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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




FRISSONS D'HORREUR

 

FRISSONS D'HORREUR
(Macchie Solari / Autopsy)

Réalisateur : Armando Crispino
Année : 1975
Scénariste : Lucio Battistrada, Armando Crispino
Pays : Italie
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Mimsy Farmer, Barry Primus, Ray Lovelock, Gaby Wagner, Massimo Serato...

L'HISTOIRE : En Italie, durant la canicule, une série de suicides endeuille le pays et donne bien du travail aux agents funéraires. A la morgue, Simona Sansa est épuisée, enchaînant les autopsies et travaillant sur sa thèse, qui cherche à faire la lumière entre les vrais suicides et les suicides maquillés. Son état de fatigue mentale et physique lui fait avoir des visions macabres. Un jour, elle reconnaît parmi les cadavres Betty Lenox, une jeune femme qu'elle avait rencontré peu de temps auparavant. Un cas de suicide confirmé par le médecin légiste mais réfuté par Paul Lenox, un prêtre, frère de la victime. Ce dernier en vient même à accuser le père de Simona. Tous deux vont tenter de démêler cette affaire, ce qui va encore compliquer la vie de la jeune femme, qui a des soucis de frigidité que son petit ami Riccardo ne parvient pas à désinhiber...  

MON AVIS : Après avoir vu Le Parfum de la Dame en Noir récemment, j'ai eu envie de me refaire ce Frissons d'Horreur, qui a également pour vedette la charmante Mimsy Farmer. Le film est réalisé par Armando Crispino en 1975, dont le fait d'arme le plus notable reste la comédie balourde Plus Moche que Frankenstein, tu Meurs, avec Aldo Maccione. Frissons d'Horreur est largement supérieur à ce dernier, sans toutefois être un incontournable, malgré sa très belle affiche française. Pourtant, ça démarrait plutôt bien. Très bien même. On assiste à une série de suicides d'entrée de jeu, ce qui crée déjà un petit climat malsain, avec insertions d'image du soleil brûlant à la manière du générique de Massacre à la Tronçonneuse. Un climat qui va s'amplifier quand l'action se déplace à la morgue et qu'on découvre le personnage de Simona, interprétée par Mimsy Farmer donc. La caméra s'approche au plus près des corps, le collègue de travail de Simona semble être un gros pervers et cette dernière, épuisée, se met à avoir des visions macabres, voyant les corps des défunts la regarder, lui sourire puis se lever pour aller forniquer avec d'autres cadavres ! Une sacrée entrée en matière, qui laisse rêveur pour la suite. Dommage, ce ne sera pas du même niveau et l'intrigue va partir un peu dans tous les sens, tentant de mélanger des éléments du film d'horreur avec une ambiance giallo et saupoudrant le tout d'une étude psychologique du personnage principal. Le film est souvent catégorisé dans le giallo en effet mais on ne peut pas vraiment dire que c’en est un. Au niveau de l'ambiance peut être mais sinon, point de tueur ganté, point de meurtres à l'arme blanche. On a un peu d'érotisme par contre, les fans de Mimsy Farmer seront heureux de la voir se dénuder à plusieurs reprises. Il y a pourtant bien une intrigue policière puisque le frère d'une victime, prêtre de son état, pense que sa sœur ne s'est pas suicidée mais qu'elle a été assassinée. Et il accuse le père de l'héroïne car sa sœur entretenait une liaison avec ce dernier. Seulement voilà, cette intrigue se montre assez confuse la plupart du temps et embrouille le spectateur, qui se demande où le réalisateur et le scénariste veulent l'emmener. Petit à petit, on se rend compte que l'aspect policier n'est pas vraiment ce qui intéresse Armando Crispino, qui préfère s'attarder sur le trouble psychologique présent chez son héroïne. Car celle-ci est frigide, elle n'arrive pas à éprouver un vrai désir et toutes ses tentatives se soldent pas un échec. Son petit ami la surnomme mon petit glaçon, ce qui ne participe pas vraiment à l'aider. Mimsy Farmer se montre encore une fois parfaitement à l'aise dans un rôle pas si facile que ça et parvient à exprimer toute la frustration sexuelle de son personnage. C'est vraiment une actrice épatante je trouve. Quand bien même Frissons d'Horreur se retrouve pris au piège de son intrigue un peu décousue et, avouons-le, guère palpitante, le film recèle quelques séquences bien morbides et dérangeantes, comme celle de l'exposition de photos de cadavres suicidés ou celle dans un musée de cire présentant également des scènes de suicides. Glauque. Hormis cela, force est d'avouer qu'on s'ennuie la plupart du temps et ce n'est pas la faute du casting, qui est plutôt bon, car outre Mimsy Farmer, on a Ray Lovelock et Barry Primus qui livre une composition assez solide. Le film bénéficie également de la composition musicale d'un certain Ennio Morricone, excusez du peu. Il est vraiment dommage que l'intrigue policière soit si peu intéressante et pas vraiment bien mise en scène. La réalisation d'Armando Crispino est peu avenante, paresseuse même et ne brille pas vraiment pour son originalité. Oui, il y a plusieurs personnages assez louches, et qui feraient de très bons suspects. Mais ce n'est pas suffisant pour maintenir un intérêt constant chez le spectateur. Quant au mélange des genres, il ne fonctionne pas vraiment ici. Reste donc une actrice charismatique et quelques visions malsaines à se mettre sous la dent. Un film mineur donc, qui se termine d'une façon assez classique et sans réelle surprise. 


LA VENGEANCE EST UN PLAT QUI SE MANGE FROID

 

LA VENGEANCE EST UN PLAT QUI SE MANGE FROID
(La vendetta è un piatto che si serve freddo)

Réalisateur : Pasquale Squitieri
Année : 1971
Scénariste : Pasquale Squitieri, Monica Venturini
Pays : Italie
Genre : Western
Interdiction : -12 ans
Avec : Klaus Kinski, Leonard Mann, Ivan Rassimov, Elizabeth Eversfield, Steffen Zacharias...

L'HISTOIRE : Le jeune Jeremiah voit toute sa famille être massacrée par des indiens. Unique survivant du drame, le jeune garçon devient en grandissant un redoutable tueur d'indiens, se faisant appeler Jim, qui n'hésite pas à scalper ces derniers. Un jour, après s'en être pris à une bande d'indiens, il n'arrive pas à tuer une indienne, Tune, et l'emmène à la ville en tant que prisonnière. Les hommes de main de propriétaire terrien Perkins veulent emmener Tune à leur maître mais Jim s'y oppose, provoquant un duel qui le laisse pour mort. Recueilli par Doc, un vieil homme qui possède des connaissances en médecine, il se remet sur pied et veut retrouver Tune tout en se vengeant des hommes de Perkins. Sa quête vengeresse va l'amener à rencontrer ce dernier et à découvrir une vérité sur le massacre de sa famille auquel il ne s'attendait pas...

MON AVIS : Ayant débuté sa carrière au tout début des 70's, le réalisateur italien Pasquale Squitieri s'est illustré dans le western spaghetti, avec des films comme Django défie Sartana par exemple, avant de bifurquer dans le polar puis le drame. C'est un réalisateur assez peu connu, qui n'a pas une filmographie très importante, avec seulement une vingtaine de films à son actif. Il a néanmoins dirigé des stars tels Fabio Testi, Franco Nero, Klaus Kinski, Claudia Cardinale, Charles Vanel, Jean Seberg ou Paul Muller entre autres. Pour son troisième film, réalisé en 1971, il aborde à nouveau le genre du western spaghetti avec La Vengeance est un plat qui se mange froid, titre à rallonge dans lequel on trouve Ivan Rassimov, Klaus Kinski ou Leonard Mann. C'est un petit western de série B, comme on en trouve aux quatre coins de la rue à cette époque. Il ne rivalise pas avec les classiques du genre mais il n'est pas désagréable à visionner. Il contient en tout cas pas mal d'ingrédients permettant d'assurer un divertissement de qualité, sans être exceptionnel : de la violence (avec même des morts d'enfants), des gunfights à foison, des attaques d'indiens, un peu de sadisme (la jeune indienne se fera fouetter en guise de punition), un pistolero à la dextérité sans pareille et un méchant sans honneur et arriviste, qui a mis au point un stratagème assez cruel pour pouvoir voler les terres de ses propres concitoyens et asseoir son pouvoir sur le reste de la population. Le héros est interprété par un assez fade Leonard Mann, qui campe un pistolero taciturne, avec peu d'expression. Sa quête de vengeance envers le peuple indien semble être sa seule raison de vivre et il n'éprouve aucune pitié à exterminer ces derniers, jusqu'à sa rencontre avec une belle indienne (Elizabeth Eversfield) qu'il ne parviendra pas à tuer et envers qui il va un peu s'attacher. Cette petite évolution dans ses rapports avec les indiens sert au récit, qui n'est pas manichéen malgré les apparences. Si on peut comprendre son désir de vengeance au vu de l'effroyable scène introductive, notre tueur d'indiens va être pris à rebrousse-poil lors de la découverte d'un élément qu'il ne connaissait pas et qui va tout remettre en cause. Pour adoucir un peu l'ambiance, l'histoire va adjoindre à notre héros le personnage de Doc (Steffen Zacharias), qui va apporter une petite touche d'humour au film, qui ne m'a pas vraiment paru nécessaire en fait. Celui qui s'en tire le mieux reste sans conteste Ivan Rassimov, que les fans de cinéma Bis connaissent bien. Il interprète le méchant du film, une véritable ordure qui ne souhaite que s'enrichir et faire la peau aux indiens, par quel procédé que ce soit. Il peut compter sur l'appui d'un journaliste véreux, joué par Klaus Kinski, qui n'hésites pas à faire paraître de fausses informations dans le journal local. L'acteur allemand a un petit rôle et n'apparaît pas souvent à l'écran mais il fait le job. Il semblerait que son comportement ait quelque peu provoqué des tensions lors du tournage avec le réalisateur. Ah bon ? Étonnant ! Si vous appréciez le genre, n'hésitez pas à jeter un œil sur La Vengeance est un plat qui se mange froid, petite production assez classique qui n'ennuie pas et fera office d'un bon amuse-bouche avant d'attaquer des films plus prestigieux.


WONDER WOMAN 84

 

WONDER WOMAN 84
(Wonder Woman 84)

Réalisateur : Patty Jenkins
Année : 2020
Scénariste : Patty Jenkins, Geoff Johns, Dave Callaham
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Espagne
Genre : Action, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig, Pedro Pascal, Robin Wright...

L'HISTOIRE : La découverte d'un antique artefact permettant d'exaucer les souhaits va faire basculer la destinée de ses possesseurs et en premier lieu, celle de Barbara Minerva, professeur dans diverses spécialités archéologiques que tout le monde ignore comme si elle était invisible puis celle de Max Lord, un loser qui s'est lancé dans le business du pétrole et qui sombre vers la faillite. Leur souhait de ne plus rester dans l'anonymat et de devenir des personnes importantes, qu'on remarque, va avoir des répercussions désastreuses sur la Terre, ainsi que sur eux-mêmes, un souhait exaucé entraînant toujours une contre-partie plus malicieuse. Même Diana Prince va se laisser séduire par l'artefact, souhaitant retrouver son amour de toujours, le pilote Steve Trevor. La mégalomanie de Max Lord, qui a souhaité devenir l'artefact lui-même pour ne plus avoir de limites de pouvoir, va proposer à Wonder Woman un défi de taille, impliquant la survie de tous les habitants de la Terre...

MON AVIS : Victime d'un bashing exacerbé, je ne savais pas trop à quoi m'attendre à la vision de ce Wonder Woman 84, qui fait suite au film de 2017 qui mettait en vedette la superbe actrice israélienne Gal Gadot dans la peau de cette super-héroïne, jadis incarnée à l'écran par Lynda Carter. Comme je dis souvent : toujours se faire son propre avis personnel et ne jamais se laisser influencer par les haters de tout bord, qui assènent leur vérité en la faisant passer pour une vérité universelle. Bien m'en a donc pris puisque Wonder Woman 84 est film hautement appréciable, supérieur au premier chapitre pour ma part, même si il m'a assez surpris de par la direction choisie par sa réalisatrice, Patty Jenkins. Dans la grande majorité des cas, faire une suite à un film de super-héros équivaut à proposer au public toujours plus d'action, de scènes de batailles titanesques et à tout miser sur les effets-spéciaux, pour en mettre plein la vue aux spectateurs, qui ne demandent que ça en fait. Avec Wonder Woman 84, Patty Jenkins prend le contre-pied de cette affirmation, déjouant les attentes du public dans ces domaines justement, et c'est certainement cette prise de risque et ce choix qui ont déplu. Les dix premières minutes nous rappellent la scène d'introduction du film de 2017 puisqu'on se retrouve à nouveau sur l'île des amazones, avec une Diana Prince encore enfant qui va tenter de remporter une compétition face à des concurrentes plus matures. Alors que tout se passe bien pour la jeune fille, une erreur d'inattention la fait trébucher et elle se fait dépasser par ses concurrentes. Maligne, elle emprunte un passage secret qui lui permet de rattraper son retard et d'entrer la première dans l'arène. La victoire n'est plus qu'à un tir de javelot. Mais Antiope (Robin Wright) l'empêche de lancer le javelot car elle sait que Diana a triché. Et de lui faire un joli discours sur la notion du mensonge, de la vérité et de la vraie grandeur. Une séquence introductive qui nous envoie en pleine face la morale du film, morale qui viendra s'imposer lors du final quelques deux heures plus tard. Passée cette première séquence, on se retrouve dans les années 80, en 1984 pour être précis, et nous allons pouvoir admirer Wonder Woman en costume et en action, dans une séquence diablement jouissive, avec serre-tête boomerang, lancer du fouet de la vérité, saut prodigieux, sauvetage d'enfant et tout le toutim. Gal Gadot porte toujours aussi bien le fameux costume de justicière rouge et bleu et on prend un vrai plaisir à la retrouver dans ce rôle. Et puis, vient la suite. Surprenante. Inattendue. Déstabilisante. Car point de Wonder Woman à l'écran. Il faudra arriver à la durée d'1h22 de film pour la revoir dans son costume. Pas étonnant que le public de bourrin, qui ne jure que par l'action, se soit exprimé haineusement sur les réseaux sociaux. On leur a volé le film dynamique et percutant qu'ils étaient venus voir. Mince alors. Plus grave encore, le méchant dans Wonder Woman 84 n'a rien d'un super-méchant à l'image d'Arès le dieu de la guerre du précédent film. Ici, on a une sorte de clone de Donald Trump, un homme sans renommée, sans classe, qui veut juste exister et avoir du pouvoir pour se sortir de sa situation de loser. Quitte à faire courir le plus grand danger sur le reste de l'humanité pour y parvenir et faire briller les yeux de son jeune fils, afin que ce dernier soit fier de la réussite sociale de son papa. Vlan, encore un partie-pris radical de Patty Jenkins, dont on peut se demander si elle n'a pas tout fait sciemment pour se faire rejeter, elle et son film. Pourtant, ce refus du formatage, ce refus d'aller toujours plus haut, toujours plus loin dans la surenchère est des plus respectables. Et des plus courageux. Car Wonder Woman 84 est avant tout un film sur des personnages avant d'être un film de super-héros. Un trio de personnages même. Diana Prince / Barbara Minerva / Max Lord. Leur destin va être scellé par l'utilisation d'un artefact que personne, à part Max Lord, ne pensait magique. Une vulgaire pierre, qui possède pourtant le don d'exaucer les souhaits, comme la lampe magique d'Aladdin ou la patte de singe. Si Max Lord recherche cette pierre depuis des années, conscient de son pouvoir, c'est sans aucune arrière-pensée que Diana et Barbara vont exprimer un souhait. Pour la première, revoir son amour perdu, Steve Trevor. Pour la seconde, être comme Diana, avoir du charisme, de la prestance, de la classe. Deux vœux à priori anodin mais qui vont se concrétiser. L'âme de Steve Trevor va se réincarner dans le corps d'un inconnu mais Diana verra bien l'acteur Chris Pine à travers ses yeux, aveuglée par son amour pour lui. La scène du miroir est à ce titre excellente. Quant à Barbara, elle va effectivement sortir de l'anonymat le plus total, devenant une séduisante jeune femme, sexy, charismatique. Mais sans le vouloir, elle acquière également la force et la puissance de Wonder Woman. Max Lord, lui, en veut toujours plus et, bien malin, a pour souhait de devenir l'artefact lui-même, pouvant alors démultiplier les souhaits à loisir. Pas de super-méchant donc, juste une homme et une femme malheureux de n'être que des inconnus se fondant dans la masse. La convoitise, le désir de posséder, d'avoir du pouvoir, tel est le véritable ennemi dans le film. Et bien sûr, quand on commence à avoir du pouvoir, on en veut toujours plus. Quitte a refuser de voir la vérité en face, quitte a renier ses idéaux. Dans tout conte, il y a un prix à payer quand un souhait se réalise. La saga horrifique Wishmaster est d'ailleurs clair avec ce point. Max Lord devient de plus en plus malade au fur et à mesure que sa puissance et sa médiatisation évolue ; Barbara perd sa gentillesse, son côté profondément humain ; quant à Diana, elle perd tout simplement une partie de ses pouvoirs, devenant plus faibles et pouvant même être blessée. Avoir ce qu'on désire le plus est-il la solution à ses problèmes ? Le final du film, remarquable et émouvant, viendra répondre à cette question. La destinée des trois personnages prend donc une grande partie du film, le privant d'action pour se concentrer sur un aspect plus romantique pour Diana Prince, plus calculateur pour Max Lord et plus joyeux pour Barbara. Avec en contre-partie, des émeutes, des conflits mondiaux qui viennent perturber le monde tel qu'on le connaît, à l'équilibre déjà bien fragile. Oui, on est très loin de films comme ceux de la saga Avengers en terme de spectaculaire. Même la dernière-heure, qui voit le retour de Wonder Woman, ne propose pas de scènes dantesques qui en mettent plein la vue. Il y a plus d'action bien sûr, mais on reste à échelle quasi humaine en fait. Car c'est bien de ses personnages humains auxquels s'intéresse Patty Jenkins. Et c'est pour moi la grande réussite du film. J'ai vraiment apprécié le développement des personnages, la mise en scène qui leur permet d'exister au-delà de ce qu'ils représentent, notamment pour Diana Prince. Plus d'émotion, moins d'action. Le tout porté par une très belle partition de Hans Zimmer. La scène de l'avion invisible qui passe au milieu des feux d'artifices est magnifique pour ce qu'elle représente pour le personnage de Diana. Wonder Woman 84 est au final une joli fable, jamais niaise, bien moins kitsch que ce que laissait suggérer la bande-annonce. Un beau spectacle, qui bouscule les conventions et les attentes mais qui en ressort gagnant pour ma part. La dernière scène, sous une pluie de neige, associée aux paroles de Diana quelques instants plus tôt, m'a fait penser à La Vie est Belle de Frank Capra. Le monde offre parfois une seconde chance, il faut savoir la saisir sans vouloir la provoquer par des mensonges. A noter une petite séquence post-générique, avec la charmante Lynda Carter qui fait un caméo très sympathique et appréciable.

 

LA GUERRE DES MONDES (2019)

 

LA GUERRE DES MONDES
(The War of the Worlds)

Réalisateur : Craig Viveiros
Année : 2019
Scénariste : Peter Harness
Pays : Angleterre
Genre : Science-fiction, série-télé
Interdiction : /
Avec : Eleanor Tomlinson, Rafe Spall, Robert Carlyle, Rupert Graves, Woody Norman, Jonathan Aris...

L'HISTOIRE : Woking, 1905, en Angleterre. Intelligente et en avance sur son temps, Amy étudie les sciences naturelles à l’université. La jeune femme entretient une relation qui fait scandale avec le passionné George, un homme marié. Lorsque la population doit faire face à une invasion martienne, les deux amants n’hésitent pas à se mettre en danger pour venir en aide à leurs proches...

MON AVIS : Le roman culte de H.G. Wells, La Guerre des Mondes, paru en 1898, n'en finit plus de se voir adapter au cinéma ou en série-télévisée, et même sur d'autres supports, comme la bande-dessinée par exemple. On se souvient tous de l'incroyable choc vécu par la population américaine en 1938 quand Orson Welles lui-même décide d'en faire une adaptation radiophonique sur l'antenne de CBS, adaptation tellement réaliste que le peuple américain a réellement cru qu'une invasion martienne était en train de se produire ! Au cinéma, il faut attendre 1953 et le réalisateur Byron Haskin pour voir La Guerre des Mondes sur un écran. Ensuite, c'est en 2005 que les Tripods font leur réapparition et ce, trois fois cette année là, avec le film de Steven Spielberg bien sûr mais aussi celui de Timothy Hines et celui de David Michael Latt. D'autres versions voient le jour en 2008, 2012 et 2014. La télévision n'est pas en reste, avec trois adaptations : une en 1988 (War of the Worlds) et deux en 2019 : une série-télévisée produite par Canal+ et la Fox et qui comprend pour le moment deux saisons et une mini-série de trois épisodes produite par la BBC. C'est de cette dernière que nous allons parler ici. Trois épisodes d'une cinquantaine de minutes environ donc, pour retranscrire le roman de Wells, voilà ce que les Britanniques nous proposent. Avec Craig Viveiros à la réalisation et Peter Harness au scénario, avec un casting prestigieux dont Eleanor Tomlinson, Rafe Spall, Robert Carlyle, Rupert Graves, Woody Norman ou Jonathan Aris, cette mini-série remplit parfaitement son contrat et tient largement la route, même face au mastodonte de Steven Spielberg par exemple. Bien sûr, le budget n'est pas le même mais la qualité est bel et bien là, avec quelques séquences spectaculaires qui bénéficient d'effets-spéciaux visuels vraiment bluffants. L'apparition des Tripods est efficace, de même que leur look. Certes, il y en a un moins que dans le film de 2005, les attaques sont un peu moins grand-spectacle mais honnêtement, le travail accompli par les équipes techniques mérite d'être salué car on est très loin au-dessus d'une production Nu Image par exemple. L'intégration avec les personnages réels et les décors est assez épatante, de même que la vision d'une créature se mouvant "hors habitacle" dans l'épisode 3 et qui attaque les héros de l'histoire, avec un joli réalisme. Les amateurs devraient largement apprécier cette mini-série sur un plan visuel car elle est très réussie à ce niveau. L'histoire est assez bien respectée mais l'originalité de cette mini-série vient du personnage principal lui-même, à savoir... une femme ! Cette fois, on est en présence d'une héroïne, ce qui change un peu des adaptations précédentes. Interprété par une excellente Eleanor Tomlinson, le personnage d'Amy est donc celui par qui on va voir l'histoire à travers ses yeux. Habitant dans la campagne du Surrey, en Angleterre, Amy vit avec le journaliste George. Le couple semble avoir des difficultés d'intégration auprès de la population, on découvrira le pourquoi un peu plus tard. Un des points forts de cette mini-série est d'avoir située l'action au début des années 1900, soit quasiment comme le roman de Wells. La reconstitution de l'époque est minutieuse et participe à créer une ambiance très british et très appréciable. Le premier épisode nous présente donc les divers personnages que l'on va suivre ainsi que la premier contact avec un objet martien, à savoir une grosse météorite venue s'écraser dans le Surrey. Devenant le centre d'intérêt de la population, cette météorite va s'avérer bien dangereuse une fois en action. S'ensuivra l'apparition des Tripods donc, qui va apporter une bonne dynamique au récit. Mais les extraterrestres et la réelle menace qu'ils font peser sur la Terre ne prend pas le dessus sur les relations entre les personnages humains et c'est bel et bien la lutte pour la survie qui va primer ainsi que les relations entre personnages. Une autre bonne idée de cette mini-série est d'intégrer à la mise en forme du récit des passages se situant dans le futur. On devine assez rapidement que ces visions d'une terre entièrement dévastée et pourvue d'une couleur rougeâtre n'est autre que notre monde après l'invasion martienne. Les humains semblent avoir remporté la bataille mais à quel prix ? Un univers quasi post-apocalyptique vient donc s'inviter à diverses occasions à l'intérieur du récit présent et ces séquences prennent de plus en plus d'importance au fil des trois épisodes. Certes, l'ambiance n'est pas très optimiste et le film livre des pistes de réflexions déjà connues mais toujours intéressantes dans un récit de science-fiction : les humains ne passent-ils pas leur temps à faire comme ce qu'on fait les Martiens en fin de compte ? Comme le dit très bien le mari d'Amy à son frère, haut placé dans l'administration anglaise, les hommes veulent toujours étendre leur territoire et prennent les terres par la force, utilisant parfois d'armes sophistiquées contre des peuplades plus primitives. Ce qui ressemble fort à cette invasion martienne sauf que cette fois, les hommes sont du mauvais côté de la barrière. Amateurs de S-F, ne boudez pas votre plaisir et n'hésitez donc pas à vous procurer cette mini-série de grande qualité, à l'interprétation sans faille et aux effets-spéciaux remarquables.

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS




LE SERPENT

 

LE SERPENT
(The Serpent)

Réalisateur : Hans Herbots, Tom Shankland
Année : 2021
Scénariste : Richard Warlow, Toby Finlay
Pays : Angleterre
Genre : Thriller, série-télé
Interdiction : -12 ans
Avec : Tahar Rahim, Billy Howle, Jenna Coleman, Ellie Bamber, Mathilde Warnier ...

L'HISTOIRE : L'histoire de l’escroc Charles Sobhraj et les tentatives remarquables du diplomate néerlandais Herman Knippenberg pour le traduire en justice. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, Charles Sobhraj et sa compagne Marie-Andrée Leclerc voyagent à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde entre 1975 et 1976, commettant sur leur passage une série de crimes sur le « Hippie Trail» asiatique...

MON AVIS : Une mini-série de huit épisodes de très bonne qualité en provenance d'Angleterre et qui retrace l'incroyable parcours de Charles Sobhraj, un escroc et un tueur en série français, qui a commis 18 meurtres en Inde, principalement de jeunes touristes. Charmeur, beau-parleur, Sobhraj avait une faculté pour manipuler son auditoire et berner ses victimes, tout comme ses compagnons de route, à l'image de Marie-Andrée Leclerc, sa fiancée durant son périple macabre. Il savait repérer ses futures proies parmi les plus fragiles psychologiquement et parvenait sans peine à se faire apprécier d'eux, avant de mettre en pratique son modus operandi, à savoir les rendre malades à l'aide de drogue pour ensuite les dépouiller de leur argent, passeports et les faire disparaître, avec l'aide d'Ajay Chowdhury, le troisième larron du trio diabolique. Très intelligent, rusé et manipulateur, Sobhraj s'est attribué plusieurs identités pour échapper à la police et camoufler ses arnaques et ses crimes, d'où son surnom de Le serpent. Il adorait également se faire arrêter pour mieux s'évader par la suite. En huit épisodes, la mini-série Le Serpent nous dévoile donc tout sur cette affaire, que ce soit les arnaques, les crimes, les manipulations, la traque menée sans relâche par un attaché diplomatique, les méthodes employées par Sobhraj et j'en passe. Le casting est épatant, que ce soit Tahar Rahim, époustouflant dans le rôle de Sobhraj, Jenna Coleman (Marie-Andrée Leclerc), Billy Howle (Knippenberg), Ellie Bamber (Angela), la française Mathilde Warnier (Nadine) et les autres. La structure des épisodes se fait par allers-retours dans le temps et il ne faut pas faire autre-chose que bien suivre l'écran si on ne veut pas être perdu. Cette mise en scène en flashback perpétuel est très intéressante, parfois déroutante, mais elle dynamise le récit, maintient un suspense omniprésent et accroche le spectateur. Vraiment captivante, Le Serpent bénéficie également d'un look très 70's (logique étant donné que l'action se déroule durant cette décennie) et le travail sur l'ambiance, les décors, les costumes concourent à lui faire gagner des points. Tout le côté magnétisme animal du tueur en série est parfaitement retranscrit à l'écran par Tahar Rahim, impérial comme déjà dit, et qui livre une composition vraiment solide. Amateurs de thriller et de serial-killer, n'hésitez pas à visionner Le Serpent !  

LA FEMME A LA FENÊTRE

LA FEMME A LA FENÊTRE
(The Woman in the Window)

Réalisateur : Joe Wright
Année : 2021
Scénariste : Tracy Letts
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Amy Adams, Gary Oldman, Anthony Mackie, Julianne Moore...

L'HISTOIRE : Anna Fox, une psychologue pour enfants agoraphobe vivant cloîtrée dans sa demeure new-yorkaise, se met à espionner par la fenêtre la famille d'allure parfaite qui s'est installée de l'autre côté de la rue. Sa vie bascule quand elle assiste par hasard à un crime épouvantable...

MON AVIS : Production Netflix qui a vu sa sortie repoussée de nombreuses fois pour cause de pandémie mais également parce que les projections tests n'ont pas été bonnes, ce qui a entraîné le tournage de nouvelles scènes, La Femme à la Fenêtre est l'adaptation d'un roman à succès de A.J. Finn, qui est le pseudonyme de  Daniel Mallory, roman acclamé par Stephen King lui-même ! Très clairement, c'est un thriller qu'on qualifiera d'Hitchockien, et qui peut se voir comme le mélange de Fenêtre sur Cour bien sûr mais aussi du Copycat de Jon Amiel ou du Body Double de Brian de Palma entre autres. Réalisé par Joe Wright, La Femme à la Fenêtre possède un casting solide, jugez-en plutôt : on trouve Amy Adams dans le rôle d'Anna Fox, Gary Oldman dans le rôle du père de la famille Russell, qui vit dans l'appartement situé en face de celui d'Anna, Anthony Mackie dans le rôle du jeune Ethan Russell, Julianne Moore qui joue la mère d'Ethan ou Jennifer Jason Leigh qui joue aussi la mère d'Ethan ! Très clairement, c'est bien Amy Adams qui tire son épingle du jeu : peu maquillée, portant des vêtements de tous les jours, elle interprète avec un certain brio Anna Fox, cette femme victime d'agoraphobie sévère, qui n'arrive pas à s'aventurer au dehors de son immeuble sans perdre complètement les pédales et sombrer dans un stress handicapant. Sa rencontre avec le fils de la famille Russell, nouvellement installée en face de chez elle, va mettre Anna dans une situation complexe : psychologue de son état, elle comprend rapidement que le jeune adolescent en a gros sur le cœur et que la rigidité de son père ne l'aide guère à s'épanouir. Il en ira de même lorsqu'elle fera connaissance de Jane Russell, qui semble, elle aussi, avoir des souci à vivre au sein de sa famille et plus particulièrement avec son mari. Petit à petit, les événements se mettent en place, on prend le temps de faire connaissance avec les personnages, on ressent la fragilité psychologique d'Anna tout comme celle d'Ethan, un ado paumé, mal dans sa peau, qui a besoin de se confier vu sa situation familiale vis à vis de son père. Le film bifurque dans le pur thriller lors du meurtre au couteau de Julianne Moore, qu'Anna voit derrière sa fenêtre. Un meurtre filmé de manière à ce qu'on ne voit jamais l'assaillant bien sûr, dans la pure tradition du genre. Les choses se compliquent encore plus pour Anna lorsque monsieur Russell débarque chez Anna avec... sa femme, toujours bien en vie, sauf qu'elle a les traits de Jennifer Jason Leigh. La raison d'Anna vacille, persuadée de ce qu'elle pense avoir vu mais qui ne reçoit aucun soutien, même de la part d'Ethan. La situation se complexifie, et le spectateur ne sait plus trop quoi penser, la prise de nombreux médicaments pour son traitement par Anna, qui peuvent pour effets secondaires les hallucinations, faisant qu'on ne sait plus non plus qui croire. Ce meurtre s'est-il réellement produit ? Est-ce l'état mental trouble d'Anna associé aux médicaments et à la prise d'alcool qui l'a provoqué dans son esprit ? Correctement mis en scène, La Femme à la Fenêtre avance dans des zones d'ombre et interroge, jouant sur le jeu des apparences, qui, on le sait, peuvent être trompeuses. Une révélation à mi-parcours concernant Anna venant accabler encore plus le personnage et augmente notre ressenti envers elle pour nous mener sur des pistes de réflexion dont on ne sait plus si elles sont plausibles ou non. Si vous êtes fans des trois films précités plus haut, vous aurez peut-être trouvé le pot-aux-roses avant le second twist intervenant à la fin du film, et qui plonge le film de Joe Wright dans un grand-guignol sanglant pas franchement nécessaire pour ma part, et qui amoindrit tout le travail de mise en scène du réalisateur, qui s'était, très honnêtement, plutôt bien débrouillé pour créer une ambiance oppressante et parfois stressante, de par ses cadrages et le jeu d'Amy Adams et du reste du casting. Hormis ce final qui plombe un peu le film, La Femme à la Fenêtre s'avère un thriller assez bien troussé, qui ne révolutionne pas grand chose, certes, mais qui se laisse regarder sans déplaisir. Il est dans la bonne moyenne du genre, ni plus, ni moins, peut-être victime de toutes ses influences passées.


 

L'ATTAQUE DES TITANS - LE FILM (PARTIE 2)

 

L'ATTAQUE DES TITANS - LE FILM (PARTIE 2)
(Shingeki no kyojin 2 - The Movie : End of the World)

Réalisateur : Shinji Higuchi
Année : 2015
Scénariste : Tomohiro Machiyama, Yûsuke Watanabe
Pays : Japon, Singapour
Genre : Science-fiction, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Haruma Miura, Kiko Mizuhara, Kanata Hongô, Nanami Sakuraba, Hiroki Hasegawa...

L'HISTOIRE : Après avoir découvert qu'Eren avait le pouvoir de se transformer en Titan, le commandant du bataillon d'exploration le retient prisonnier et veut le tuer, ce qui conduit les amis du jeune homme à se rebeller. C'est alors qu'un autre Titan, dont le corps est recouvert d'une cuirasse protectrice, fait irruption et emmène avec lui Eren. Mikasa, Armin, Hansi et les autres membres du bataillon, ne sachant où est Eren, décident d'aller reboucher le trou dans le mur à l'aide d'un vieux missile a demi-enseveli qui n'a jamais explosé...

MON AVIS : Suite de l'adaptation en live-action du manga L'Attaque des Titans. Comme dit dans ma chronique de la partie 1 du film, c'est une adaptation libre, une variation de l'histoire du manga et de la série-télévisée, retravaillée, remaniée pour correspondre au format cinéma, étant donné qu'il était impossible de tout retranscrire fidèlement en aussi peu de temps, les deux films durant respectivement 98 minutes et 88 minutes. La première partie se concluait sur la découverte du corps d'Eren à l'intérieur d'un Titan. La seconde partie, baptisé End of the World, démarre à cet instant précis, tout en nous ayant montré un court flashback juste avant, nous expliquant pourquoi Eren a le pouvoir de se transformer en Titan. Suite à ce flashback explicatif, nous retrouvons donc Eren (Haruma Miura) enchaîné et retenu prisonnier. Le commandant du bataillon d'exploration n'a pas confiance en lui et veut le tuer, provoquant un acte de rébellion de la part de Mikasa (Kiko Mizuhara), Armin (Kanata Hongô) et de ses autres amis. La confrontation tourne court puisque le Titan Cuirassé fait son apparition ! Honnêtement, son rendu visuel est vraiment très bon et on le reconnaît sans aucun souci. Une fois Eren kidnappé par le Titan Cuirassé, le film, toujours réalisé par Shinji Higuchi, va se révéler nettement moins rythmé que son prédécesseur, mettant plus l'accent sur l'histoire que sur les combats, même s'il y en a, rassurez-vous. Mais les Titans primaires sont quasiment absents de cette seconde partie et ne constituent plus vraiment la grande menace pour nos héros. Comme dans le manga, les humains se montrent bien plus dangereux que les Titans eux-mêmes, et le passage se déroulant dans un lieu secret, entre Eren et le capitaine Shikishima (Hiroki Hasegawa), dont on devine rapidement l'identité secrète, est des plus intéressantes, nous livrant des informations sur la naissance des Titans et le pourquoi de leur existence. Le film se pare d'un discours présent dans le matériau d'origine, à savoir le conflit entre les puissants et les pauvres, entre l'ordre militaire et les simples habitants. Mieux amenée, mieux développée, l'histoire fonctionne mieux dans cette seconde partie et donne de la consistance aux personnages. Les questions qui restaient sans réponses à la fin de la partie 1 trouvent des explications et apportent une vraie cohérence à l'ensemble. Il y a plus d'enjeux scénaristiques, plus de rebondissements et retournements de situation et le film gagne en intensité, même si ça se fait à défaut des scènes d'action. Mais la première partie nous en a déjà donné pour notre argent à ce niveau, il est bien que cette seconde partie ne prenne pas le même chemin et évite la simple redite. Surtout que de l'action, il y en aura tout de même durant une bonne partie du film, avec l'affrontement tant attendu entre Eren transformé en Titan et le Titan cuirassé bien sûr, puis avec la réapparition du Titan colossal pour un final explosif ! Le jeu des acteurs s'est même amélioré je trouve, et le fait qu'il y ait moins de Titans primaires à l'écran réduit le nombre de CGI, qui sont plus concentré sur les trois Titans spéciaux et assurent le spectacle. L'histoire trouve sa conclusion dans une scène nous rappelant la fin de la saison 3 de la série animée. Une séquence post-générique laisse quant à elle planer le doute quand à une éventuelle mise en chantier d'un troisième film, qui n'a toujours pas vu le jour en 2021. J'ai appris que l'acteur qui joue Eren, Haruma Miura, s'est suicidé en juillet 2020, à l'âge de 30 ans. Triste.