(E Dio disse a Caino...)

Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1970
Scénariste : Giovanni Addessi, Antonio Margheriti
Pays : Italie, Allemagne
Genre : Western
Interdiction : -12 ans
Avec : Klaus Kinski, Peter Carsten, Marcella Michelangeli, Antonio Cantafora, Giuliano Raffaelli...


L'HISTOIRE : Après avoir passé dix ans de sa vie à casser des cailloux dans un pénitencier, Gary Hamilton se voit gracier grâce à son passif militaire. Sa liberté retrouvée, il n'a plus qu'une seule obsession : retrouver le tyrannique Acombar, responsable de son emprisonnement pour un vol et un crime qu'il n'a pas commis et assouvir sa vengeance. Prévenu par son fils du retour d'Hamilton, Acombar charge sa milice de l'arrêter aux portes de la ville, alors qu'une violente tempête s'annonce...

MON AVIS : On le sait, faire tourner Klaus Kinski n'est pas une mince affaire, le comportement violent et colérique de l'acteur sur les plateaux n'étant pas une légende. Choisissant ses rôles avec soin, Kinski a toutefois accepté à diverses reprises d'apparaître dans des films d'Antonio Margheriti, parfois dans de simples seconds rôles. Pourquoi une telle gentillesse envers ce réalisateur italien ? Tout simplement parce que Klaus Kinski a fortement apprécié que Margheriti lui ait offert un rôle de "gentil" dans Et le Vent apporta la Violence ! Il est effectivement rare de voir Kinski du bon côté de la Force, son physique et sa folie lui attribuant plutôt des rôles de salauds. Avec Et le Vent apporta la Violence, il interprète la victime d'une machination l'ayant envoyé dix ans en prison casser des cailloux sous un soleil ardent. De quoi ruminer et préparer une vengeance mûrement réfléchie. Libéré par grâce présidentielle, le personnage de Gary Hamilton va devenir un ange rédempteur et vengeur, n'ayant aucune pitié pour ceux qui lui ont volé des années de sa vie. La violence du titre est donc double : violence de la tempête qui arrive et violence des nombreuses tueries perpétrées par Klaus Kinski, fin tireur qui ne manque jamais sa cible. Si le début du film se passe en plein jour, la majorité de l'action de ce western se déroule de nuit, lui conférant alors une ambiance propre au film d'épouvante gothique : cloche d'une église qui sonne quand on ne l'attend pas, passages secrets et souterrains permettant à Kinski d'exécuter ses ennemis tel un fantôme, secret de famille, villa éclairée à la bougie, miroirs à gogo, flammes évoquant l'Enfer, prêtre qui joue de l'orgue, autant d'aspects significatifs auxquels il faut donc ajouter les éléments climatiques qui se déchaînent à l'extérieur, avec vent, pluie et ténèbres qui s'abattent sur la ville. Même si la mise en scène manque parfois d'ampleur, impossible de ne pas tomber sous le charme de cette ambiance baroque qui donne tout son charme et son originalité au film. Avec peu de budget, Antonio Margheriti a réussi à passer outre l'aspect financier pour apporter à ce film une touche personnelle qui en fait un western un peu hors-norme. Vraiment très intéressant...

NOTE : 4/6


LE TRÉSOR DES COLLINES ROUGES

LE TRÉSOR DES COLLINES ROUGES
(Treasure of Ruby Hills)

 Réalisateur :  Frank McDonald
Année : 1955
Scénariste : Tom Hubbard, Fred Eggers 
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Zachary Scott, Carole Mathews, Barton MacLane, Lee Van Cleef...


L'HISTOIRE : Deux propriétaires terriens, Reynolds et Payne, se querellent sans cesse afin de posséder la mainmise totale sur la région de Ruby Hills. Leurs hommes de main respectifs n'hésitent pas à user du revolver pour asseoir la suprématie de leur chef. Leur petite guerre de territoire va se trouver chambouler quand Ross Haney acquiert légalement une partie de la région comportant la seule source capable d'approvisionner les terrains de Raynolds et Payne. Ce que les trois hommes ignorent, c'est qu'un quatrième larron convoite le tout...

MON AVIS : Un petit western à faible budget relativement mineur mais pas déplaisant pour autant : voilà ce que je pourrais dire succinctement sur Le Trésor des Collines Rouges réalisé en 1955 par Frank McDonald, un spécialiste du genre possédant une filmographie de plus de 140 titres. Par certain aspect, ce film m'a fait penser au culte Pour une Poignée de Dollars, notamment avec le personnage principal, Ross Haney, interprété par un très bon Zachary Scott. En effet, Haney se retrouve entre deux clans, celui de Reynolds et celui de Payne. En acquiérant une partie de la région qui contient la seule source d'eau des environs, Haney va venir jouer les troublions au milieu de la guerre qui rythme la vie des deux propriétaires terriens, un peu comme Clint Eastwood dans le classique de Sergio Leone. Seul contre tous, Haney va devoir agir avec prudence et détermination, surtout lorsqu'il découvrira qu'un quatrième homme joue également dans la partie sans que personne ne le sache vraiment. L'intrigue est plutôt bien construite et se suit sans déplaisir. Il faut dire que le scénario est une adaptation d'une nouvelle de Louis L'Amour, "Rider of the Ruby Hills". Western en noir et blanc, Le Trésor des Collines Rouges mise avant tout sur l'interaction entre les personnages et délaisse l'action et les gunfights habituels dans ce genre de production, hormis lors de la séquence finale. Certaines jaquettes DVD insistent sur la présence de Lee Van Cleef au générique, en mettant même sa photo en illustration. Les fans de l'acteur risquent d'être déçus puisqu'il doit apparaître moins de dix minutes je pense. Il interprète Frank Emmett, l'homme de main de Reynolds, soit un redoutable pistolero mais qui trouvera, malheureusement pour lui, homme à qui parler en la présence de Zachary Scott. D'une durée relativement courte, avec un petit 71 minutes au compteur, Le Trésor des Collines Rouges propose une mise en scène correcte, une histoire qui se tient et une ambiance lorgnant parfois vers celle du film noir. Une petite série B tout ce qu'il y a de plus classique au final, qui ne restera pas dans les mémoires mais que j'ai pris plaisir à découvrir.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 3/6


LES CAVALIERS DU CRÉPUSCULE

LES CAVALIERS DU CRÉPUSCULE 
(The Sundowners)

Réalisateur : George Templeton
Année : 1950
Scénariste : Alan Le May
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Robert Preston, Robert Sterling, Chill Wills, John Barrymore Jr., Cathy Downs...


L'HISTOIRE : Propriétaire d’un ranch et de bétail, Tom Cloud a quelques problèmes avec un autre propriétaire, désireux d’agrandir ses terres. C’est alors que son frère, James, réapparaît. Ce dernier a un passé douteux, et est plus connu sous le nom de Wichita Kid. Il fait aussitôt preuve de manières expéditives contre les ennemis de son frère. Mais il regarde aussi d’un peu trop près Kathleen, la maîtresse de Tom et a une mauvaise influence sur Jeff Cloud, son petit frère...

MON AVIS : La même année que La Vallée du Solitaire, 1950 donc, Alan Le May a scénarisé également Les Cavaliers du Crépuscule dont la réalisation revient à George Templeton. Le casting utilise des acteurs qu'on retrouvera dans La Vallée du Solitaire (Les Cavaliers du Crépuscule lui étant antérieur), comme John Barrymore Jr., Chill Wills, Jack Elam, Clem Fuller ou Frank Cordell. Robert Preston, Robert Sterling et Cathy Downs viennent compléter ce casting de qualité et permettent à ce western sympathique de se situer dans la bonne moyenne du genre. Assez avare en scène d'action, hormis lors de l'excellent gunfight final, Les Cavaliers du Crépuscule se focalise avant tout sur ses personnages et en particulier sur l'excellent acteur Robert Preston, qui interprète Wichita Kid. Un personnage haut en couleur, mi-ange, mi-démon, qui porte littéralement le film sur ses épaules. Charmeur, macho, hors-la-loi, meurtrier, autant d'adjectifs qui lui correspondent. L’ambiguïté du personnage provient du fait qu'il commet, dans le cas présent, toutes ses mauvaises actions ça pour aider son frère, Tom Cloud, un propriétaire de ranch qui a des soucis avec le s autres propriétaires, se faisant régulièrement voler des vaches par exemple. Même les hommes qui travaillent pour lui se font décimer et il ne peut compter sur l'aide du shérif, trop lâche pour intervenir. L'arrivée de Wichita Kid va s'avérer être une sorte de bénédiction pour Tom, qui sollicitera donc l'aide de son frère pour régler ses problèmes sans se mouiller lui-même, tout en jouant le moralisateur qui ne veut pas d'un voyou chez lui. Les Cavaliers du Crépuscule bénéficie également de la présence de John Barrymore Jr., le jeune rebelle de La Vallée du Solitaire. L'acteur, dont c'est seulement sa seconde apparition à l'écran après avoir joué dans un épisode de la série télévisée We, The People en 1949, se montre très naturel et à un jeu beaucoup moins théâtrale que dans La Vallée du Solitaire. Attiré par le côté obscur de son grand frère, le jeune garçon, qui vit depuis l'âge de dix ans avec Tom, voit dans l'arrivée de Wichita Kid une bouffée d'air frais dans sa vie de gardien de troupeaux. Wichita lui apprend le maniement des armes, l'emmène patrouiller avec lui et en fait un membre à part de son équipe, l'incluant dans ses plans d'intimidation des ennemis de Tom. La relation entre les trois frères est bien rendue et participe pleinement au plaisir ressenti durant la vision du film. Ajoutons-lui quelques ingrédients comme une romance, une trahison, une rivalité fraternelle, le tout filmé dans de très beaux paysages naturels du Texas et vous obtiendrez un western américain dans la pure tradition classique, bien mis en scène, solide et efficace. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6



NOM DE CODE : OIES SAUVAGES

NOM DE CODE : OIES SAUVAGES
(Geheimcode Wildgänse)

Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1984
Scénariste : Michael Lester
Pays : Italie, Allemagne
Genre : Guerre
Interdiction : /
Avec : Lewis Collins, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Klaus Kinski, Mimsy Farmer..


L'HISTOIRE : Un milliardaire vivant à Hong Kong recrute une troupe de mercenaires pour démanteler un réseau de trafiquants de drogue dans le Triangle d’Or asiatique. Le commando s’entraîne durement et lance enfin l’opération. Alors que la mission débute avec succès, les Oies Sauvages vont se trouver face à une véritable milice paramilitaire aux ordres du cartel...

MON AVIS : Péplum, science-fiction, western, épouvante gothique, film pour enfant, comédie, espionnage, aventure, polar, horreur, Antonio Margheriti s'est illustré dans quasiment tous les genres en tant que réalisateur, avec le succès qu'on lui connaît. Ce touche-à-tout, passionné par le domaine des effets-spéciaux, s'est même essayé au film de guerre avec, entre autre, ce Nom de Code : Oies Sauvages datant de 1984 et qui réunit un beau casting : Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Klaus Kinski ou Mimsy Farmer, excusez du peu ! Bon, ok, Ernest Borgnine fait plus de la figuration qu'autre chose et Klaus Kinski ne prend les armes et la tenue militaire qu'à la fin du film mais ce n'est pas grave. Parce qu'Antonio Margheriti connaît son job et vu qu'il adore faire exploser les décors, il y va de bon cœur pour notre plus grande joie. Nom de Code : Oies Sauvages est un pur film de guerre et d'action 80's, avec Lewis Collins en capitaine d'une équipe de choc, durement entraînée (voir la séquence d'introduction) et prête à tout pour empocher quelques billets verts. Le danger ne fait peur à aucun des membres des mercenaires, que ce soit des champs de mines ou des milices lourdement armées. Seul la réussite de la mission compte à leurs yeux. Comportant très peu de temps morts, Nom de Code : Oies Sauvages met l'action en première ligne de feu et une fois la mission débutée en territoire hostile, les tirs de mitrailleuses et les explosions n'arrêtent plus. Auparavant, on aura eu droit à une course poursuite assez délirante, façon Mad Mission, avec des véhicules qui virevoltent sur les murs pour éviter les obstacles, le tout à base de petites voitures miniatures ! Dans la jungle, les mercenaires seront aidés par une poignées de chinois en guerre contre le vil général Khan, un être odieux qui n'hésitera pas à crucifier un prêtre pour obtenir des informations sur les oies sauvages. Quelques petites effusions de gore s'inviteront à la fête, ce qui n'est pas pour me déplaire. Lee Van Cleef assure le minimum syndical, jouant un pilote d'hélicoptère chevronné, portant un chapeau de cow-boy (sympa le clin d'oeil) et qui se permettra de draguer ouvertement la seule femme du film, à savoir l'actrice Mimsy Farmer, qui interprète ici une otage un peu rebelle. Comme déjà évoqué, le film nous tient éveillé en faisant tout sauter sur son passage, que ce soit à coups de grenades, de baril d'essence ou de C4. Margheriti se fait plaisir et se permet même une séquence ultra jouissive, dans laquelle il équipe un hélicoptère d'un... lance-flammes ! Ne manque plus que Charles Bronson aux commandes ! Klaus Kinski débarquera vers la fin arme à la main et nous gratifiera d'une prestation excessive comme on les aime lors de sa mort au milieu des flammes. Spectacle hautement divertissant sans prise de tête, Nom de Code : Oies Sauvages n'est pas le film de guerre du siècle mais il remplit son contrat avec honnêteté, dépayse, propose une mise en scène de qualité, un casting des plus sympathiques et de l'action 80's en pagaille, dont quelques scènes très réussies. Pas de quoi bouder son plaisir en somme !

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS 

NOTE : 4/6



HOLOCAUSTE NAZI

HOLOCAUST NAZI
(La Bestia in Calore / SS Hell Camp)

Réalisateur : Luigi Batzella
Année : 1977
Scénariste : Luigi Batzella, Lorenzo Artale
Pays : Italie
Genre : Guerre, Nazisploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Macha Magall, Salvatore Baccaro, Gino Turini, Edilio Kim, Xiro Papas...


L'HISTOIRE : La doctoresse nazie Ellen Kratsch mène des expérimentations douteuses dans son laboratoire. Avec l'aide d'un sérum de son invention, elle parvient à transformer un homme en bête assoiffée de sexe qu'elle va utiliser comme arme pour faire parler des prisonnières. Elle est envoyé en renfort en Italie pour seconder le capitaine Hardinghauser, qui a bien des soucis avec un groupe de partisans très actif dans la région et qui décime ses soldats...

MON AVIS : Après le succès de Portier de Nuit, de Salon Kitty et de Ilsa la Louve des SS, le cinéma d'exploitation va s'aventurer dans un sous-genre nébuleux et outrancier durant une assez courte période (1976 - 1979) en mettant en scène les exactions des nazies. Ce courant, la nazisploitation, est composé d’œuvres de divertissement, de nanars pur jus n'hésitant pas à verser dans le sordide et le trash pour attirer les spectateurs en manque d'émotions fortes dans les salles. Anti-thèse totale des films de propagande, la nazisplotation est totalement inoffensive et ne présente jamais les SS comme des héros, bien au contraire. Le film qui nous intéresse ici, Holocauste Nazi, est l'un des meilleurs fleurons de ce sous-genre tant décrié, même par les fans de cinéma Bis. Mis en scène par Luigi Batzella, réalisateur du très sympathique Les Vierges de la Pleine Lune en 1973 et de l'atypique Nude for Satan en 1974, Holocauste Nazi est ce qu'on peut appeler un "deux en un" : en effet, Batzella s'est servi des images d'un film de guerre qu'il a réalisé en 1969, Quand explose la Dernière Grenade. images auxquelles il a ajouté de nouvelles séquences mettant en scène une doctoresse allemande des plus perverses se livrant à des expériences médicales et à des tortures raffinées sur les prisonniers italiens. Le mélange aboutira à un film étrange mais tout à fait correct, curieux croisement de film de guerre "sérieux", voire même dramatique, et de délire outrancier 100% Bis qui ne fait pas dans la dentelle. La partie film de guerre est rondement menée, n'ennuie jamais et nous présente des personnages attachants, comme Irène (interprétée par Brigitte Skay), obligée de faire la prostituée dans le camp allemand pour obtenir de précieux renseignements et qui passe pour une traître au yeux de la population. Les partisans causent des désagréments au capitaine allemand en faisant sauter les ponts permettant soit le ravitaillement soit un passage pour s'enfuir en cas de défaite. Malgré un manque de moyen financier flagrant, on assiste à quelques échauffourées entre les deux parties, à grands coups de mitrailleuses ou de grenades. Se prenant un savon par son général pour inefficacité à mettre fin aux exactions des rebelles, le capitaine devra se mettre au service de la doctoresse nazie superbement interprétée par la ravissante Macha Magall, une pure déclinaison de la terrible Ilsa. Cette dernière va mettre en pratique ses techniques de tortures, principalement à base de relations sexuelles non consenties avec "sa bête en chaleur", pour faire avouer les prisonnières. Holocauste Nazi débute d'ailleurs par la transformation d'un homme en monstre sexuellement infatigable à grand coups de sérum. L'acteur jouant ce drôle de personnage est Salvatore Baccaro et le choix est excellent puisque ce dernier était atteint d'acromégalie et que son faciès correspond tout à fait à l'effet recherché. On a l'impression de voir un homme de Cro-Magnon enfermé en cage et se livrant à toutes sortes de débauches sexuelles avec une frénésie qui laisse généralement les pauvres victimes dans un état lamentable. Des séquences trash et déviantes, qui participent pleinement à l'aura de film culte que se trimbale Holocauste Nazi depuis des lustres. Au sérieux de la partie "film de guerre", toutes les scènes mettant en vedette Macha Magall et Salvatore Baccaro semblent provenir d'une bande-dessinée pour adultes tant leurs folies contrastent avec le reste du métrage. Sublime en tenue de SS, Macha Magall nous régalera les yeux en payant de sa personne, confirmant elle-même l'efficacité de sa technique face à un pauvre partisan qui n'en peut plus et verra sa virilité tranchée par celle qui vient de l'exciter comme jamais en se dénudant devant lui. Encore plus trash seront les tortures proposées : seau chauffé à blanc posé sur le ventre d'une prisonnière et renfermant des rats affamés ; électrocution du clitoris ; arrachage d'ongles à la pince ; immersion, noyade, châtiment du fouet et j'en passe. Le parfait attirail du plaisir sadique. Holocauste Nazi culminera dans l'excès lors de la séquence dans laquelle Salvatore Baccaro arrachera à main nu la toison pubienne d'une prisonnière pour s'en délecter ! Ignoble ! Rassurez-vous, la morale reprendra ses droits lors du final et Macha Magall connaîtra bien malgré elle la folie de sa bête en chaleur, tel un docteur Frankenstein succombant aux assauts de sa créature. Parfait divertissement irrévérencieux, Holocauste Nazi mérite largement le détour si vous êtes amateurs d'un cinéma "autre". C'est con, fauché, sans réel intérêt mais terriblement jouissif au final. Et point à souligner, vous verrez autant de nudité féminine que masculine, ce qui est rarement le cas dans la nazisploitation. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6



FRÈRE DE SANG 3 - LA PROGÉNITURE

 
FRÈRE DE SANG 3 - LA PROGÉNITURE
(Basket Case 3 - The Progeny)

Réalisateur : Frank Henenlotter
Année : 1991
Scénariste : Frank Henenlotter, Robert Martin
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Comédie
Interdiction : -12 ans
Avec : Kevin Van Hentenryck, Gil Ropert, Annie Ross, Dan Biggers...


L'HISTOIRE : Tante Ruth décide d’emmener ses pensionnaires en vacances chez son ami le docteur Hal Rockwell. Elle compte sur lui pour aider à l'accouchement d'Eve, la petite amie de Belial qui est enceinte. Mais la tranquillité de la maisonnée est vite troublée par la cupidité des shérifs locaux qui souhaitent empocher le million de dollars pour la capture des frères Bradley…

MON AVIS : Frank Henenlotter poursuit la saga des frères Bradley et livre ce Frère de Sang 3 - La Progéniture en 1991, soit juste un an après Frère de Sang 2. Le film reprend durant les six premières minutes le final de ce dernier pour ceux qui ne l'auraient pas vu et enchaîne sur la maternité d'Eve, le monstre femelle qui vient de copuler avec Belial. La grossesse d'Eve n'étant pas du ressort d'un médecin inexpérimenté, tante Ruth décide d'emmener tous ses curieux pensionnaires chez un ami, oncle Hal, qui connait très bien les monstres pour s'être occupé du fils de Ruth, un être à six bras qui a connu une croissance assez sensationnelle et qui, contrairement à la légende, est toujours vivant. Comme on le voit, Frère de Sang 3 se veut dans le même ton que son prédécesseur, à savoir une comédie gentiment horrifique, assez avare en scènes gores, contrairement au film de 1982, préférant mettre en avant les beaux maquillages donnant vie à la galerie impressionnante des "freaks" de tante Ruth. Seulement voilà, l'effet de surprise ne joue plus et l'humour potache vole au ras des pâquerettes. Sérieusement, comment ne pas halluciner (dans le mauvais sens du terme) lors de la scène de "la chorale dans le bus" ?? Qu'en est-il du temps de présence à l'écran de Duane et de Belial, qui se fondent désormais dans la masse et ne sont plus vraiment mis en avant ? On appréciera quelques bonnes idées, comme le rêve de Belial qui se voit entouré de deux jolies demoiselles fortement dévêtues ou le fait que la fille du shérif local soit une adepte des plaisirs sadomasochistes. Hormis cela, il n'y a pas grand chose à retenir du film, bien trop sage, bien trop balourd. Le temps d'une séquence, on retrouve tout de même la vraie patte de Frank Henenlotter : l'accouchement d'Eve est assurément ce qu'il y a de mieux dans le film : le monstre femelle ne met pas au monde ni un, ni deux, ni trois, ni quatre bébés mais douze ! Douze petits chérubins, copies conformes de Belial au niveau de l'apparence physique ! C'est pire que d'avoir des Gremlins chez soi ! La progéniture de papa Belial va attirer bien des convoitises, notamment chez les adjoints du shérif qui aimeraient bien toucher la prime d'un million de dollars promise pour la capture des frères Bradley. Ça ne vous rappelle rien ? Le scénario de Frère de Sang 3 ne fait effectivement pas dans l'originalité et pompe allègrement celui de Frère de Sang 2. Le final versera heureusement dans un délire assez sympa en étant largement influencé par Terminator et Aliens le retour. Belial se voit en effet doté d'une espèce d'armure robotisée avec laquelle il peut manœuvrer deux bras d'acier munis de pinces de métal acérées, parfaite pour éradiquer les agents de police qui viennent se mettre en travers de sa route et de ses enfants. On a même droit à quelques petits effets spéciaux gore bien troussés. Mais au final, on repense avec nostalgie au premier Frère de Sang et on se dit qu'avec ce troisième volet, il n'y a plus vraiment grand chose à attendre de cette saga. Frank Henenlotter en est parfaitement conscient d'ailleurs puisqu'il n'hésite pas, non sans humour, à demander aux fans venant faire dédicacer les affiches ou dvd de Frère de Sang 3 s'il peut signer avec un pseudo ! 

* Disponible en DVD et BR chez CARLOTTA

NOTE : 2/6