Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




TERMINATOR : DARK FATE

TERMINATOR : DARK FATE
(Terminator : Dark Fate)

Réalisateur : Tim Miller
Année : 2019
Scénariste :  David S. Goyer, Justin Rhodes, Billy Ray
Pays : Etats-Unis, Chine, Espagne, Hongrie
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackenzie Davis, Natalia Reyes...


L'HISTOIRE : De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières. L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité...

MON AVIS : Sixième épisode de la franchise, après Terminator, Terminator 2 Le Jugement Dernier, Terminator 3 Le Soulèvement des Machines, Terminator Renaissance et Terminator Genisys, voici donc Terminator Dark Fate, basé sur une histoire de James Cameron et réalisé par Tim Miller, celui-là même qui nous a offert Deadpool en 2016. Le film se veut être la suite "officielle" de Terminator 2, et fait donc l'impasse sur les épisodes 3, 4 et 5. Pourquoi pas. Skynet a donc été détruit grâce à Sarah et John Connor, qui ont ainsi sauvé des milliards de vies humaines et empêchés la révolte des machines. Malheureusement pour l'Humanité, une nouvelle entité informatique, Legion, a pris le relais de Skynet 20 ans plus tard et s'avère encore plus dévastatrice et sophistiquée. Tout comme Skynet, Legion envoie dans le passé un Terminator dernière génération, le "Rev-9", afin qu'il trouve et tue une certaine Dani Ramos, jeune ouvrière de 21 ans qui va, comme Sarah Connor avant elle, devenir la cible d'une machine de guerre indestructible qui n'aura jamais de repos tant que sa mission ne sera pas remplie. Evidemment, la résistance du futur a également envoyée quelqu'un pour la protéger : Grace, une humaine "augmentée", ce qui signifie qu'elle possède des aptitudes dépassant de très loin celles des humains lambda. La première demi-heure de Terminator Dark Fate met donc en place ces éléments avec un sens époustouflant du rythme et de la démesure, nous entraînant dans une course-poursuite démentielle, qui met le paquet niveau collision de véhicules et explosions. La nouvelle menace, le "Rev-9", est franchement "badass" et ses aptitudes mélangent celles des différents Terminators déjà vus dans les autres films, avec de nouvelles idées, ce qui en fait véritablement une "super-menace" qui remplit parfaitement son rôle. Si le scénario reprend à peu de chose près celui des deux premiers Terminator, le casting devient essentiellement féminin, puisque, outre Dani (Natalia Reyes) et Grace (Mackenzie Davis), Sarah Connor va également entrer dans la partie de chasse, toujours interprétée par Linda Hamilton. Trois femmes face à une machine-homme, dans une lutte pour la survie qui joue avec la fibre nostalgique du spectateur. Avec des scènes d'action tonitruante et des effets-spéciaux visuellement superbes et efficaces, Terminator Dark Fate s'avère un spectacle des plus plaisants, à la trame certes assez linéaire, mais qui remplit son cahier des charges. Le trio féminin est bien en place et cette touche de "girl power" redonne un peu de pep's à la saga. Evidemment, la présence d'Arnold Schwarzenegger vient renforcer le capital sympathie du film, même si on pourra se poser quelques questions sur le choix scénaristique concernant ce personnage emblématique : notre ex-robot tueur a une vie de famille et s'est mis à développer des sentiments humains ? Sérieusement ? Rappelons que le réalisateur est celui de Deadpool hein ! Une idée qui pourra surprendre et à laquelle on adhérera ou pas. Toujours est-il que lorsque le trio devient quatuor, l'action reprend ses droits de plus bel et c'est reparti pour un maelström d'explosions en tout genre, Tim Miller n'y allant pas avec le dos de la cuillère ! Franchement, on ne voit pas le temps passé, ça défouraille grave et c'est bien foutu ! Pas de quoi bouder notre plaisir de retrouver Schwarzy et Linda Hamilton donc dans ce sixième opus de qualité, qui ne révolutionne pas la franchise, certes, mais lui permet de rebondir après la semi-déception de Terminator Genisys.

Disponible en DVD et BR chez 20th Century Fox


EROTIK

EROTIK
(eROTik)

Réalisateur : Domiziano Cristopharo
Année : 2018
Scénariste :  Levent Kaya
Pays : Turquie
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Adam Western, Simone Avincola...


L'HISTOIRE : Un homme, traumatisé par le décès de sa mère, passe le plus clair de son temps en compagnie d'un cadavre. Parfois, il ramène des hommes chez lui, fait l'amour avec eux avant de les tuer, de les démembrer et de se livrer à de curieuses expériences qui prennent racine dans un ouvrage égyptien...

MON AVIS : Qu'on aime ou pas les films de Domiziano Cristopharo, impossible de nier que ce réalisateur italien en a sous le pied et qu'il possède un vaste univers à même de satisfaire les amateurs de cinéma horrifique underground et extrême. Avec House of Flesh Mannequins, Red Krokodil, Doll Syndrome, Xpiation ou Deep Web XXX entre autres, il a su se forger une solide réputation dans le milieu. Il faut dire que Domiziano Cristopharo n'est pas un vulgaire tâcheron et qu'il possède un réel sens de la mise en scène et qu'il soigne particulièrement l'esthétisme de ses œuvres, que ce soit au niveau de la photographie, des effets-spéciaux, des cadrages ou de la lumière. En 2018, il s'inspire des tristes exploits du tueur en série nécrophile et cannibale Jeffrey Dahmer et livre avec eROTik un film malade et bien crade, qui rend tout autant hommage à Jorg Buttgereit qu'à Andreï Tarkovski, avec une petite pincée de Herschell Gordon Lewis pour le livre de rituel égyptien, qui n'est pas sans nous rappeler les expériences de Fuad Ramses dans Blood Feast. Âmes sensibles attention, eROTik ne fait pas dans la dentelle et mêle nudité crue, meurtres sanglants et scènes nécrophiles nauséabondes, le tout sans quasiment aucun dialogue, ni prise de position. Domiziano Cristopharo nous entraîne juste dans la psyché de son personnage principal, et nous fait juste assister à un moment de sa vie, tout en s'inspirant comme déjà dit de Jeffrey Dahmer. Tout comme ce dernier, le héros de eROTik a de graves problèmes psychologiques : il garde dans son lit un cadavre en état de décomposition avancé avec qui il se livre à des pratiques sexuelles que le réalisateur filme plusieurs fois, de manière frontale et directe, ce qui risquera de faire vomir les personnes non habituées au film nécrophile ; il amène chez lui des hommes avec qui il couche aussi, avant de les tuer et de leur percer le crâne pour déverser dans la partie frontale du lobe de leur cerveau de l'acide chlorhydrique ou de l'eau bouillante afin d'en faire des zombies (ce que faisait réellement Dahmer !!), ce qui, pour ceux qui ne le savent pas, explique l'ultime image de eROTik ! Avec une durée de 67 minutes au compteur, eROTik amène le spectateur dans un univers de folie humaine et de dépravation sans lui laisser le temps de souffler et lui assène, minute après minute, choc visuel après choc visuel, le tout filmé avec application. On félicitera l'acteur Adam Western car ce n'est guère un rôle facile à jouer, passer quasiment tout le film entièrement nu, devoir simuler des actes sexuels avec un cadavre et autres petites joyeusetés n'étant pas à la portée de tous. On appréciera également la musique, composée par Domiziano Cristopharo et Antony Coia, qui installe une bonne ambiance et participe à créer le malaise recherché. eROTik n'est évidemment pas un film à mettre devant tous les yeux et il remplit son rôle, à savoir déstabiliser et choquer. Jorg Buttgereit a du apprécier ! A noter que le film est disponible en couleur mais aussi dans une version en noir et blanc ! Personnellement, je préfère la version noir et blanc, l'absence de couleur renforce l'aspect malsain de l'oeuvre je trouve et lui donne un cachet esthétique supplémentaire. En tout cas, Domiziano Cristopharo est décidément un réalisateur à suivre de près ! 

* Disponible en Bookbox DVD + BR chez -> TETRO VIDEO <-


FEAR THE WALKING DEAD SAISON 1

FEAR THE WALKING DEAD SAISON 1
(Fear the Walking Dead season 1)

Réalisateur : Adam Davidson, Kari Skogland, Stefan Schwartz
Année : 2015
Scénariste :  Robert Kirkman, Dave Erickson
Pays : Etats-Unis, Mexique
Genre : Série TV, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Alycia Debnam-Carey, Kim Dickens, Cliff Curtis, Frank Dillane...


L'HISTOIRE : A Los Angeles, Nick Clark, un jeune toxicomane qui accumule les problèmes, se réveille dans une église abandonnée et découvre son amie en train de dévorer la mâchoire d’un cadavre. Révélant ce qu’il a vu, sa famille pense qu’il s’agit d’hallucinations liées à sa consommation de drogue, même si de nombreux phénomènes étranges se produisent en ville. Mais Madison, sa mère, qui ne croit pas les histoires de son fils et encore moins les rumeurs d’épidémie mortelle qui courent dans le lycée où elle travaille, se rend vite compte que l’apocalypse vient de débuter...

MON AVIS : 5 ans après l'apparition de la série The Walking Dead sur les écrans, série qui rencontra un énorme succès à l'image des BD dont elle est une adaptation, l'un des créateurs du comic, Robert Kirkman, a l'idée de poursuivre sa saga en développant une série dérivée en 2015, intitulée Fear the Walking Dead, censée se dérouler à Los Angeles, au tout début de l'épidémie zombie. Pas évident de passer après Rick et Carl Grimes, Michonne, Carol ou Daryl. D'où le fait de ne tourner que six épisodes pour cette première saison, à l'image de la première saison de la série originale d'ailleurs. Six épisodes qui nous font découvrir de nouveaux personnages : Travis Manawa, professeur divorcé qui a un fils de ce premier mariage, Chris, et qui a toujours des contacts avec son ex-femme Liza. Il vit désormais auprès de Madison Clark, professeur également, qui a une fille, Alicia et un fils, Nick. Ce dernier est un jeune drogué qui fait régulièrement des fugues. Un jour, il découvre, dans le squat où il vit, sa copine en train de dévorer un corps sans vie. Il semblerait qu'un virus se propage dans la ville, faisant revenir à la vie les morts. Ces six premiers épisodes nous présentent donc l'apparition du virus zombie, sans réellement nous expliquer d'où il provient, et nous fait vivre l'évolution de la situation dans le quartier où habite les Clark. Petit à petit, la vie tranquille des habitants se transforment en cauchemar, les écoles ferment, la sensation de panique commence à progresser, la foule ne comprend pas pourquoi la police abat de plusieurs balles des gens qui semblent résister aux impacts, des manifestations dégénèrent, sans que la menace ne soit clairement comprise par les habitants. Avec l'intervention de l'armée et la mise en quarantaine du quartier, les choses vont encore se compliquer pour nos héros, notamment à cause de l'addiction à la drogue de Nick. Franchement, ces six épisodes sont plutôt bien foutus et nous plonge tranquillement dans l'univers créé par Robert Kirkman et ses acolytes. Le rythme est assez lent puisque l'épidémie commence seulement à se déclencher, on est très loin des hordes zombies de The Walking Dead bien sûr mais c'est souvent l'apanage des saisons 1 de ne pas être trop dynamique, histoire de bien planter le décor et de faire la présentation des personnages principaux. Si ces derniers n'ont pas le charisme de ceux de The Walking Dead, on retiendra toutefois la jolie présence de Alycia Debnam-Carey dans le rôle d'Alicia, qui semble une héroïne intéressante, en espérant que son rôle va s'étoffer dans les saisons suivantes. Il en va de même pour son frère Rick, interprété par Frank Dillane. Niveau effets-spéciaux, ils sont relativement peu nombreux dans ces six premiers épisodes mais ils sont efficaces, étant conçus par le spécialiste Greg Nicotero, celui-là même qui s'occupe de ceux de The Walking Dead. Bref, un début de saison prometteur pour la suite, avec cet apocalypse zombie qui se met peu à peu en place. A voir si la saison 2 concrétise nos attentes.

LES ÉPISODES : 

S01E01 - Pilote

A Los Angeles, lors d'une journée ordinaire, Madison Clark, une conseillère d'éducation, récupère son fils en état de choc. Alors qu'elle tente de comprendre ce qui s'est passé, il semble qu'une étrange maladie infectieuse se répande dans la Cité des Anges : les gens se transforment en zombies. Madison, ses enfants et son fiancé Travis tentent de survivre à cette urgence...

S01E02 - Si proche et pourtant si loin

Alors que Madison lutte pour la survie de son fils Nick, très mal en point, Travis recherche le sien, Chris, avant que la ville de Los Angeles ne sombre dans le chaos. Madison retourne au lycée pour chercher des médicaments pour Nick et rencontre Tobias, un élève qui avait pressenti le danger de l'infection...

S01E03 - Le chien

Les émeutes dévastent le centre-ville : Travis, Chris et Liza, accompagnés de la famille Salazar, tentent de trouver un endroit sûr pour échapper à la violence qui s'empare de Los Angeles. En fuyant, Griselda Salazar se blesse sérieusement. Chez eux, Madison, Nick et Alicia constatent que leur voisin rôde autour de la maison...

S01E04 - Quarantaine

Madison et Travis voient arriver la Garde Nationale dans leur quartier alors que l'atmosphère devient de plus en plus anxiogène avec l'infection qui progresse. La famille tente de s'adapter à ce nouveau monde de chaos qui prend forme sous leurs yeux...

S01E05 - Cobalt

Dans la zone résidentielle surveillée par l'armée, Madison, Travis et les Salazar sont inquiets au sujet de Nick et de Liza, qui sont partis avec les militaires dans un lieu tenu secret. Daniel Salazar, avec la complicité de sa fille Ofelia, retient prisonnier un soldat et le torture pour lui faire avouer les véritables intentions des militaires...

S01E06 - L'homme bon

Dans leur zone résidentielle, Travis, Daniel, Madison et leurs familles comprennent qu'une évacuation générale va avoir lieu. Ils décident de prendre les devants et de partir, et de délivrer Nick, Liza et Griselda du centre de rétention militaire. Pour cela, Daniel pense avoir le moyen de créer une diversion avec les zombies retenus dans le stade tout proche...








WE SUMMON THE DARKNESS

WE SUMMON THE DARKNESS
(We Summon the Darkness)

Réalisateur : Marc Meyers
Année : 2019
Scénariste : Alan Trezza
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Alexandra Daddario, Maddie Hasson, Amy Forsyth, Keean Johnson...


L'HISTOIRE : Alexis, Val et Bev se rendent à un concert de heavy metal, malgré les nombreux meurtres, apparemment liés à un culte satanique, qui endeuillent la région. Sur place, elles font la connaissance de trois garçons, Mark, Ivan et Kovacs, qui rêvent de devenir des stars du rock. Alcool aidant, Alexis propose aux garçons de terminer la soirée chez elle. La soirée ne va malheureusement pas se passer comme prévu...

MON AVIS : Pour son cinquième film, le réalisateur de My Friend Dahmer, Marc Meyers, a choisi de s'orienter vers la comédie horrifique avec We Summon the Darkness. Avec ses nombreuses références au heavy metal (Cliff Burton a droit à son éloge mérité entre autres), avec son casting très sympa (la magnifique Alexandra Daddario en tête évidemment mais aussi Maddie Hasson, Amy Forsyth ou Keean Johnson, le petit copain d'Alita dans Alita Battle Angel...), avec son humour et ses situations cocasses qui nous font souvent sourire, avec son ambiance satanique 80's et avec l'emploi à contre-courant de Johnny Knoxville, We Summon the Darkness n'essaye pas de péter plus haut que son cul ou de se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Avouons-le sans détour, le film de Marc Meyers ne vole pas bien haut et recycle à tour de bras des séquences qu'on a déjà vu dans d'autres films de ce type. Pas de quoi se relever la nuit, c'est sûr. Néanmoins, pour passer 90 minutes pas prise de tête et profiter de la silhouette ultra sexy d'Alexandra Daddario, relookée ici en gothique-girl, pas de quoi se priver de cette sympathique comédie horrifique qui nous permet d'apprécier cette ravissante actrice dans un rôle totalement azimuté et de la laisser exprimer sa folie sans aucune retenue. Il faut la voir péter un câble auprès de ses deux copines et tenter le tout pour le tout de rester en vie. Après une première demi-heure un peu laborieuse, une fois arrivée dans la maison d'Alexis, les scènes dynamiques s'enchaînent sans temps mort et réservent quelques surprises, le tout dans une ambiance festive et déjantée, parsemée de quelques petites éclaboussures sanglantes. Même si We Summon the Darkness est un pur film de divertissement qu'on pourra ranger à côté de Jennifer's Body par exemple, son réalisateur n'en oublie pas de faire la nique à ceux qui critiquent la musique métal ou qui rangent, sans les connaître les fans de ce style de musique dans la catégorie des "psychopathes sataniques" ! En gros, pas sur que Christine Boutin apprécie We Summon the Darkness et c'est tant mieux ! A voir principalement pour se marrer entre pote et si vous êtes fan d'Alexandra Daddario bien sûr ! Ça fait plaisir de la retrouver dans ce type de petite série B bien fun et ça prouve qu'elle n'a toujours pas pris la grosse tête et qu'elle se montre tout aussi à l'aise dans des comédies romantiques, dans des blockbusters à grand spectacle ou dans des films de genre !




GAME OF THRONES SAISON 8

GAME OF THRONES SAISON 8
(Games of Thrones season 8)

Réalisateur : David Nutter, Miguel Sapochnik, David Benioff, D.B. Weiss
Année : 2019
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : La lutte pour le trône de fer touche à sa fin alors que le Roi de la Nuit et les marcheurs blancs ont franchi le mur et pénétré dans Westeros. La bataille de La Longue Nuit sera-t-elle gagné et si oui, se posera alors LA question : qui finira sur le trône de fer et régnera sur le Royaume des Sept Couronnes ?

MON AVIS : Dans le dernier épisode de cette saga mythique, Tyrion Lannister lance à Jon Snow une phrase lourde de sens : Personne ne sera content, ce qui semble un bon compromis, non ? Cette sentence résume parfaitement la réaction des fans à la fin de la saison 8 de Game of Thrones.et on se dit que les deux créateurs de la saga, David Benioff et D.B. Weiss, s'y attendaient et que le fait d'avoir fait prononcer à Tyrion une telle phrase n'est certainement pas anodin. A bien y réfléchir, comment aurait-il pu en être autrement de toute façon ? A moins de faire mourir tout le monde pour que chacun y trouve son compte, on se doutait avant même de la regarder que cette saison finale allait décevoir. Enfin, décevoir est un bien grand mot tant les six épisodes qui la composent sont de purs bijoux. Car oui, la saison 8 est une pure tuerie en fait, peut-être même la meilleure saison de toute la saga, que ce soit sur le plan visuel, avec des images à couper le souffle, que ce soit sur le plan de l'action, avec, entre autres, un épisode 3 phénoménal (quand on le regarde dans de bonnes conditions, c'est à dire via le Blu-ray et sur un écran de belle taille, l'image est effectivement bien moins sombre que lors de sa diffusion télévisée), ou que ce soit sur le plan de l'émotion, avec des scènes absolument sublimes, magnifiées une nouvelle fois par la musique parfaite de Ramin Djawadi. En fait, la déception vient seulement du fait que "la fin" ne correspond pas à ce qu'on s'en était fait dans notre esprit. La Team Targaryen voulait évidemment que la belle Daenerys accède au Trône de Fer et ne succombe pas à ses pulsions "Fire & Blood", que ses conseillers tentent de refréner depuis tant d'épisodes. Après tous les drames qu'elle a vécu, le comportement de Cercei a atomisé tous les espoirs et la mort de Missandei restera l'élément déclencheur de son comportement meurtrier lors de la prise de Port-Real. "Dracarys" est le dernier mot prononcé par Missandei avant sa mort. Daenerys a respecté les dernières paroles de sa seule amie. Qui plus est, la Mère des Dragons, malgré tous les sacrifices qu'elle a fait pour sauver le Nord, a bien compris que les habitants de cette région ne l'accueilleraient jamais comme une reine. Il ne s'agit pas ici de rejeter la faute sur les autres pour expliquer le comportement de Daenerys mais si on étudie son parcours depuis le premier épisode en 2011, on ne peut pas dire qu'elle a été épargné par les épreuves. La Team Stark voulait que Jon Snow devienne le roi des Sept Couronnes, la Team Tyrion voulait que le nain le plus célèbre au monde accède au Trône de Fer et même la Team Cercei aurait souhaité que le personne le plus détestable peut-être de la saga remporte la bataille du jeu des trônes. Comment faire plaisir à tout le monde ? C'est une mission évidemment impossible et il a bien fallu que les scénaristes fassent des choix, quitte à se mettre tout le monde à dos. Il s'agit donc bien de ces choix scénaristiques dont on parle quand on critique cette saison 8, en aucun cas sa mise en scène grandiose, ses morceaux de bravoure permanents qui renvoient plus bas que terre la quasi totalité des films de cinéma dans ce domaine et j'en passe. Pourtant, une fois qu'on a digéré la première vision de cette saison finale, qu'on a ruminé et pesté durant des semaines sur les choix scénaristiques justement, il semble bon de se poser un peu, de laisser retomber la sauce et de réfléchir tranquillement à ce qu'on nous a proposé. L'auteure Marianne Chaillan l'a d'ailleurs fait et a même écrit un livre passionnant, dans lequel elle analyse cette saison 8, le parcours des personnages depuis le début et elle en arrive à cette conclusion, alors qu'elle a ragé autant que nous devant son écran : cette saison 8 et les choix de scénarios sont en fait d'une logique implacable et il ne pouvait en être autrement. Je vous invite donc à lire Game of Thrones : une fin sombre et pleine de terreur, qui vous donnera de nombreuses clés de compréhension sur les actions de vos personnages favoris et vous éclairera dans le bon sens. Et une fois lu, je vous invite donc à revisionner la saison 8 (ou toute la saga, comme je viens de le faire), nourri de votre lecture du livre de Marianne Chaillan. Vous regarderez les six épisodes avec un œil neuf et vous réaliserez combien cette saison 8 est magistrale et somme toute... logique dans ses choix. Lors de cette seconde vision, dans des conditions plus calmes que lors de sa diffusion télévisée, j'ai effectivement apprécié tout ce que j'ai vu, sauf la mort de Daenerys bien sûr. Mais alors que j'avais trouvé la fin de Cercei très "fade", cette nouvelle vision m'a totalement transcendé et j'ai trouvé magnifique les retrouvailles, façon Romeo et Juliette, entre Cercei et Jaime par exemple. Je pense que lors de sa diffusion télévisée, quand on se levait à 5h du matin pour regarder les épisodes et être sûr qu'on n'allait pas être spolié, les conditions n'étaient pas bonnes, on attendait des choses qu'on pensait acquises en fonction des personnages qu'on soutenait et qui ne sont pas arrivées. Pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence : cette saison 8 est réellement EPOUSTOUFLANTE. Redonnez-lui sa chance ! 

LES ÉPISODES :

S08E01 - Winterfell

Accompagné par Daenerys Targaryen, Jon Snow est de retour à Winterfell. Des retrouvailles émouvantes l'y attendent. Sansa peine à montrer son allégeance à cette Reine étrangère. Et elle ne croit pas en une alliance avec Cersei Lannister...

S08E02 - A Knight of the Seven Kingdoms

Jaime Lannister est arrivé à Winterfell. Face à la menace des marcheurs blancs, il a choisi de rallier le camp de Jon Snow et de son frère Tyrion Lannister. Mais Daenerys se retrouve face à celui qui a tué son père et cela ne la laisse pas de marbre. Dehors, les morts se rapprochent...

S08E03 - The Long Night

Alors que l'armée du Roi de la Nuit est aux portes de Winterfell, la tension monte dans les rangs. Tout le monde attend le coup d'envoi d'affrontements qui s'anoncent terribles. Le Nord fera-t-il le poids conte les marcheurs blancs ?

S08E04 - The Last of the Starks

Après la bataille de Winterfell, les survivants pansent leurs plaies et honorent leurs morts. Daenerys pense déjà au prochain affrontement contre Cersei. A Port-Real, la reine Lannister est également déterminée à l'emporter, avec Euron à ses côtés...

S08E05 - The Bells

Trahie et endeuillée, Daenarys doit se ressaisir pour le nouveau combat qui l'attend. Aura-t-elle sa revanche ? Aux portes de Port-Réal, un terrible siège se prépare. Cersei compte sur la flotte d'Euron, la compagnie Dorée et les remparts de la ville pour stopper sa rivale et son dragon...

S08E06 - The Iron Throne

Alors que Daenerys appelle ses hommes à livrer bataille, Arya, Jon et Tyrion sont dépités par le spectacle qui s'offre à eux. Déçue par sa trahison, quel sort la Khaleesi va-t-elle réserver à sa Main ?









GAME OF THRONES SAISON 7

GAME OF THRONES SAISON 7
(Games of Thrones season 7)

Réalisateur : Jeremy Podeswa, Mark Mylod, Matt Shakman, Alan Taylor...
Année : 2017
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : Après un été qui a duré près de dix ans, l’hiver est arrivé. Daenerys Targaryen, accompagnée de son armée et de ses dragons, se dirige vers Westeros à la recherche de nouveaux alliés. De son côté, Jon Snow cherche à unifier les maisons du nord ainsi que les Sauvageons pour affronter l’armée des Marcheurs Blancs qui approche. A Port-Réal, Cersei Lannister, plus isolée que jamais, a repris le trône de fer et s’efforce de conserver le pouvoir. Pour s’opposer à la menace de l’armée des morts menée par le Roi de la Nuit, des alliances inattendues seront nécessaires...

MON AVIS : L'annonce est tombée peu de temps après la diffusion de la saison 6 : il ne restera plus que deux saisons pour clore cette magnifique et épique saga qu'est Game of Thrones ! Arghh l'étau se resserre ! Puis une seconde nouvelle : la saison 7 ne comportera seulement que 7 épisodes au lieu des 10 habituels ! Hein ??!! c'est quoi ce délire !! On se rassure en apprenant que l'épisode 7 aura une durée de 80 minutes mais bon, quand même. Bref, il n'y a plus de temps à perdre pour les showrunners de la série et c'est précisément ce qui explique ce dont les fans ont le plus reproché à cette saison : les anomalies de temps. Avant, dans les six saisons précédentes, pour aller d'un lieu à un autre, les personnages mettaient souvent plusieurs épisodes avant d'atteindre leur but. Sauf qu'on n'a plus le temps pour ça. Les fans connaissent la carte des Sept Couronnes par cœur désormais, ca fait soixante épisodes que leurs personnages favoris la parcourent en long et en travers. Ce qui semble alors être une anomalie devient en réalité une obligation qui répond à une réelle logique : il faut avancer et vite et tant pis pour les grincheux. Tout comme certaines saisons, certains épisodes, prenaient leur temps de mettre en place les intrigues, cette saison 7 a un objectif clairement différent : miser sur l'action, le rythme. Il n'y a que sept épisodes rappelez-vous ! Énergique et épique, voici les deux maître-mots des sept épisodes proposés et quels épisodes ! C'est bien simple, cette saison 7 est spectaculaire et ce, à plus d'un titre. Après un premier épisode qui pose les bases, chaque épisode suivant nous donne l'impression d'assister à un final season et nous offre un spectacle grandiose, majestueux, d'une puissance phénoménal, tout en conservant de l'émotion bien évidemment. On ne compte plus les morceaux de bravoure qui parsèment cette saison 7 : l'arrivée de Daenerys (qui n'a jamais été aussi belle), à Peyredragon ; l'attaque de sa flotte par la flotte d'Euron Greyjoy, nouveau méchant de la saga ; l'attaque de l'armée Lannister par Daenerys et ses dragons, qui bénéficient d'une modélisation 3D hallucinante de réalisme ; le fabuleux épisode 6 qui voit un groupe de personnages s'aventurer au-delà du mur  et affronter l'armée du Roi de la Nuit, épisode proprement dantesque et qui nous assène un dernier uppercut avec son twist sensationnel et j'en passe. Cette saison 7 est également marqué par le rapprochement des principaux protagonistes, tel Jon Snow allant à la rencontre de Daenerys (le feu et la glace) ou Arya retrouvant Sansa et Bran à Winterfell entre autres. Et que dire de l'épisode 7 et de cette réunion au sommet, dans un magnifique décor antique, des deux prétendantes au trône de fer, chacune entourée de leurs alliés ? Un passage mémorable, qui renoue avec les joutes verbales et donne l'occasion à Tyrion de s'imposer une nouvelle fois dans une séquence forte en émotion. Tout aussi mémorable sera l'attaque du mur par le Roi de la Nuit, disposant dorénavant d'un allié de taille et qui offre à nos yeux des images d'une beauté visuelle marquante. L'arrivée de Samwell Tarly à Winterfell et son discours face à Bran confirme ce qu'on avait évoqué dans la saison précédente et augmente encore l'intérêt de cette saison, d'une qualité exceptionnelle et ce, à tous les niveaux.

LES ÉPISODES : 

S07E01 - Peyredragon
L'hiver est bel et bien là. Inquiet, Jon Snow appelle le Nord au rassemblement pour faire face à l'arrivée prochaine des Marcheurs blancs et du Roi de la Nuit. Hommes, femmes et enfants doivent se préparer à combattre. Sansa prévient son frère qu'il ne doit pas négliger pour autant la menace que représente Cersei Lannister. La Reine autoproclamée du Royaume des Sept Couronnes espère d'ailleurs nouer de nouvelles alliances qui lui permettraient d'anéantir ses ennemis. A la Citadelle, Sam brûle d'envie d'accéder à la bibliothèque et à son précieux savoir...

S07E02 - Née du Typhon

Daenerys reçoit une visite inattendue. A Peyredragon, l'heure est à la politique et aux stratégies. La Khaleesi doit s'assurer le soutien de ses alliés. Jon Snow en fera-t-il partie ? Jurera-t-il allégeance à la Reine légitime comme elle le souhaite ? Dans le Nord, tout le monde s'oppose à ce rapprochement...

S07E03 - La Justice de la Reine

Jon Snow et Davos se rendent en terre ennemie où ils doivent rencontrer Daenerys Targaryen. Le face-à-face entre le Roi du Nord et la Reine légitime des Sept Couronnes promet d'être tendu... Euron est de retour à Port-Réal avec un cadeau pour Cersei. Quant à Jaime, il tire enfin enseignement de ses erreurs...

S07E04 - Les Butins de Guerre

L'émotion est à l'ordre du jour chez les Stark avec le retour d'Arya à Winterfell. Avec l'aval de Daenerys, Jon Snow entreprend d'extraire le verredragon qui permettra de combattre les Marcheurs Blancs. Furieuse des échecs successifs essuyés face à ses ennemis, la Khaleesi décide de riposter et passer à l'action. Quant à Jaime, il va devoir faire face à une situation inattendue...

S07E05 - Fort-Levant

L'armée de Jaime essuie une cuisante défaite face aux dothrakis et au dragon. Daenerys demande au prisonniers de choisir entre la mort ou lui juger loyauté. A la Citadelle, les mestres ont du mal à croire aux élucubrations de Bran Stark. au sujet des Marcheurs Blancs. Jon Snow, pour sa part, prend l'information très au sérieux. Il sait mieux que personne le danger que représente cette armée de morts.

S07E06 - Au-delà du Mur

Parti s'aventurer au-delà du Mur en compagnie du Limier, de Jorah Mormont ou encore du sauvageon Tormund, Jon Snow doit affronter la rudesse de l'hiver dans l'espoir de capturer un Marcheur Blanc. Cette preuve tangible serait en effet le seul moyen de convaincre Cersei de s'allier avec ses ennemis pour contrer la redoutable menace qui les attend... Du côté de Winterfell, Arya confronte sa soeur après sa récente découverte...

S07E07 - Le Dragon et le Loup

Après l'effroyable bataille face aux Marcheurs Blancs au-delà du Mur, Daenerys, Jon Snow et leurs alliés partent à la rencontre des Lannister dans l'espoir de négocier une trêve. Trouveront-ils les bons arguments ? La menace de l'armée des morts suffira-t-elle à motiver Cersei à trouver un terrain d'entente avec la Mère des Dragons et le Roi du Nord ? Plus que jamais, Tyrion va devoir se montrer convaincant face à une soeur qui ne veut qu'une chose : le voir mort ! Du côté de Winterfell, Littlefinger complote toujours pour monter les soeurs Stark l'une contre l'autre...










HERCULE CONTRE ROME

HERCULE CONTRE ROME
(Ercole contro Roma)

Réalisateur : Piero Pierotti 
Année : 1964
Scénariste : Arpad DeRiso, Piero Pierotti
Pays : Italie, France
Genre : Peplum
Interdiction : /
Avec : Sergio Ciani, Wandisa Guida, Daniele Vargas, Carlo Tamberlani...


L'HISTOIRE : A Rome, Filippo Afro fait assassiner l’empereur Gordiano pour prendre sa place. De passage, Hercule parvient à sauver sa fille, Ulpia, mais tous deux sont capturés par les hommes de l’usurpateur. Ayant une dette envers Hercule, Quinto Traiano, le gouverneur de Pannonie, lance une armée sur Rome...

MON AVIS : Plus connu sous son pseudonyme américain d'Alan Steel, Sergio Ciani a débuté comme doublure de Steve Reeves dès 1959, dans les célèbres Hercule et la Reine de Lydie et La Bataille de Marathon, avant de réussir à imposer deux ans plus tard sa musculature aux producteurs italiens et de devenir lui-même une star du péplum, en interprétant les héros du genre, comme dans Samson contre Hercule (1961), Maciste contre Zorro (1963), Maciste contre les Hommes de Pierre (1964), Le Grand Défi (1964) ou bien encore Ursus l'invincible (1964) entre autres. C'est également en 1964 qu'on le verra en tant qu'Hercule dans Hercule contre Rome, réalisé par Piero Pierotti. Un péplum somme toute assez anecdotique, pas déplaisant mais qui ne se hisse pas au niveau des meilleurs représentants du genre. La faute n'en incombe pas à Sergio Ciani mais plutôt au scénario, qui oublie ses leçons de mythologie et fait du fils de Zeus un simple humain, un forgeron à la force certes plus développée que la normale mais qui ne possède quasiment aucune dimension semi-divine. Quasiment, car, comme le raconte l'un des personnages du film, chaque 100 ans naît un enfant qui possède une force et une gentillesse hors du commun et qui serait le descendant du puissant Hercule, fils de Zeus. Une pirouette scénaristique qui vaut ce qu'elle vaut, c'est à dire pas grand chose en ce qui me concerne. Autre souci du scénario, la faible envergure des enjeux. Ici, Hercule va devoir combattre Filippo Afro (Daniele Vargas), un vil usurpateur qui a fait assassiner l'empereur en place afin de prendre le pouvoir et, au passage, d'offrir la fille du défunt, la belle Ulpia (Wandisa Guida)  à son fils Rezio (Walter Licastro). Heureusement pour Ulpia, sa meilleure amie Arminia (Dina De Santis) connaît Hercule et lui demande de l'aide. Ce dernier, qui vit assez loin du lieu où se déroulent ces tragiques événements, doit déjà combattre une horde de pillards venue saccager le marché local de sa ville, ce qui nous vaut une bagarre correcte mais assez peu dynamique dans son ensemble. Un manque de dynamisme qui se maintiendra durant tout le film et durant toutes les scènes d'action d'ailleurs, qui se limitent en fait à de simples bastons entre Hercule et des soldats, avec quelques lancers de sac de farine ou de gros cailloux en prime pour faire trébucher ces derniers de leurs chevaux. On est très loin des exploits surhumains accomplis par Hercule lors de ses nombreuses aventures cinématographiques. L'intrigue du film elle-même, entre complot politique bas de gamme et jolie demoiselle en détresse à sauver, n'a rien de bien palpitante. Le casting masculin ne brille guère, avec des acteurs très peu charismatiques, notamment chez les méchants romains. Le casting féminin rehausse un peu le niveau, Wandisa Guida et Simonetta Simeoni étant assez charmantes. Pas de quoi se relever la nuit en tout cas avec Hercule contre Rome, titre qui nous laissait présager un affrontement titanesque entre Hercule et des milliers de soldats, scène qui ne viendra jamais nous ravir les yeux. Reste donc un petit péplum académique, sans réelle saveur, qu'on oubliera aussitôt visionné. A noter que dans la version française, Hercule devient Samson, par je ne sais quel mystère ! Le film est d'ailleurs sortit dans notre pays sous le titre hallucinant de Samson contre Tous ! Privilégiez donc la version originale italienne sous-titrée pour voir le film !

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS