Légende pour la notation des films

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Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.

Les notes reflètent mon appréciation du film lui-même et en aucun cas la qualité de son édition en DVD ou BR


lundi 30 avril 2018

EMBRYO

EMBRYO
(Embryo)

Réalisateur : Ralph Nelson
Année : 1976
Scénariste : Anita Doohan, Jack W. Thomas
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Rock Hudson, Barbara Carrera, Diane Ladd, Roddy McDowall, Anne Schedeen...


L'HISTOIRE : Après le décès de sa femme dans un accident de voiture dont il était le conducteur, le scientifique Paul Holliston a abandonné ses recherches sur la manipulation génétique des embryons. Un soir, alors qu'il vient de renverser une chienne qui attend une portée, il décide de se remettre au travail. Il prélève les embryons canins et leur injecte un sérum de croissance. Seul un embryon survit. Au bout de deux ou trois jours, l'embryon s'est développé et à atteint sa taille adulte. Fort de ce succès, Holliston décide d'aller plus loin en testant le sérum de croissance sur un embryon humain. Avec l'aide d'un de ses amis qui travaille dans le milieu scientifique, il parvient à se procurer un fœtus provenant d'une femme enceinte qui vient de se suicider. Au bout de quelques jours, l'embryon atteint une taille adulte. C'est une séduisante jeune femme que Paul prénomme Victoria. Cette dernière possède des capacités d’apprentissage surprenantes. Mais le scientifique doit trouver pour Victoria un remède à un problème de vieillissement accéléré auquel il ne s'attendait pas...

MON AVIS : Dans les années 70, les films de science-fiction deviennent plus adultes, plus matures. Ils ne se focalisent plus uniquement sur les traditionnels récits d'invasion extra-terrestres ou de robots venus de l'espace mais se consacrent à des histoires plus réalistes, mettant en avant les interrogations que se posent le public sur l'écologie (ProphecySilent Running, Le Jour du Dauphin, Soleil Vert), les états totalitaire (THX 1138, Rollerball), l'avancée au niveau informatique (Le Cerveau d'Acier, Génération Proteus) ou bien encore le progrès scientifique mais aussi ses dangers : clonage (Ces Enfants qui venaient du Brésil, Les Femmes de Stepford, The Clonus Horror), expériences non autorisées (Frissons, Rage) ou manipulations génétiques (Chromosome 3). N'ayant pas bénéficié d'une sortie en salles, le film qui nous intéresse ici, à savoir Embryo de Ralph Nelson, fait partie de cette dernière catégorie. Il est d'ailleurs dommage que ce film soit peu connu car il possède des qualités indéniables malgré ses airs de téléfilm de luxe. La mise en scène est assez sobre et ne cherche pas à donner dans le sensationnel. Le rythme est plutôt lent, contemplatif et ne s'accélère réellement que lors des dix dernières minutes. Les décors, les costumes des acteurs semblent datés (normal pour un film de 1976 me direz-vous) et on sent que l'épreuve du temps ne joue pas toujours en faveur du film. Pourtant, malgré un aspect un peu vieillot il est vrai, impossible de ne pas être sensible à la thématique exposée, intrigante et terrifiante à la fois. L'une des grandes forces d'Embryo vient assurément de son casting. Dans le rôle du scientifique, on retrouve le célèbre acteur Rock Hudson, qui s'en sort vraiment bien et qui parvient à nous rester sympathique malgré ses curieuses expérimentations. Il faut dire que son personnage n'a rien du savant fou à la Frankenstein. Non, c'est un savant posé, réfléchi, qui oeuvre pour une belle cause en plus : permettre à tous les bébés prématurés de vivre, en accélérant leur croissance grâce à son sérum. Comment voulez-vous lui en vouloir ? Alors oui, ses expériences vont lui échapper, la cause à un facteur inattendu, et sa "créature" humaine va développer un instinct de survie qui l'obligera à commettre de vilaines choses, et ce, sans que notre gentil savant ne s'en aperçoive. Le spectateur, par contre, à un peu d'avance sur Rock Hudson car il a vu auparavant le comportement du chien génétiquement modifié et il sait que même si cette expérience canine a été une (apparente) réussite, il y a quelque chose qui cloche et que l'agressivité sournoise de l'animal va certainement être présente chez Victoria, notre fœtus qui a atteint une taille adulte en quelques jours. Cette anomalie de la nature, privée de toute sa jeunesse (comment se construire quand on commence à vivre à 24 ans environ ??) est interprétée par la charmante Barbara Carrera, vue dans L'île du docteur Moreau (1977), Condorman (1981), Jamais plus Jamais (1983) ou bien encore Les Oies Sauvages 2 (1985). D'origine nicaraguayenne, cette ravissante actrice, peu avare de ses charmes dans le film, va donc devoir s'adapter à son nouvel environnement et faire profil bas pour un temps, histoire de ne pas devenir une bête de foire à étudier. Si la mutation génétique l'a fait évoluer à vitesse grand V, elle lui a également donné une capacité de stockage d'informations considérable, devenant une véritable encyclopédie vivante ou une joueuse d'échec capable de battre Kasparov lui-même! Le pauvre Roddy McDowall en fera d'ailleurs les frais ! Bien sûr, pour créer un intérêt chez le spectateur, il fallait bien qu'un grain de sable vienne gripper l'expérience et notre jolie "fiancée de Frankenstein" de développer également un côté obscur qui en fera bien un monstre au final. Même si ses exactions ont pour seul but d'assurer sa survie, la pauvre étant victime d'un vieillissement prématuré, difficile pour son créateur d'avaler la pilule, surtout quand les victimes sont son fils, la femme de ce dernier et le bébé qu'ils attendent. Les dix dernières minutes sont intenses en émotion et en scènes chocs et viennent pimenter une action un peu faiblarde mais non dénué d'intérêt comme déjà dit. Les rares effets-spéciaux sont de qualité dans l'ensemble (les fœtus canins et humains sont superbement animés et très réalistes), avec un petit bémol pour l'effet de vieillissement dont on voit un peu trop le latex. Embryo a en tout cas des choses à dire et à raconter et il le fait plutôt bien. Il faut, comme toujours, se remettre dans le contexte de l'époque pour l'apprécier à sa juste valeur mais il mérite assurément le coup d'oeil ! 

* Disponible en DVD chez BACH FILMS

NOTE : 4/6




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