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mercredi 17 mars 2021

THE DUNGEON OF HARROW

 

THE DUNGEON OF HARROW
(The Dungeon of Harrow)

Réalisateur Pat Boyette
Année : 1962
Scénariste : Pat Boyette
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec Russ Harvey, Helen Hogan, William McNulty, Michele Buquor, Maurice Harris...

L'HISTOIRE : Suite au naufrage de son navire, Aaron Fallon ainsi que son capitaine échoue sur une île apparemment déserte. En s'aventurant plus à l'intérieur de l'île, ils découvrent le cadavre d'une femme qui faisait partie de l'équipage, le corps marqué parce qu'il semble être des morsures de chiens. Les deux hommes tombent dans un piège et se réveillent au château de Lorente de Sade, qui y vit reclus avec Cassandra, une infirmière, Mantis, son fidèle homme de main et Ann, une servante. Aaron Fallon fait la connaissance du Comte, qui ne semble pas avoir toute sa raison. La disparition de son ami le capitaine l'inquiète, tout comme l'attitude et les révélations que lui fait Cassandra sur son curieux hôte...

MON AVIS : Totalement méconnu, le réalisateur Texan Pat Boyette n'a que trois films à son actif, The Weird Ones et The Dungeon of Harrow, datant tous deux de 1962, et No Man's Land, qui date de 1964. Il est par contre nettement plus connu chez les amateurs de comics US, puisqu'il a illustré de nombreuses pages des bandes-dessinées de genres divers, telles The Peacemaker, Jungle Jim, Flash Gordon, et à même participé à des titres cultes tels Eerie ou Creepy. Sa très courte carrière cinématographique nous a donc laissé The Dungeon of Harrow, un low-budget qui ne restera pas dans les annales mais qui est loin d'être déplaisant et qui verse dans le film d'épouvante gothique, genre très prisé des amateurs dans les 60's, l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie se taillant la part du lion. The Dungeon of Harrow a été réalisé quant à lui au Texas, ce qui est déjà très surprenant, le climat ensoleillé de cet état des US ne semblant pas trop coïncider avec les ambiances brumeuses et lugubres qu'on trouve dans les films d'épouvante. Pourtant, Pat Boyette s'en est très bien accommodé et son film respecte à la lettre le cahier des charges de ce type de production. On y trouve un château décrépi et peu accueillant, de la brume, des couloirs poussiéreux plein de toiles d'araignées, des hôtes inquiétants, une salle secrète dans laquelle se pratique des sévices inavouables et même une histoire de Comtesse morte de la lèpre qui nous offrira un excellent moment d'épouvante gothique vers la fin du film. Il est certain que nous ne sommes pas dans une production de la Hammer Films, on ressent bien que le budget était assez limité, mais niveau décors et atmosphère macabre, The Dungeon of Harrow fait le job et ravira les amateurs dans ces deux domaines. L'histoire aurait même pu provenir d'une bande-dessinée horrifique, surtout qu'elle nous réserve un twist final qui n'aurait pas dépareillé à la fin d'un récit trouvé dans un Creepy par exemple. Le film marque aussi quelques points lors des scènes, peu nombreuses mais efficaces, se déroulant dans le fameux donjon des tortures, qui nous rappelle un peu celles qu'on pouvait trouver dans l'excellent Vierges pour le Bourreau. Il est dommage que Pat Boyette ne se soit pas encore plus focalisé sur ce type de séquences mettant en scène le supplice de la goutte d'eau par exemple. Surtout que le château appartient à un certain Comte... de Sade ! Un descendant du divin marquis ? Fort probable vu son affection à torturer ceux qui ont le malheur de s'échouer sur son île ou il vit en exil. Le Comte, interprété par William McNulty, dont ce sera quasiment l'unique rôle de sa carrière, est bel et bien fou à lier, parlant parfois à un spectre qui lui apparaît et voyant son esprit déboussolé depuis la mort de la Comtesse. Tyrannique, égocentrique, il ne supporte aucune entrave à ses désirs et fait vivre un clavaire à son homme de main qui lui sert de bourreau, le noir Mantis (Maurice Harris) ainsi qu'à la charmante Cassandra (Helen Hogan) et Ann la servante muette (Michele Buquor). Les deux femmes ne respirent pas la joie de vivre et leur teint blafard est sans équivoque. L'arrivée de deux naufragés va apporter un semblant de vie au château, du moins pour un temps, la folie du Comte reprenant vite le dessus. Parmi les points qui posent un peu problème au film, on citera la longueur et le nombre des dialogues. En effet, The Dungeon of Harrow est extrêmement bavard, ponctué sans cesse de monologue en voix-off ou de discussions qui s'éternisent un peu, débités par des acteurs amateurs au jeu très théâtral. On peu trouver que le temps ne passe pas vite durant la vision du film, du moins pendant les quarante premières minutes. Ensuite, le rythme s'accélère un peu, les dialogues deviennent plus intéressants, le donjon entre en scène, certains personnages prennent une orientation plus surprenante et on se prend à se laisser aller grâce à l'histoire qui s'étoffe et qui  n'hésite pas à s'engouffrer dans le cinéma Bis tel qu'on l'apprécie, avec notamment cette fameuse scène où la Comtesse lépreuse tente de sortir de sa cellule, sous l’œil horrifié de Fallon, retenu prisonnier dans la crypte. La scène se déroulant avant la conclusion ne cache pas ses influences, tournées vers La Chasse du Comte Zaroff. Si The Dungeon of Harrow aurait mérité de voir sa durée de 86 minutes être un peu raccourcie pour gagner en intensité et efficacité, on ressort de sa vision plutôt satisfait, bien conscient de ne pas avoir assisté à un classique du genre mais à une petite production soignée, qui a fini par gagner notre sympathie ! A découvrir...

* Disponible en DVD (VOSTF) chez -> BACH FILMS <-




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