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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




GRIZZLY LE MONSTRE DE LA FORÊT

GRIZZLY LE MONSTRE DE LA FORÊT
(Grizzly)

Réalisateur : William Girdler
Année : 1976
Scénariste : Harvey Flaxman, David Sheldon
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Animaux dangereux
Interdiction : -12 ans
Avec : Christopher George, Andrew Prine, Richard Jaeckel, Joan McCall, Joe Dorsey...


L'HISTOIRE : Le parc national de Yellowstone, endroit propice au camping et aux randonnées, voit sa tranquillité être mise à rude épreuve par un féroce grizzly qui massacre tout sur son passage et se montre responsable de plusieurs morts violentes. Le chef de la réserve met son équipe sur le coup mais ses efforts sont contrecarrés par son supérieur…

MON AVIS : Pour surfer sur le succès mondiale du film Les Dents de la Mer sorti en 1975, William Girdler va reprendre quasi à l'identique la trame du film de Steven Spielberg mais en l'adaptant à la terre ferme. Exit le requin, bienvenue au grizzly. A bien y regarder, Grizzly le monstre de la forêt ne peut soutenir la comparaison avec son homologue maritime. Evidemment, tout est mieux dans le film de Spielberg. Mais William Girdler sait y faire et son film s’avère être une sympathique série B, qui comporte quelques longueurs et maladresses certes, avec notamment un casting assez fade, mais qui bénéficie d’un nombre élevé de morts et surtout d’une violence assez graphique dans son ensemble, ce qui réjouira certainement les fans du genre. Tout comme le célèbre requin, le grizzly ne montrera sa frimousse que vers les trois quarts du film ; auparavant, la caméra en vue subjective qui progresse dans les feuillages et au milieu des arbres est de rigueur et le procédé parvient à créer un certain suspense, accompagné par des grognements sonores nous indiquant que le monstre de la forêt n’est pas venu conter fleurette aux campeurs et randonneurs du coin. La séquence d’introduction est à ce titre une franche réussite et la mort bien gore de deux jolies campeuses nous met de suite dans le bain. William Girdler n’a pas lésiné sur les effets chocs et sur l’utilisation de l’hémoglobine lors des attaques du grizzly et cette générosité sanglante fait partie intégrante du charme du film. Chaque mort violente nous en donnera pour notre argent, les effets les plus mémorables étant la décapitation d’un cheval (du jamais vu !!) et le sectionnement de la jambe d’un petit garçon. Ces séquences, intervenant ponctuellement, viennent rattraper un rythme pas toujours très soutenu. Mais dans l'ensemble, le film vaut le détour et devrait plaire aux amateurs de long métrages d'attaques animales.

NOTE : 4/6



IRON MAN 2

IRON MAN 2
(Iron Man 2)

Réalisateur : Jon Favreau
Année : 2010
Scénariste : Justin Theroux
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Scarlett Johansson, Mickey Rourke...


L'HISTOIRE : Le monde sait désormais que l'inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu'un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu'il partage sa technologie avec l'armée, Tony n'est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l'information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James "Rhodey" Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes, dont le scientifique russe Ivan Vanko qui voue une haine farouche au milliardaire et qui a mis au point une arme redoutable utilisant la technologie créé par Stark...

MON AVIS : Quelle déception. Autant j'avais vraiment bien aimé le premier Iron Man, que je classais d'emblée dans le haut du panier des films de super-héros, autant Iron Man 2 m'a laissé un arrière goût amer au fond de la gorge. Si les facéties de Robert Downey Jr sont certes amusantes, si Scarlett Johansson est plus que sexy et si on prend plaisir à voir Mickey Rourke dans un rôle de méchant patibulaire, force est de reconnaître que le film ne parvient jamais à décoller et s'avère même tristement ennuyeux. Il manque un certain panache à ce long métrage pour maintenir notre intérêt et surtout, Iron Man 2 se montre terriblement avare en scène d'action. Hormis la séquence de la course à Monaco, qui dévoile le personnage de L'homme aux fouets, et le combat final contre les droïdes, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de séquences spectaculaires et même le fait de voir réuni deux Iron Man ne viendra pas nous faire écarquiller les yeux de bonheur. Pour préparer le film Avengers, on a droit à la présence de Nick Fury et de la Veuve Noire en personnage secondaire. Mais là aussi, on reste un peu sur sa faim même si Scarlett est fort jolie dans sa tenue moulante. Trop d'humour à deux euros, trop de scènes superficielles tirent le film de Jon Favreau vers le bas et le blockbuster attendu s'avère être un gros pétard mouillé. Espérons que Iron Man 3 rectifie le tir...

NOTE : 2/6



JOE L'IMPLACABLE

JOE L'IMPLACABLE
(Joe l'implacabile / Dynamite Joe)

Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1967
Scénariste : María del Carmen Martínez Román
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western
Interdiction : /
Avec :  Rik Van Nutter, Halina Zalewska, Mercedes Castro, Renato Baldini...


L'HISTOIRE : A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe...

MON AVIS : Avec Joe L'implacable, le réalisateur italien Antonio Margheriti nous offre un western de qualité correcte, qui possède une bonne dose d'humour en son sein. Le personnage principal est à lui tout seul un vrai numéro : homme à femmes qui privilégie néanmoins le travail, il est expert dans le maniement des explosifs, dont il se sert avec une dextérité impressionnante. Le film regorge de séquences dans lesquelles Joe fait tout péter, allant même jusqu'à faire exploser une ancienne mine située sous une petite montagne, ce qui provoque une véritable catastrophe naturelle. L'action ne manque guère et les gunfights succèdent aux poursuites en diligence, lesquelles sont suivies par l'assaut d'un fort abandonné. On a pas franchement le temps de souffler durant l'heure et demi que dure Joe L'implacable. Si le spectacle est divertissant, l'aspect comédie présent tout au long du déroulement de l'histoire fait pourtant de ce long métrage un western léger et peut-être aurait-il été préférable qu'Antonio Margheriti traite son film plus sérieusement. Il manque à Joe L'implacable une certaine puissance pour prétendre s'élever au niveau des grands classiques du western. On regrettera également la manque de charisme de l'acteur Rik Van Nutter qui interprète Joe mais dans l'ensemble, le film n'est pas désagréable et si on a connu Margheriti plus inspiré dans ce genre, en particulier avec Et le vent apporta la violence par exemple, les amateurs de ciné Bis devrait l'apprécier. Les puristes du western seront sûrement plus sévère que moi.

* Disponible en dvd chez Artus Films





MASKS

MASKS
(Masks)

Réalisateur : Andreas Marschall
Année : 2011
Scénariste : Andreas Marschall
Pays : Allemagne
Genre : Giallo
Interdiction : -16 ans
Avec :  Susen Ermich, Julita Witt, Michael Balaun, Lucyna Bialy, Lisa Blaschke...


L'HISTOIRE : Dans les années 70, le professeur de théâtre Matteusz Gdula a mis au point une méthode d’interprétation révolutionnaire. Après la mort de plusieurs étudiants et le suicide du professeur, la méthode Gdula a été interdite. 40 ans plus tard, Stella, apprentie comédienne, est acceptée au cours Matteusz Gdula. Alors que d’étranges événements se déroulent dans l’une des ailes de l’école. Stella pense que la méthode est toujours enseignée : elle va tenter d’y participer, à ses risques et périls...

MON AVIS : Genre typiquement italien, le giallo, qu'on croyait mort et enterré, connaît un regain d'intérêt ces derniers temps, avec des œuvres comme Amer, Blackaria, La Solitude des nombres premiers ou le futur L'étrange couleur des larmes de ton corps. Même l'Allemagne s'y met et prouve avec Masks qu'elle en connaît tous les codes ! En effet, le réalisateur Andreas Marschall nous a concocté un giallo moderne et original, rendant un vibrant hommage aux classiques de Mario Bava, Dario Argento ou Sergio Martino, à qui le film est d'ailleurs dédié. Tous les ingrédients sont réunis : trauma familial, musique avec un thème répétitif qui reste dans les esprits, jeu de lumière et décors inquiétants, assassin mystérieux, meurtres violents à l'arme blanche (ici un fleuret, ça change du traditionnel couteau et c'est tout aussi efficace), érotisme, suspense et scénario intriguant. Le tout associé à la froideur de l'image du cinéma allemand. Et ça marche ! Les puristes du genre ne manqueront pas évidemment de citer Suspiria comme autre référence marquante de Masks, et ils auront raison. L'école de danse a cédé sa place à une école de théâtre mais les allusions sont trop nombreuses pour n'être qu'accidentelles. Qu'importe de toute façon puisque le spectateur y trouve largement son compte. Esthétisant, Masks fait preuve d'une belle inventivité et d'une solide recherche au niveau de la mise en scène. Le film se permet également quelques percutantes scènes de meurtres qui raviront les amateurs. Si le scénario nous perd parfois dans ses méandres, l'ensemble est solide, nerveux. Le final est apocalyptique et plonge littéralement dans l'horreur. L'ambiance devient plus que malsaine au fur et à mesure de la progression des événements. Bien qu'imparfait et comportant de légères baisses de rythme, Masks est un  long métrage à découvrir et il devrait trouver son public de par ses nombreuses qualités.

NOTE : 4/6



EMANUELLE ET LES FILLES DE MADAME CLAUDE

EMANUELLE ET LES FILLES DE MADAME CLAUDE
(La via della Prostituzione / Prostitution 78 / Emanuelle and the White Slave Trade)

Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1978
Scénariste : Joe d'Amato, Romano Scandariato
Pays : Italie
Genre : Aventure, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Laura Gemser, Ely Galleani, Gabriele Tinti, Venantino Venantini, Gota Gobert...


L'HISTOIRE : Pour rédiger son nouvel article, Emanuelle s'en va mener une enquête à Nairobi au sujet d'un réseau de traites des blanches. Sur place, elle retrouve son amie Susan qui lui fait découvrir la ville et ses environs. Emanuelle remarque d'étranges tractations à l'aéroport et ses investigations la ramène en Amérique où elle parvient à infiltrer la maison de Madame Claude qui se livre à un véritable commerce de jeunes filles. Ces dernières sont livrées à la prostitution et assouvissent les fantasmes d'hommes âgés...

MON AVIS : Pour surfer sur le succès du film Emmanuelle de Just Jaeckin, les italiens décident de créer le personnage d'Emanuelle, avec un seul "m" (malgré l'affiche française ci-dessus qui lui redonne son deuxième "m" !). Cette dernière est journaliste et pour rédiger des articles à sensations, elle est envoyée à travers le monde par son agence et n'hésite pas à user de ses charmes pour parvenir à ses fins, se mettant parfois dans de sales draps. La superbe actrice indonésienne Laura Gemser lui prête ses traits dans une dizaine de films dont de nombreux seront réalisés par Joe d'Amato qui en fera son égérie. Emanuelle et les filles de madame Claude est le cinquième film réalisé par Joe d'Amato avec ce personnage. C'est certainement l'un des plus faibles également. Si notre journaliste de charme nous ravit les yeux en se promenant dans de somptueux paysages africains au début du film, le scénario ne fait guère dans la difficulté et se révèle bien paresseux comparé à d'autres épisodes de la saga. On nous présente des personnages qui n'ont que peu d'intérêt au final (le prince Arausani) et qui ne servent qu'à profiter du corps volcanique de Laura Gemser et d'Ely Galleani. Cette dernière nous offre une séquence pleine d'humour dans laquelle elle subit les assauts d'un garagiste qui n'en attendait pas temps, tout en se faisant mater par sa copine restée dans la voiture. Sympathiques sans être transcendantes non plus, les séquences coquines paraissent également assez fades et font preuves d'une certaine mollesse et répétitivité. Même les amateurs trouveront les scènes érotiques de ce film fort soft et sans réelle inventivité. La situation ne s'améliore pas vraiment lorsque la belle Emanuelle se retrouve chez la célèbre Madame Claude même si on note une petite progression niveau perversion (trafic de mineures, voyeurisme). Seul la présence d'un travesti qui nous fera une petite démonstration de karaté assez risible sera originale. Divertissant mais vite oublié, Emanuelle et les filles de madame Claude ne vaut réellement que pour admirer les courbes de Laura Gemser. On a connu Joe d'Amato bien plus inspiré. Reste l'ultime séquence sur un bateau qui nous fera bien sourire.

NOTE : 2/6



LE MONSTRE QUI MARCHE

LE MONSTRE QUI MARCHE
(The Monster Walks)

Réalisateur : Frank R. Strayer
Année : 1932
Scénariste : Robert Ellis
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Rex Lease, Vera Reynolds, Sheldon Lewis, Mischa Auer...


L'HISTOIRE : Ruth Earlton et son fiancé arrive pendant une nuit orageuse dans la maison du père de Ruth, récemment décédé, pour assister à la lecture du testament. Elle est stupéfiée de découvrir dans les sous-sols un énorme singe sur lequel son père pratiquait d'étranges expériences...

MON AVIS : Le monstre qui marche se révèle plutôt sympathique même si au final, c’est un film qui restera du domaine de l’anecdotique. Le réalisateur s’amuse à placer ses personnages dans de drôles de situations mais cette histoire de testament qui voit une jeune fille héritée de la fortune de son père reste assez classique dans son traitement. A la lecture du testament, on devine aisément que cette nouvelle richesse acquise va suscitée bien des jalousies et que la malheureuse ne va pas tarder à s’attirer des ennuis. Pourtant, elle n’est censée avoir que « des amis » dans la demeure familiale, habitée par le frère de son père qui est paralytique, par la gouvernante qu’elle considère comme sa tante et par le fils de cette dernière, au look et à la démarche un peu « karloffienne ». De plus, elle a à ses côtés son fiancé, ainsi que l’avocat testamentaire de son défunt père. La seule présence inopportune serait plutôt à chercher du côté de la cave, où est enfermé dans une solide cage le singe Yogi, compagnon de son père. On apprendra que Yogi n’a jamais tenu dans son cœur la jeune femme, jaloux que son maître l’aime plus que lui. Comme on s’en doutait, Ruth va être victime de tentatives de meurtre. Habile, le réalisateur ne montre qu’un bras et une main velue tentant de l’étrangler. Si les soupçons se portent irrémédiablement sur l’animal, nous, spectateurs, avons une toute autre théorie. On ne va pas nous refaire le coup de Double assassinat dans la rue morgue quand même ! Le film prend alors une tournure policière et on s’amuse avec le fiancé de Ruth à deviner qui en veut à mort à sa dulcinée. Evidemment, tout le monde peut représenter un coupable idéal ! L’oncle paralysé l’est-il vraiment ? La tante est-elle aussi gentille qu’elle en a l’air ? L’avocat n’est-il pas intéressé par la fortune ? Mystère et boule de gomme jusqu’à la révélation finale qui a déjoué mes prévisions. Le film suit son cours gentiment et sa courte durée, un tout petit peu moins d’une heure, fait qu’on y trouve notre compte, sans être subjugué le moins du monde mais sans éprouver d’ennui non plus. Possédant un charme certain, Le monstre qui marche ne devrait pas faire un gros carton chez la nouvelle génération abreuvée aux images de synthèses. Les plus vieux d’entre nous et les nostalgique d’une époque à jamais révolue devrait par contre apprécier le film à sa juste valeur, à savoir un petit film à faible budget pas déplaisant, essayant de créer une ambiance propice à l’épouvante et aux mystères. C’est déjà pas si mal…

NOTE : 3/6



LA PROIE NUE

LA PROIE NUE
(The Naked Prey)

Réalisateur : Cornel Wilde 
Année : 1966
Scénario : Clint Johnston, Don Peters 
Pays : Etats-Unis, Afrique du Sud
Genre : Aventure, Survival
Interdiction : -12 ans
Avec : Cornel Wilde, Gert van den Bergh, Ken Gampu, Bella Randles...


L'HISTOIRE : Après le massacre de plusieurs éléphants pour leur ivoire, des trafiquants s'imaginant à la tête d'un colossal trésor, vont essuyer la colère des indigènes. En refusant d'acquitter un symbolique droit de passage sur les terres noires d'Afrique, les membres de l'expédition sont tour à tour torturés et exécutés. Le dernier survivant se lance nu et désarmé à travers les paysages arides, poursuivi par la tribu dans une véritable chasse à l'homme. Il devient la proie qu'il traquait jadis...

MON AVIS : On dit souvent que Délivrance est LE film qui donna ses lettres de noblesse au survival, genre cinématographique qui met en rapport de force des gens "civilisés" avec un environnement hostile. La lutte pour la survie conduit bien souvent l'être civilisé à retrouver ses instincts primitifs et à se mettre au même niveau que ses agresseurs. Eh bien figurez-vous qu'en 1966 déjà, Cornel Wilde réalise un authentique survival, peu connu du public, mais qui est sans aucune hésitation une oeuvre majeure du genre : La Proie Nue. Entièrement filmée en Afrique, la mésaventure de cet expert en safari traqué inlassablement par les membres d'une tribu possède une intensité et une force impressionnante pour l'époque. Quasiment dépourvu de dialogues, les images parlant d'elles-mêmes, La Proie Nue fait preuve d'une certaine violence, dominante du film, qui est crue et sans concession. Le réalisateur, qui est également l'interprète principal, nous livre une chasse à l'homme tragique dans laquelle le traqué puisera jusqu'au bout de ses forces pour rester en vie, affrontant l'hostilité des environs : soleil accablant, aridité et sécheresse, animaux dangereux de toutes sortes, peuplade ennemie. Si on pourrait reprocher au film certains clichés concernant la tribu africaine, je ne pense pas que Cornel Wilde ai voulu délibérément la montrer sous un angle négatif. Faisant preuve de barbarie envers leurs ennemis, les chasseurs vont également devoir se battre pour rester en vie, affrontant les mêmes dangers que leur proie, ce qui les met sur un pied d'égalité. Le salut final entre le traqué et le chef des chasseurs, signe de respect total, est à ce titre profondément symbolique et marque les esprits. Bénéficiant de superbes paysages, le film propose également des insertions d'images documentaires saisissantes qui viennent amplifier le côté périlleux de la traque. La Proie Nue est un beau film qui mérite d'être découvert et qui préfigure des films comme Cannibal Holocaust, avec la scène du massacre dans le village par exemple.